Femmes du Caire, de Yousry Nasrallah

Les films se répondent parfois, résonnent en une polyphonie, il y a trois jours j’ai vu Les Secrets,film tunisien, Femme du Caire vibre ensemble. Pourtant ce n’est pas une redite : les femmes des Secrets étaient modestes un peu frustres, Hebba est une star, une présentatrice vedette de la télé qui évolue dans un monde moderne occidentalisé très glamour

Le générique commence avec de belles images de tomates au coeur noir, d’oignons roses, citrons translucides. la femme est elle toujours vouée aux arts ménagers? Le film semble hésiter dans un appartement de rêve. Ils sont riches, ils sont jeunes, ils sont beaux et amoureux évoluent dans les hautes sphères des médias.

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Karim, le jeune mari, attend une promotion dans la Presse officielle, Hebba évoque des sujets provocateurs dans un talk show embarrassants pour la carrière de son mari. Est-ce la demande de se dernier d’abandonner les émissions politiques ou la rencontre inopinée avec une vendeuse dans un très chic magasin de parfumerie, Hebba quitte les actualités pour une emission consacrées aux femmes, à l’amour, à la sexualité. Hebba fait venir sur le plateau des femmes qui racontent des histoires singulières. Le titre en version originale est Sheherazade. Elles sont instruites, belles, institutrices, dentiste…mais toutes victimes de la mysogynie et elles se rebellent à leur manière. Il est intéressant de noter que toutes les anecdotes correspondent à un fait divers qui s’est déroulé dans la vraie vie.

http://abonnes.lemonde.fr/cinema/article/2010/05/04/femmes-du-caire-quand-scheherazade-conte-la-vie-des-egyptiennes_1346391_3476.html

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Femmes du Caire, de Yousry Nasrallah »

  1. Kiarostami joue sur les clichés de la Toscane et l’art n’a pas à être crédible. Les Mille et une nuits ne sont pas crédibles, mais quel souffle ! Et puisque votre blog est sur le « bien regarder », je vous invite à regarder dans un groupe d’amis les hommes et/ou les femmes qui contemplent avec envie la compagne ou le compagnon de l’un d’entre eux, tout en sachant cette union impossible. Madame Bovary déjà rêvait d’adultère, alors ce n’est pas fini. Et ajoutez tous ceux qui jouent à la séduction au travail, dans la rue, en soirée, sans aller plus loin…
    Leur journée ne me semble pas gâchée. J’ai moi-même rencontré pendant quelques heures des Turques à Oludeniz, des Irakiens à Damas, des Egyptiens au Caire, qui me laissent des souvenirs impérissables.
    Et mille fois pour les dialogues polyglottes qui racontent les enfants de Babel que nous sommes devenus, comme dans la plupart des films israéliens et comme dans mes court-métrages (même si j’utilise plutôt l’incommunicabilité du français et de l’arabe en France).
    Cordialement

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  2. Pour ceux que ce commentaire déconcerteraient, une explication:
    j’avais laissé un post sur le blog de cinemadelalune au sujet de CopieConforme de Kiarostami qui m’a beaucoup déçu et que cinemadelalune a aimé.

    J’avais trouvé que Kiarostami donnait une image convenue de la Toscane dans le style des documentaires touristiques et que la rencontre amoureuse entre la Gallériste (J Binoche) et le critique d’art n’était pas crédible : quand on a une journée pour se connaître on ne perd pas son temps à jouer la comédie du vieux couple ou à téléphoner avec son portable.

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