LITTÉRATURE ISRAÉLIENNE
Puis, tombe amoureuse d’un père de deux enfants. Une famille recomposée emménage dans un nouvel appartement. Nouvelles difficultés, réaction des parents, des enfants…
C’est une lecture assez pénible.
carnets de voyage et notes de lectures de miriam
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LITTÉRATURE ISRAÉLIENNE
LIRE POUR LA GRECE
Au tout début des années 2000, le village olympique en chantier, tout est déjà en place pour annoncer la crise grecque qui éclatera 10 ans plus tard.Le genre littéraire le plus à même de faire ressentir les failles dans la société est encore le roman policier.
Corruption à grande échelle dans les chantiers des jeux olympiques? Opacité du de la spéculation immobilière? Intervention de l’extrême droite – pas encore Aube Dorée mais cela y ressemble – magouilles télévisuelles, harcèlement journalistique?
Qu’est-ce qui a poussé au suicide trois personnalités en vue à Athènes? Quel scandale? quel chantage?
Le commissaire Charitos en arrêt maladie, va mener une enquête officieuse et discrète.
Rien ne nous sera épargné des embouteillages d’Athènes ni de la canicule qui s’installe au début de l’été, nous apprendrons les meilleurs itinéraires et les rues qu’il vaut mieux éviter…un peu longuet quand on n’a pas le cerveau d’un chauffeur de taxi (je n’ai jamais conduit dans Athènes préférant le taxi ou le métro). mais cela fait couleur locale. Couleur locale, ou plutôt gouts, les recettes d’Adriani la femme du commissaire qui est une fine cuisinière.
Machos, les Grecs? Sûrement! La place traditionnelle de la femme est à la cuisine et même les jeunes futées savent qu’il vaut mieux la jouer « courge » si elles veulent arriver à se marier. Si on va plus avant dans la lecture, on voit qu’elles tirent les ficelles, et sont de hardies femmes d’affaires et d’anciennes résistantes.
Parce que le souvenir de la résistance à la Junte est encore très vif, les communistes ne sont pas encore tous désabusés. Les liens dans les cachots « Bouboulina » sont très forts….
Cette citadelle est-elle Paliokastro, nid d’aigle perchée dans les montagnes sauvages d’Épire, assiégée par l’armée ottomane pour soumettre les palikares irréductibles? Est-ce le monastère du Prophète Elie où les moines ont conservé les manuscrits, la langue grecque, les traditions, cachés dans ses grottes qui ont abrité les fugitifs et les résistants?
La mémoire se trouve-t-elle dans les manuscrits, dans le journal d’Isidore, le bibliothécaire du monastère qui a raconté dans les marges de son Évangile la chute de Paliokastro. Ou se trouve-t-elle dans les chants des aèdes, dans les contes que racontent les femmes? Ou dans les pierres, les marbres, les tombes recélés dans la terre grecque?
L’action traverse les temps:
1789, siège de Paliokastro,mais aussi année des Droits de l’Homme, velléités des Philhéllènes occidentaux d’aller au secours des Grecs qui luttent pour la liberté.
Fin du 20ème siècle, au monastère, un écrivain essaie de retracer l’histoire de Paliokastro. Confrontation de la civilisation moderne et marchande à la tradition.
« Il y a des millions de gens dans l’histoire qui se sont battus pour une religion ou une autre, qui se sont sacrifiés pour une idée, pour la liberté ou pour la démocratie. mais a-ton entendu que quelqu’un ait accepté d’endurer prison et tortures, de se faire fusiller pour une banque? »
Temps immémoriaux qui se souviennent d’Homère, des dieux de l’Antiquité.
Roman historique, mais pas que.
Il raconte la lutte sans concession pour la liberté. Il raconte aussi la transmission de la mémoire, de la langue grecque. C’est aussi une réflexion sur la place de la Grèce, charnière entre l’Occident et l’Orient. Critique acerbe de l’Orientalisme, des « Itinéraires », de l’hypocrisie des grandes puissances, et maintenant de la civilisation marchande. En écho à mes lectures récentes de Saïd.
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« Nous croyons que les étrangers respectent notre pays et notre passé parce que nous les voyons venir en masse admirer nos antiquités, parce qu’ils écrivent une foule de livres sur nos ancêtres, qu’ils se réfèrent sans cesse à notre civilisation. Mais tout ce la c’est de la comédie et rien d’autre. Au fond ils se fichent pas mal de nous, mais notre présence les dérange. Oui cela a l’air de te surprendre mais c’est comme ça. Si nous n’existions pas, si nous avions disparu de la face du monde comme tant d e peuples, ils seraient bien plus libres de faire ce qu’ils veulent avec notre histoire, de l’interpréter selon leur, bon plaisir, de la tailler et de la recoudre à leurs mesures, se l’approprier peu à peu. Tu n’as qu’à lire les récits de voyages et autres « Itinéraires » des voyageurs européens qui sont venus visiter la Grèce à partir du XVIIème siècle; et tu verras, tu comprendras…Ils sont toute admiration devantles ruines, ils adorent les paysages grecs, mais ça dérange qu’il y ait encore des Grecs, ils le disent , ils l’écrivent' »
J’ai aimé cette fresque colorée, ces personnalités fortes, ces images saisissantes. L’auteur décrit avec minutie l’installation de l’armée turque, avec ses janissaires mais aussi ses tanneurs et ses bourreliers. Il raconte la vie des palikares et des femmes sur cette terre aride, leurs légendes, qui les rattachent à l’antiquité.
« Nous avons tout essayé pour trouver le salut, tout sauf les contes.
Il faut faire vite. Avant qu’ils ne soient frappés d’interdiction »
LIRE POUR LA GRECE
Un très joli récit!
C’est l’histoire de Vanguelis et de Sophia qui se sont éteints en 1970 après une longue existence de 103 ans. L’histoire de leur village, si pauvre du temps de leur jeunesse, que les bulldozers des chantiers détruisent, tandis que s’étend la banlieue d’Athènes.
Entre la vie rurale d’un journalier parti se vendre à un riche propriétaire, une pioche et une besace à l’épaule et la vie moderne…deux guerres mondiales sont passées, des luttes sociales, la vie a bien changé.
J’ai surtout aimé le début, le récit de jeunesse, quand la pauvreté se définissait par la quantité d’huile nécessaire pour allumer la veilleuse. Quand un séisme a asséché les sources du villages et que Yorghis, le sourcier a retrouvé l’eau mais perdu la vue. Quand Vanguelis a trouvé une statuette de marbre et en est tombé amoureux…Le merveilleux se mêlait alors à la vie quotidienne, les superstitions, et même les dieux d’autrefois et les animaux parlaient aux hommes. Quand on crucifiait vraiment le Christ dan les villages pendant la Semaine Sainte..
Vanguelis et Yorghis ont vu la guerre, le front, ils ont parcouru la Grèce avec une charrette.
L’électricité s’est répandue.. le merveilleux a cédé la place à la modernité.
LIRE POUR LA GRECE
Merci tout d’abord à Eimelle qui l’a fait voyager et découvrir à plusieurs blogueuses – livre voyageur donc, occasion de partage de la joie de lire!
Cette lecture tombe à point alors que je prépare un prochain voyage dans les îles grecques.
Lecture agréable et fluide, les 187 pages se lisent presque d’un trait. Lecture estivale, solaire. Lecture fluide, agréable, facile, estivale…
Un roman d’amour, et de deuil. Marie, belge, revient avec ses enfants à Patmos dans la maison de son mari décédé récemment. Ils se sont aimés, elle redoute le retour dans la maison vide.
Coïncidence, son amant débarque. Passionnément aimé avant son mariage, et même pendant. Tragédie pour ces gens de théâtre?
Patmos est le cadre de vacances à la plage, de dîners à la taverne. Patmos des estivants, des habitués, adoptés par les Grecs. Pas de tourisme culturel, pas trop de folklore. L’auteure reste sur le mode mineur. Jean, c’est son mari pas l’Evangéliste. Et c’est très bien ainsi.
Pourquoi entourer de secret la destruction de Sodome?
De la littérature grecque sans aucune couleur locale. Si vous cherchez des souvenirs de vacances dans les îles, passez votre chemin! Pas non plus de référence à l’Antiquité classique. D’ailleurs la Grèce a été engloutie comme toute l’Europe du sud dans le Grand Débordement.
Trois continents ont pris le deuil pour que sorte de terre cette maudite purulence mauve, qui rend fous les civilisés plus que l’opium.
L’allusion biblique à la destruction de Sodome est plus pertinente: la Colonie se trouve sur l’emplacement d’une Mer Morte mauve et mortifère dans un désert infranchissable commençant dans la vallée du Jourdain.
Sodome, ville de tous les péchés symbolise-t-elle la perversion de la Compagnie des 75, multinationale faisant régner l’horreur économique et la tyrannie en commercialisant le sel mauve – drogue mystérieuse – d’où elle tire des profits insensés en réduisant les colons l’exploitant en esclavage?
Je lis peu de Science Fiction et cette lecture m’a été un peu pénible. Même si la construction est extrêmement sophistiquée, même si le propos est très intéressant : critique du totalitarisme, conditionnement des esprits, utilisation de la religion dans l’asservissement des personnalités.
« Sinon vous sauriez ce qu’une démocratie fait d’abord quand la sécurité est menacée: supprimer les droits individuels, limiter les libertés. »
Même si le livre critique le monde d’aujourd’hui, j’ai eu du mal à accrocher à cette lecture. Je ne me suis attachée à aucun des personnages sauf peut être au rédacteur de mots croisés. Ce monde étrange sans balises m’a semblé trop artificiel pour que je m’y attarde.
Une jolie surprise!
Un court roman qui commence par une histoire de pirates bien saignante, avec abordages pittoresques, qui tourne court et se poursuit avec un miracle rocambolesque en Angleterre pour se terminer dans un village grec perché. Nous allons de surprises en surprises. Jubilatoire! On esquisse un sourire, pour pouffer franchement. et plus on avance dans la lecture, plus c’est drôle!
LIRE POUR LA GRECE : CEPHALONIE

C’est le roman de Céphalonie, 1940 – 1993, racontant trois épisodes tragiques de l’occupation italienne et allemande et le massacre des Italiens par les Nazis en 1944, la guerre civile grecque qui suivit la seconde guerre mondiale et le séisme de 1953 qui ravagea toute l’île, puis la reconstruction, le début du tourisme. Roman historique, donc, qui embrasse toute l’histoire de Céphalonie puisque le Docteur Yannis essayait de la raconter et que sa fille Pélagia continua l’œuvre inachevée.
Roman historique, roman de guerre racontée par un soldat italien, Carlo, l’omosessuale, enrôlé pour l’amour des hommes. Guerre en Albanie dans les neiges et le froid des montagnes de l’Epire, puis occupation de Céphalonie. Carlo comprend rapidement la vanité des campagnes fascistes, dégoûté de la guerre il se conduit en héros pour sauver ses camarades. Il faut être gonflé pour mettre des mots (grossiers) dans la bouche de Mussolini et de Metaxas ! L’analyse des stratégies hésitantes et des erreurs du commandement italien est-elle rigoureuse ? Les positions très sévères envers les partisans communistes de l’ELAS et les atrocités qu’ils auraient commises m’ont interpellée. Je suis souvent perplexe devant les romans historiques. Je regrette que JEA ne soit plus là pour combler mes lacunes.
Ne pas se laisser abuser par la couverture montrant un couple s’embrassant sur un ponton, ce n’est pas un roman à l’eau de rose. C’est aussi un roman d’amour. Pélagia se fiance à Mandras, un jeune et beau pêcheur qui partira à la guerre et rentrera méconnaissable.
L’occupation italienne impose le logement d’un capitaine italien. Il y a du silence de la Mer dans le récit. Rejet de l’occupant mais cohabitation obligée. Le capitaine Corelli est un musicien, c’est aussi un amoureux chevaleresque.
La peinture de la vie Grecque et des villageois est un peu folklorique. Peut être égaient ils vraiment ainsi dans les années 40 ? Empathie pour cette société archaïque avec ses fêtes, la vie paysanne, les animaux, mais aussi critique de la situation des femmes. Les femmes du roman sont fortes et actives mais elles subissent encore les préjugés traditionnels.
Louis de Bernières est un britannique dans la tradition des Durrell ou Fermor et Chatwyn, amoureux de la Grèce, mais l’écriture n’a pas le souffle de ces écrivains. C’est un excellent livre pour Céphalonie
CARNET PELOPONNESE CRETE 1999
Agia Triada
Le site archéologique est beaucoup plus petit que celui de Phaistos. Pas de cour centrale ni de Propylée, seulement des appartements royaux tapissés de gypse. Nous sommes un peu saturées de sites minoens. Nous n’avons pas de plan Nous nous promenons tranquillement sous les grands pins qui embaument sans trop nous soucier de comprendre.
AGIOS GIORGOS
Plage déserte découverte hier : Agios Giorgos. Elle n’est plus tout à fait déserte mais la famille qui était installée décampe à midi. La nouveauté c’est le vent. La mer est agitée jusqu’aux îles Paximadia,avec des moutons en pleine mer. Notre crique est très abritée, quelques ondulations de grande amplitude arrivent irrégulièrement. Une petite risée survient par rafales et se déplace à la surface de l’eau en faisant des interférences. Quand je nage avec le masque sous l’eau, je ne sens rien de cela, c’est un monde calme pacifié, les poissons ignorent totalement l’agitation de la surface.
Nous avons trouvé une sorte de grotte pour pique-niquer à l’ombre. Après 3 heures passées dans l’eau et au soleil nous allons chercher de l’ombre à la taverne. C’est la plus jolie taverne qu’on puisse imaginer en balcon au dessus d’une plage déserte, quelques tables toutes simples sous une tonnelle de vigne. A 2h, il n’y a personne, en dehors d’une vieille en noir qui parle toute seule, et d’un gamin qui sert nos consommations habituelles : un ouzo et un café. Il fait frais. Je ne me lasse pas le contempler la risée qui court à la surface de l’eau. Je lis « Le Christ Recrucifié ».

De Kokkinos à Iraklion : 70 km sur une route assez encombrée de camions passeant par un col près de Gergéri. Ensuite des vignobles jussqu’à Iraklion.
dernière soirée à la mer
Nous retrouvons notre Pension, la propriétaire nous reconnaît et nous a gardé une chambre.
Sur cette côte-ci, le vent soulève de grosses vagues, impossible de se baigner. Nous passons le reste de l’après midi à la terrasse de la taverne « hollandaise » de l’autre côté de la route au bord d’une mer très houleuse. Le spectacle des gros rouleaux d’eau verte qui se brisent dans une grande quantité d’écume blanche nous occupe jusqu’au coucher du soleil.
Nous commandons une moussaka et des souvlakis. Enfin de la moussaka ! Quelle erreur ! L’interprétation hollandaise de la cuisine grecque est bouillie, sans goût, dégueulasse, nous quitterons la Grèce sans avoir mangé une bonne moussaka !
CARNET PELOPONNESE CRETE 1999

Un autre circuit du guide Nelles nous mène dans la montagne. La route asphaltée,mais très pentue, grimpe d’abord dans les vignes sur les premiers contreforts du mont Ida. A Gergéri, arrêt panorama sur les collines, la plaine de Messara et la mer de Libye. La route emprunte une sorte de corniche à la limite entre cultures et montagne rocailleuse et sauvage.
Moni Vrontisiou
Entre Zaros et Vorizia, nous prenons en stop une paysanne en noir chargée de paquets et un vieil homme qui nous remercie quand nous le lâchons en pleine campagne devant le monastère de Moni Vrontisiou.
Devant l’entrée du monastère, deux platanes énormes font de l’ombre sur la placette. Une fontaine ornée de délicates sculptures d’Adam et Eve qui sont abîmées, et d’énigmatiques têtes chevelues, crache une eau fraîche et abondante. Un pick-up stationne. Deux hommes remplissent des bombonnes.
Le monastère est ouvert aux visiteurs. Nous nous déguisons avec nos jupes longues. Un pope épluche des légumes dans la cour en écoutant la radio. Dans l’église, des fresques et des icônes, mais rien d’extraordinaire.
Moni Valsimero
Le monastère de Moni Valsimero, très réputé se trouverait à Vorizia. Le village est très tranquille. Nous montons à l’église – fermée. On nous avait assuré au kafénéion qu’elle serait ouverte. Nous y rencontrons un couple de français. Une paysanne passe. Je lui demande en Grec où se trouve la clé. Elle nous offre une grappe de raisin noir délicieux. Certains grains ont séché. Ils ont le goût du raisin de Corinthe. La dame nous montre la maison du pope. Nous redescendons au kafénéion où une dame m’explique que nous nous sommes trompées d’église. Il faut parcourir 2 km en voiture.
Moni Valsimero est en restauration. Une équipe de maçons, de couvreurs, de restaurateurs et des photographes s’affairent avec du matériel sophistiqué. Tout ce monde ne nous laisse pas beaucoup en paix pour admirer les fresques. Dommage ! Elles sont magnifiques, colorées variées, vivantes, d’innombrables scènes racontent l’Histoire Sainte et ressemblent à une bande dessinée. Ce sont les plus belles de la région.