Arrivée à Tirana – Installation

CARNET DES BALKANS : ALBANIE

Arrivée sur Tirana

Vol Transavia, départ d’Orly 7h10.

En vol

Les nuages cachent la Champagne. Des montagnes enneigées émergent, nuages comme des grumeaux dans un paysage fantastique. Suisse ou Italie ? Je reconnais le Delta du Pô, la lagune de Venise. A peine quelques minutes pour traverser l’Adriatique, les îles croates s’égrènent, les montagnes calcaires ont des formes bizarres. Mur vertical entaillé. L’avion perd de l’altitude au dessus des bouches de Kotor, fjord bleu profond, toits rouges. On arrive à Tirana par la mer après avoir survolé une lagune ou un marais. A l’aéroport, les formalités de police sont interminables. Devant les tapis des bagages, une dame nous fait cadeau d’une pièce pour prendre un caddie.   Mauvaise surprise : une roulette de ma valise est cassée.

Armand d’Albania Tradition venu nous accueillir parle vraiment très bien français. Je lui soumets une batterie de questions, pratiques comme les horaires des repas mais aussi une littéraire : je suis en train de lire La Provocation de Kadaré. Quel est donc cet ennemi  à la frontière, en  1960 qui menace l’Albanie ? Réponse d’Armand, c’est la paranoïa du Dictateur qui voyait des ennemis partout. Un autre témoignage de cette paranoïa est la construction de bunkers comme des champignons.

Skanderbeg dans les palissades et échafaudages
place Skanderbeg

La place centrale de Tirana, la Place Skanderbeg est en chantier. On a banni les voitures pour la daller. Elle est comprise entre le Musée d’Histoire surmonté d’une mosaïque colorée, l’Opéra, la petite Mosquée d’Et’hem Bey. A son extrémité en demi-lune, des ministères furent construit par des architectes italiens à l’initiative du roi Zog, jaune et rouge sang (couleur maison des cantonniers en Italie) persiennes vertes à l’italienne, colonnes plaquées et têtes casquées.

Petite mosquée peinte 

Près de la mosquée, il y a une église, un peu plus loin, la cathédrale orthodoxe. Le Ramadan vient de commencer. J’avais peur que cela nous gène pour manger. Aucun risque, nous rassure Armand. Si la population est officiellement musulmane, les Albanais ne pratiquent pas.  Dans la première journée je verrai tout juste une demi-douzaine de femmes voilées. Les autres sont en tenue légère puisqu’il fait 31°C.

Hôtel Comfort  – Rruga Fortuzi a une terrasse couverte encadrée par deux murs végétalisé : du lierre, de a vigne vierge du chèvrefeuille et bignone y grimpent tandis  laurier-palme, olivier et même un épicéa ont été taillés pour avoir un port vertical. Des pots de céramique vernissée (mais vides) sont accrochés pour apporter leur touche de couleur.  Le mobilier est moderne avec des fauteuils en faux rotin gris. Les nombreux consommateurs de tout âge, hommes, femmes, enfants mélangés, sirotent des cafés ou boivent des bières.

Notre chambre est confortable. Elle a une grande salle de bains mais aucune vue.

Première course : la banque ou plutôt le guichet automatique. Celui de la Société Générale d’Albanie traduit les instructions en Français, mais il faut faire une curieuse manipulation pour demander des billets de 500leke, comme je ne comprends pas et qu’il m’en faudrait beaucoup pour obtenir les 30.000 leke que j’ai commandé, je renonce.

La pyramide

A Tirana, on ne risque pas de mourir de faim. Je trouve des Beureks aux épinards feuilletés triangulaires excellents et des  roulés au fromage, un peu mous moins bons que les épinards. Les terrasses des cafés et des restaurants  sont très animées. Conjugué avec le prix modique des consommations, Il ne faut pas s’en priver(un café 0.70 leke, O.5€). L’embarras est de choisir : des parasols bleus foncés, pour être bien à l’ombre, la WIFI, un endroit stratégique face au Musée Historique.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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