Attendant l’avion nous rêvons de plage blanche et d’eau turquoise!
Orly est bloqué: un bagage abandonné, périmètre de sécurité, les artificiers tardent.
La malchance s’est acharnée sur l’avion, un oiseau aspiré à Dubrovnik, un pneu éclaté à Toulouse. On nous balade de la porte 20 à la 15 puis 7, 9, 11. Nous aurions dû atterrir à 19h55, l’embarquement commence tout juste à 20h10. Les nuages cachent le paysage. Je m’endors.
Petit suspens: le bureau de location de voiture sera-t-il encore ouvert? Oui! Nous sommes surclassées : une Golf à la place d’une Fiat Panda. Dans les îles montagneuses, une grosse voiture n’est pas forcément indiquée, surtout que celle-ci est tout-électronique, même le frein à main dont le contrôle restera longtemps énigmatique. On ne trouvera l’ouverture du coffre que le lendemain à l’hôtel. Heureusement un passant nous montrera la commande des phares qui se trouve sur la portière.
Le GPS trouve facilement l’hôtel Demar sur la Via Aldo Moro, en limite de la ville.
Nous retournons à Ortygiepour voir les barques qui vont à la fontaine Ciane. Evidemment on ne les trouve pas !
Cappuccino en terrasse
Le petit déjeuner n’est pas compris dans le prix de notre suite. Tant mieux! le buffet en compagnie des survêtements m’a suffi ainsi que le café américain ! Il est beaucoup plus agréable de s’installer en terrasse à Ortygie de commander un cappuccino et des gâteaux au fromage et des beignets. C’est plus appétissant et plus amusant de regarder l’animation de la rue, de plus c’est plus économique !
Au marché d’Ortygie
Nous ne résistons pas à la visite d’un marché au poisson à côté du Temple d’Apollon. Légumes et poissons sont toujours bien présentés. Oranges en pyramides décorées avec des moitiés d’oranges sanguines et des feuillés. Les palourdes sont vivantes des petits jets d’eau jaillissent dix centimètres au dessus des bacs où les coquillages sont placés tous siphons dehors. Les moules forment des montagnes sur lesquelles on a disposé du persil, des morceaux de poivron rouge pour le régal des yeux. Les bottes de basilic sont énormes
Dernier tour de la zone archéologique en voiture sous le soleil mais pas de photos possible derrière les grillages.
Fontaine Ciane
Nous sortons en direction de Raguse pour trouver la Fontaine Ciane. Comme souvent le fléchage est déficient. Pas de trace d’embarcadère quand nous traversons le fleuve Ciane. Nous décidons de le suivre pour voir les papyrus et les oiseaux promis par nos guides. La cueillette des oranges se déroule près de nous. Plusieurs hommes sont sur un arbre et portent des seaux en plastique de petite contenance qu’ils vident dans des caisses de plastiques.De beaux eucalyptus donnent de l’ombre. Finalement je me détourne pour lire une pancarte et les découvre enfin : les papyrus ! Ils sont bien là touffus de part et d’autre du ruisseau. J’ai même la chance d’apercevoir trois petites poules d’eau noires au bec rouge.
Castello Euryalo
Forteresse coiffant un éperon rocheux dominant Syracuse. Seuls quelques pans de muraille restent debout. Plus spectaculaires : des latomies creusées dans le calcaire blanc à grain fin. On visite encore des galeries.
Dernier pique-nique près de la forteresse.
Il nous reste à relier Catane et l’aéroport avant 14H30 (à cause de la voiture). On loupe l’entrée de l’autoroute et on se retrouve dans les raffineries et les complexes pétrochimiques en se faisant une petite frayeur. Ce n’est plus le moment de se perdre !
Vol Alitalia Catane – Milan – Roissy
14H20, nous rendons la voiture dans les temps à Avis, enregistrons les bagages.
L’avion survole l’Italie assez bas pour que nous profitions du paysage. Vue spectaculaire sur le cratère du Vésuve qui ressemble à une cheminée, nous n’aurons pas vu celui de l’Etna, nous survolons Capri nous reconnaissons Anacapri, les grottes… Les Appenins sont encore enneigés.
Escale à Milan. L’aéroport est tout neuf. Nous survolons les Alpes au soleil couchant. Nous reconnaissons le Mont Blanc et le Lac Léman. Quand l’avion descend, au lieu de voir la banlieue je reconnais la courbe de la Seine, les ponts illuminés, la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe. L’atterrissage se fait en douceur sous les applaudissements de tous les voyageurs.
Quelques gouttes tombent sur le pare-brise . La route suit la côte jusqu’à Gela. La campagne n’est pas très belle à cause des cultures maraîchères sous plastique, les tomates en serre. Après Gela, la route monte dans des collines un peu pelées. Nous passons Vittoria sans nous arrêter.
Raguse
A 10H . Arrivée difficile dans une circulation intense. J’avise une agence de voyage pour confirmer note vol de demain. Nous nous garons trop tôt à Raguse pour aller à pied à Iblea. Devant les escaliers qui descendent dans la vallée et ceux qui remontent sur Ibleanous renonçons à l’expédition à pied et reprenons la Polo.
Raguse
Nous découvrons un palais aux balcons et corniches très travaillés, puis une église sur une piazzetta de poche : « décor de théâtre ». Nous suivons de loin une classe d’écoliers visitant la ville arrivons à une rue surplombant le ravin. De la musique s’échappe d’une fenêtre, la radio sans doute…Nous cherchons le Duomo et à nouveau nous perdons, nous n’avons pas voulu suivre les conseils d’une dame pour ne pas perdre d’altitude. Il faut redescendre à nouveau pour reprendre l’itinéraire du guide.
Raguse : duomo
La place est ensoleillée, le Duomo monumental a un très bel escalier enfermé par une grille magnifique. De l’autre côté, les carabinieri, mitraillette au poing, gilet pare-balles ???
Raguse rue baroque
Pique nique dans un jardin public planté d’arbres de Judée en fleurs, des haies de menthes embaument.
Retour vers Syracuse
A Modica, nous cherchons un hôtel. Il y en a un seul au bord de la route mais il n’est pas engageant. Après un tour de la ville en voiture (belles églises baroques) nous décidons de poursuivre jusqu’à Syracuse(81km). La route arrive en bord de mer, il fait maintenant beau et nous apprécions la présence de la mer. Court passage à Noto. Nous aimerions nous arrêter dans les vergers de citronniers. Les arbres croulent sous les fruits et sont déjà fleuris. Mais tous les vergers sont bien clos !
Au Park Hotel de Syracuse, on nous offre une suite : deux pièces avec une entrée et une salle de bains, un lit immense et deux balcons pour le même prix que celui de l’agence de France.
Nous retournons dans Ortygieet refaisons la même promenade que le premier jour. sous le soleil. Cela change tout. Plaisir de retrouver des lieux familiers. Il n’y a plus d’effet de surprise. Nous avons vu tant de balcons, de corniches, de palais, d’églises baroques…Cette promenade est très agréable et donne une conclusion ensoleillée au voyage.
Archéologie
Devant le musée, une jolie église, San Nicola,porche roman tout simple. A côté, l’Ecclesiastikon, bâti en demi-cercle, un peu comme un théâtre. Les gradins taillés dans la roche sont presque à plat. Un guide explique que l’assemblée se tenait là, les assistants étaient debout. Nous entrons en même temps que le groupe dans un curieux édifice cubique : l’Oratoire de Phallaris transformé en église avec un plafond en ogive.
De l’autre côté de la route : le quartier romain hellénistique. Plus de temple ni de bâtiment officiel, des maisons construites serrées les unes contre les autres selon le plan géométrique stenopoi coupant à angle droit la platéia. On reconnaît la cour, le péristyle et surtout les mosaïques. Certaines mosaïques sont très simples d’autres sont colorées, représentant des animaux et des personnages.
Un très joli chemin traverse les vergers d’amandier
Colymbetra approvisionnement en eau de la ville antique
s. Toujours des fleurs, anthémis aussi coquelicots, gueules de loup roses et même un glaïeul sauvage rose. Une plante grasse à fleurs roses fuchsia à violet a une floraison abondante très vive. Continuant ce chemin on va droit sur le Temple de la Concorde. Nous cherchons le Temple de Vulcain à l’écart des autres temples. Il n’en reste plus que deux colonnes.
Acanthes
Pique nique à Porto Empédocle
Pique nique à Porto d’Empédocle sur la plage. La mer est très calme, pastel d’un bleu turquoise mélangé à du blanc. Le sable est fin, très fin, très blanc chaud sous nos pieds. Par une chaleur estivale nous longeons la plage.
Dans la chaleur de l’après midi
A cause de la chaleur de l’après midi, nous renonçons à la visite du Temple de Déméter perché très haut dans la colline au bout d’un sentier très raide et mal tracé.
Retour à l’hôtel, douche.
Visite de la ville d’Agrigente
Abbazzia Santo spirito
17H, au Duomo. Chiuso !
Personne dans le quartier n’est capable de nous dire s’il va ouvrir aujourd’hui. Nous cherchons l’église Spirito Santo. Une dame nous renseigne de travers. On demande à un jeune qui nous rappelle et nous conduit à travers les ruelles jusqu’à une traverse qui mène à des escaliers. Nous y allons sans conviction. D’après nos renseignements, on ne visite que le matin. Bonne surprise : la porte est ouverte et donne sur une cour. Nous passons sous deux arches pour découvrir un portail gothique et des fenêtres ouvragées. Un homme s’approche, il nous ouvre une salle : la salle capitulaire, puis une autre ; la chapelle, puis l’église. Derrière cette façade très simple l’intérieur est tout à fait délirant. L’homme nous avait prévenu «elle est très belle mais, c’est selon le goût de chacun, elle est très baroque, certains la trouvent affreuse…». En effet, elle est surprenante, toute blanche surchargée d’anges de Serpotta en stuc. L’homme commente en sicilien, en plus il est bègue. Mais il s’applique à se faire comprendre. Il est très sympathique. On lui laisse la mancia. Il nous demande si nous voulons des dolci. Bien sûr ! Il ouvre la porte et crie à la sœur tourière « dolci ! ». Je retrouve l’anecdote racontée par Fernandez. Les gâteaux sont vraiment délicieux, surtout celui en forme de coquille fait de fruit confit recouvert de pâte d’amande.
Nous retournons voir le coucher de soleil et attendons les illuminations devant le Temple d’Héra.
7H Réveil à l’Hôtel Petit Fleur. Pas de petit déjeuner prévu. Cappuccino debout au bar. Beau temps. 25 km nous séparent d’Agrigente.
L’hôtel Tre Torri
l’Hôtel Tre Torri, est très bien situé en bas dans la vallée des temples. Il y a trois tours un peu prétentieuses, un lobby très vaste avec des tapis persans, cela fait très luxueux. Notre chambre donne sur la piscine dans laquelle aujourd’hui il y a une véritable tempête qui a balayé même les sièges en plastique. Après avoir monté les bagages nous partons à la découverte des Temples.
Agrigente Anthémis
Les temples
Tout d’abord la surprise ! De loin, je cherche à tout prix à prendre la photo, a me rendre compte que nous aurons beaucoup d’autres points de vues et occasions meilleurs de plus près. Le ciel est d’un bleu intense, pas de nuages.
Temple d’Héra
Temple d’Héra
Le Temple d’Héra comporte une belle colonnade mais il n’est pas complet. La pierre ocre, presque orange a une belle texture gréseuse et calcaire renfermant de nombreux fossiles,de pectens et d’huîtres. Les temples sont entourés d’une végétation merveilleuse. Les oliviers noueux semblent aussi antiques que les édifices. Des fleurs bleues violettes font un tapis coloré qui contraste avec la pierre d’Agrigente ; des amandiers complètent cet ensemble méditerranéen.
Tombes paléochrétiennes
Nous prenons notre temps et longeons la falaise et les murailles de la ville ancienne. Les caveaux des tombes paléochrétiennes sont taillés directement dans la roche. La promenade parmi les fleurs et les arbres est très tranquille. Peu de touristes, surtout des individuels.
Temple de la Concorde
Temple de la Concorde
Le Temple de la Concorde est complet. Il est très harmonieux. Nous prenons plein de photos, toujours avec le ciel bleu en toile de fond.
Temple d’Hercule
Temple d’Hercule
le Temple d’Hercule, est beaucoup plus ruiné que les précédents. C’est un amas de blocs énormes. Au début c’est un chaos. Puis en lisant les explications, tout s’organise.
Atlante couché
Dioscures
Le Temple des Dioscures, peu restauré est très poétique.
temple des Dioscures
Nous cherchons l’Agora, les Temples des Divinités chtoniennes. Le système hydraulique est très impressionnant. Nous continuons la promenade jusqu’à midi et demie sous les oliviers et les amandiers parmi les fleurs jaunes : anthémis, les mauves et d’autres inconnues. Les touristes sont arrivés. Le site est si vaste que nous ne sommes pas dérangées. Le ciel se couvre un peu. Le vent se lève.
pique- nique à la mer
Pique nique au bord de la mer. La station balnéaire de San Leone est un peu décevante. Le rivage est bétonné… Il y a des militaires dans les rues. La mer est très agitée.
Visite de la ville Santa Maria dei Greci
Santa Maria dei Greci
Nous visitons la ville l’après midi pendant la sieste. Nous garons la voiture derrière le Duomo. Belle façade en pierre ocre, une tour normande, un bel escalier. Mais c’est fermé. Nous descendons les petites rues en pente et les ruelles étroites. Arrivons à l’Eglise Santa Maria dei Greci toute petite derrière un immense portail fermé. Un voisin nous ouvre l’église juste pour nous et nous en fait la visite guidée. Cette petite église résume à elle seule, toute l’histoire de la Sicile. Elle est bâtie sur l’emplacement d’un sanctuaire grec dont il reste les colonnes cannelées. Les Byzantins en ont fait ensuite une église avec des fresques encore visibles. Les Normands ont complété le portail gothique. Puis les Espagnols au 17ème siècle, on voit un sarcophage baroque…
D tente une descente par les petites rues avec la voiture. C’est vraiment très étroit, très en pente. Il y a des tournants. On se demande bien si la voiture va passer.
Les temples au coucher du soleil
Après une douche à l’hôtel, TV5… nous retournons voir le coucher du soleil sur la vallée des Temples. Nous reprenons l’itinéraire de ce matin. La lumière est merveilleuse. Le ciel bleu intense. La pierre a pris une teinte chaude. Les fleurs ont moins d’éclat mais on y a gagné au parfum. L’acacia en grappes blanches sent très fort ainsi que cyprès et thuyas.
Illuminations
Nous attendons les illuminations auprès du Temple de la Concorde. Les éclairages font ressortir la structure interne du Temple, donnent plus de relief avec des ombres nouvelles. Ce temple est presque en trop bon état. Le Temple d’Héra apparaît plus mystérieux. Pour revoir le Temple d’Hercule nous reprenons la voiture à la nuit noire, sous e ciel étoilé. Le vent est tombé. Il ne fait pas froid, la nuit est douce.
Nous quittons la maison de Santa Tecla après un ultime petit déjeuner sur la terrasse. Pour éviter Catane, nous prenons l’autoroute à Aci Reale en direction d’Enna et Palerme.
La vaste plaine de Catane est occupée par des vergers d’agrumes, quelques champs, des maraîchers et des jachères. Sur les collines, les champs de blé du « grenier à blé de l’Italie ».
Morgantina
Morgantina : théâtre
La route tournicote avant d’arriver à Morgantina. Le site archéologique se trouve au flanc d’une colline. Le parking est ombragé par des oliviers énormes. La vue est magnifique, l’Etna coiffé de neige tranche sur les collines vertes de blé tendre.
Une allée dallée de lave, toute droite, conduit aux fouilles. Nous sommes presque seules. Aucune explication, comme d’habitude, des Hollandais nous donnent une revue très bien faite avec un plan des fouilles actuelles et un plan de la ville du temps des Grecs. Nous pouvons nous représenter la vie des habitants 200 ans avant J .C. Nous entrons par la Palestre d’un côté du quadrilatère qui borde la cité. Un autre côté est formé par la Stoa, où les Philosophes et leurs disciples discutaient en marchant.
Morgantina : greniers
Les greniers et les entrepôts étaient alignés en face de la Stoa L’Agora avec les boutiques du marché Au centre de l’Agora un escalier trapézoïdal, au milieu un petit sanctuaire de Déméteret de Perséphone avec un autel rond et le trou pour les offrandes. Adossé à une autre colline : le Théâtre. C’est une promenade très agréable tandis que nous imaginons la vie des anciens.
Le village le plus proche – Aidone – est très calme. Toujours des hommes endimanchés sur la place. Dans les rues, quelques boutiques. On achète du vin. Excellent d’après la vendeuse, c’est un vin pétillant rouge un peu bizarre.
Piazza Armerina les mosaïques de la Villa Casale
Piazza Armerina : la Reine de Saba
Piazza Armerina, une petite ville animée. Nous suivons les flèches «Mosaïques». Pour une fois, c’est bien indiqué ! Nous arrivons à la Villa Casale à 12H30. Elle ferme de 13H 30 à 15H (contrairement aux indications des guides). Nous préférons attendre.
Nous trouvons donc un endroit charmant sur une colline de sables et de grès. Les fleurs sauvages m’enchantent. Rien que dans les nuances de bleu. J’en dénombre six sortes différentes : véroniques, myosotis, iris, d’énormes muscaris…en plus des asphodèles, des coquelicots, deux sortes de cistes blancs et roses. Au menu : salade de la mer, fougasse œufs et patates, tomates et olives !
Piazza Armerian : jeunes filles à la palestrePiazza Armerina : jeunes filles à la palestre
Nous sommes les premières à faire la queue pour la visite des mosaïques. Rapidement les scolaires envahissent la villa. Les mosaïques sont très colorées et très variées. Elles décrivent la vie des Romains à l’époque de Dioclétien(4ème siècle après J.C.). Nous entrons dans les bains et nous voyons les serviteurs. Puis une immense scène de course dans le Circo Maximo à Rome. On distingue tous les détails, la couleur des équipes, le public et même les Dieux. Une autre grande mosaïque raconte la chasse aux fauves destinés aux jeux du Cirque, l’embarquement et le débarquement des animaux… Ces derniers sont rendus de manière très réaliste. En même temps, ils sont très décoratifs. Puis nous reconnaissons Orphée et Eurydice, plus loin Le Cyclope et Ulysse. Dans une autre pièce sont présentés les Travaux d’Hercule.
Canicatti
Nous décidons de poursuivre la route jusqu’à Canicatti. Le nom nous a séduites. Arrivons à Canicatti, la ville est bien décevante. Nous avons du mal à trouver un hôtel. Pas terrible. C’est plutôt un bordel à vrai dire.
A la sortie de Giardini Naxos un panneau annonce des forteresses, des églises à Calatabiano à l’entrée du « fleuve » Alcantara. Mauvaise pioche ! Impossible de trouver des timbres à la poste. Les deux employés inoccupés refusent de nous servir. Nous poireautons cinq bonnes minutes malgré l’intervention d’une dame outrée. Le château Sarrasin est perché en haut de la colline. On y grimpe par un escalier. J’essaie pour ma part de monter par la via Castello, qui s’avère être une impasse.
Chèvres et bergers
chèvres sur la route de Calabiatano
Sur la charmante route qui longe le fleuve deux bergers, l’un en triporteur, l’autre à pied, poussent devant eux un troupeau de chèvres à la robe soyeuse aux longs poils blancs et aux cornes torsadées. Elles sont difficiles à gouverner et volent les citrons dans les vergers. Je troupeau avance à vive allure. J’ai du mal à les suivre pour les photographier.
Gorges d’Alcantara
Les orgues basaltiques d’Alcantara
Sur le parking, 5 cars de scolaires sont garés. Bêtement, je néglige la location de bottes et cuissardes qui montent jusque à la poitrine qui sont indispensables pour atteindre les cascades. Nous nous contentons de suivre le sentier panoramique à la descente –remontée en ascenseur – Le torrent coule entre des orgues basaltiques. Si les ados n’avaient pas été là cela aurait été une promenade agréable. Malheureusement, ils se bousculent, s’éclaboussent et nous ne faisons qu’une visite éclair. Francavilla di Sicilia : un couvent de Capucin est signalé « visite obligatoire » ! Nous montons donc sur la colline près du cimetière
– « Mi dispiace, e chiuso ! »Nous annonce un « capucin » coiffé d’un curieux bonnet de toile noire.
Tant pis. Nous nous contenterons de la vue sur l’Etna enneigé qui se détache sur un ciel très bleu.
Castiglione di Sicilia
Alcantara : torrent
Castiglione di Sicilia, village perché, nous y découvrons des églises charmantes. La première a ses murs revêtus d’une véritable marqueterie de marbres colorés d’un luxe inattendu pour une si petite église. Au sol, une décoration de Pâques, des pavés d’orge ou de blé germé (herbe à chats), autour des grains de riz, des feuilles d’olivier.
Plus haut, des ruelles mènent à la forteresse grecque. De la forteresse elle-même, il ne reste plus rien. L’endroit est imprenable : un roc de grès domine toute la vallée et le village. De ce belvédère, on peut admirer les toits, surtout ceux de l’église en contrebas avec sa coupole et sa croix grecque. Vue d’ici elle paraît toute petite. Sa façade est baroque ouvragée avec des colonnes torses sur un escalier majestueux .L’arrivée d’un groupe de randonneurs, sacs à dos, grosses pompes et shorts, va nous donner l’occasion de visiter l’intérieur. Le contraste avec la simplicité extérieure est saisissant. Les dimensions de la coupole paraissent exagérées. Un lustre de cristal taillé attire le regard. Il serait plus à sa place dans une salle de bal d’un palais. L’intérieur est décoré de moulures baroques peintes en blanc. On ne se croirait vraiment pas dans une église !
Un autre belvédère, encore plus haut, est surmonté d’une étoile – plutôt une comète – électrique posée sur un château sarrasin ou normand – portail gothique -. L’ensemble est bien en ruine. Toujours adossé à un gros bloc de grès. Une curieuse crèche en paille est un souvenir de Noël sans doute.
Le vent qui souffle en tempête soulève des nuages de poussière. A l’heure du déjeuner le ciel est couvert et il fait bien froid. Nous restons dans la voiture pour déguster un menu de choix : crevettes roses achetées au marché et tout juste ébouillantées, un avocat – un peu mou- acheté sur la route, une tomate et des olives délicieuses.
Etna face nord
Etna face nord
Nous montons à l’Etna par la face nord en traversant des forêts (vergers ???) de noisetiers et des vignes sur des terrasses. La végétation est très différente de celle de la face sud. Les vergers sont très bien entretenus. Après Linguoglossa la route s’élève en virages (tornante) dans une pinède extraordinaire. Les pins ont des dimensions impressionnantes. On ne voit pas de coulées comme sur l’autre côté. La pinède a tout recouvert. Est-ce la richesse du sous sol volcanique ou le climat sicilien qui explique la taille extraordinaire des arbres ?
Finalement nous aboutissons à une station de ski avec remontées mécaniques, pistes de fond, grand parking. Pas de neige. De téléphérique, point ! Dans un joli restaurant aux allures de chalet de bois, on peut acheter les billets pour des excursions en jeep. Pas d’excursion aujourd’hui non plus ! En raison du vent (et surtout de l’affluence réduite). Le guide explique que de toutes les façons la route n’est praticable qu’en dessous de 2600m. Après c’est enneigé. Pas trop de regrets, donc.
Bombe en fuseau
Promenade d’une petite heure sur un sentier balisé dans la pinède, puis ans un bois de hêtres. J’atteins une coulée et marche sur la surface très dure et crevassée pour arriver à un cratère recouvert de scories. Marcher dans les scories est vraiment très pénible. Au retour Dominique m’attend très inquiète, une nappe de brouillard a envahi le parking pendant mon absence. Je ne me suis aperçue de rien.
Isola Bella
Dernière étape : Isola Bella, la plage de Taormine. La route de Messine fait une corniche au dessus d’une eau transparente. Des rochers forment des îles. Très jolies criques avec des barques peintes.
Déjeuner sur la terrasse :espadon, salade verte provolone et melon.
Il pleut trois gouttes ce qui ne nous empêche pas d’aller à la mer par la petite route dans les citronniers et les orangers jusque à Riposto. Le port est désert, pour cause de sieste.
Une après midi à la mer
A Fiume Freddo nous traversons un bosquet de mimosas aux fleurs à gros grain sans aucun parfum et parvenons à une plage de sable gris qui s’étend sur une dizaine de km entre Riposto et le Cap Schizo. La plage est presque déserte. Il y a seulement un pêcheur et une gamine en maillot de pain sous un parasol et trois vieux assis sur une barque… Les vagues d’une belle écume blanche se détachent sur la mer bleu très foncé. Je me déchausse pour me tremper les pieds. Le sable est tiède, l’eau froide. De près, elle est transparente d’un bleu de bonbon à la menthe glaciale. Allongées sur le sable nous prenons un bain de soleil. Giardini Naxos, le vent s’est levé en tempête. Des vagues blanches hérissent la surface de l’eau. Taormine se détache très nettement avec ses collines très escarpées. Eclairée par le soleil du soir qui surplombe en ce moment l’Etna. Les constructions de la ville, les maisons de Castel Mola, même notre coin pique nique de dimanche se voient de loin avec précision. Vers le Sud Ouest, l’Etna est à contre-jour.
site archéologique de Naxos
Archéologie la colonie grecque de Naxos
Les fouilles archéologiques de l’ancienne colonie grecque de Naxos se trouvent dans un verger de citronniers et de néfliers. La lumière est très belle, le ciel dégagé par le vent. C’est une promenade très agréable. Les ruines ne sont pas faciles à interpréter par des profanes. : des alignements de blocs de basalte, les fondations des habitations ou un temple. Les fours pour cuire la céramique (terracotta) sont plus spectaculaires. Le petit musée renferme de jolies poteries. J’aime surtout les figurines. En haut à l’étage, les corniches du temple sont reconstituées.
Le rivage sous Taormine
Retour par la SS 114 qui roule bien. Le soleil se couche derrière l’Etna.
Matin « nebuloso ». Nous avions pensé visiter les îles, trop loin, le temps n’est pas sûr ! Pourquoi pas Catane?
riviera des cyclopes
La SS 114 suit le littoral. Vues merveilleuses sur Aci Trezza et Aci Castello, la riviera des cyclopes, puis suivant Lungomare nous trouvons tout de suite un parking gardé payant exactement devant la Via Etnea, l’artère principale de Catane.
Pescheria
Catane pescheria
Pescheria : le Marché aux poissons (et aux légumes et fromages aussi). Tout est très frais, les poissons luisent dans les caisses. On les croirait sortis du bateau le matin même. Sardines, anchois maquereaux, poulpes, seiches et crevettes de toute taille; les marchands nous proposent même de goûter aux crevettes toutes crues. La foule est très dense. Les fruits et les légumes sont très appétissants. Nous faisons nos achats. C’est très bon marché. Je surveille la monnaie. J’ai tort d’être méfiante. On nous la rend avec une exactitude surprenante. Pour 35 000 LI, nous rentrons avec de l’espadon (photographié entier, son éperon mesure au moins un mètre), des crevettes, des melons, des nèfles, des tomates des brocolis, de la laitue, du provolone, des oranges…
poisson très frais
Cathédrale
Sla façade est cachée par des bâches. L’intérieur est très vaste, sobre. Gros piliers classiques. Un ecclésiastique, momifié repose dans un cercueil de verre. C’est un peu macabre.
L’éléphant Liotru
L’éléphant et Via Etnea
L’éléphant Liotru est le symbole de la ville. La Via Etnea est bordée de palais très imposants, aux façades très ornées, aux balcons et corniches sculptés. Ici, on utilise beaucoup la taille des pierres en diamant. Je m’attendais à une ville noire en pierres de lave. Les palais sont construits en calcaire clair. Les trottoirs et les rues sont dallés de lave.
Belles boutiques : D achète des mocassins de cuir fin marron. Ce qui transforme la promenade en séance de patinage sur cuir neuf.
Bellini
Catane théâtre Bellini
Nous entrons dans la maison de Bellini en même temps qu’une classe d’écoliers coiffés de casquettes de base-ball jaunes. Ils sont très sages, passionnés par les objets et les pianos ayant appartenu à Bellini. Nous nous écartons alors de la Via Etnea pour trouver le Théâtre Bellini, l’Opéra de Catane, avec sa façade sculptée très surchargée.
Un couvent qui ressemble à un palais
Une rue de traverse nous conduira à l’Eglise san Nicoloavec sa façade étrange ornée de colonnes géantes tronquées. Le couvent des Bénédictins, voisin, est magnifique. Il ressemble plutôt à un palais qu’à un couvent avec des sculptures autour des portes et des fenêtres d’un baroque très surchargé, ses pierres bosselées à la taille « diamant« .
Giarre
La descente sur Zaffranea Etnea se fait en partie dans le brouillard. Nous arrivons sous temps couvert à Giarre En route, nous demandons notre chemin à une sourde-muette. Je n’ai rien compris mais Dominique si ! Giarre est bien la ville des fleurs annoncées dans nos guides. Sous les nuages c’est un peu terne quand même !
Nous rentrons par la route côtière ans voir la mer mais à travers les orangeraies qui embaument.
Aci Trezza
Aci Trezza
la SS114 conduit à Aci Trezza, rivage cyclopéen. Il faudra photocopier la légende d’Ulysse et de Polyphème comme légende des photos pour l’album. Les petits ports sont très jolis avec les barques multicolores échouées sur la plage. Les plus gros bateaux de pêche sont prêts à partir avec filets et flotteurs. Promenade sur le Lungomare.
Aci Castello et son château normand
Aci Castello Aci Castello, encore un petit port, mais surtout une vieille forteresse normande qui ait corps avec le rocher.
Acireale San Sebastian
AciReale
Aci Reale est une ville très animée à l’heure de la sortie des Siciliens du travail : d’où embouteillages dans la rue principale et éternels problèmes de parking. Trois églises monumentales ont des façades baroques. Nous nous reposons un moment dans la cathédrale peinte de fresques curieuses plutôt belles.Sur la façade de San Sebastian :une rangée d’angelot tenant des guirlandes toutes baroques !