PREMIER VOYAGE EN EGYPTE 2002

Le muezzin me réveille. Il chante très bien. Son appel est très différent de ce qu’on a déjà entendu au Maroc ou en Turquie, beaucoup plus mélodieux.
6 heures, il y a déjà la queue au Ticket Office. . Le soleil se lève dans les écharpes de nuages avec toujours une ambiance dorée. Comme de grosses bulles de savon? les montgolfières décollent du temple d’Hatshepsout et dérivent lentement dans le ciel se détachant à contre-jour. Les colosses de Memnon sont silencieux. S’ils chantaient encore on les entendrait d’ici.
Après le petit déjeuner Ahsraf propose une cure-miracle : un ami lui a creusé un trou et l’a enterré à moitié dans le sable chaud et cela l’a guéri. Il faut attendre les heures de midi pour que le sable soit assez chaud et que la cure soit efficace.
Tombes des Reines
Nous allons tranquillement à pied aux tombes des Reines. Maintenant que les enfants sont nos amis, nous ne redoutons plus leurs tracasseries. D’ailleurs, les vacances sont finies pour eux ! Ils retournent à l’école. Le bus de ramassage scolaire s’arrête à notre carrefour.
A la tombe de Néfertari, Il n’y a qu’un Egyptien avec deux voilées qui ne s’éternisent pas. J’ai donc la tombe pour moi seule ! C’est vrai que les couleurs sont magnifiques et la finesse du dessin exceptionnelle. La belle Néfertari est vraiment belle ! Des ventilateurs et des extracteurs d’air permettent de respirer normalement. J’ai tout le loisir de profiter de ce moment idéal ? C’est un peu comme dans la salle des momies au Caire. On rend visite à la reine défunte dans le recueillement.
L’émotion et la surprise étaient plus grandes hier dans les tombes des artisans.
Nous visitons ensuite sans nous presser trois tombes au prix de deux. L’une d’elles est celle d’un prince adolescent et d’un fœtus, son petit frère. Le prince a été initié au rôle de pharaon, il porte l’éventail du pharaon en plumes d’autruche, et son père le présente à chaque divinité. L’histoire, très lisible, est touchante. Les fresques un peu défraîchies, mais le dessin est précis. La tombe de la reine Titi est plus décevante. La dernière, en revanche nous offre une visite très plaisante. Maintenant nous sommes plus initiées et nous reconnaissons toutes les divinités. Un enfant avec sa natte est souvent présent c’est le fils de Ramsès III. Sa femme est représentée complètement nue, ce qui, inévitablement, entraîne les commentaires du gardien. Nous terminons très bien notre visite chez les reines et rentrons tranquillement.
A côté du parking, se tient une sorte de bazar, j’achèterais bien la chatte Bastet que nous avons ratée à la vallée des Rois mais celles qu’on nous propose sont trop grossières et la plupart ont des défauts. En revanche, je trouve une écharpe brillante pour 3 Euros.
Les Egyptiens sont passés à l’Euro avec plus de facilité que nous. Ils jonglent avec le change et nous offrent de meilleurs prix.


















