Monastère de Rila

CARNET BULGARE

monastère de Rila : église

Le village de Rila est animé avec tous les commerçants et restaurants. Cependant, il est très loin du Monastère, une bonne vingtaine de km. La route suit le cours d’un torrent dans une vallée très étroite. Nous découvrons les départs des sentiers balisés dans le Parc de Rila.

15h, nous nous arrêtons sur le parking du Monastère. Voucher à la main, je cours partout à la recherche de la « réception ». Ni la vendeuse de souvenirs, ni les policiers assis sur un  banc à la porte ne peuvent me renseigner. Le petit bureau est coincé dans un  coin, sous un escalier près du Musée. La gardienne du Musée appelle le pope chargé de l’hébergement qui me prend le voucher des mains et réclame « passeport ». Je lui tends ma carte d’identité qu’il scanne. Il me donne la clé du N°214, soulève le cordon qui barre l’escalier et me dit que c’est au premier.

Le Petit Futé parlait de dortoir, Balkania avait prévenu que les installations seraient spartiates. J’ai le plaisir de découvrir une chambre avec deux lits faits (ce n’est pas toujours le cas à l’hôtel), d’épaisses couvertures, une salle d’eau avec un cumulus. La porte s’ouvre sur la galerie à l’arrière de l’église, la fenêtre sur la foret, le torrent s’écoule bruyamment. Encore une fois, l’eau bercera notre sommeil.

un monastère gigantesque!

On nous avait prévenues que le monastère ne fournit que le gîte et pas le couvert et qu’il faudrait réserver dîner et petit déjeuner dans un restaurant 4km plus bas. De la fenêtre de notre chambre, nous voyons les parasols de deux restaurants, cadre agréable et prix raisonnables. On peut aussi acheter des beignets et  des glaces dans des baraques de bois.

Visite du monastère

Rassurées sur ces points matériels, nous pouvons entreprendre la visite du Monastère. Nous ne savons pas où donner de la tête. Le gigantisme frappe tout d’abord le visiteur : une grande église colorée avec 5 grands dômes et beaucoup plus de coupoles grises, deux colonnades en équerre. L’église occupe la majeure partie de la grande cour pavée. Le cloître est formé de plusieurs ailes blanches à 4 étages formant un quadrilatère très bancal. Galeries de bois, escaliers extérieurs, balustres de bois, mais aussi colonnades terrasses couvertes, balcons en avancées..tout cela compose un ensemble compliqué. Une rangée de conifère accompagne un côté, de l’autre une tour carrée, massive, de pierre et brique est la relique du monastère médiéval initial et occupe tout un angle.

D’entrée, le visiteur est abasourdi, désorienté. Aucune symétrie ne vient le rassurer. L’abondance des motifs décoratifs désarçonne : bandes noires et blanches alternent avec un fond blanc, bandes roses imitent la brique, fond rose avec bandes jaunes, arcades soulignées de fines briques roses peintes ou de rayures blanches et noires. Damiers noir et blanc, autres motifs géométriques, frise végétale blanche sur fond noir, fleurettes colorées dans les angles, animaux colorés, paysages orientaux avec cyprès « alla turca »bouquets et blasons, anges avec leurs trompettes….et cela uniquement sur els bâtiments conventuels !

L’église aussi est composite : l’avant est noir et blanc avec de grosses rayures horizontales comme dans certaines églises toscanes, colonnade symétrique. L’arrière est rose arrondi d’une basilique byzantine énorme avec cinq grandes coupoles sur des tambours multicolores qui se détachent tandis que les petits dômes de plomb gris rappellent plutôt les constructions musulmanes.

Pourquoi cet aspect composite ?

Dans la plupart des édifices religieux, l’Histoire explique ces disparités ; On ajoute, on remanie, on modernise. A Rila, seule la grosse tour carrée est antérieure aux bâtiments du 19ème siècle. L’aile neuve où nous logeons est  20ème. Fondé au 10ème siècle  puis déplacé en 1335, le monastère fut rasé par Murad II qui, ensuite, favorisa sa reconstruction. Brûlé en 1833, le monastère fut reconstruit au cours du 19ème siècle.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

8 réflexions sur « Monastère de Rila »

  1. … »le monastère ne fournit…..pas le couvert »…: Ca c’est a cause des activites quotidiennes des moines et du programe du service religieux presque permanent(chez nous) de la monastere, quand tout les moines doivent participer, sans avoir du temps pour preparer quelque chose a manger ni pour eux , ni pour les touristes. Mais chez nous, par exemple, si je vais(apres le service) a la cuisine(Ro:trapeza) et je dis que je n’ai rien a manger, ils me donnent a manger. En meme temps je sais d’avance que pour ce que je mange je dois les aider et travailler un peu. C’est pas question de manger et de quitter la monastere sans demander comment je peux remercier, by doing some work, something useful for the monastery . Apres manger, je ne prononce le mot « Merci », je prononce: « Bogdaproste » – qui est un mot pour remercier au Dieu et pas au moines. Dans la vie de chaque jour, si quelqu’un me donne quelque chose a manger « pour faire l’aumone » ou « pour l’ame » d’une personne qui est decede, il ne faut pas le refuser jamais, il faut accepter et je ne prononce: « Merci », je prononce: « Bogdaproste »…

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