Dakhla – Bashendi – tombes islamique et antiques

EGYPTE 2010 / DESERT BLANC ET OASIS

Bashendi – Mausolée

 

Dans un imposant mausolée est enterré Bashendi qui a donné son nom au village, sous un drap vert. Les murs sont maculés des empreintes des mains passées au henné des femmes qui veulent enfanter. C’est marron et peu ragoutant. Le gardien nous dit de coller l’oreille dans un coin : on entend distinctement ce qui se chuchote à l’angle opposé, l’acoustique est exceptionnelle.

bashendi

Non loin de là une tombe de l’époque romaine se trouve dans un petit édifice carré décoré de bas-reliefs plutôt grossiers, les murs sont couverts de gravures. Malgré l’époque romaine les motifs sont égyptiens. Je remarque une frise avec u n chandelier à 7 branches (motif juif ou triomphe de Titus ?)
Plus de visite au programme pour aujourd’hui, nous ne sommes pas pressés. Nous nous attardons pour les photos et demandons quartier libre pour une petite heure. J’aurais aimé dessiner dans le vieux village. L’insistance des vendeuses m’agace une rue moins ancienne, plus large conduit à al fabrique de tapis.

Dakhla – Bashendi – fabrique de tapis

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fabrique de tapis

 

 

Une dame voilée nous accueille, la visite est payante et guidée 3$E. Elle ne parle pas du tout anglais mais ce qu’elle nous montre se passe de commentaire : les tas de laine brute et sale attendent la lavage dans des grandes cuves en ciment (aujourd’hui vides). Au rez de chaussée de grosses machines cardent, pressent filent et bobinent la laine brute maintenant très claire. La dame me fait soupeser un écheveau léger et très doux. A l’étage, des jeunes filles tissent sur de grands métiers des kilims majoritairement en laine brute marron ou beige. Certains sont rayés d’autres à damier ou à carreaux compliqués de motifs géométriques. Au fond de très jeunes nouent des tapis avec des textes (du Coran probablement) sous l’œil sévère de la maîtresse toute voilée de rose. Tout le monde se prête avec gentillesse à la séance-photo. Par discrétion on les photographie plutôt de loin et de dos. A leur regard, on vit bien qu’elles auraient aimé des portraits (si la dame rose n’avait pas été là). Dernière étape : le magasin. Les kilims sont immenses, les tapis destinés à la prière. Notre hôtesse au voile marron n’est pas étonnée que nous n’achetions rien.


Au coin d’une rue deux jeunes cordonniers réparent un tas de vieilles sandales. Des gens sont assis devant leur maison. J’ai encore le temps de dessiner la petite place. Nous sommes ravies de cette bonne matinée !
Le désert devient plus difficile à décrire. Le rebord du plateau lointain disparaît, de nombreuses buttes gréseuses se succèdent. Des sommets déchiquetés barrent l’horizon. Des dunes s’alignent sur le cailloutis.
Surgie de nulle part, une ville paraît être un mirage : deux châteaux d’eau design, des alignements de « chalets » identiques tous parallèles avec la même antenne télé au même endroit. Abu Tartur sort du néant.
Au gauche, la ligne de chemin de fer, à droite la ligne électrique à haute tension. Le désert s’industrialise ! Même une belle dune dorée ne nous fait pas oublier ces artefacts. Le train emporte les phosphates et le fer vers le Caire. Toute l’électricité égyptienne provient d’Assouan.

El Kharga – hôtel

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Kharga : hôtel

 

El Kharga est une ville nouvelle aux quartiers modernes aux avenues surdimensionnées, aux ronds-points ornés d’obélisques. La Banque MISR, de marbre rouge, occupe tout un bloc au carrefour. Le Musée de New Valley est aussi monumental.

Notre hôtel est situé sur un vaste rond-point. C’est un grand hôtel dans le style des années  1970 : un grand hall vitré 40ou 5 étages de chambres avec des balcons tous identiques, cases rectangulaires superposées.
Un beau jardin avec des palmiers – oasis oblique – mais aussi des fleurs. Trois séries de bungalows aux voûtes nubiennes d’une blancheur éclatante avec une minuscule courette et un banc maçonné blanc. Des perches en bois devraient souvenir des pergolas en palmiers pour donner de l’ombre. Les petits jardinets sont plantés de zinnias et de jasmin qui grimpe sur les tonnelles. A l’arrière une palmeraie touffue où poussent également des agrumes.

Notre chambre est voûtée, chaulée de blanc, très bien meublée. Lits, cache-tringle, long bureau, coiffeuse sont en bois teinté de vert avec une frise marquetée de blanc et de rouge aux motifs « à la grecque ». Deux tableaux modernes très colorés et originaux complètent cette décoration de bon goût.

Avant même le déjeuner, je décide de traverser le carrefour pour aller à l’Office de Tourisme(en travaux)où je me procure un plan d la ville et les horaires du Musée et des principaux sites. Après notre « escapade » à la fabrique des tapis, nous voulons prendre un peu d’indépendance !

El Kharga – Bagawat – Nécropole nestorienne

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Bagawat nécropole nestorienne

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Nous arrêtons un taxi pour le Bagawat, convenons du prix de 5£E . les billets 30£E .

Le Bagawat est une nécropole nestorienne du 5ème siècle. C’est là que fut exilé l’évêque hérétique Nestorius condamné par le Concile d’Ephèse en 431. Nestorius avait soutenu que, des  deux natures du Christ seule l’humaine était charnelle et que Marie, mère du Christ humain, n’était pas la mère du Fils de Dieu.

De voyage en voyage,l’ histoire des premiers chrétiens se précise. Des catacombes de Syracuse où j’ai rencontré leur trace pour la première fois, puis en Cappadoce – où je n’avais rien compris – enfin en Egypte. Le hasard veut que le film Agora soit sorti récemment. Il me donne des images, une histoire facile à retenir. Ainsi se met en place une connaissance complètement autodidacte en dehors du dogme, et bien exotique.

Le site du Bagawat

De loin, l’impression est saisissante : tout près de la verdoyante palmeraie, en limite du désert avec ses couleurs variées, ses sommets, ses amas de sable jaune, ses encroûtements de craie. Au premier plan toute une « ville » de brique de boue séchée du même matériau que les villages que nous avons visités hier. Sauf que ce ne sont pas des maisons et des passages ombragés mais des tombes qui se détachent une à une sur l’épaulement. Le modèle de base est un cube surmonté d’une coupole auquel on a ajouté des annexes : porche avec des arcades arrondies (on aurait dit romanes), des colonnettes, parfois des chapiteaux très simples, parfois une moulure.  L’intérieur de ces édifices contient parfois un puits plus ou moins profond, parois le sable jaune a rempli à moitié la cellule. Certaines tombes ont gardé un revêtement le plus souvent couvert de graffitis et des croix, parfois la croix ankh. Le Guide Vert mentionne ces inscriptions. Seul un expert pourrait distinguer celles qui sont anciennes des modernes. Pour ma part, j’y vois du vandalisme.
Au passage, on reconnaît une basilique.

El Kharga – Bagawat fresques

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Quelques fresques subsistent. Au hasard, je découvre d’abord la silhouette d’un jeune homme, des pampres et des grappes de vigne sur un plafond.

Au sommet de la colline, nous trouvons ensuite une coupole dont l’intérieur est entièrement revêtu de couleurs, taches régulièrement appliquées, 4 colombes

dont donné le nom de Chapelle de la Paix.

Un canadien commente avec beaucoup d’humour et  d’érudition, nous emboîtons le pas au petit groupe dans  la Chapelle de l’Exode. Cet épisode est très clairement représenté avec de petits personnages stylisés très colorés : Moïse près d’un palmier brandit son bâton vers le ciel. Son peuple le suit assis sur des jolis ânes gris portant des couffins coloré, à quelque distance, l’armée de Pharaon les poursuit : ils sont habillés en légionnaires romains. Au registre inférieur : une sorte de galère en coupe : les frères de Jonas le jettent par-dessus bord, le fantôme de la   baleine grise presque effacée avale Jonas. Si  nous avions été érudites, nous aurions aussi reconnu  des épisodes de la vie des martyrs qui grillent dans les flammes.

Sur l’autre colline, sur une autre fresque avec des cercles figurent Eve, le Serpent, Adam, Abraham, la Vierge, Tecla et d’autres personnages. Pas de commentaires mais c’est écrit en grec.

El Kharga – Bagawat (retour)

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Comment, s’étant libérées du chaperon, sous sommes reconduites par la police

Sur les conseils du Petit Futé, nous voulons rentre à pied en traversant la palmeraie. C’est sans compter sur la vigilance de la Police Touristique qui oppose  un refus catégorique. Il nous faut reprendre la route et marcher au soleil ! Un jeune policier habillé en civil nous escorte d’abord en passant devant le temple de l’Hibis : chantier pharaonique, le temple est déplacé de quelques centaines de mètres pour éviter d’être endommagé par des infiltrations. Nous n’en apercevons que les portiques au-delà du chantier.

Ayant rejoint la route principale nous pouvons nous passer d’escorte.

Nous remercions le jeune soldat, nous n’avons plus besoin de lui. Mais il s’incruste. Impossible de s’en débarrasser. D se fâche et entre dans la palmeraie :
–    «  Toilet ?
–    « heiwa ! toilet ! »
Il ne va quand même pas nous regarder pisser ! Il attend. Je sors mon carnet de croquis et fais mine de dessiner une aigrette. Il attend. On accélère. Lui aussi. Je sors 10 LE
–     « 10 guinées pour toi et khalas ! »
Non !  il n’est même pas vénal.
Il  est même très serviable et arrête le minibus des italiens qui étaient à Dakhla à la pension Mobarez  et qui proposent d nous faire visiter le Temple de Nadura. Nous aussi nous entêtons (nous avons bien tort). Nous sommes franchement désagréables. Rien n’y fait il marchera les 3 km qui séparent le Bagawat de l’hôtel et ne nous lâchera qu’après avoir bien vérifié auprès de la réception que nous sommes logées là. D croise ses poignets, symbole des menottes. Les Egyptiens font semblant de ne rien comprendre. Nous n’allons pas nous vanter de cet exploit auprès de Samer.

Au dîner trois couverts seulement dans la grande salle à manger. Et nous sommes seules ; Samer nous boude. Peut être a-t-il eu vent de notre aventure ? Le bouillon de volaille est délicieux. Mais le « poulet grillé » a servi à confectionner le bouillon, les « légumes sautés » sortent d’une boîte sans préparation supplémentaire. Le maître d’hôtel très chichiteux nous sert avec cérémonie ces mets dont on n’aurait pas voulu à la cantine.

El Kharga : la route de Paris

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9h, départ pour Paris (prononcer Baris),  la plus petite et la plus méridionale des oasis, 90 km au sud de El Kharga.
A la sortie de Kharga, un réservoir de pétrole, une usine dans la plaine sableuse. L’eau stagne en flaques noirâtres peu engageantes. L’eau dans le désert est pourtant le symbole de la vie. Pourquoi cette négligence ?

A gauche une forteresse coiffe une colline : Gouietta que nous visiterons au retour.

Après une étendue sableuse, à nouveau les cultures : blé oignons, maïs, luzerne. Des vaches paissent. Des camionnettes emportent des travailleurs aux champs. A droite : train, à gauche,la ligne électrique. La Nouvelle Vallée est bien équipée en gares proprettes mais vides. Le train de voyageurs, nous le verrons en gare de Paris. Les villages portent des noms fameux : Palestine, Gada (Djeddah), Koweit, Sanaa…Nous nous arrêtons au check point Bagdad !
J’essaie de brancher Samer sur le Projet de la Nouvelle Vallée qui m’intrigue. Sans succès. Gamal Abdel Nasser lui inspire un grand respect, mais il est surtout vénéré par les anciennes générations, précise-t-il, les jeunes ne s’investissent pas dans la politiques, ils sont individualistes.
Pigeonniers sur le bord de la route :
–    « A quoi servent –ils ? A l’engrais ou à la cuisine ? »
–    « aux deux ! »
Aujourd’hui Samer est plus bavard. Il est gourmand et aime bien parler de nourriture. « C’est très délicieux » est une de ses expressions favorites. Son, plat préféré est le lapin à la mouloukhia. J’aimerais bien y goûter.

A l’entrée de Paris Hassan Fathy a construit un village modèle. Inoccupé. Pourquoi les Egyptiens dédaignent- ils ces constructions si harmonieuses s’intégrant bien au décor avec les belles coupoles et la voûte nubienne ? Peut -être parce qu’on ne peut pas les surélever en rajoutant des étages en brique comme dans toutes ces maisons où les fils de fer qui arment le ciment pointent vers le ciel avec les murs inachevés ?

El Kharga – Douch

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DOUCH

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Un peu avant  l’arrivée à Douch,  une dune a barré la route. Des pierres bornent un contournement. Au loin un campement de tentes blanches carrées, l’armée ? Des archéologues ? Non c’est un voyagiste italien qui a instgallé les tentes pour les touristes.

temple perse

Une forteresse coiffe un monticule : c’est un temple Perse de Darius (à vérifier). Magdi le gardien qui m’accompagne parle un peu anglais, un peu français et s’assure que je comprends ses explications.
Nous ne grimpons pas au Temple Perse de briques crues.

maisons romaines

Douch villa romaine

 

Nous contournons la butte. D’autres ruines apparaissent. Nous marchons sur des tessons de céramique qui jonchent le sol : ces poteries sont romaines. Magdi me montre les maisons romaines, je reconnais bien leurs fondations. Plus bas, une basilique copte, on voit le chœur, l’emplacement de l’iconostase et deux rangées de colonnes.

temple

Douch temple

 

Entre les maisons romaines et l’église la voie principale est envahie de sable. Elle mène droit au portique du beau temple de pierre. Trois pylônes gravés à l’égyptienne ont été chacun édifié par trois empereurs romains : Trajan, Domitien et Hadrien. Magdi déchiffre pour moi les cartouches en hiéroglyphes. Sur le troisième pylône , Hadrien habillé à l’égyptienne fait face à Sérapis. Verticalement sur la paroi se succèdent Osiris, Hathor, Thot et Nephtys sur le côté gauche et Amon – Mout – Mât et Sekhmet. En bas on voit les mêmes oiseaux posés sur des lotus comme à Deir-El-Hagar(temples édifiés par Néron à Domitien). Dans la salle hypostyle, Magdi me montre des graffitis « 1801 Giorgos…(illisible, en grec), 1815 Heyde« . Ces premiers explorateurs n’avaient aucun scrupule à graver leurs noms ! (très haut parce que la salle était remplie de sable). A la suite de la salle trois chapelles sont dédiées à la triade Isis, Osiris et Horus. Isis est à l’honneur. Dans les deux petites chapelles Magdi détache un bloc de sel qui ronge les pierres, il me montre les alvéoles des nids de guêpes et les traces des chauves-souris.
Du toit la on  découvre les corniches peintes : bleu, blanc rouge. De l’autre côté, une belle villa romaine a gardé ses peintures murales à motifs géométriques comme du papier peint. Adossée au temple la forteresse romaine construite en briques crues. Magdi me montre la cahette où les archéologues ont trouvé le Trésor de Douch(1.2 kg d’or dédié à Sérapis), on voit également les canalisations romaines, le puits (comblé). Du temps des Romains, l’oasis était prospère.

Nous redescendons au bout d’une heure. Samer, inquiet est monté à ma recherche et s’est perdu. J’essaie de le biper : pas de réseau !

Trouvé sur le net un site passionnant, celui de l’Ifao
http://www.ifao.egnet.net/archeologie/douch/

El Kharga – Visite au Musée de New Valley – farniente à l’hôtel

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kharga : hôtel

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Me fiant au nom du Musée, j’avais imaginé un Musée sur l’irrigation, la flore, la faune…pas du tout !

La chatte Bastet nous accueille en compagnie d’un Ibis. Le premier niveau est consacré à la Préhistoire et à l’Antiquité. Dans les salles immenses les vitrines dispersées présentent les trouvailles provenant des sites de la région des oasis. La présentation n’a rien d’original, des vitrines toutes pareilles avec des étiquettes noir sur blanc. C’est le vide qui met en valeur chaque objet ou chaque série. La foule ne se bouscule pas non plus mais on voit mieux qu’à Baharia les masques funéraires dorés et leurs cartonnages. Une très belle collection de vaisselle funéraire provenant de Balat me plait bien. Tous les sites que nous avons visités sont rappelés ici : Deir-El-Hagar, les objets de Douch de Goujieta…

A l’étage les collections sont plus récentes : coptes, islamiques ou du 19ème siècle. Beaucoup d’objets proviennent d’El-Qasr : plumiers et objets pour écrire évoquent la madrasa, chaussures d’enfant, fez ou tarbouche…certaines viennent aussi de Bashendi. L’objet le plus surprenant est un livre aux pages en bois de sycomore aux fines pages cousues pour faire un vrai livre. A côté sont présentées les tablettes des enfants pour apprendre à écrire, des galettes d’argile, des ostraca-aides mémoires, des galettes d’argiles servant de lettres, parchemins et livres de prières coptes. l ne manque que le papyrus pourtant si courant en Égypte !

un site à consulter

La soirée se passe tranquillement à l’hôtel. Je m’installe sur le banc adossé au mur jusqu’à ce que les moustiques et le froid ne deviennent désagréable ;
Un groupe de français est arrivé. Au restaurant, pour l’occasion, les serveurs ont revêtu chemise blanche et nœud papillon, le riz est trop cuit et immangeable, les mêmes légumes sont présentés dans une terrine avec le bœuf et le tout est appelé pompeusement tagine. Pour dessert de la jelly rose avec trois rondelles de banane. C’est chimique à souhait mais j’adore cela (régression infantile).

El Kharga : courses et téléphone

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courses à El Kharga

A El Kharga,  les rues sont vastes comme les Champs Elysées  et presque vides. Il ne circule que des taxis blancs et verts et des voitures de polices. La capitale de la Nouvelle Vallée a été construite trop grande, trop officielle. Elle contraste avec la vie simple des oasis à Dakhla ou à la foule des villes comme Alexandrie ou le Caire !

Nous finissons à trouver un magasin d’alimentation (invisibles hier) en s’enfonçant dans les blocs d’habitation. A défaut de gastronomie nous avons des yaourts !

Téléphone international

L’expérience du Central Téléphonique est une vraie aventure. Les dames voilées plus trop jeunes n’ont  jamais appelé l’International. Elles ne connaissent pas nos chiffes « arabes », Samer doit leur écrire le numéro.