Cargo pour l’Enfer – Bernard Clavel

BOOKTRIP EN MER

Dana Schutz : Boat group

Merci à Ta d loi du ciné de m’avoir conseillé cette lecture à la suite des Marins perdus de JC Izzo. 

Le cargo, le Gabbiano, sous pavillon chypriote a un armateur italien, domicilié en Suisse, un capitaine français et un équipage cosmopolite, principalement des italiens, des grecs, des français….Sa cargaison : des fûts transportant des déchets. Certains fûts se sont détachés et endommagés, la cale empeste. Dans leur première escale, en mer Caraïbe, on leur refuse le déchargement à cause de l’odeur pestilentielle qu’il dégage.

Au début, les marins ne s’inquiètent pas, ils déchargeront ailleurs, au Nigéria, de l’autre côté de l’Atlantique, les bateaux-poubelles ne manquent pas.

La tragédie commence quand la petite chatte du mousse se brûle les pattes dans la cale, son maître aussi est blessé. La cargaison sent mauvais, mais elle brûle. D’autres marins tombent malade. Quand ils disent qu’il « transportent la peste » ils ne sont pas loin de la vérité.

Personne n’accepte le Gabbiano qui erre en Méditerranée, cherche asile en Italie, puis met cap sur l’Irlande, l’Île de Man…

C’est une histoire de marins, d’hommes rudes mais de solidarité dans un équipage solidaire. Un capitaine exemplaire. Des marins qui pleurent. Empathie des autres.

C’est aussi une histoire de pollution, de trafics d’armateurs véreux…Une histoire navrante de pavillons de complaisance…Une histoire navrante où l’on laisse crever des hommes en mer. Trafics d’armes, trafics de déchets, de carburants…

 

 

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

12 réflexions sur « Cargo pour l’Enfer – Bernard Clavel »

  1. Une histoire tragique dont je suis très curieuse du dénouement ! Le billet de ta d loi du cine m’avait convaincue aussi. Merci pour cette nouvelle contribution.

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  2. Merci pour le lien!
    L’équipage solidaire et le capitaine exemplaire, c’est tout à fait cela. Jusqu’à la fin du trip…
    La problématique des déchets des pays « industrialisés » exportés vers les « pays les moins avancés » (je ne sais pas si ma terminologie est à jour?), c’est véridique. Le recours à des « margoulins » sinon des machinas pour « se débarrasser » à moindre frais de ces déchets de haute toxicité, c’est véridique aussi. De temps en temps, émergent des scandales de trafics maffieux avec enfouissement sauvage après avoir éventuellement touché des primes pour une incinération qui aurait dû avoir lieu « en bonne et due forme »… En Italie notamment?
    Actuellement, je crois qu’il y a un ou plusieurs pétroliers qui menacent de couler dans le golfe persique (en générant la plus colossale des marées noires à ce jour)… et qu’il est quasi-impossible de remorquer, sous la menace d’attaques houties.
    Bon, j’arrête de me faire du mal.
    (s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola

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  3. Oui, une histoire vraie, hélas ! Bernard Clavel, c’était un des auteurs que je lisais ! C’est drôle comme des auteurs à succès (et des bons) finissent par être inconnus par les jeunes générations de lecteurs : Bernard Clavel, Robert Merle, Edouard Peisson, Dominique Fernandez… pour ne citer qu’eux !

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      1. Je n’ai lu que sa trilogie Le sel de la mer et Parti de Liverpool ; Mais il a écrit de nombreux livres sur la mer. C’était un ancien capitaine au long cours. J’ai bien aimé les deux titres. Pour la trilogie le sel de la mer il faut commencer par le premier 1) Capitaines de la route de New York. 2) le sel de la mer 3) Dieu te juge

        Et Robert Merle, tu le lisais ? Ce que j’ai pu aimer cet auteur !

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