lullaby to my father – amos gitai

TOILES NOMADES

Un film comme une installation/une installation de cinéaste.

Cinéma intimiste, Amos Gitai évoque son père Munio Weinraub, architecte ayant étudié au Bauhaus, expulsé d’Allemagne vers la Suisse puis vers la Palestine. Un film comme un collage de photographies de famille. Naissance, un prologue étrange dans une forêt polonaise. On ouvre par effraction l’album de famille. Un ami de la famille, suisse, évoque la personnalité de Munio ; le vieil homme est très ému. Nous aussi, presque gênés. Une violoniste, sur le moment je pense que le violon est un instrument juif, c’est sans doute exagéré, mais je livre la pensée du moment.

C’est l’hommage du fils à son père, c’est aussi un manifeste d’architecture. Le Bauhaus, non pas comme un style mais comme une philosophie qui donne sa place à tous les acteurs de la vie, et à ceux de la construction d’un bâtiment, aussi bien les architectes, les décors que les artisans. Un long texte magnifiant le bois.  Munio Weinraub était d’abord menuisier. Une visite à Dessau dans l’école du Bauhaus. La modernité est stupéfiante. On n’a rien inventé depuis?

L’architecte était un acteur majeur en Palestine se construisaient Tel Aviv et Haifa. Construction d’habitations,  aussi d’une nouvelle vie rêvée avec le kibboutz  . Cet aspect m’aurait intéressée. Curieusement, Amos Gitai est très discret sur cette histoire-là. Peut être elle n’avait pas sa place dans la relation du père au fils? C’est l’ami suisse qui l’évoque, près des larmes. Émotion aussi dans le poèmes de Leah Goldberg.

Attention! Ceux qui cherchent une fiction,  un documentaire construit ou pédagogique, s’abstenir! il faut être disponible pour cette berceuse tendre.

L’installation Traces de  Gitaï m’avait cependant plus parlé.

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Les Bêtes du Sud Sauvage – film de

TOILES NOMADES

Si les bêtes sont les aurochs de fantaisie, sangliers ou cochons affublés de défenses ridicules, je ne les ai pas beaucoup appréciées. Si ce sont les chiens, les chats, les poules, ou le cochon domestique, je les ai  bien aimés.  Si ce sont les hommes, femmes et enfants qui vivent en marge de la société de consommation américaine bien cachés dans le bayou qui font la fête, croquent à belles dents dans les écrevisses et les crabes tout juste pêchés, qui déchirent un poulet tout juste grillé à pleine mains, qui préfèrent se saouler pendant que la tempête, l’ouragan, Katrina peut-être inonde le bassin.

Est-ce un documentaire sur la Louisiane pendant l’ouragan? Est-ce une fable écolo? Le réchauffement climatique comme les pans de banquise qui s’effondrent le suggèrent. Provocation que cet incendie volontaire que la petite fille a allumé. Provocation que cet home qui tire sur les nuages pour effrayer la tempête déchaînée. Joie des feux artifice, de la musique, du désordre incroyable. Énergie que dégage ce petit bout de femme de six ans, bottée de caoutchouc, avec son air buté,  ses sourcils froncés sur un front boudeur.

Une jolie surprise: l’Amérique est capable de nous offrir mieux que des films formatés! Peut être pas le chef d’œuvre annoncé, mais qui a dit qu’on ne devait aller voir que des chefs d’œuvres?

Le goût de la Cerise – Abbas Kiaraostami (DVD)

TOILES NOMADES

J’avais raté sa sortie en salle, le Père Noël a réparé cette lacune. J’ai donc visionné sans aucune préparation le DVD. quand un film est primé – Palme d’Or en 1997 – il est accompagné de tout un cortège d’articles de Presse et la spectatrice sait à peu près à quoi s’attendre. Une quinzaine d’années plus tard, le titre reste en mémoire, seul. C’est donc sans aucun préjugé que j’ai découvert Le Goût de la Cerise


Un automobiliste tourne dans les lacets d’une route en construction dans les chantier de la banlieue d’une grand ville – Téhéran ? jamais montrée – atmosphère poussiéreuse de ces collines qui ne sont plus la campagne et pas encore la ville. La terre est très présente, remuée par les pelleteuses, déversée sur les flancs de la route. L’automobiliste roule à petite vitesse, cherchant quelque chose. Repère-t-il des lieux? Surveille-t-il les constructions? Il cherche quelqu’un. Longtemps on ne sait qui ni pourquoi. Des ouvriers se présentent à l’embauche, il poursuit un carrier qui le fuit. Il cherche d’abord des déshérites pour leur proposer une grosse somme d’argent sans préciser la tâche. Un soldat finit par accepter de monter dans le gros 4×4. La conversation est simple, les questions anodines se répètent à chaque rencontre mais elles mettent chaque fois mal à l’aise l’interlocuteur (et le spectateur). Cherche-t-il à faire un mauvais coup? cherche-t-il un amant? quelle est cette affaire mystérieuse?

C’est au soldat, après un bon quart d’heure (de film) qu’il révèle la nature du travail. Il a besoin d’un fossoyeur qui viendra l’ensevelir d’une vingtaine de pelletées de terre le lendemain matin. Où le réveiller s’il n’est pas mort. La tombe est prête

Le soldat s’enfuit, il proposera la tâche à un afghan gardien du chantier, puis à un séminariste(aujourd’hui on aurait peut être traduit par taliban). Tous sont effrayés par l’idée de suicide contraire à la religion. D’autant plus que le héros n’expliqura jamais son désespoir. Au contraire il présente le suicide comme l’expression d’une liberté, du libre-arbitre donné à l’homme, comme un argument philosophique plutôt que d’en appeler aux sentiments, il fait appel à la raison. Cela dépasse l’entendement de l’étudiant en religion. En revanche, un vieil homme, taxidermiste au Musée, père d’un enfant anémique, accepte, pour son enfant. Mais il impose un détour qui lui permettra de raconter comme un conte son expérience d’un suicide avorté.  Comme il a retrouvé le goût de la vie, en goûtant le fruit de l’arbre qui devait être sa potence.

La suite du film est encore plus étrange. On ne saura jamais si l’homme a été convaincu par le vieil homme, un orage, un écran noir pendant une longue minute,fera une coupure. la fin est incohérente: on se retrouve sur le tournage d’un film, à une autre saison. La poussière a été remplacée par de la verdure. Mise en abyme? Film dans le film? ruse pour égarer la censure? A nous de décider!

Cherchant une explication, on rembobine dans sa tête. La symbolique de la terre est très présente, cette terre que les engins déverse fascine celui qui doit être enseveli. Le chemin sinueux où passe et repasse le véhicule sans arriver nulle part est aussi signifiant. Absurdité. Incompréhension? Peut être les Iraniens ont-ils des clés que je ne possède pas. Pouvoir militaire ou religieux sont-ils évoqués par hasard? comme cette ville tentaculaire qui s’étend. Les hommes  abordés sont des déracinés, l’un est kurde, deux sont afghans, le dernier turc, où est ce Loristan d’où est originaire le chiffonnier? Tous semblent des étrangers à Téhéran. Étrange politesse de celui   pauvre, offrant du thé à un parfait étranger venu à bord d’un 4×4 luxueux. Ces hommes sont dans un grand dénuement mais l’appât du gain ne leur fera pas transgresser l’interdit du suicide. Le vieux taxidermiste, a-t-il pensé qu’il avait redonné au désespéré le goût de la cerise?

Héritage – film de Hiam Abbass

TOILES NOMADES

Survol de la Galilée, vue aérienne. Magnifique image? Le ciel est dangereux, des escadrilles le traversent dans une guerre frontalière. Sous la menace des bombes, la vie continue. Au village derrière les oliviers, un mariage se prépare. Ce n’est pas une opération militaire qui l’empêchera a décidé Samira (Hiam Abbas, la mère de la mariée). Le mariage réunira toute la famille au village: le patriarche, son fils ainé qui veut se faire élire à la mairie avec le soutien d’un parti israélien, un autre, homme d’affaires ruiné et le troisième médecin, ses filles l’ainée la soumise, et la plus jeune, Hafsia Herzi, artiste moderne étudiante amoureuse de son professeur de peinture anglais.

« L’histoire d’Héritage, c’est plutôt l’histoire des conflits à l’intérieur d’une famille palestinienne qui vit dans un village palestinien, en Israël, sur la frontière avec le Liban, et cela concerne plutôt les conflits intérieurs dans une enveloppe de guerre générale. C’est presqu’une guerre virtuelle, qui existe toujours au-dessus de nos têtes, nous les Palestiniens d’Israël, parce qu’il y a cette menace d’une guerre entre les pays arabes et Israël. »

dit Hiam Abbass dans l’interview d’ARTE

Ce mariage m’a rappelé les Noces en Galilée de Michel Khleifi (1987) dont j’ai gardé un souvenir très vif. Le propos en est très différent mais il se passe dans le même décor.

Après la photo de famille, la noce sera interrompue : une alerte, un bombardement disperse l’assistance, le grand père est victime d’une crise cardiaque. La famille s’acharne  la jeune Hajar qui ne pourra pas vivre ses amours avec l’Anglais – Hafsia Herzi dans une interview parle d’un Roméo et Juliette palestinien. La campagne du candidat aux élections est interrompue par le cousin de sa femme qui le traite de collabo. Le médecin apprend qu’il est stérile. Toujours, les femmes paient le prix fort à la tradition même si elles sont modernes, polyglottes, avec un caractère bien trempé.

 


 

l’Autre Rive – film géorgien de George Ovashvili (DVD)

TOILES NOMADES

A sa sortie en salle, une curieuse mésaventure m’avait privée de séance : les bobines d’un navet américain homonymes étaient arrivées dans mon cinéma préféré. J’ai donc acheté le DVD!

Tedo ferme les yeux quand la cruauté du monde lui paraît insupportable

Très joli film sans prétention. Un gamin craquant dans les conflits inextricables du Caucase. Gamin géorgien réfugié d’Akhazie vit à Tbilissi dans une grande pauvreté, apprenti dans un garage, petit voleur d’occasion. Il veut rejoindre son père en Abkhazie sur l’autre rive. Géorgiens, Russes, Abkhaziens se font la guerre, on ne comprend pas bien ni où ni pourquoi. Violences gratuites? viol, vengeances? L’innocence de l’enfant lui sert de passeport, son obstination aussi. Il subit cette violence, se fait jeter du train, un camionneur l’abandonne en pleine montagne quand la vie lui parait insoutenable, il ferme les yeux mais poursuit sa quête.

 

 

Beautiful Valley – fin d’une utopie

TOILES NOMADES

Fiction ou documentaire?

Personne n’a décrété la fin du kibboutz. Les anciens, les pionniers, les fondateurs disparaissent et avec eux le rêve des pionniers. Les chambres sont devenues de vrais appartements avec réfrigérateur, clim, cuisine complète. Les maisons d’enfants ont fermé. La salle à manger collective existe encore mais on paie en caisse avec une carte magnétique. D’ailleurs, on a décidé de la fermer, les gens l’ont désertée et la caissière se retrouve au chômage.

Hana – 80 ans – s’accroche à l’idéal de travail. On lui interdit de travailler. C’est porter atteinte à sa dignité. Elle résiste et travaille clandestinement. Toute l’histoire est portée par la personnalité exceptionnelle de Hana qui n’avait jamais imaginé avoir un compte en banque, jamais imaginé vieillir, non plus.

J’ai tout retrouvé. Les carrelages, les petits cheminements, les jardins et les arroseuses. Mais tout a vieilli. On n’a pas modernisé. Simplement, on a déserté la vie collective, l’individualisme a tout gagné. Immense nostalgie.

Au-delà des Collines – film roumain de Cristian Mungiu

TOILES NOMADES

Dès sa sortie je me suis précipitée pour voir le film roumain de Cristian Mungiu : au delà des collines.

Depuis notre voyage en Roumanie je continue à me documenter, à lire et à voir les films roumains. Cet été, nous avons passé plusieurs jours dans des monastères bulgares. J’ai été intriguée par ces nonnes souvent jeunes. J’aurais aimé leur parler. Cela ne s’est pas fait, réserve ou barrière de la langue?

2heures 30 – tout le temps de découvrir la vie d’un couvent très pauvre dans une région de montagne, loin de tout et surtout de la vie moderne : pas d’électricité ni d’eau courante, les tâches ménagères accomplies en commun dans la plus grande simplicité. Dans cette communauté de femmes, l’autorité est assurée pleinement par un jeune pope. Avec la supérieure ils ont reconstitué une sorte de famille, et les sœurs les appellent naturellement Papa et Maman.

 

C’est une histoire d’amour : Alina et Voichita se sont connues, enfants à l’orphelinat où elles ont été abandonnées. Alina aime Voichita d’un amour inconditionnel. Elle est revenue d’Allemagne pour chercher Voichita et l’emmener avec elle. En son absence, Voichita a rencontré Dieu, elle aime toujours Alina mais ne veut pas quitter le couvent. Cette dernière est prête à tous les sacrifices pour rester près de son amante, y compris des mortifications et des pénitences pour trouver la foi, y compris à donner son petit pécule pour les peintures de l’église du monastère qui ne sont pas terminées.

L’amour inavouable des deux femmes est-il diabolique? Frustrations culpabilité ou contraintes sociales insupportables? Alina est saisie  de crises épouvantables, évanouissements, violence, suicide…. la première réaction des nonnes est de l’envoyer à l’hôpital. Misère de l’hôpital, impuissance  à la soigner, ou confusion des genres, le médecin juge qu’elle sera mieux à se calmer au couvent.

Quand les crises reprennent le pope cherche à se débarrasser d’elle. Mais comment? L ‘orpheline n’a nulle part où aller et se soumet à la confession, aux pénitences, dresse la liste des péchés d’après une longue liste qu’on lui soumet. Puisque la médecine est impuissante, qu’aucune institution ne fonctionne, il reste la solution religieuse : l’exorcisme. Violence moyenâgeuse qui se terminera par le décès d’Alina.

Qui est coupable? Le pope et les nonnes, ses complices qui l’ont ligotée, privée de nourriture et d’eau pour affaiblir le diable qui l’habitait? le médecin qui l’a remise au couvent? Les services d’urgences qui ont appliqué un traitement inapproprié à la mourante?Tous, pourtant, étaient animés des meilleures intentions du monde.

Ce n’est pas une fiction. Une femme est vraiment morte dans des circonstances analogues et le prêtre a été condamné. Il existe encore des gens qui croient qu’une femme hystérique est possédée.

Par de-là l’anecdote, Au delà des Collines est un film magnifique, presque noir et blanc des voiles noirs sur la neige, seule couleur, la vieille guimbarde rouge qui nous rappelle que l’histoire s’est bien déroulée en 2005 et non pas dans la nuit des temps. Merveilleuses de simplicité,  les deux actrices, Voichita, la soumise et Alina la rebelle. Quoique….la fermeté de Voichita dans sa foi ébranle la rationalité de son amie. Rien n’est simple!

 

La Pirogue film sénégalais de Moussa Toure- avec Souleymane Seye Ndiaye, Laïty Fall.

FESTIVAL SENEGALAIS

Entre 2005 et 2010, 30 000 Africains ont tenté leur chance sur des pirogues. 5000 ont péri en mer, c’est un film qui leur est dédié, dit le générique. Rien que pour cette raison il faudrait voir ce film.

mais ce n’est pas un documentaire, c’est du vrai cinéma avec des personnages forts, les héros, le capitaine, le passeur, mais aussi les personnages secondaires qui ne sont jamais des figurants et qui sont si différents. Sénégalais, Guinéens, Peuls, musulmans ou animistes, jeunes rêvant de musique, de football ou de bonnes fortunes, mais aussi un pêcheur infirme qui fait le voyage pour se procurer une prothèse, des hommes et des femmes si forts, si dynamiques, si vivants…

 

Une mise en scène soignée nous offre aussi du spectacle. Spectacle de lutteurs en introduction, tempête, et belles images des campagnes qui hantent les têtes des passagers, baobabs ou vaches peules aux cornes si gracieuses.

 

Ne pas spoiler! C’est un vrai beau film avec une histoire très prenante. Arriveront-ils? Réussiront-ils à accomplir leurs rêves. Il faut aller voir le film.

Reality film de Matteo Garrone

TOILES NOMADES

Survol de la baie de Naples, Vésuve, banlieues, cultures sous plastique… sur une route de jolis pavés anciens un carrosse tirés par deux chevaux blancs  arrive dans un château de contes de fées : total kitsch d’un « mariage de rêve »,  béni par une star de la télévision héliporté limousines, robes de lamé et matrones à la poitrine opulente, on se croirait dans un film de Fellini.

Changement de décor : un palazzo 17ème siècle en ruine, escalier magnifique, démaquillage, une vraie cour des miracles, ce serait plutôt Affreux, Sales et méchants. Nous sommes à Naples, misères et splendeurs!

Sordide trafic de vente et revente d’un robot ménager aussi imposant que ridicule. combinazioni! Inénarrable scène dans une église merveilleuse d’intimidation d’une vieille cliente récalcitrante. La poissonnerie de Luciano  est sur une place de marché haute en couleur, les praires crachent des jets d’eau de mer, Luciano vante sa marchandise.On s’y croirait! Bruits et odeurs!

Le marché a perdu son prestige, c’est dans un centre commercial que la famille de Luciano va se promener, c’est aussi là qu’a lieu le casting du Grande Fratello – émission populaire de téléréalité – loft et paillettes berlusconiennes. Luciano à force de bagout réussit à passer deux étapes de la sélection. Les mirages de la télévision tournent  la  tête de Luciano.  Tout le quartier soutient son héros télévisuel. L’un d’entre eux va devenir célèbre! Luciano vend sa poissonnerie.

Au dernier moment, quleque chose bascule, un autre sera appelé. « Never Give Up » est le mot d’ordre de la star de la télé qu’on a rencontré au mariage. Ce sera celui de Luciano. incapable de surmonter sa déception, il poursuit son rêve en s’abrutissant devant l’émission. Famille, amis tente de le ramener à la réalité. le mirage est trop puissant. La fin est étrange…la farce a cédé la place à la vacuité de l’idéal télévisuel, une séquence d’une émission télévisée a même des allures d’enfer .

Lire également la critique de cinéma de la lune ICI

 

 

Despues de Lucia film de Michel Franco

             La bande annonce est explicite, presque trop : on sait exactement ce qu’on va voir.

Et on devine que ce sera pénible , très pénible.

Et pourtant, j’ai voulu voir ce film. Pas pour le Mexique. Et encore, la violence contenue, la drogue, le machisme, est-ce spécialement mexicain? Film sur le deuil. Film sur le harcèlement scolaire. Harcèlement moderne avec  téléphones portables, vidéo, réseaux sociaux.

Comment est-ce possible que les adultes n’aient rien vu? Le père, sonné par son deuil, je le conçois. Mais les enseignants, en classe, en voyage scolaire? Peut être des enfants sont maltraités, harcelés, sous mes yeux sans que je ne remarque rien.

Je n’ai pas envie de faire une analyse critique du film, seulement y voir un avertissement.