EGYPTE 2010 / DESERT BLANC ET OASIS

De magnifiques dunes jaune d’or s’alignent, elles contrastent avec le rose ou l’orange des rebords du plateau que nous suivons depuis Farafra. Des petits cônes verdâtres émergent des sables d’or, ou des bases d’imposantes colonnes marron foncé. En examinant la succession des strates sur la coupe visible sur la falaise, je retrouve la roche marron des colonnes tronquées, de l’argile sans doute. J’aime le désert : les structures géologiques sont apparentes. . Pendant le trajet, je cherche, questionne. Parfois il me raconte son histoire. Je ne m’ennuie pas un instant. Parfois, mes questionnements restent sans réponse. Il me faut chercher d’autres indices.
La plaine est située dans l’échancrure faite dans le plateau libyen. Sur le côté gauche la route plus ou moins parallèle à la falaise qui borde le plateau se met à tourner, la falaise s’éloigne et se rapproche. Selon l’éclairage elle apparaît orange, brune , violacée ou rose. Il semble que la grosse strate qui sert de base au plateau soit horizontale. Les structures situées plus bas sont souvent masquées par un glacis qui empâte les échancrures. La dépression dans laquelle nous roulons est parfois occupée par de magnifiques dunes, parfois par un cailloutis grisâtre. Les buttes témoins rouges apparaissent comme d’énormes forteresses aux toits en terrasse ou aux tourelles en ruines. Les petits cônes foncés ont perdu leur dalle protectrice ils se sont érodés de façon régulière, je les avais d’abord pris pour des volcans, sans évidence manifeste. L’érosion les a arrondis laissant des silhouettes ressemblant à des citernes ou à des basses de piliers