LLogara

CARNET DES BALKANS/ ALBANIE

Panorama sur la Riviera albanaise vu du col de Llogara (1000m)

Nous quittons Himarë sans petit -déjeuner : la dame grecque, si gentille les autres fois, sert tous les vieux messieurs, café ou raki (ou les deux) sans s’occuper de nous. Après avoir attendu 20 minutes, on se lasse et on part.

Après Vouno et Dhermi, la « plus belle plage de galets blancs » est à  Palase. Une belle route la dessert, un projet immobilier est en cours de construction. Je n’ai plus aucun regret. La route monte en grands lacets vertigineux. En quelques kilomètres le dénivelé est plus de 1 000 m. Heureusement que le goudron est en bon état ! Nous avons à peine le temps de voir le paysage et nous sommes déjà au col où il y a une aire de décollage des parapentes . Un  parapente attend le client. Un groupe descend d’un mini-van noir avec du matériel photographique impressionnant, un camping-car étiqueté « Presse » les accompagne ; Les journalistes italiens  couvrent un rallye moto de Gibralta Racer que nous avons croisé à Vouno et à Dhermi.

Grand pin de Llogara

Après le col, nous entrons dans le Parc National de Llogara. Les arbres sont de taille impressionnante. Certains pins ont la silhouette de cèdres, on signale des pins noirs et des pins de Bosnie mais je ne sais pas les différencier.

Yaourt au miel et aux noix

Un café a installé quelques tables au dessus d’un virage. Nous y prenons (enfin !) le petit déjeuner. J’avais rêvé de café frappé, il n’y en a pas sur le menu, à la place macchiato et deux yaourts au iel et aux noix. Merveille ! le yaourt épais, compact,  servi dans une coupe est nappé  d’une épaisse couche de miel de cerneaux entiers ou concassés.  C’est le domaine des apiculteurs. Les ruches sont très nombreuses. Chaque fois qu’une voiture peut s’arrêter, un vendeur propose des pots de miel de la propolis ou des bouquets séchés de sauge ou d’origan. L’origan atteint une belle taille de 30 cm.

Hôtel Alpin

Quelques km plus bas nous trouvons l’Hôtel Alpin à la façade blanche et aux volets verts. Au rez de chaussée les arcades sont fleuries de rosiers , au 1er étage les chambres s’ouvrent sur des balcons.  Dans la toiture il y a des fenêtres carrées. Une cour pavée sert de parking. Sur le côté, une salle à manger d’été est rafraîchie par un ruisseau, des bassins et une fontaine. De beaux pins bien fournis isolent l’hôtel de la route assez passante.

L’accueil est très cordial. On nous offre la plus belle chambre avec le plus grand balcon. Il y a tout le confort , une belle salle d’eau, la télévision capte France 24, la climatisation n’est pas nécessaire en altitude. Le jeune serveur me recommande une promenade de 30 minutes jusqu’à un point de vue. Le sentier est facile, dallé par endroit. Aucun risque de se perdre. Il fait bon en sous bois. Je photographie plusieurs espèces de fleurs bleue ou mauves je reconnais une orchidée mais pas les grandes clochettes bleues. Les sauges de Jérusalem sont fleuries. Les liserons roses s’étendent partout. Les genévriers ont la taille d’arbre avec un vrai tronc.

Col Cesar

Au but de la promenade, le point de vue, le col de César,  est dégagé sur Orikum et la baie de Vlorë encadrée par deux massifs montagneux. Le col de César rappelle les guerres entre César et Pompée.  Deux Mamans et leurs petites filles se prennent en photo. Elles sont gaies, joyeuses désireuses d’essayer de pratiquer leur anglais. Je leur laisse de l’avance dans la descente pour profiter du calme e la montagne.

Pour déjeuner : des légumes grillés et une salade grecque.

L’hôtel a donné une carte du Parc de Llogara et de la région d’Orikum avec les descriptifs des visites et des promenades.la plupart des randonnées de montagne sont longues, plus de 4h et doivent se faire le matin. Il fait beaucoup trop chaud l’après midi.   je sélectionne la plus courte d’une heure 1h30 à partir du village de Dukat. Du grand platane jusqu’à la Tour du Derviche Ali. Dukat n’est pas dans le Parc National de Llogara qui englobe la forêt mais pas la campagne environnante. Les maisons s’étagent sur le versant est, le village est à 380m d’altitude, puis o n traverse la vallée du torrent Rhodina aux rochers ruiniformes, il y coule un peu d’eau. De la place du village, le sentier est bien balisé, il traverse le village par les arrière-cours et les jardins, les tonnelles et les figuiers s’accrochant aux murs en ruine. Un arbre à kaki (plaqueminier)dépasse d’un mur ; Des poules picorent près d’un tas de fumier. Les marques rouge et blanches me conduisent en dehors du village jusqu’à des tombes musulmanes puis ans la campagne, dans le torrent à sec. Distraite par  le passage furtif d’un animal, un chien probablement. Je n’en mène pas large, perds les balises. Je monte dans le lit du torrent, arrive à la base d’un bois de pin. Le sentier disparaît, je rebrousse chemin. Si j’avais lu plus attentivement le topo-guide j’aurais descendu le torrent au lieu de monter.

La dame de l’Hôtel nous conseille de monter au col, à 19h30, précises. Ce nest pas un ban al coucher de soleil mais un spectacle inattendu. La montagne au dessus de Sarandë, Corfou émergent de la brume comme d’une légère mer de nuages. A nos pieds le nuage se forme, monte et s’effiloche. Les petites îles ont des contours précis, le bateau de croisière prend des teintes rosées. Spectacle saisissant et si difficile à photographier, évanescent, avec des couleurs opalines, sans contraste, fascinant !

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « LLogara »

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