Villages de Gozo : Gharb, San Lawrenz, sanctuaire de Ta Pinu, Munxar

CARNET MALTAIS

L’arche de Wied -il-Mellah

Nous avons acheté une carte postale représentant Wied il-Ghasri où l’on voit un petit fjord ravissant. On pourrait s’y baigner ! Le GPS ne connaît pas. Nous remontons jusqu’à Gharb espérant trouver un panneau indicateur. Evidemment rien !

Nous traversons au hasard la campagne sur un plateau aride qui est cultivé sur des terrasses étroites ou dans les creux. Le paysage ressemble à celui que j’ai découvert ce matin : terrasses, petits champs bordés de blocs de pierre, abris de fortune….La route est un ruban de ciment bien carrossable, encore faut-il ne pas faire de rencontres, on ne pourrait pas se croiser ! Et bien si ! Nous avons croisé la voiture de la police 3 pick -ups d’agriculteurs et une voiture de touristes ! Je goûte cette promenade improvisée entre les terrasses avec des échappées sur la mer. Au bout d’un  quart d’heure de montées raides et de descentes vertigineuses, au milieu de nulle part nous décidons de faire demi-tour en bordure d’un champ sans voir les blocs enterrés  qui bordent la parcelle. In exgremis, j’ôte un bloc qui traînait devant le pneu mais il y en a un autre plus gros, fiché profondément dans la terre, indéracinable. La solution serait d’avancer et de grimper dessus.  La voiture recule  Cette mésaventure nous était arrivée à Samos et un paysan grec très costaud avait soulevé la petite voiture.  Pour cette fis, nous nous en sommes sorties sans égratignure !

Sur la place de Gharb

Retour à San Lawrenz, on s’engage dans une rue qui est un cul de sac. Demi-tour dans une résidence qui paraissait vide. Une dame anglaise très aimable sort de chez elle et guide la manœuvre puis m’explique où je trouverai un supermarché (genre mini-market) et la route du sanctuaire Ta’Pinu.

dans les rues de San Lawrence

L’épicière est très gentille. Avec son mari elle cherche et compare le prix des lessives le plus avantageux, pèse des olives. Les yaourts grecs sont en promotion, elle me les recommande. Elle range mes achats dans un petit carton. Je suis toute émue de ces commerçants si serviables  au point d’oublier les yaourts !

Ta Pinu : statue de Karmini Grima

Ta’Pinu est un sanctuaire de très grande taille construit entre 1920 et 1931. Karmini Grima, une femme du village le plus proche entendit la voix de la Vierge avec son ami Francisco Portelli, appelé Pinu. C’est un lieu de pèlerinage pour les Maltais. On est saisi par le gigantisme de l’église surmontée par une grosse coupole accompagné d’un haut campanile de base carrée. Le vaste parvis rond est dallé de marbre rouge. Les statues en pied de Karmini Grima et de Francisco Portelli regardent l’église. Un mur de mosaïques entoure le parvis. L’intérieur de la basilique est très clair, blanc avec des mosaïques byzantines, un baldaquin bleu et doré est sous la coupole. Dans une chapelle on a exposé les ex-votos, exposition plutôt sinistre. La monumentalité de l’édifice parait tout à fait disproportionnée avec la taille du village et même de l’île déjà bien pourvue en coupoles et clochers.

Ta Pinu

Retour à Gharb sur une jolie place : une fontaine, une cabine téléphonique rouge britannique (encore en fonction), un olivier et un panneau indicateur : circuit vélo jusqu’à Wied-il Mellah que je confonds avec Wied-il-Ghasri que nous cherchons. La petite route est neuve, elle passe au dessus d’une vallée encaissée (wied veut sans doute dire oued). Elle suit le ruisseau à sec (oued) jusqu’à une station de traitement des eaux pluviales (l’hiver ?) et arrive à la mer où on découvre une arche fenêtre rappelant la fenêtre d’Azur écroulée en  mars dernier à Dwejra. Le panorama des falaises est impressionnant.

la place de Gharb

Nous rentrons à Xlendi à 13h30 et déjeunons d’une salade de pommes de terre, thon anchois et olives de Kalamata. Ecrasées de chaleur. Après une lessive de tous nos habits, nous nous jetons sur le lit pur une vraie sieste et je m’endors profondément. Je n’émerge qu’à 16h30 pour aller me baigner.

Il nous manque les yaourts que j’ai oubliés à l’épicerie. Nous décidons d’aller à Munxar, suivant les conseils de Manoel. Invisible de la route, Munxar est une vraie petite ville. Le supermarché de la chaîne Lighthouse est parfaitement approvisionné avec tout le nécessaire et même le superflu : une variété de pâtes, risotto , couscous en sachets prêts à l’emploi. Une providence pour qui n’aime pas cuisiner mais je suis méfiante avec la nourriture en sachets. Je me laisse tenter par un gros pot d’une livre de yaourt de chèvre.

Le soleil se couche lorsque nous descendons la route vers Xlendi. Beau spectacle !

 

 

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Villages de Gozo : Gharb, San Lawrenz, sanctuaire de Ta Pinu, Munxar »

    1. @claudialucia : à Malte et Gozo, la voiture, c’est l’enfer! En revanche les transports en commun sont très bien faits avec un pass à la semaine on peut aller partout. Les préférer à la voiture individuelle chaque fois que c’est possible.

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