En route d’El Minia à Tel Amarna dans la campagne

MOYENNE EGYPTE

la campagne près d’El Minia

 

Telle Amarna, la ville de Néfertiti et d’Akhnaton,  est distante d’une soixantaine de kilomètres d’El Minia. Au programme de la journée également Hermopolis Achmonéin et Tounah el Gebel.
Comme la journée s’annonce très chaude, Nabil préfère commencer par Tell Amarna.

Nous n’échapperons pas à l’escorte. Nous avons rencontré notre accompagnateur hier à Béni Hasan. Il nous avait paru sympathique. Il se présente : » Anouar », parle un peu anglais et il essaie de se faire comprendre en arabe (c’est ma première leçon). Nabil et lui s’entendent comme larrons en foire et ont décidé de nous faire oublier notre mauvaise opinion de la police d’hier.

–    « Good bolis today ! »

Quittant la Corniche du Nil, le microbus s’engage dans des quartiers moins chics de Minia, immeubles de briques pas terminés, marchés, foules populaire. Tandis que Nabil est parti nous acheter de l’eau une charrette passe chargée de bananes tirée par un âne. Dans ce quartier, les animaux ont encore droit de cité ! A la sortie de Minia la route suit un canal assez large. Les parcelles sont plus grandes, les palmiers moins nombreux. Il y a moins de luzerne vert fluo, plus de champs de blé dorés. Nous appliquons une nouvelle technique : au lieu de photographier en route, nous allons filmer. On veut des images de buffles et d’ânes sous les abris, tandis que les hommes s’activent aux champs. Pour ma part, je filme  : le canal et des scènes de rue – au hasard – quand nous traversons les villages. Il y aura bien des images intéressantes ! cette nouvelle chasse aux images nous occupe bien !

Par ailleurs, Anouar prend à cœur son rôle de guide. Il nous montre un curieux édifice ressemblant à une mosquée mais surmonté d’une croix :
–    «  church- mosk together, good friends »
Dans le village suivant même réflexion. Les églises sont nombreuses dans la région. Il nous montre des vergers d’orangers, les manguiers, les abricotiers, et aussi de nombreuses vignes poussant très hautes sur des ceps élevés mais souvent sans fils métalliques. Les coptes font ils du vin ? En boivent-ils ? Je n’ose pas demander précisément, ni Nabil ni Anouar ne semblent comprendre ce que je demande. Il semble que le vin fait partie des tabous.

Avatar de Inconnu

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Laisser un commentaire