CHALLENGE LES 2 GEORGE AVEC CLAUDIALUCIA

Quel enchantement ce conte du chanvreur à la veillée !
Le parler berrichon m’a intriguée. Avoir besoin d’un glossaire m’a transportée. J’ai adoré ces expressions régionales ou désuètes qui m’ont intriguée. Je me suis amusée à deviner et n’ai pas toujours réussi la « retirance« =la ressemblance, ce n’est pas évident! Silvenet est amiteux = affectueux. « detemcer« = faire perdre du temps. Il faut aussi apprendre tous les travaux des champs qui n’ont plus cours » l’aumaille« qui désigne les bêtes à cornes, « l’ouche »= le verger…, « les tailles » , les « saulnées à prendre les oiseaux. ». Nohant et le Berry me semble bien mystérieux. Auriez-vous deviné ce qu’est le capharnion?
« carphanion. Vous me reprendrez peut-être sur ce mot-là, parce que le maître d’école s’en fâche et veut qu’on
dise capharnaüm ; mais, s’il connaît le mot, il ne connaît point la chose, car j’ai été obligé de lui apprendre que c’était l’endroit de la grange voisin des étables, où l’on serre les jougs, les chaînes, les ferrages et épelettes de toute espèce qui servent aux bêtes de labour et aux instruments du travail de la terre. »

Conte de Fées?
« La petite-fille de la mère Fadet, qu’on appelait dans le pays la petite Fadette, autant pour ce que c’était son nom de famille que pour ce qu’on voulait qu’elle fût un peu sorcière aussi. Vous savez tous que le fadet ou le
farfadet, qu’en d’autres endroits on appelle aussi le follet, est un lutin fort gentil, mais un peu malicieux. »
La petite Fadette est-elle une fée, comme son nom le suggère et sa grand-mère, la mère Fadet, une sorcière?
« Elle pansait en secret, c’est comme qui dirait qu’au moyen du secret, elle guérissait les blessures, foulures et autres estropisons »
Fanchon Fadet a un autre surnom, peu flatteur « le grelet » (le grillon) et son petit frère le « sauteriot », les deux enfants sont moqués, rejetés, méprisés. Proche de la nature, et suivant les enseignements de sa grand mère, la Petite Fadette apprend le pouvoir des plantes,. Et l’enseigne à Landry qui soigne les bêtes. parce qu’il n’y a point de sorcellerie ni de pacte avec le diable ou les feux follets.
« Quand j’étais toute petite, j’y croyais, et j’avais peur des maléfices de ma grand’mère. Mais elle se moquait de moi, car l’on a bien raison de dire que si quelqu’un doute de tout, c’est celui qui fait tout croire aux autres, et que personne ne croit moins à Satan que les sorciers qui feignent de l’invoquer à tout propos. Ils savent bien
qu’ils ne l’ont jamais vu et qu’ils n’ont jamais reçu de lui aucune assistance. »
Peut être un conte , plutôt une histoire d’amour. D’un amour improbable entre la petite sauvageonne et Landry le fils d’un propriétaire respecté dans son village, travailleur modèle, bon parti.
c’est vilain qu’une fille ait l’air d’un chevau échappé
parce qu’en Berry on dit un chevau et des chevals.

Amours secrètes parce que cette campagne boisée, avec ses taillis, ses ruisseaux se prête aux amours cachées.
En général je suis très mauvaise cliente pour les romans d’amour, mais je me suis laissé charmer, je vous laisse donc découvrir la fin de l’histoire.
Je l’ai lu il y a trois ans et été totalement charmée moi aussi. C’est amusant, j’avais cité le même passage sur le capharnion 😊 (https://des-romans-mais-pas-seulement.fr/romans/la-petite-fadette-george-sand/)
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Merci de dépoussiérer des classiques. Je serais heureux de lire ce livre pour me replonger dans l’ambiance du Berry!
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@Patrice : il est tout à fait dépoussiéré. C’est dommage d’ensevelir des livres anciens dans la poussière.
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Je l’ai lu jeune et jamais relu. Par contre, il y a quelques années j’avais relu « la mare au diable » et avait été étonnée d’y trouver autant de charme, même adulte.
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Je t’admire de relire des classiques et d’en donner un retour qui éveille notre curiosité ! 🙏
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@vagabondageautourdesoi : les classiques donnent bien du plaisir de lecture. Après 10 ans, on peut relire avec un oeil complètement neuf.
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Je pense l’avoir lu il y a un bout (ou alors je confonds?)
Par chez moi (bas Berry, pas haut Berry) on en disait pas grelet mais guerlet. Mais tout se perd, ma bonne dame.
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relu à plusieurs reprises toujours avec plaisir
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Je l’ai lu quand j’étais enfant mais je ne m’en souviens pas beaucoup
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@je lis je blogue : la Petite Fadette mérite une relecture adulte, tu y trouveras des aspects qu’on ne creuse pas enfant
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je n’ai jamais réussi à aimer George Sand je trouve ses livres complètement niais. et pourtant cette femme est remarquable !
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@luocine : ses « contes » sont peut être simplistes mais elle écrit si bien et le contexte est aussi passionnant. Peu importe le happy end
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Le terme qui m’est resté est « besson »
Il est curieux que George Sand la scandaleuse ait pu écrire un tel roman où la candeur et la vertu règnent. Je l’ai lu il y a des décennies mais il reste très présent à ma mémoire cependant l’origine de la fortune du grelet (pour un happy end) et toutes ses qualités c’est un peu gros je trouve
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Comme toi, j’aime les mots berrichons et je suis sensible au charme du roman La Petite Fadette. Je le présenterai bientôt. Pour la présentation du Moulin sur la Floss c’est bien le 27 ?
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@claudialucia : j’ai programmé le 27. Est-ce qu’on fait déjà une récap?
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Oui, on fera une récap , le 2 mars ? si cela te convient ?
Quand tu feras un billet sur Le moulin d’Angibault tu pourras me le dire . Je l’ai lu en 2011 et je republierai mon billet ne même temps que toi.
Nathalie a participé avec une nouvelle de George Eliot : https://chezmarketmarcel.blogspot.com/2026/02/elle-vit-les-annees-venir-setendre.html
A bientôt pour le 27.
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Je suis a peu près au quart du Meunier d’Angibault. Je pense le terminer pour la fin de la semaine
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