LE MOIS ITALIEN D’EIMELLE
Avec ce challenge c’est toute l’Italie que nous avons parcouru! Niccolo Ammaniti nous emmène en Maremme, à Ischianno Scalo, petit bourg enclavé entre mer, marais et l’Aurelia – la route qui va de Rome à Gènes- village où tout le monde se connaît et où il ne se passe rien.

Le monde de Niccolo Ammaniti est moche et dégueulasse!
Mais le livre se lit bien, bon rythme, rebondissements inattendus, je tourne les pages….
Comme La Fête du siècle la construction s’organise en tissant deux histoires autour de deux personnages qui finiront par s’entremêler. Histoires de deux losers, Graziano, dealer minable, don juan des discothèques, champion de la drague, musicien de club de vacances…Pietro, 12 ans, fils d’un père alcolo d’une mère dépressive, dont le plus grand talent est de pédaler sur sa bicyclette, gamin rêveur, trop gentil, trop timide, harcelé au collège par les caïds de sa classe.
Le personnages secondaires sont tout aussi minables et antipathiques, Italo, le surveillant du collège, violent, les deux policiers, qui surveillent la vitesse sur l’Aurélia et manquent de se tirer dessus, personnel enseignant autoritaires et faibles, les copains de Graziano. Aucun pour racheter les autres.
C’est un roman bien masculin, imprégné de testostérone et de sauce tomate. Parfois, cela me lasse. Les femmes ne sont pas beaucoup avenantes, mamas obsédées par la cuisine, bimbo sans cervelle, putain au grand cœur, mais sans papier, adolescentes boutonneuses, vieille fille…Une humanité peu avantagée.
Ammaniti excelle dans le burlesque, certaines scènes m’ont fait rire aux éclats.


Un peu misogyne, non? Enfin misanthrope, peut-être. J’aime bien l’association : « testostérone et sauce tomate ».
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@claudialucia : misogyne, ce n’est pas vraiment le mot, macho sûrement, misanthrope aussi!
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un auteur que j’ai découvert ce mois-ci! Une Italie loin de la carte postale!
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@eimelle : en effet, très loin de l’Italie touristique et glamour, c’est même pas glamour du tout
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