
Le Niémen fait la frontière entre la Lituanie et la Russie(Kaliningrad). J’aurais aimé le suivre de la mer jusqu’à Kaunas.
Ce fleuve fait rêver, références historiques Normandie-Niémen, bien sûr, mais aussi épopée napoléonienne. Le Delta que nous avons découvert hier est tout à fait impressionnant.
De Siluté à Pagegiai ; le fleuve est loin, la route traverse une campagne plate cultivée, des prés fauchés d’autres pleins de fleurs jaunes. A Pagegiai, une route va à Sovestk (anciennement Tilsitt, Napoléon, bien sûr!). Nous l’empruntons pour voir le Niémen de près et le longer ensuite sur de petites routes qui figurent sur ma carte .Raté ! Le poste frontière est bien avant le pont. On fait demi-tour sous l’œil médusé d’un routier letton qui nous voit couper la ligne blanche (nous avons une plaque d’immatriculation lettone).
De magnifiques tilleuls sont alignés le long de la route. Ici, les églises sont en brique. Pour la première fois depuis longtemps nous voyons des champs de maïs. Les collines bordent le fleuve.
Après Sakinikai, un écriteau marron indique un Parc Naturel à Rambynas. Suivant la piste arrivons sur une colline où sont installés des bancs formant un cercle. Que se passe-t-il donc ici ? Le Guide Lituanie de Giedre Jankevicuité me donne la réponse : ici étaient encore célébrés au 19ème siècle des cérémonies païennes, plus tard, pendant la période soviétique, on y célébrait la Saint Jean. Un peu plus loin, point de vue : un balcon de bois surplombe le Niémen. Non loin, le cimetière de Bitenai. Retourner à la route, même avec le GPS a été une aventure : l’orage a laissé de grandes flaques qui barrent la piste : passera ou ne passera pas ?
Viesvile
Petite ville précédée de tristes barres HLM vides et d’une usine à l’abandon. Au centre un énorme bâtiment en brique (une école ?) et de nombreuses installations.
Jubarkas,

Après avoir traversé de belles forêts. ,à Jubarkas nous trouvons le Niémen et le premier manoir du circuit . Séparés par une grande pelouse deux manoirs pratiquement identiques se font face : l’un est la demeure des maîtres, l’autre celle des domestiques. Il faut être observateur pour remarquer que l’un d’eux est plus sophistiqué que l’autre. Dans un coin, une charmante église.
Jubarkas possède une belle église gothique en brique à deux clochers.
La ville n’a aucun charme particulier. On s’arrête pour le ravitaillement.
Le château de Panémuné est bien caché et mal indiqué. Le GPS refuse de nous y conduire ; Il faut suivre l’écriteau Pilis, une tour dépasse des arbres et des toits des maisons. Le château est en chantier avec des échafaudages, la route d’accès est éventrée.

Le Château de Raudoné est plus facile à trouver : bâtiments en brique autour d’une cour carrée surmontée d’une haute tour ronde de 33.5m de haut. Seule la tour se visite. De la forteresse initiale et du palais 16ème on ne reconnaît plus rien. Les reconstructions historicistes du 19ème ont fait un ensemble néogothique. Les grands portraits sérigraphiés des anciens maîtres pendus aux fenêtres de la cour ne sont pas du meilleur effet et ôtent tout mystère au château, qui n’a plus rien de mystérieux puisque c’est maintenant un collège< ; je monte à la tour un peu désenchantée. Les toits ont été si bien rénovés qu’ils jureraient sur les photos. Je me contente de la vue sur le Niémen. A côté de ce château refait, une bâtisse est plus intéressante : celle des domestiques. Il y avait également une usine comme dans les autres manoirs déjà visités, demeure d’agréments pour les nobles mais aussi domaine de rapport et implantations industrielles.
Veliuona
C’est un village perché sur des collines, dominé par une église blanche. Sur la place se trouve une statue du duc Gediminas et un point de vue sur le Niémen. Le manoir est en retrait. Belle construction en bois du 19ème siècle précédé d’un fronton classique soutenu par des colonnes blanches. Une dame vend des tickets en pétrissant des colombins. Dans une autre pièce se trouve son tour de poteries qu’elle vend. La potière ne parle ni Anglais, ni Allemand, Russe, oui ! Sur le ticket se trouve l’image des fleurs de tulipier : elle me montre l’arbre magnifique mais défleuri. Les fleurs sont conservées dans des bocaux. On peut voir un intérieur paysan traditionnel plutôt bric à brac. L’exposition-photo Velinoma 1925, sans prétention, est émouvante : photos de mariage, de classe, de famille.
Belvédère
De très grands bâtiments blancs imitant la Renaissance Italienne (1830-1840) sont dans un état de délabrement avancé. Le parc est devenu une jungle profonde où est caché l’escalier de 365 marches qui descendait au Niémen. Dans le dépliant de l’Office de Tourisme de Jubarkas , on parle de pièces peintes et de beaux parquets ainsi que du mobilier choisi. Mais nous n’avons pas trouvé l’entrée.
Le dernier manoir avant Kaunas à Raudondvaris abrite un musée dédié au compositeur Juozas Naujalis dont je n’ai jamais entendu parler. Nous avons hâte d’arriver à Kaunas et il pleut !

Je vous remercie beaucoup pour mentioner ici Normandie-Niemen. Je connais depuis longtemps (d’avant 1989) l’histoire du group de chasse francais Normandie-Niemen, car (pendant les anees ’70) j’ai eu l’occasion de lire une livre et de voir un film sur ce sujet. J’aime aussi l’aviation et les avions (j’ai une collection d’une revue roumaine de modelisme et une livre complete sur le fameux chasseur roumain IAR 80 qui avait un moteur francais: Gnome-Rhone) et parmi les premieres modelles d’avion que j’ai construit c’etait aussi un Caravelle francais…L’aviation roumaine a plusieurs choses en commun avec l’aviation et les avions francais, mais je vais vous ecrire une autre fois sur ce sujet.
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Ce voyage a été très varié avec des souvenirs d’histoire ancienne et récente! Merci de faire signe de temps en temps!
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