Budapest : les petites rues de Buda

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

 

les petites rues de Buda

On zappe le Musée Historique pour rejoindre les jolies rues colorées de la colline de Buda sous le soleil. Nous les avions photographiées autrefois un dimanche matin de juillet, tôt. Nous recommençons l’exercice avec moins de bonheur : les voitures encombrent, les façades sont dans l’ombre.

le corbeau de Matthias Corvin

Pique-nique dans un petit jardin au pied de l’église Matthyas, au même endroit qu’il y a cinq ans. L’église est en ravalement : nous ne pouvons voir qu’une partie du toit en tuiles colorées vernissées. Sur un clocheton, le corbeau de Matthyas Corvin (volatile plus sympathique que l’aigle Touroul).

La première fois, nous avions patienté des heures avant de pouvoir visiter l’église. Les touristes n’étaient pas les bienvenus pendant la messe et interdits jusqu’à 13heures. J’avais été déçue par le néogothique, trop neuf, trop 19ème siècle. Aujourd’hui je découvre les peintures qui décorent entièrement l’intérieur avec un œil plus indulgent. Au lieu de voir un ersatz de Moyen Age, j’imagine une composition préfigurant les Symbolistes ou même l’Art nouveau. Considérant l’ensemble, imaginant le Couronnement de François Joseph et d’Elisabeth, Liszt dirigeant lui-même la Messe du Couronnement que nous avons entendue dimanche, je deviens moins critique. Les motifs géométriques aux teintes brunes réchauffent la pierre. On dirait presque du velours ! Ce n’est pas Chartres ni Reims ! D’ailleurs, Vézelay que j’aime beaucoup doit son aspect actuel à Viollet-le-Duc qui agissait dans la même période !

Le Dnube et le Parlement vus du Bastion des Pêcheurs

Les guides insistent pour qu’on entre à l’Hôtel Hilton pour voir le cloître : attraction surfaite, d’ailleurs la bâtisse est monstrueuse et défigure la colline !

Nous avions découvert la vue du Danube du Bastion des Pêcheurs à notre première visite : le Parlement, les clochers de Budapest. Nous avions bien aimé. Nous y retournons.

palais Gresham

Je rentre à pied descendant les escaliers, par le Pont des Chaînes. Le Palais Gresham Zsigmond Quittner 1907 (four Seasons Hotel) brille de toutes ses mosaïques dorées face au soleil couchant. Notre hôtesse dans son tour de la ville la nuit nous avait montré les sculptures ornant la façade bien éclairées. De jour, elles ont moins de relief et l’ensemble est presque sobre – tout au moins très harmonieux. Les bandes de mosaïque scintillent mais sans excès, les courbes caractérisent l’Art Nouveau. C’est sans doute mon bâtiment préféré à Pest !

Pour profiter des derniers rayons du soleil, je prends le Corso, le  Sofitel et le Maryott aux façades lisses de verre défigurent l’ensemble. La Redoute de Pest a été restaurée. Malheureusement la bâtisse et vide et cela manque de vie.

 

Budapest : Colline du Château et Galerie Nationale Hongroise

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Château des Habsbourg

Bus 16 sur Deák Ter.

Ouverture de la Galerie : 10 heures.

De la terrasse surplombant le Pont des Chaînes, vue magnifique sur Pest, dans l’axe du pont, la grande coupole de la Basilique Saint Etienne,  à gauche le Parlement. La brume du matin adoucit les couleurs. Les arbres roux ajoutent leurs oranges et leurs ors.


La Galerie située dans le Château des Habsbourg a été rénovée récemment.Les sols  brillent, les ascenseurs sont modernes.

Au 3ème étage une rotonde présente des sculptures contemporaines.

Au 2ème, dans de belles salles neuves sont exposés les peintres hongrois du 20ème siècle. Nous sommes séduites par les tableaux très colorés de Ferenczy Károlyi : Beechwood 1906, Octobre 1903. Un peu plus loin Beguy Joszeph et Szöny Istvan Cszontvary 1902 et Rippi Ronay 1889. Je recopie les noms et les dates dans l’espoir de glaner sur Internet un peu plus d’explications.

Il n’est pas étonnant que la peinture ait fleuri à Budapest à la Belle Époque alors que la ville se couvrait d’immeubles délirants et que la grande Hongrie s’étendait de l’Adriatique à la Transylvanie.

 

Les peintures antérieures du 19ème siècle sont moins bien mises en valeur dans une aile peu éclairée sur des cimaises anciennes . En écho à l’Exposition Hodler d’ hier, quelques tableaux symbolistes valent autant pour leur cadre que pour la peinture étalée sur le canevas. Des peintures historiques ne me plaisent guère. Si je connaissais mieux  l’histoire de la Hongrie, ces scènes m’auraient amusée. Les représentations de la vie rurale – sans préjuger de la qualité esthétique – m’intéressent. Une curieuse caravane de dromadaire à Sarajevo rappelle que l’Orient commençait aux portes de Vienne !

Les salles « gothiques » réveillent notre intérêt : surtout des retables et de bois sculptés. 1520 ! C’est bien tardif pour du gothique ! Surtout que le  roi Matthias (1458-1490) est représenté comme un prince de la Renaissance ! La facture est parfois maladroite, moins raffinée que ce que l’on connaît en Occident.

 

Dernière  visite : l’Exposition d’Art Brut d’ Autriche et de Hongrie, œuvres de patients d’hôpitaux psychiatriques, collectées par des psychiatres persuadés de leurs vertus thérapeutiques, ou d’amateurs d’art éclairés. De nombreux artistes se sont intéressés à l’Art Brut notamment Dubuffet. Les œuvres sont variées souvent inégales. L’exposition se termine par les passionnants carnets du comte Ernö Teleki.

 

La fontaine du roi Matthyas

A la sortie de la Galerie, la brume s’est levée, il fait un temps magnifique sur la terrasse.  Du château des origines de Béla IV (1236-1270) ou de celui de Matthias Corvin (1458-1490) il ne reste rien de visible. L’imposant château est habsbourgeois élevé d’abord par Marie Thérèse et agrandi par François-Joseph. Néo-baroque, ou néo-classique, ces énormes ailes symétriques et leurs colonnades, tout est écrasant de solennité et d’ennui.

La statue équestre du Prince Eugène de Savoie retient notre attention. Non parce qu’elle est belle mais parce que le personnage est singulier : vainqueur des Turcs en 1697 .

La fontaine du roi Matthias, au coin de la vaste esplanade, :est une composition aux lourdes statues de bronze représentant une scène de chasse.  Le roi a abattu un cerf, ses chiens occupent le devant de la scène. La jeune fille Ilona caresse une biche. Symétriquement un homme cagoulé porte un faucon. Cette scène est inspirée d’un poème de Vörösmarty. Je n’ai guère de goût pour la chasse ou pour les scènes grandiloquentes mais j’en reconnais l’utilité pédagogique : le roi Matthias prend ainsi figure comme homme de la Renaissance, l’homme cagoulé est un poète italien et Vörösmarty cesse d’être uniquement le nom de la place où se trouve la pâtisserie Gerbaud !

Au milieu de l’esplanade, à la place d’honneur, non pas un souverain ou un général mais un palefrenier en tenue des cavaliers de la puszta. Étrange, un simple serviteur au pied  de l’étalon. J’aurais plutôt pensé à la statue équestre d’un roi de Hongrie !

Une autre statue intéressante: l’Aigle Touroul saisissant un glaive : énorme. On le voit de l’autre côté du Danube ! Symbole des magyars ? Toutes les grandes dynasties ou nations (même les USA) on choisi des aigles pour emblèmes Une vaste cour carrée néo-baroque ( ?) encore une fois, l’historicisme Habsbourg ou Napoléon III m’assomme.

Budapest : Bains Gellert

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Lion Arrt Déco

Nous empruntons d’abord le Corso sur la rive  du Danube, bordé de jolis de cafés et restaurants grecs ou italiens. La promenade serait très agréable sans le chantier du métro 4 .

L’hôtel Gellert est en ravalement. La  fontaine de céramique turquoise est surmontée d’une coupole ajourée en béton, sobre,  qui jure un peu avec les décors tarabiscotés de la façade chargée des balcons contournés des ferronnerie- nouille du bâtiment .

Un peu intimidées, nous poussons la porte à tambour . Le hall d’entrée circulaire est assez convenu, pour un 4étoiles, nous avons vu des lobbies plus extravagants ! L’entrée des bains se situe sur le côté dans une rue en pente raide. Tout concourt à une expérience aussi esthétique que délicieuse. Seule la tenue des curistes dépare. On les imaginerait vêtus de peignoirs élégants. Le hall est peuplé de Hongrois et d’Allemands très âgés et très décrépis ainsi que de touristes en goguette. Évidemment tout est écrit en hongrois (sauf le tableau des prix, liste interminable et sibylline). Nous choisissons une entrée avec cabine. La dernière fois nous avions pris seulement la consigne (locker) qui nous avait contraintes à nous déshabiller devant les autres. (3400ft=12€).

Comme tout est écrit en Hongrois, nous dépassons la porte d’entrée et nous engageons dans un long couloir souterrain. Une dame tout de blanc vêtue nous demande notre ticket. Nous ne sommes pas à la bonne adresse. Il faut retourner dans le hall et prendre la première porte juste après les comptoirs. Les cabines sont très spacieuses avec une  banquette. L’armoire, en bois.

la piscine et ses péristyles

La piscine est une merveille Art Déco. Les colonnes à motifs compliqués sont toutes différentes. Griffons et  lions crachent des jets d’eau. La lumière naturelle traverse la verrière. Le carrelage blanc à motif bleu est élégant. L’eau est assez fraîche par rapport à l’air surchauffé, température est parfaite pour nager. Je me fixe le contrat de 10 tours. Ici, le sens giratoire est respecté sauf par les enfants qui se font siffler par des surveillantes en tenue d’infirmières. Les murs carrelés de bleu marine sont surmontés de mosaïque bleue et décorés de poteries. Mais on a disposé des chaises en plastique rouge du plus mauvais effet. Le solarium se trouve à l’étage avec des chaises longues plus confortables. On le devine derrière des balcons de ferronnerie blanche. Il est complet. Au fond de la salle, derrière une fontaine décorée par une statue,des baigneurs s’entassent dans un bassin en demi-lune d’eau chaude avec des remous.

colonnes

Beaucoup plus calme que la piscine fraîche et mixte, derrière une porte secrète se trouvent les « bains thermaux réservés aux femmes » (symétriques, ceux des hommes) où  règne une ambiance moite, amortie, intime. Les femmes se promènent  enroulées dans un drap blanc ou dans leurs serviettes et se douchent nues. Deux bassins demi-circulaires sont installés dans une belle salle toute tapissée de mosaïques colorées. Le plafond en berceau est éclairé par des pavés de verre épais qui éclairent comme dans un hammam turc (en plus moderne) Nous trempons dans une eau à 36° dans la pénombre. Nous aurions pu choisir le bassin à 38° mais il n’est pas conseillé de rester trop longtemps dans l’eau chaude. La première fois que j’étais venue, s’ébattaient des jeunes japonaises nues et joyeuses. Aujourd’hui, pratiquement toutes les femmes portent un maillot. On peut rester longtemps à conditions de ne rien faire, assises sur le banc carrelé à se laisser masser par les remous. Le jour décline, nous attendons la tombée de la nuit : resterons nous dans le noir ou la lumière va-t-elle tout éclairer. Seule zone colorée et éclairée : les douches, ravissantes. Heureusement j’ai apporté mon flacon de savon liquide.

 

Budapest : les Halles Centrales

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 20008

ail et paprika

Les Halles Centrales sont au bout de notre rue.

C’est un beau bâtiment à la structure métallique, aux claires verrières et au toit vernissé de majolique de Zsolnay.

A l’étage on peut acheter des broderies, du cuir, des babioles pour touristes.

Au rez de chaussée se trouvent les étals de légumes et de fruits très bien présentés. Des guirlandes de piments, des tresses d’ail relevées de paprika décorent les boutiques des marchands d’épices. Nous achetons des tranches de mortadelle et de jambon. Nous accompagnerons les carottes râpées de paprika. Le raisin est très bon marché ainsi que les pommes. Je me laisse tenter par une pâtisserie roulée aux graines de pavot et un strudel aux pommes et au noix. Le gâteau au fromage était lui aussi bien appétissant.

Budapest : le Parc des Statues

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

le Soldat soviétique venu délivrer la Hongrie du nazisme qui est un peu trop resté

Itinéraire :

Ferenciek Ter : autobus 7-913 rouge double à soufflet jusqu’au terminus Etele Ter

Bus Volan (400ftA/R) quai 7-8

Nous sortons de Budapest dans la campagne.

Les statues

Sous les bottes de Staline

Les statues de l’ère communiste déboulonnées ont été réunies ici et mises en scène. On remarque tout d’abord, isolées sur une esplanade, dominant tout de leur hauteur : les bottes de Staline. Ces bottes appartenaient à une statue gigantesque démolie par la foule en 1956 dont il ne reste qu’une photographie que nous verrons dans l’exposition. Elles ont une signification particulière : ne dit on pas : « sous la botte de Staline… ». Ces bottes écrasaient aussi bien les opposants que les nations satellites.

Un portique de brique au fronton classique, mais barré par un mur rouillé, accueille le visiteur. Volonté de mettre en scène cette façade creuse, décor de théâtre vide. Deux niches abritent Lénine et de l’autre côté Marx et Engels.

briquets, étoile, faucille et marteau

A  l’entrée, d’une vieille radio s’échappent des chants révolutionnaires. Une « boutique » présente divers objets portant l’étoile rouge. Une Trabant est garée là.

Le premier colosse est le soldat soviétique qui tenait compagnie à la Statue de la Liberté brandissant sa palme sur la colline Gellert. Soldat de l’Armée rouge, il a libéré Budapest mais, d’après notre propriétaire, son tort est d’être resté.

la foule manifestant

Vis-à-vis des autres monuments, je suis plus indécise. Toute ma sympathie va aux volontaires hongrois de la Guerre d’Espagne, punis ici. L’énorme prolétaire à casquette et aux chaussettes russes, qui semble s’élancer par-dessus les arcades de brique, n’éveille chez moi aucune répulsion. Ni le globe terrestre entre deux mains symbole d’une Internationale prolétarienne révolue maintenant, que la Globalisation est celle des compagnies capitalistes. Que penser de cette composition : une manifestation réprimée par la troupe. Un révolutionnaire,  Béla Kun, harangue la foule. Ce groupe me plait bien. Où était-il ? A Budapest ? D’autres statues sont tristes. Un martyre géant crie sa souffrance.

Un document vidéo : « la vie d’un espion » montre comment le régime recrutait ses informateurs – souvent par chantage – Découvrant une faute professionnelle, une fraude, une erreur, on enrôlait un agent pour espionner ses concitoyens. Espionnage minutieux, souvent minable.

 

Budapest by night

CARNET DE BUDAPEST Toussaint 2008

Pont des chaînes et château


Après dîner, Madame Haas, notre logeuse,  vient nous chercher pour un tour « Budapest by night » à bord de sa voiture. Il y a très peu de circulation le dimanche soir. C’est une virée très agréable. Les monuments sont très éclairés. Nous les mitraillons avec nos appareils photos, pire que des Japonaises !

Je suis très fière d’avoir réussi la Colline du Château et le Pont des Chaînes que madame Haas préfère appeler pont Széchenyi pour honorer la mémoire de ce grand Hongrois.

Buda illuminée

Certains bâtiments sont à leur avantage la nuit : les statues de la Place des Héros, l’ange Gabriel du haut de sa colonne, nous les avions snobés ce matin dans la foule encombrés de touristes et de cars. Notre hôtesse nous raconte le pacte de sang conclu entre les premiers Magyars, cavaliers de bronze. Elle raconte très bien l’histoire de son pays et nous avons une véritable visite guidée historique

La Gare de Budapest

Budapest : Bains Széchenyi

CARNET DE BUDAPEST Toussaint 2008

 

Bains Szechenyi - collage


Le petit lac du Bois de Ville ressemble à celui du bois de Boulogne. Aujourd’hui, dimanche, il est très fréquenté par des familles qui vont au Zoo juste derrière.

Des baraques de chantier gâchent un peu l’entrée des Bains Széchenyi. Les beaux escaliers, les stucs blancs se détachant sur la peinture ne ne feront pas de belles photos cette année(on les a déjà faites autrefois !). En revanche, à l’intérieur peu de changements sauf de belles cabines neuves en pin. On se débrouille bien. Ce n’est pas plus compliqué qu’à la piscine de Maisons Alfort !

Les gens se promènent dehors en tenue de bain malgré la température automnale environ 12°C. je me donne comme objectif 20 longueurs du beau bassin de 50m mais ne remplirai pas mon contrat . C’est vraiment très agréable de nager cette distance et il y a très peu de gens dans l’eau.

Bains Szechenyi - carrousel et bouillons

Nous passons ensuite dans le bassin à 32°C qui a en son centre un bassin à bouillons et autour un fort courant qui entraine les baigneurs à la grande joie des enfants qui s’agrippent aux parois, se cognent et crient. C’est le seul endroit animé des thermes. Ailleurs règne le calme. Des bouillonnements jaillissent de temps en temps en surface. Chacun se précipite pour se trouver au bon endroit.

Nous terminons la baignade extérieure dans le bassin à 35°C où se disputent des parties d’échecs. Dans l’eau chaude personne ne bouge. Il n’est pas conseillé non plus d’y rester trop longtemps.

A l'intérieur : porphyres!

A l’intérieur nous essayons des piscines carrelées à l’eau verdâtre, thermale ou encadrée de balustres de « porphyre ». Nous plongeons dans une demi-lune à 38°C. la dernière étape aurait dû être le bain de vapeur (60°-80°C), bondé, les gens s’y pressent debout.

Trois heures plus tard, nous rentrons en métro jaune et sortons devant la pâtisserie Gerbaud. La rue Vaci  nous conduit directement à la maison.

Place des Héros et Musée des Beaux Arts

BUDAPEST – Toussaint 2008

Ferdinand Hodler

Le ciel est dégagé.  Pourquoi ne pas aller piqueniquer au Bois de Ville? Nous irons ensuite aux Bains Széchenyi et auparavant voir l’exposition Klimt au Musée des Beaux Arts. Klimt  va bien avec Budapest !

 

la place des héros, on a préféré la nuit!

Métro jaune

Le Métro jaune est le plus ancien métro d’Europe. Il a gardé son décor d’époque, ses carreaux blancs (les mêmes que les vieilles stations parisiennes) ses portes en bois vernis. Les rames modernes sont plus petites que dans les autres lignes.

 

¨Place des Héros

Nous descendons à Hösök Ter, la Place des Héros, une immense esplanade  avec le Monument du Millénaire (mille ans après  l’installation des Magyars en 996) grandiloquent. Arpad et ses guerriers de bronze entourent la colonne tandis que d’autres Hongrois fameux se tiennent debout entre les colonnes d’un portique arrondi.

Deux musées de peinture se font face,  bâtiments néo-classiques imitant des temples grecs avec fronton peint et doré.

 

peinture

Pas d’exposition Klimt,repoussée à 2010, je suis bien déçue!

Hodler - vérité

A la place, Ferdinand Hodler, un peintre symboliste suisse (1853-1918). Les paysages sont très intéressants et plaisants, séries d’arbres, montagnes suisses et lac de Genève.  Il a peint également d’énormes compositions symbolistes ou religieuses où les personnages hiératiques sont assez sinistres. Ces tableaux ont été exposés avec ceux des peintres du Mouvement Sécession. Il me semble en avoir vu au Pavillon Sécession de Vienne. Les figures féminines sont relativement légères tandis que les personnages masculins sont carrément sinistres, statiques, inhumains.

A l’étage, nous parcourons les collections permanentes. D’abord les peintres espagnols puis les flamands.

Je m’exclame un peu trop vite :

–          « j’ai horreur de cela ! »

Je regarde les étiquettes : ce sont des Gréco et Zurbaran. Grands maîtres, peut être, mais tableaux grandiloquents, visages révulsés et religiosité trop espagnole (je ne suis pas d’humeur, deux messes ont suffi !). Les Flamands me plaisent bien. Je pourrais rester des heures à détailler certaines scènes truculentes. Comme toujours je sature au bout d’un certain  temps. Je reste concentrée le temps d’une exposition à lire les explications, à comparer des tableaux. Ensuite il faut passer à une autre activité !

Lisztiades du dimanche matin

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Liszt

Une affiche annonce les Lisztiades, une série de concerts, justement aujourd’hui dans l’ église toute proche  sur Marcius 15, la place en contrebas du pont Erzebet à cinq minutes de chez nous.

9h40, messe en Hongrois. Pourquoi attendre dehors au froid sous le ciel gris ? Nous prenons place dans l’église. Un groupe d’une dizaine d’hommes très bruns à la mine sombre ressemblant à des Turcs, dans les bas côtés, se dirige vers le chœur. Sur le mur est peint un mihrab. L’église du XIIème siècle a disparu. A sa place, une église à moitié gothique (vers le chœur) mi classique. La paroi est entièrement peinte, sommairement dans le fond gothique, imitant le marbre dans la partie classique. Pendant l’occupation turque, elle a servi de mosquée, le mihrab est resté.

La messe s’éternise. Il est pourtant 10heures. Nous sortons et guettons les éventuels mélomanes. Il n’y en a pas. Finalement un monsieur nous explique en anglais que le concert est prévu à 10 heures et qu’il n’est que 9h. Nous avions oublié le changement d’heure !

Une heure plus tard, l’église se remplit à nouveau. On distribue des cartons plastifiés en latin. Prise de doutes je cherche quelqu’un qui parlerait une langue compréhensible. Une vieille dame parle allemand :

–          « ein Konzert ! Nein ! » dit elle d’un air indigné.

Un homme plus jeune, en anglais :

–          « c’est la messe mais c’est aussi le concert, vous pouvez vous asseoir avec nous ! »

Deuxième messe de la matinée ! Nous retournant, nous découvrons un  très bel orgue. Les chœurs sont installés au dessus de nous. La musique de la messe est très belle. Après le Kyrie Eleison, le prêtre continue la messe, en Latin, puis un monsieur en civil fait un  sermon en Hongrois, interminable qui nous fait fuir, un peu déçues.

 

Promenade dans le quartier et tour de ville en tramway

CARNET DE BUDAPEST Toussaint 2008


 églises du quartier et Halles Centrales

A proximité de la rue Veres Palnél’Egyetemi Templom – église de l’Université – (1725-1742), est très, très baroque,  entièrement peinte à fresques qui s’écaillent un peu.L’église serbe orthodoxe sur Veres Palné, peinte de jaune d’or. Malheureusement fermée.

 

souvenirs 1

Le Marché central est fermé, passé 3 heures.

A ses abords la chaussée du Petit Boulevard est défoncée par les travaux de la construction de la Ligne 4 du métro.  Le pont est également en chantier. Cela enlève du charme à la promenade !

souvenirs 2 au marché

 

Promenade en tramway

 

Il y a 5 ans, nous avions parcouru Budapest en tramway. Ne disposant pas du plan  des trams,  nous nous remettons  au hasard. Le long du Danube   le tramway n°2 remonte les quais, contourne le Parlement, et s’arrête à proximité du Pont Marguerite. Nous voyons défiler les monuments de la colline de Buda sous le soleil. Les tramways 4 et 6  passent sur le pont par Margit Korüt jusqu’à la place Moskva Ter, correspondance de nombreuses lignes de tramway, d’autobus et du métro. Cette place  est laide, occupée en son centre par un vilain édifice en béton. L’escalier nous conduit à l’arrêt du petit bus n°16 qui monte à la colline du château. Au lieu de descendre au château où il y avait foule nous avons préféré nous laisser brouetter. Le bus a parcouru toute la colline du Bastion des Pêcheurs au Château puis traverser le Danube sur le Pont Széchenyi pour finir sa course au terminus à Deák Ter.

Les boutiques de fringue

La grande place Vörosmarty est  bordée de petits palmiers dans des caisses de bois. La Pâtisserie Gerbaud occupe un côté du rectangle, les deux autres sont bâtis de grands magasins de construction neuve, immeubles de verre jurant avec l’ensemble Belle Epoque du quartier. En face de Gerbaud, la rue Vaci est bordée des magasins  de toutes les enseignes de « marques » Zara, Puma, Adidas, H&M… tandis que Lacoste, Armani, et Gucci se trouvent autour de l’hôtel Méridien de Deák Ter . Cette culture des « marques », globale et homogène, m’ennuie. Que les maisons de grand luxe aient une succursale dans chaque capitale ne me choque pas, mais que la rue Vaci ressemble à Créteil Soleil, manque singulièrement de poésie. D, rentrée en métro, a acheté un joli bouquet de dahlias et chrysanthèmes à une vieille dame à la station du métro.