Dwejra : la Mer Intérieure et Fungus rock

CARNET MALTAIS

Dwejra : Grotte bleue

Promenade matinale : je vais directement au pont, à la tour et continue le sentier au dessus des salines. Le contact est très net entre les sables verts (plutôt jaunes très clairs) et le calcaire Upper coralline brun, contenant de nombreux fossiles, pectens et oursins plats.

sables verts pas si vert que cela!

La découverte d’un contact réjouit l’ancienne géologue. Je constate que la croûte indurée est très fine, parfois seulement quelques centimètres, donc très fragile puisque l’érosion a déblayé le sable plus meuble en dessous. Il est donc judicieux d’éviter de marcher sur le rebord. Le sentier est balisé de points rouges, peu nombreux mais judicieusement placés. Je m’élève un peu pour découvrir des terrasses caillouteuses portant de petites constructions en pierres taillées parfois recouvertes d’un toit, parfois non.

les champs en terrasses en haut de la falaise

 

 

Abri de jardin ou affût pour les chasseurs ? De gros blocs sont répartis autour de la parcelle. Pour les délimiter ? Soudain, un coup de feu retentit, puis d’autres. J’aperçois le chasseur, son fusil et son chien et rebrousse chemin.  5km pour commencer la journée au podomètre !

La mer Intérieure

Nous filons à Dwejra avant l’arrivée de la foule des touristes. A l’entrée de Victoria tournons sur la droite devant la statue du pape Jean Paul II et arrivons enfin dans la campagne. Un aqueduc enjambe la route, il semble coupé mais en contrebas un homme sort de son coffre une dizaine de bidons bleus. Un peu plus loin, un moulin coiffe une éminence. Nous arrivons à Gharb devant le Musée Karmini Grima vanté dans nos guides mais la belle porte bleue est fermée et rien n’indique quand elle va ouvrir ! Suivant les panneaux routiers indiquant Dwejra, nous traversons San Lawrenz aux belles maisons de pierres et aux rues tranquilles.

Agaves au dessus de Dwejra

La descente sur Dwejra est agrémentée d’agaves décoratifs. De la route on découvre les maisons de pêcheurs et l’église. Dwejra n’est pas un village, mais un site touristique et même très touristique si on en juge par le parking avec ses deux camions de glaces et ses marchands de souvenirs.

Mer intérieure

Les touristes ne sont pas encore arrivés. Nous découvrons (presque) les premières la Mer Intérieure qui est une grotte dont le toit s’est effondré formant un petit lac rond à l’eau verte. Des maisons colorées, toutes simples, un bar avec des parasols jaunes et une petite jetée en ciment. Les marins organisant des tours en barque sont encore en train de prendre leur petit déjeuner. Les premiers plongeurs revêtent leurs combinaisons. Le tour en barque dure un quart d’heure et coûte 4€un jeune couple nous accompagne rejoints par un père et son fils dans le petit bateau à moteur en plastique blanc. Gilet de sauvetage obligatoire.

Dans la Grotte bleue

La barque passe dans un tunnel, pas très long puisqu’on voit le jour à travers l’anfractuosité de la falaise. Les roches se teintent en bleu, la magie opère. Nous ne naviguons pas longtemps dans la mer ouverte, entrons dans une grotte bleue d’une couleur presque surnaturelle. Des coraux roses bordent les murs, on peut entrevoir des coraux orange. Notre guide montre ce qui reste de la « Fenêtre d’Azur »,  l’arche qui était l’emblème de Gozo qu’on voit sur les cartes postales mais qui s’est effondrée en mars 2017.

Dwejra

Après la promenade en barque nous remontons sur le parking et je suis un groupe de touristes espérant trouver un cheminement vers l’eau. Malheureusement la roche est hérissée de piques. Je ne veux pas mouiller les Meindl neuves dans l’eau salée. D’ailleurs en dehors des plongeurs équipés de chaussons et de palmes il n’y a que deux jeunes asiatiques téméraires qui ont traversé la zone piquante et coupante sans dommage. Dès que je remonte j’achète des chaussons chinois bleus antidérapants qui me permettront d’affronter rochers et galets (10€).

L’arche disparue, il reste le Rocher champignon :  Fungus rock qui n’a pas l’air extraordinaire alors qu’une curieuse histoire lui est attaché. Une plante médicinale Cynomorium qui passe pour être une panacée ne pousse à Malte que sur ce rocher. L’accès fut interdit en 1751. Lorsque nous quittons Dwejra les gros cars arrivent, le site est saturé. Nous nous sauvons pour rester sur une belle impression.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Dwejra : la Mer Intérieure et Fungus rock »

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