Une liaison par téléphérique est prévue entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges s’arrêtant à Valenton pour 2025. Le câble va enjamber les voies de chemin de fer, la 4 voies N406, nous verrons la station d’épuration avec les gros yeux de JR…Depuis quelques mois nous avons guetté l’installation des pylônes. Cette semaine les câbles ont été tirés.
Pointe du Lac : câble
J’attends impatience la mise en route !
Passerelle Tégéval
Depuis ma visite à Saint Denis mon intérêt pour les passerelles :s’est renouvelé. Celle qui relie la Base de Loisir du Lac de Créteil en portant la Végétale (piste cyclable et piétonne de 20 km) appelée auparavant Tégéval au dessus le la N406 est particulièrement élégante.
Au lieu de faire mon Tour de Lac près de l’eau, je pars sur les buttes de remblai explorer les nouveaux quartiers vers la Pointe du Lac avec la Faculté des Sports, la Maison du Handball
les cyclistes de ferraille
Les cyclistes de ferraille, souvenir d’un passage ancien du Tour de France suivent la piste cyclable près d’un rond-point planté d’oliviers. Changement climatique oblige, des oliviers à Créteil! Au fond se profile un bâtiment que je ne connais pas.
Centre Martin Luther King
Centre Martin Luther King
Une hôtesse m’interpelle quand je rentre : elle m’explique que cet espace est dédié à l’évènementiel. On peut y louer des salles pour une fête, un mariage, mais tous les dimanche une communauté protestante y célèbre le culte. pourtant l’hôtesse insiste : ce n’est pas un temple. Au dernier étage, il y a un restaurant et un beau roof-top.
A la Pointe du Lac, près du Stade Duvauchelle, on prépare le passage de la Flamme Olympique dimanche prochain, et une fan-zone pour ceux qui n’auront pas la chance d’avoir des billets pour les jeux…
Le Canal
Il fait maintenant très chaud, 30°C, je rentre au bord de l’eau par la Promenade François Mitterrand et le canal.
lac de Créteil
Pour terminer le long du Lac de Créteil. La Croisette est à l’ombre, la Préfecture (bâtiment doré), les Choux, se reflètent dans le miroir de l’eau. On devine le Palais de Justice trapézoïdal plus loin à gauche.
EXPLORE -PARIS – PROMENADE GUIDEE AU- DELA DU PERIF
Pour prendre la mesure du chantier titanesque il faudrait prendre de la hauteur, j’ai donc emprunté la photo aérienne sur Internet
La promenade guidée s’intitulait :
» Le franchissement urbain Pleyel, métamorphose des quartiers Pleyel et Stade de France «
Une visite d’actualité !
En ce 14 juillet 2024, 12 jours avant l’ouverture des Jeux Olympiques, cette visite tombe fort à propos au cœur de l’évènement.
la Passerelle Pleyel fut inaugurée le 16 mai 2024
la Station du Métro14 Saint Denis Pleyel, le24 juin 2024.
Les Jeux se préparent, les navettes qui véhiculeront les athlètes, sont déjà parquées sur l’immense parking près du Village Olympique, les ouvriers peaufinent les derniers agencements, les gendarmes et CRS sont déjà en place aux alentours du Village Olympique que nous ne verrons que de très loin.
Le Stade de France
Rejoindre Saint Denis est déjà toute une aventure pour moi : que choisir? Le RER B, comme indiqué sur le billet plus le bus 353, ou le RER D beaucoup plus direct de Créteil, ou le métro? En attendant les super-métros du Grand Paris, aller de banlieue Sud-Est en banlieue Nord est un casse-tête.
Le rendez-vous est donné au 13 Rue Jesse Owens, parallèle au Stade de France. Tristan, le guide conférencier nous rappelle qui était Jesse Owen, le champion afro-américain des Jeux de 1936 à Berlin et raconte l’émouvante amitié entre Owens et Luz Long, l’athlète allemand que tout séparait a-priori.
Cette randonnée sera Sous le signe de la Passerelle. Deux passerelles enjambent le Canal Saint Denis. La plus ancienne (à droite) la Passerelle Des Francs-Moisins a été construite en 1998 – Coupe du Monde de Foot – légère élégante qui saute sans appui sur le canal tandis que la nouvelle, Passerelle Lucie Bréard, beaucoup plus large, aux couleurs des Jeux Olympique se déroule et s’enroule pour faciliter la montée aux cyclistes, poussettes et PMR. Entre-temps un pont tournant fut mis en place dans les années 2000, mais sujet à nombreuses pannes il a été démantelé. Il en reste une partie du tablier incorporé dans la nouvelle passerelle.
Passerelle 2024
Ces constructions, à l’occasion d’évènements sportifs, sont prétextes pour le conférencier de battre en brèche le « JO-bashing » qui a cours actuellement. Pour ma part, j’y adhère activement, après les soucis causés aux bouquinistes, les restrictions de circulation dans Paris, l’invisibilité de tous les évènements hors-JO, le matraquage sportif à la télévision, sans parler des musées où l’accès est limité (même les Amis du Louvre). Il va falloir beaucoup de persuasion pour me faire changer d’avis.
Tristan balaye les arguments économiques les plus souvent avancés en mettant en avant les réalisations pérennes qui vont métamorphoser le département le plus pauvre de métropole : le 93, en un pôle dynamique. Les ponts relient des quartiers isolés les uns les autres. Saint Denis est une ville fracturée par deux autoroutes A1, A86, des voies ferrées les plus denses au monde (après Tokyo et Chicago), le canal et la Seine . Des photographies anciennes témoignent l’emprise gigantesque de l’ancienne usine à gaz occupant la Plaine, qui a pollué les sols. Ces pollutions aux hydrocarbures sont encore préoccupantes ; elles doivent être prises en charge sous les installations sportives. Par la même occasion, un réseau intéressant de pistes cyclable a étsé tracé. Des quartiers nouveaux ont poussé dans la lancée des constructions du village olympique et on espère, à Saint Denis qu’une nouvelle prospérité remplacera pauvreté et chômage que le départ des industries ont laissé.
Ce ntre Aquatique Olympique
Le Stade de France n’est plus à présenter. Le Centre Aquatique Olympique a une silhouette étonnante avec son toit concave. Le creux a pour but de diminuer le volume intérieur et ainsi d’économiser du chauffage puisque la consommation en gaz des piscines est un véritable problème. Tristan nous rappelle le déficit en équipement sportifs et surtout en piscines dans le département de Seine-Saint-Denis où la proportion d’enfants qui ne savent pas nager en entrant au collège est préoccupante. La silhouette est aérienne avec sa structure de bois retenue par des piliers. Sur le toit, des panneaux solaires. Le Centre ne sera pas uniquement une piscine, d’autres activités sont prévues : mur d’escalade, padel….
Nous passons dans un étroit souterrain piétonnier sous l’autoroute A1, accessible par des marches. Occasion de se souvenir des attentats qui auraient pu être encore plus meurtriers si l’évacuation du Stade l’avait emprunté. Nous traversons le Landy, quartier neuf de bureaux, technicentre SNCF, assurances, Studios de Cinéma. Ce Saint Denis du XXIème siècle paraît tertiaire et prospère. Comme c’est dimanche, la circulation automobile est absente. Le guide précise qu’en semaine il en est de même, les employés se déplaçant volontiers avec les transports en commun. la Gare du RER D m’impressionne par ses dimensions.
Franchissement Pleyel Exosquelette
Nous arrivons à la Passerelle Pleyel au-dessus de 48 voies ferrées. Sa construction a été une prouesse d’organisation. Impossible d’arrêter le trafic ferroviaire (Eurostar, Thalys, RER, transiliens, et trains vers le Nord). une interruption se prévoit 3 ans à l’avance. Seulement 3 piliers soutiennent l’ouvrage d’art . L’architecte Marc Mimram,pour stabiliser l’édifice, a eu recours à trois exosquelettes qui confèrent une silhouette étonnante à cette passerelle en Y. Seul le côté piétonnier est terminé. On lui adjoindra plus tard une chaussée pour les automobiles, autobus….Pour l’instant on ne devine rien derrière la palissade couverte de panneaux explicatifs et d’exposition-photos. La passerelle relie le Landy au Quartier Pleyelisolé par ces chemins de fer. Les Dyonisiens se sont déjà emparés de l’espace convivial pour y faire de la gymnastique en musique.
Gym en musique devant les Tours Pleyel
La Tour Pleyel
A l’origine, 4 tours étaient prévues. A la suite de la Crise pétrolières de 1973, une seule a été construite. Le choc pétrolier de 73 a été une catastrophe pour la Seine Saint Denis. Cette tour de bureaux est restée à l’abandon jusqu’à ce qu’un homme d’affaire décide de la réhabiliter pour en faire un hôtel de luxe. Ce n’est pas une idée si saugrenue qu’il y parait. Avec la Gare de RER D, et celle du RER B reliant Roissy-CDG, et de l’autre côté de la passerelle le Métro14 qui va à Orly cet hôtel est situé dans un noyau de communications. D’autant plus que les lignes du Grand Paris Express auront un arrêt à côté de Saint-Denis- Pleyel. La vue du rooftop est époustouflante sur Paris et plus loin, la Défense.
La Gare du Métro Saint Denis Pleyel
La Gare du Métro 14 St Denis Pleyel
Terminus de la ligne automatique 14 qui conduit à l’aéroport d’Orly, la conception a été confiée à l’architecte japonais Kengo Kuma . 56 escalators descendent dans le creux à 28 m de profondeur. Par sa profondeur, le pôle multimodal est analogue à la Station des Halles. L’idée de génie de l’architecte est de recouvrir le puits d’une verrière apportant à l’atrium la lumière naturelle. La charpente de bois clair contribue aussi à l’ambiance chaleureuse alors que les Halles sont angoissantes. On compare aussi le plan à une sorte de pliage comme un origami. Malheureusement nous ne verrons pas l’installation des 108 Vénus suspendues au mur vertical. Il faudra revenir d’ici quelques mois.
La balade se poursuit dans le Quartier Pleyel, maintenant désenclavé. Des souvenirs de sa vocation industrielle, squelettes des anciennes usines Hotchkiss, construction automobile et militaire, sont encore debout. Plus loin, le village olympique est déjà gardé par la maréchaussée. Pas question de s’approcher de trop près. Il suffit de croire sur parole le guide qui vante l' »écoquartier », les constructions utilisant largement de bois (cela ne se voit pas sous une peau de béton). Rien que de très cubique, peu d’originalité. Construction très dense contrebalancée par le projet d’un parc dont on ne devine rien. Les parkings des navettes Toyota aux couleurs des JO sont impressionnants.
Fin de la promenade à la Seine, à Saint Ouen en face de l‘Île-Saint-Denisoccupée en partie par le Village Olympique. Ce qui a permis de construire un nouveau pont sur le fleuve. A l’Ouest se profile la Skyline de la Défense. Au dessus des arbres on devine le toit du bâtiment de la Grande Nef de l’île des Vannes, nef Belloni construite en 1968 où se sont déroulés les concerts mémorables des Pink Floyd, Led Zeppelin et des rassemblements politique. Les Jeux Olympiques ont apporté les financements nécessaires pour la rénovation de la nef. A nos pieds des rangs de vigne rappellent un passé de guinguettes aujourd’hui disparu.
Arrivée au Métro Mairie de Saint Ouen (ligne 14 et 13) après avoir traversé un joli parc mi-paysagé, mi-jardins partagés et être passés devant le « château de Louis XVIII ».
Malgré des conditions météo exécrables une cinquantaine de courageux voyageurs sont sortis du terminus du RER Bà la station Mitry-Claye. Courageux et décidés, le Voyage Métropolitainest toujours une expédition passionnante, intellectuellement très enrichissante grâce au regard aiguisé des spécialistes, architectes, urbanistes, paysagistes, photographes, journalistes…. et aussi pour les promeneurs lambda qui ne sont ni diplômés ni spécialistes, une journée de partage et de convivialité chaleureuse. Parce que de la chaleur humaine il en faudra pour nous réchauffer sous le crachin! Les randonneurs ont sorti les capes de pluie, pas seyantes mais efficaces, d’autres ont fait confiance aux parapluies.
voyage métropolitain n°32 merci au VM15
Mitry-Mory c’est la fin du RER et l’arrivée en rase campagne, la vraie campagne avec des champs sur des hectares, des espaces boisés. L’assurance d’une randonnée-nature? Cela commence très bien en lisère d’un bois aux couleurs rousses automnales, une allée pavée est couverte de feuilles. Un spécialiste des espaces verts nous signale une zone humide, un étang, un puits artésien, d’anciennes cressonnières…
L’ambiance bucolique est rompue par la ligne de TGVqui traverse le paysage et une rangée de pylônes de la ligne à haute tension. Les lignes de TGV seront des éléments récurrents dans ce voyage en Seine et Marne. Autre axe majeur : le canal de L’Ourqqu’on suivra à plusieurs reprises autour de Claye- Souilly. J’ai rêvé d’une promenade tranquille sur le chemin de halage. Le Voyage métropolitain ne musard pas dans la campagne, il explore les circulations structurant le Grand Paris : chemin de fer et hydrographie.
Jens a renoncé à nous faire suivre le canal qui serpente autour de Claye Souilly et qui aurait rallongé la randonnée de plusieurs kilomètres. Nous coupons par le village de Souilly d’abord puis par Claye, plus urbain. Si les pesticides de l’agriculture intensive font disparaître les insectes, les édiles des petites cités que nous traversons sont aux petits soins pour eux, construisant à chaque rond-point des hôtels à insectes aussi ravissants que spectaculaires. »Puisque les insectes désertent les campagnes, accueillons les dans les villes » ai-je entendu ce midi, à propos des abeilles de l’aéroport de Blagnac. La petite église de Claye se trouve près du canal, le monument aux morts aussi, Hymne à la Joie et Marseillaise puisque nous sommes le 11 Novembre. Je suis surprise par l’affluence sous les parapluies. On doit drôlement s’embêter ici pour venir en foule sous la pluie à la commémoration, ou on est anormalement patriote?
Nous avons retrouvé le chemin bordant le canal, pas pour longtemps puisqu’on préfère aux eaux courantes entraînant les feuilles mortes à grande vitesse, les grandes piles de béton des lignes ferroviaires qui forment un triangle traversé par une quatrième ligne. Où vont tous ces trains? A Lille ou à Strasbourg, à moins que ce soit à Marne La Vallée? Es gros ronds rouges donnent un caractère japonisant.
Les Monts Gardés
Les Monts Gardés
Le but de la randonnée, et le lieu du pique-nique n’est plus loin. Jens nous a annoncé qu’on déjeunerait au sec « dans une sorte de grange ou dans une yourte« . Après avoir enjambé la Nationale 3 à chaussées séparées comme une autoroute, et longeant une route à circulation importante (D404) nous arrivons dans un endroit un peu étrange en face du site d’enfouissement des déchets de Véolia un cadenas garde un portail. Nous découvrons un site très étrange. Des poutres noires verticales balisent le terrain. Sous la brume, aujourd’hui 11 novembre, cela donne un aspect funéraire, stèles d’un bizarre cimetière? ici un carré de petits chênes, là des herbes hautes, plus loin des arbres alignés plantés régulièrement, on grimpe sur une verte colline, des animaux nous accueillent deux énormes cochons, très amicaux, des poules en liberté, un cheval et un âne dans une écurie. La grange est basse, la voûte consolidée par des palettes. Un peu plus loin il y a une ravissante roulotte de bois (made in Roumanie). Nous nous installons sur des bottes de paille, des caisses de plastique, une porte sert de table. Au dessus de nos tête sèchent des bouquets d’herbes, au fond sont stockés des légumes. Agnès notre hôtesse veut savoir qui nous sommes, présentation rapide du Voyage Métropolitain.
un cochon amical
Elle nous fait le récit de son travail de réhabilitation du site des Monts Gardés que lui a confié dans les années 2000, la SNCF. Dans le triangle défini par les trois lignes à Grande Vitesse, on a creusé, déposé des remblais,déposé du matériel, compacté et massacré le sol et le sous-sol avec des engins lourds. Il convient donc de donner à ce chantier un aspect acceptable. Agnès est paysagiste. On attendait d’elle qu’elle plante le maximum d’arbres pour masquer les dégâts. L’usage est de déposer des bâches plastiques et d’installer des petits arbres en espérant qu’ils pousseront. Ces plantations sur plastiques sont courantes sur les remblais d’autoroutes. Cette solution ne lui a pas semblé satisfaisante et elle a préféré une vrai réhabilitation des sols à un maquillage artificiel. Combler, fertiliser, refaire du sol. Ce que la nature fait toute seule depuis des millions d’années, elle se propose de le faire. Au lieu d’acheter des arbres tout poussés, elle préférerait laisser les oiseaux et les animaux semer des graines, et comme c’est une expérience sur 35 ha elle a travaillé en association avec l’INRA et le CEMAGREF pour une expérimentation d’agro-foresterie en vrai grandeur.
la roulotte
Sa description dantesque de l’endroit qu’elle a trouvé est impressionnante, non seulement le site est dégradé, mais il est environné par les 3 lignes de trains à grande vitesse qui roulent avec un vacarme assourdissant, la proximité de la Nationale 3 n’améliore pas les choses. Et comme cela ne suffisait pas, il faut aussi savoir que la région est une décharge énorme de tous les gravats et déchets industriels non recyclables, avec la noria des camions et les pollutions diverses. Nous ne l’aurions jamais deviné en gravissant la jolie colline herbue. Après quelques années elle « s’est associée » à un troupeau de mouton pour l’entretien et la tonte de l’herbe. Les poteaux noirs sont les traverses des rails, ils balisent les différentes parcelles expérimentales. Sans eau, sans électricité et depuis 2007, sans financement de la SNCF qui a considéré que le site était maintenant d’un aspect acceptable, Agnès et son associé continuent leur expérience cultivant des jardins et même du blé, déposant des couches et des couches diverses, graviers, mulch, feuilles, élevant en quasi liberté leurs animaux. Elle dit que l’instinct paysan revient facilement aux humains qui peuvent à partir de presque rien cultiver et construire. Des bouteilles et des résidus des brasseries de bière font un matériau de construction intéressant. On pourrait l’écouter pendant des heures. On aimerait en savoir plus….Curieusement la SNCF vient de re-découvrir son travail et lui propose à nouveau une collaboration. En attendant, elle bricole, invite des volontaires et laisse la nature faire… Elle nous fait part aussi de son nouveau projet d’ouvrir une boutique pour écouler ses légumes (étrangement, cultivés sans engrais ni pesticides ils ne seront jamais bio, le substrat n’étant pas aux normes) , elle imagine une boulangerie de pains aux farines anciennes, et même un magasin de café pour récupérer cette substance précieuse pour le sol qu’est le marc de café qu’on gaspille. L’acheminement se ferait par le Canal de l’Ourq tout proche….
Cette rencontre est extraordinaire. Elle justifie à elle toute seule notre cheminement le long de la D 404 très passante, sur un toute petite bande d’herbe détrempée et bien glissante (je me suis payé un gadin spectaculaire dans la boue) jusqu’à Annet-sur-Marne. Ici aussi, décharge industrielle, piétons interdits dans les environs! Cette campagne est-elle la poubelle d’un Paris Métropole déposant remblais, gravats ou pire?
On coupera à travers la base de loisir de Jablines-Annet, parc arboré et pièce d’eau délicieuse après l’enfer de la circulation. malheureusement il faudra rebrousser chemin à deux reprises : carrières souterraines, entrée interdite!
A la tombée de la nuit on suivra quelques centaines de mètres l’aqueduc de la Dhuys qui achemine en souterrain l’eau potable jusqu’aux réservoirs de Télégraphe à Paris. Ce serait encore une très belle randonnée pour un jour ensoleillé! Enfin la nuit tombe sur Thorigny et où nous trouverons un café accueillant et la gare de Thorigny Lagnyligne P – 25 minutes pour la Gare de l’Est avec seulement un arrêt à Vaires et à Chelles.