CARNET MACEDONIEN

Naoussa est perchée sur un escarpement, petite ville en pente, nombreux commerces. Le guide Bleu signale des filatures. De la terrasse de l’hôtel on devine quelques usines
L’Hôtel Dryades se trouve sur les hauteurs, au dessus des vignes, au contact avec la foret épaisse de châtaigniers chênes et merisiers. Derrière une cour pavée, un mur de belle roche poreuse ressemblant à du Comblanchien, avec pilastres et ferronnerie. Le bâtiment est construit sur trois niveaux avec des grands balcons. Notre chambre est au 3ème (avec ascenseur) proche de la piscine sur deux terrasses creusées dans la colline dallée de cette belle pierre blonde à trous. Lits beiges ous des parasols écrus autour du bassin, tables et chaises bleues sous des parasols bleus et même des canapés. Le tout de très bon goût. Au niveau supérieur est installée une cafétéria. Le bassin est assez grand pour pouvoir vraiment nager. A une extrémité on peut s’asseoir sur un banc dans les jets bouillonnants. Ce serait parfait si l’accès était réservé aux seuls clients de l’hôtel. Les visiteurs peuvent payer une entrée de 3€ et consommer. La jeunesse dorée (puisque c’est cher) s’y donne rendez-vous. Cette manie de sonoriser la piscine pour plaire aux adolescents est agaçante…il ffaut choisir les moments où les jeux adolescents n’empêchent pas de nager, surtout la « bomba ».
L’hôtel n’a pas de restaurant. Il est possible, si on n’a pas envie de reprendre la voiture pour descendre en ville, d’aller à la taverne voisine (chic) on peut commander par téléphone des repas livrés en scooter. La réceptionniste qui parle anglais propose de commander pour moi en grec. Quand nous avons choisi le menu, elle n’est plus de service au comptoir et sa mère qui ne parle que Grec ne comprend pas ce que nous désirons. Je choisis la solution « paketo » de la taverne. Pour 15€ je remonte deux parts de champignons farcis au fromage et aux herbes (un délice) et trois souvlakis accompagnés de riz et de frites. On ne touchera ni au riz ni aux frites. Les champignons auraient sufi, d’autant plus qu’ils étaient servis avec du pain aillé, poêlé, délicieux.

Je touve le film de Bozon lumineux et hilarant. J’apprécie Huppert dans ce genre de rôle de gamine attardée, plutôt que celui de la sempiternelle bourgeoise. Le film est assez noir sur le chemin qui reste à parcourir, mais il utilise l’humour pour le dire.
Le film de Desplechin est émouvant. Il faut le voir pour le duo de comédiens et le parcours de ces deux hommes fragiles devant les femmes, ce qui est très rarement représenté, surtout que cette fragilité n’est pas présenté comme une stratégie de séduction (c’est souvent le cas dans les films de Truffaut), mais bien comme le rapport que les deux personnages voudraient avoir avec les femmes.
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