Vers l’ouest – plages et arrivée au gîte d’Aghia Triada

CARNET CRETOIS

la côte entre Heraklion et Rethymnon vue de la route

Retour sur la New Road, creusée dans la montagne, qui longe la mer sans qu’on ne la voie. On la retrouve juste avant Bali. Des parkings surplombent de petites criques. A Bali, il y a une jolie plage de sable  bordée de tavernes, vides en avril. En revanche, les lits de plage sont déjà sortis avec les parasols, canoë et planches à voile. Les touristes parlent tous français. Des enfants se baignent. Je marche pieds nus au bord de l’eau dans l’écume de la vague qui se brise. Il fait un temps splendide et 21°.

La Nouvelle route passe devant des constructions balnéaires géantes aux noms espagnols, italiens ou nordiques, bien peu crétoises. Ce tourisme standardisé  de grosses unité bétonne le front de mer.

plage de Bali

A partir de Stavromenos nous cherchons à quitter la route (double ligne continue) impossible on ne trouve de sortie qu’aux abords de Rethymnon traversant des quartiers à l’urbanisme navrant. Les caractères cyrilliques font leur apparition. Tiens des Russes ! (il s’agit principalement de boutiques de fourrures). Ici aussi, la côte est gâchée.

Les Crétois sont avares en panneau de signalisation routière. Ou ils sont situés au dernier moment, cachés. On roule au jugé, à la boussole. Nous cherchons Adelé, rien ne l’indique ; En revanche le monastère d’Agios Démétrios, lui, est fléché. Tant mieux, c’est la bonne direction ! Notre location se trouve entre Aghia Triada et Mesi. En plus du plan, le propriétaire nous a fourni une photographie aérienne de Google Earth. Sur place on ne reconnait rien. Après 3 allers et retour entre Aghia Triada et Mesi, on s’arrête pour demander ; les gens sont  français et c’est là !

Notre gîte est situé dans un petit lotissement en pleine campagne, face à la mer. C’est une barre grise de 4 appartements avec une terrasse grise de graviers et une piscine minuscule. A l’intérieur c’est tout neuf : murs blancs, canapé rouge et noir, éléments de cuisine rouges, une table imitation bois clair et 4 chaises au dossier noir et coussin blanc. Ensemble blanc, rouge et noir, contemporain. Rien ne rappelle qu’on est en Crète (Rouge et noir pour Cnossos ?)Sur la terrasse meubles de jardin parfaits : table avec le plateau en vert serti de métal noir, chaises anthracite légères et confortables. On a échappé au plastique ! Sortant du village crétois d’Arolithos, nous ne pouvons qu’être déçues !

glaieul rose sauvage et muscari

Une petite route de ciment descend au ruisseau où poussent des roseaux très hauts ? Sauge et fleurs odorantes égaient la promenade. Le ciment s’arrête à une petite maison entourée de murs bas. C’est une église au toit en demi-cylindre(genre voûte nubienne). Le muret délimite une courette.  Porte-cierges formant une sorte de cône sont sortis. La porte est ouverte ; il suffit de tourner la clé. Église récente mais consacrée. En dessous le sentier est moins bon et envahi par les herbes. Un autre ruisseau se jette dans celui que je suis. On a fait un barrage. La retenue d’eau i onde le chemin. J’hésite un peu, ôte mes sandales et passe à gué. Le chemin continue en balcon avec vue sur la mer, toujours des fleurs et des vergers d’orangers. Je croise une dame aux cheveux rouges à l’air un peu égaré qui cueille avec des ciseaux je ne sais quoi. Une sorcière ? Au dessus du chemin, autour d’une grande maison moderne sont parquées des brebis.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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