lecture pour Venise : Casanova – Mémoires de Venise

Le Monde publie dernièrement des ouvrages libertins sous une couverture rouge suggestive. Généralement les ouvrages « érotiques » m’ennuient, il est aussi paradoxal pour une féministe d’encenser Casanova ou Don Juan. C’est donc dans la perspective d’un prochain voyage à Venise que j’ai ouvert cet ouvrage. Voyager ouvre l’esprit et libère des préjugés!

p7120010-copie.1281158417.JPG

Casanova l’auteur, et Casanova le personnage m’ont séduite! L’auteur d’abord raconte à la perfection avec la légèreté et l’élégance du  18ème siècle ses aventures romanesques vécues ou enjolivées, on se le demande. La séduction de jeunes filles pures et parfaites, finalement facilement conquises est la partie la moins intéressante de l’histoire, on connaît le dénouement. la description des plaisirs serait répétitive si l’on n’était à Venise dans ce carnaval presque permanent où le déguisement est coutume. Casanova en habit d’abbé, M.M. en belle nonne, mais aussi, masques, Pierrot…Plus que le séducteur, l’escroc m’amuse. Que d’expédients pour mener grand train! Et surtout quand le jeu fait disparaître des sommes énormes. On soupçonne d’autres spéculations, plus vastes dans cette cité commerçante. Une délicieuse amoralité, un esprit frondeur et libertin, animent ces aventures. Ressurgit le Don Juan de Molière et celui plus sombre de Mozart. Quand le personnage s’évade des « Plombs » le romanesque est au comble!

Cette lecture a éclairé notre visite. Quand les masques et les gondoles nous semblaient trop touristiques j’avais présents à l’esprit les récits de Casanova. Trop joli, trop séducteur, peut-être, mais finalement vénitien. Même la foule était la même, permettant l’anonymat autant que le masque…

Sur le vaporetto qui nous ramène de Torcello en passant par Murano, je me souviens de la tempête qui aurait pu être fatale à Casanova rentrant à Venise sur la gondole transi.

Chemins d’Ecriture – Jacques Lacarrière (Terre humaine)

Voyager pour lire – Lire pour Voyager!

En partance, encore pour les îles grecques!

tinos-2010-mp-130.1277484924.JPG

Jacques Lacarrière est le meilleur passeur pour la Grèce.
L’été Grec(1976, 1984)est inoubliable.
Chemins d’Ecriture nous emmène en Grèc mais pas seulement.. Il cite ses maîtres : le premier est un tilleul, et puis contradictoires, André Breton et Sophocle, Jean Vilar…  Marcheur impénitent, voyageur curieux Lacarrière est avant tout écrivain. l’écriture est une discipline qu’il s’impose même sur les rivages de Patmos où la chaleur et la mer prédisposeraient à l’indolence….
Dans Chemins d’Ecriture , l’auteur montre comment il construit un livre, il explique la différence entre des notes prises dans un journal de bord et leur traduction littéraire.
Modernité de l’antiquité grecque, actualité des auteurs modernes.

En Observant Venise – Mary McCarthy

Voyager pour lire – lire pour voyager!

Préparer un  voyage à Venise, c’est l’embarras du choix dans les lectures: guides touristiques, livres d’histoire, de peinture….

 

Mary MC CARTHY – En observant Venise  -Petite Bibliothèque Payot

J’aime me laisser guider par un écrivain qui fera une visite littéraire à son gré sans les contraintes d’un Guide d’une collection spécialisée. Mry Mc Carthy raconte Venise comme une touriste. Elle prend la précaution d’expliquer que la véritable Venise est justement celle qui se met en scène pour les visiteurs »un accordéon de cartes postales ». Elle cite des visiteurs célèbres de Montaigne à Byron, ou George Sand, des britanniques aussi que nous connaissons moins, démontrant que tout a été dit… et pourtant que l’émerveillement reste entier.

Touriste très éclairée, l’auteur situe ses promenades dans le contexte historique. Pas à la manière universitaire comme Crouzet-Pavan mais de manière plus anecdotique. Elle s’attache aux innombrables lions et à leur origine, ou aux colonnes provenant de tout l’empire byzantin…Saint Marc comme une caverne d’Ali Baba, un pillage de l’Orient.

Ecrivain, elle sait animer les personnages, donner chair aux doges, aussi bien aux personnages qu’à la fonction..Le Marchand de Venise, Shylock, est l’occasion d’un curieux parallèle entre la perception des Juifs et des Vénitiens dans l’Europe du 16ème siècle, commerçants, banquiers, les clichés antisémites furent aussi reprochés aux Vénitiens du temps de la grandeur de la Sérénissime. Vénitiens, les inventeurs du ghetto. En Shakespearienne, elle titre le chapitre « une livre de chair » allusion au fit que les Juifs payaient cher la tolérance dont ils furent l’objet dans le ghetto.

Episode dont je n’avais jamais entendu parler : la tentation du protestantisme,  les efforts de prosélytisme d’un ambassadeur anglais Wolton. L’opposition de Venise à l’autorité papale est plus notoire. Occasion de croiser un intéressant personnage : Sarpi.

Jolie visite à Torcello, qui me donne envie d’inclure cette excursion à notre programme (aurons nous l’occasion ?). Enfin  elle nous livre une véritable « histoire de la peinture vénitienne, de Giorgione à Canaletto. Exkiste-t-il une « peinture vénitienne ? ». Là je regrette de ne pas connaître les tableaux qu’elle décrit. Il me faudrait emporter le livre ou le réemprunter au retour.

Elisabeth CROUZET-PAVAN Venise Triomphante – les horizons d’un mythe

                 Voyager pour lire – lire pour voyager!

Venise sera notre première étape dans l’Odyssée qui doit nous conduire à Corfou en passant par Céphalonie et Ithaque . Venise, nous l’avons rencontrée en premier à Nauplie, puis en Crète, à Chypre… enfin Tinos où nous avons passé la fin avril fut Vénitienne plus de 5 siècles. Cest en quittant Tinos que j’ai eu envie de suivre la Serenissime...

Elisabeth CROUZET-PAVAN Venise Triomphante – les horizons d’un mythe -bibliothèque Albin Michel Histoire :

Livre très sérieux, bourré de notes de références. L’auteur est une universitaire qui n’avance rien sans citer ses sources. Néanmoins c’est un livre passionnant qui retrace l’histoire de la ville de sa naissance dans la lagune à la suite des invasions lombardes.

Une cité née sur les eaux – réminiscence de l’histoire de Hanoï, rien à voir ? – conquête d’une terre ferme sur la lagune, assèchement, lotissement mais aussi gestion complexe de l’eau, eau douce pour approvisionner une ville importante, eau saumâtre de la lagune, mais aussi eau de mer…érosion des marées mais aussi sédimentation par les alluvions. Une administration pour gérer tous ces flux…eaux- remparts pour une ville ouverte sur l’Adriatique. Gestion urbaine, marchés, entrepôts, arsenal.

Une ville qui épousa la merépousailles ritualisées par la cérémonie de la Sensa : le doge, dès le 11ème siècle offrait un anneau à la mer. Moins symbolique, la conquête de l’Adriatique et de la Méditerranée orientale par le commerce. Grain des Pouilles, épices d’Orient,  draps, soieries … toutes les richesses d’Orient mais aussi les foires d’Europe transitaient par Venise. Rivalité avec Gènes. Rôle très ambigu des Doges pendant les Croisades.

Le lion et la Terre : d’une puissance maritime Venise va à la conquête de la terre ferme…

Seul regret : l’auteur est une médiéviste,  l’histoire ne raconte pas la Venise de Titien de Tintoret ou de  Goldoni, encore moins Casanova

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/venise_triomphante.asp

Robert DESSAIX : Corfou

Lire pour voyager, voyager pour lire!

Cet été nos sommes en partance pour les îles de la Mer Ionienne

  J’ai pris ce livre au hasard à la bibliothèque.

Le narrateur, un acteur australien, s’installe à Gastouri sur l’île de Corfou, dans la maison que loue un écrivain, Kester Berwick .

Le décor est planté, comme figurants, s’invitent Ulysse mais aussi Sissi dont le palais est proche. Même si le milieu  des expatriés britanniques ou australien ressemble au monde de Durrell, Dessaix, ou son narrateur, ne sont pas Durrell et Corfou n’st pas l’île de Prospero.  Durrell, parfait îlomane, savait restituer l’atmosphère solaire, les saveurs, les odeurs, la simplicité de la vie grecque,. Pour Dessaix, Corfou n’est que décor et non sujet. D’ailleurs, une partie du roman se déroule à Molyvos sur l’île de Lesbos où Berwick a rédigé son roman : la Tête d’Orphée chante, prétexte pour citer Sappho.

Le sujet du roman est une biographie (romancée ??) de la vie de Kester Berwick, acteur et écrivain australien. Autre thème récurrent et très bien détaillé, le théâtre de Tchekov. Avec beaucoup d’intelligence le narrateur mêle mise en scène des Trois Sœurs, de la Cerisaie et d’Oncle Vania aux péripéties de ses relations, de ses amours et de ses désirs.

Corfou n’est pas un grand roman, mais c’est un puzzle très littéraire et intelligent où abondent des citations bien expliquées. Sappho et Cavafy y sont disséqués pour mon plus grand plaisir.

Une réserve cependant : ce roman pourrait être classé « littérature gay », pourtant il comporte des assertions désagréables envers les lesbiennes en short sur l’île de Lesbos, pourquoi de tels clichés ?

Agora – peplum d’Amenabar (DVD)

Le film était sorti juste avant notre voyage à Alexandrie, le DVD  paraît ces jours-ci

agora-movie-french-poster.1277103124.jpg

De l’Alexandrie antique, du Phare, de la Bibliothèque… il reste finalement peu de choses en regard de la grandeur de la cité antique : la colonne Pompée, les catacombes…
Ce film est un peplum intellectuel.

Intellectuel, puisque l’héroïne est Hypatie, philosophe ayant vraiment existé, personnage oublié. Elle enseigne les théories de Ptolémée, d’ Aristarque, la géométrie…

Peplum grandiose avec des reconstitutions « pharaoniques » magnifiques, colorées et inspirées. Peplum, les scènes de foule, d’émeute quand les chrétiens abattent la statue géante de Sérapis et brûlent la Bibliothèque.

Il fait revivre une période qu’on connaît assez peu : la montée du christianisme dans l’Empire Romain, de proscrits clandestins, esclaves ou anonymes surgit une armée sous l’autorité de ses évêques qui dictera sa loi au Préfet romain baptisé mais dépassé.
Relire le livre passionnant de Lacarrière : les Hommes Ivres de Dieu.
Le film délivre un message humaniste de tolérance, montrant le fanatisme des chrétiens triomphant, la manipulation des Écrits Saints (épître de Saint Paul terrifiante).On commence par abattre les statues, mais on  ne s’arrête pas en chemin, les Juifs sont persécutés, puis on veut voiler les femmes,  on accuse Hypatie de sorcellerie et on fait plier l’autorité romaine laïque.

Si les intentions sont louables, si la reconstitution historique est fouillée, cela ne fait pas d’Agora un grand film. Intello, historique, mais surtout peplum avec grandiloquence et lourdeur. Que font les vues aériennes dans une mise en scène sans finesse?

Pièces d’Identités – film congolais de Dieudonné NGANGURA Mweze 1998

revue_africultures_articles_images_18_18_00_29_01.1277046557.JPG

Pourquoi écrire sur un film Africain qui n’est plus distribué dans les salles?

-Justement pour qu’on le demande!

Le vocable d' »identité » a résonné bizarrement en moi en notre époque sarkozyste… j’avais pensé passeport, visas, contrôles policiers…
Identité française???

Et bien non!

D’abord, le film est tourné en Belgique. Congolais ou belge? Là n’est pas non plus la question! Aussi exotiques que les fêtes africaines, les costumes traditionnels, masques et autres, la gueuze qui se consomme sans modération, l’atomnium et les décors bruxellois.Le politiquement correct n’a pas contaminé les soirées trop arrosées des anciens colons qui dégoisent des propos ouvertement racistes mais non pas empreints de nostalgie de leur jeunesse.Un roi de village Mani Kongo fait, le voyage à la recherche de sa fille Mwana étudiante, tout du moins le croit-il, perdue de vue. Il arbore son costume traditionnel de roi, casque de perle et bâton sculpté. Ce sont ses pièces d’identité. Première surprise pour moi!personnage en costume folklorique, le bon sauvage(?), je crains le pire. les bons sentiments, les affreux colons personnifiés par un commissaire de police de caricature qui humilie la jolie jeune fille africaine trop naïve. Trop facile! Opposition noir et blanc? Trop facile encore.
le film est beaucoup plus nuancé. Chaque personnage révèle sa part d’ambiguïté, les bons et les méchantssont répartis dans chaque camp. La naïve Amanda sort de prison, elle a convoyé de la drogue ou des faux papiers. Son ancien ami, un sapeur « tout est dans la marque » que le roi africain qualifie de « mal habillé » est un petit maquereau minable. Que dire du faux chauffeur de taxi, faux congolais, vrai métis, vrai délinquant. De l’étudiante qui a perdu tout contact avec l’Afrique et qui s’est inventé des ancêtres dans un cimetière bruxellois? Les piliers de bistro du Katanga ne sont peut être pas aussi « noirs », leur attachement à l’Afrique est lui aussi ambigü…amour dévoyé. Les bonnes sœurs, en revanche, ne sont pas épargnées, ni les travailleurs sociaux. Que dire du « Père blanc », africain noir de peau qui expulse Mani Kongo de force du foyer lui intimant l’ordre de prendre l’avion le jour même? quand au contraire le commissaire de police lui permet de se renflouer et le réconforte.Par de là des personnages secondaires attachants, les décors d’une Belgique folklorique, les images d’archives de l’Exposition Universelle et de l’Indépendance du Congo donnent une dimension moins anecdotique. Anecdote : le Roi des Belges se fait voler son épée au cours des cérémonies d’indépendances. Scène en miroir des pièces d’identité du roi Mani Kongo!

La fin de la pauvreté ? film de Philippe Diaz

C’est un documentaire coup de poing ! Le point d’Interrogation est le sujet du film.

Le débat prévu à l’issue de la projection tarde. On est estomaqué. Impossible de retenir les chiffres ahurissants et pourtant vrais. Les morts de faim chaque jour, les millions de dollars versés par l’Afrique aux pays riches, au nom de la dette… Les diapos interrompent le cours des images avec ces chiffres toujours aussi considérables. Ce sont les pauvres qui financent notre richesse.

Ne feignons pas de l’ignorer : c’est en 1492 qu’a commencé la mondialisation. L’or et l’argent des Amériques a permis le développement du commerce, l’esclavage, la révolution industrielle… On pourrait croire que tout est terminé : l’esclavage, la colonisation. Voire.

Après le rappel historiques, les économistes analysent la mondialisation actuelle, les prix Nobel, Mr. Stiglitz et Amartya Sen, témoins plus qu’honorables et crédibles.

Mais c’est un  film que nous sommes venus voir. Des histoires, des personnages. Les images sont éloquentes. Les paroles des pauvres sont touchantes, en Portugais au Brésil, en Anglais au Kenya, en Espagnol en Bolivie. Elles racontent toujours la dépossession des terres par des multinationales, les privatisations, la destruction des solidarités traditionnelles.

Deux séquences s’opposent : la première montre la messe dans la magnifique cathédrale baroque de Sucre, tandis que les Blancs sont sur les bancs des travées, une indienne s’assoit par terre.  La seconde raconte la guerre de l’eau, gagnée par les Indiens. Victoire de la communauté sur la privatisation.Leçon de morale : il existe des biens communs qu’on ne doit pas privatiser : l’eau, l’air, l’éducation et la santé. Cette leçon devrait aussi prévaloir dans nos pays riches. Nous avons aussi à apprendre des indiens de Bolivie.est un documentaire coup de poing ! Le point d’Interrogation est le sujet du film.Le débat prévu à l’issue de la projection tarde. On est estomaqué. Impossible de retenir les chiffres ahurissants et pourtant vrais. Les morts de faim chaque jour, les millions de dollars versés par l’Afrique aux pays riches, au nom de la dette… Les diapos interrompent le cours des images avec ces chiffres toujours aussi considérables. Ce sont les pauvres qui financent notre richesse. Ne feignons pas de l’ignorer : c’est en 1492 qu’a commencé la mondialisation. L’or et l’argent des Amériques a permis le développement du commerce, l’esclavage, la révolution industrielle… On pourrait croire que tout est terminé : l’esclavage, la colonisation. Voire.Après le rappel historiques, les économistes analysent la mondialisation actuelle, les prix Nobel, Mr. Stiglitz et Amartya Sen, témoins plus qu’honorables et crédibles.Mais c’est un  film que nous sommes venus voir. Des histoires, des personnages. Les images sont éloquentes. Les paroles des pauvres sont touchantes, en Portugais au Brésil, en Anglais au Kenya, en Espagnol en Bolivie. Elles racontent toujours la dépossession des terres par des multinationales, les privatisations, la destruction des solidarités traditionnelles.Deux séquences s’opposent : la première montre la messe dans la magnifique cathédrale baroque de Sucre, tandis que les Blancs sont sur les bancs des travées, une indienne s’assoit par terre.  La seconde raconte la guerre de l’eau, gagnée par les Indiens. Victoire de la communauté sur la privatisation.Leçon de morale : il existe des biens communs qu’on ne doit pas privatiser : l’eau, l’air, l’éducation et la santé. Cette leçon devrait aussi prévaloir dans nos pays riches. Nous avons aussi à apprendre des indiens de Bolivie.A voir absolument :

La fin de la pauvreté ?, film de Philippe Diaz

L

les Citronniers Film d’Eran Riklis

Destins de femmes dans un contexte dramatique.

 

Les larmes de Salma (Hiam Abbas, remarquable) qui pleure ses arbres,sa dignité bafouée quand le ministre de la Défense installe sa villa à quelques mètres de son verger…

Les larmes de Mira, la femme du ministre, devant un tel gâchis. Elle qui s’extasiait devant la vue paradisiaque sur les agrumes , délaissée et prisonnière de ses gardiens de l’armée et des services secrets.Pleure-t elle ses illusions? le massacre du paysage? l’hypocrisie de son mari?

Les miennes enfin, larmes de honte, de regrets. Absurdes. Je m’apitoye sur les citronniers! Arbres merveilleux qui déperissent, sans soin. Je ne sais pas pourquoi les arbres coupés me mettent dans une telle rage surtout quand il s’agit d’oliviers centenaires…Je ferais mieux de m’indigner quand on installe des barrages, quand on affamme Gaza. Et je pleure des citronniers!

Salma, figure admirable de dignité et de courage, qui défie l’armée israélienne, défi pacifique utilisant tous les recours juridiques pour sauver ses citronniers.

Eran Riklis est le réalisateur de la Fiancée syrienne, tragédie que javais aussi aimé.