Mykonos : une carte postale

Mykonos : Kastro
Pique-nique devant le Kastro église blanche, massive et compliquée dont la silhouette symbolise Mykonos jusque sur la carrosserie des taxis. Blanche avec ses coupoles, contreforts irréguliers, frontons triangulaires. A l’heure de midi, le ciel est trop clair, l’église peinte à la chaux ne se détache pas. Il faudra revenir plus tard pour les photos.
On a l’impression de se promener dans un catalogue d’agence de voyage : tout est parfait, les murs blancs, les rues dallées de marbre, les balcons bleus, les vitrines des bijoutiers de si bon goût…La marchande de gilets crochetés n’a suspendu que du blanc et de la belle qualité.

Mykonos : café frappé et ouzo!

.Aujourd’hui, dimanche, la ville est animée mais pas trop. La terrasse du plus joli café au bord de l’eau est vide. Le garçon prévenant, presque câlin, nous invite et nous apporte un café frappé et un ouzo. Ils coûteront 12€, mais quelle importance ? Il faut bien mettre le prix à cette journée de luxe.
J’ai sorti mon carnet moleskine. J’adore dessiner au café ! Dans chaque île grecque une terrasse bien située est restée gravée dans ma mémoire. A droite les façades blanches avec les balcons suspendus au dessus de l’eau limpide. En face, au fond la rangée des moulins et au premier plan les chaises laquées de gris.
Un pélican fait une apparition remarquée. Des japonaises veulent se faire photographier en sa compagnie. Le garçon intervient :
– « Attention, l’oiseau peut être agressif ! »
En effet, il pince la minijupe de la Japonaise qui rit aux éclats.

Le soleil cogne si fort que nous sommes obligées de quitter notre table du bord de l’eau pour déambuler comme les autres touristes dans les rues qui commencent à se remplir.
Au-delà des moulins, une plage minuscule est occupée par une barque. Je me déchausse et me trempe les pieds endoloris.

moulins