New Delhi ; Musée national

CARNET INDIEN


La Galerie de l’Harappa présente une civilisation très ancienne contemporaine de Sumer ou de Égypte antique. Nous la traversons rapidement pour profiter davantage des civilisations postérieures. Les céramiques antiques se ressemblent toutes.

Shiva et Parvati

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une galerie conduit à un patio où je retrouve des fines sculptures de grès ressemblant un  peu à celles d’Angkor datées 9ème au 10ème siècle. Shiva et Parvati sont amoureusement enlacés. Parvati est assise sur la cuisse de Shiva qui tient le sein rond de sa compagne. En dessous, le taureau Nandin. Un  linteau représente la triade Brahma (multiples têtes), Shiva dansant, avec ses têtes de mort, et Vishnou. Des dragons crachent une vague ondulante sur laquelle avancent de minuscules éléphants. Je resterais des heures à inventorier les personnages et les animaux, à admirer la finesse du modelé. Je découvre d’autres divinités : Ganga et Yamouna (8ème siècle), les déesses-fleuves. Fleuves nourriciers sans doute, divinités voluptueuses et dodues qui dansent gracieusement. Sur un autre linteau une procession de musiciens, porteuses d’eau vont arroser le linga. Notre visite à Angkor nous a bien servi !

procession :danseuses et musiciennes

Les miniatures seules m’auraient comblée ! Nombreuses datent du 18èmesiècle, certaines mogholes sont plus anciennes. Les épisodes du

miniature indienne delhi

Râmâyana  me ravissent ainsi que celles qui racontent Krishna  et Rhada.

Toutes n’ont pas des thèmes mythologiques. Certaines dépeignent la vie des cours des Maharadjahs. Le Raja reçoit des invités, une dame chasse un chat intrus, les Princesses partent à la chasse au tigre, les Princesses jouent même au polo (1750). Les animaux sont omniprésents. Partout des oiseaux décorent les fonds, les praires et le ciel. Certains animaux sont les sujets comme ce magnifique tigre dans une jungle défeuillée, les silhouettes des arbres formant des rayures se confondant avec celles de la robe du félin. Étonnants éléphants écrasant un tigre…

guerriers et musiciens

Encore plus inattendues : deux Nativités. Dans l’une d’elles (1720) la Vierge est tout à fait Européenne et on voit des curés catholiques.

Plus attendues : les miniatures mogholes qui illustrent des poèmes persans ou des textes du Coran. Certaines ressemblent à ces enluminures.

Pour dîner ; Chicken Byriani & vegetables (délicieux riz mélangé à des légumes émincés très fin et assez épicé. D a pris une soupe de légumes claire et des veg Pakoras beignets de chou-fleur et pommes de terre, délicieux.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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