Anne Nivat : Par les plaines et les Monts d’Asie Centrale

LA ROUTE DE LA SOIE

Pour nous faire ressentir la diversité des populations, des langues et des ethnies; l’imbrication des territoires, les frontières compliquées et artificielles d’après les Indépendances, Anne Nivat nous plonge dans le Ferghanasthan, vallée de Ferghana, à l’est de l’Ouzbékistan, bordée par le Tadjikistan et le Kirghizistan.
Plus qu’un récit de voyage ou un essai, c’est une galerie de portraits d’hommes et de femmes (plus de femmes).
dans la première partie Gens des Plaines nous croisons, un metteur en scène, une musicienne, une sonneuse de cloches qui est aussi chanteuse de jazz, une employée des trains, et beaucoup d’autres qui racontent leur vie, leurs espoirs, parfois regrettent la période soviétique, parfois non….musulmans mais aussi chrétiens. Empathie, rencontres.
Dans la seconde Gens des montagnes, elle nous emmène aux confins orientaux, de la Chine ou de l’Afghanistan. Ouigours, pamiris vivent dans des montagnes impressionnantes enclavées par des pistes improbables. du temps de l’Union soviétiques la frontière était stratégique et certaines populations choyées. les jeunes pouvaient étudier, les routes étaient entretenues. Les jeunes républiques ont mieux à faire que de prendre le relais et ces gens des montagnes sont souvent oubliés. pourtant ils sont parfois artistes, cultivés et en tout cas hospitaliers malgré les tracasseries des autorités. AnneNivat nous fait partager leur quotidien difficile.
en dernière partie Gens d’Islam, elle aborde la question épineuse du fondamentalisme. Plus de 70 ans d’athéisme soviétique laissent des traces. les musulmans redécouvrent leur religion. Mais il manquent de repères. Où les trouver? dans l’Islam modéré traditionnel? dans l’Islam gouvernemental qui tente de s’implanter ou au contraire dans les versions islamistes venant de l’extérieur?
Anne Nivat a visité ces populations en 2003 et 2005, en pleine guerre d’Irak juste après les évènements d’Andijan (Ferghana) et les procès qui ont rempli les prisons ouzbèkes. Elle est sévère avec ce dernier gouvernement. mais comment ces dix dernières années la situation a-t-elle évolué? Difficile de le savoir.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Anne Nivat : Par les plaines et les Monts d’Asie Centrale »

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