Vingt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig

 

Stefan Zweig ne m’a jamais déçue.  Je le retrouve toujours avec bonheur. Biographies, souvenirs dans le Monde d’hier (qui est mon préféré) romans ou nouvelles, chaque fois je m’émerveille de la finesse de son écriture, de la profondeur de l’analyse psychologique, de l’esprit bienveillant  . 

 

 

 

 

Ainsi donc, tout jugement moral serait complètement sans valeur, toute violation des lois de l’éthique, justifiée. Si vous admettez réellement que le crime passionnel, comme disent les Français n’est pas un crime, pourquoi conserver des tribunaux?

[…]

A coup sûr, les tribunaux sont plus sévères que moi en ces matières ; ils ont pour mission de protéger implacablement les mœurs et les conventions générales : cela les oblige à condamner au lieu d’excuser. mais, moi, simple particulier, je ne vois pas pourquoi de mon propre mouvement j’assumerais le rôle de procureur Je préfère être défenseur de profession. j’ai plus de plaisir à comprendre les hommes qu’à les juger. 

Raoul Dufy casino de Nice

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme est un  court roman presque une nouvelle. Cette petite centaine de pages (126 pages) est un concentré de passion, passion amoureuse, passion du jeu, déception aussi. Dans une pension sur la Riviera, autour de la table d’hôtes la petite société se déchire autour du scandale qu’a provoqué la fuite de Henriette, femme mariée avec un jeune homme qu’elle connaissait à peine. Le narrateur s’érige en défenseur d’Henriette. Son attitude est remarquée par une vieille anglaise qui choisit de lui confesser un  secret ancien: les vingt-quatre heures de sa vie,  inoubliables, qu’elle a gardées enfouies dans son existence rangée. 

Vingt-quatre heures d’une densité incroyables, comme celle d’un diamant au cours desquelles une veuve tranquille connaîtra l’excitation du jeu de la roulette, l’abandon dans une chambre d’hôtel borgne, la rédemption, la générosité, l’enthousiasme d’une journée radieuse de la Côte d’Azur, la déception….Chacun de ces sentiment est admirablement figuré : du joueur nous verrons les mains et cela suffira pour deviner le gain ou la perte, la transfiguration du jeune homme aura pour cadre une chapelle…

Je n’irai pas plus loin, pour que vous ayez le plaisir de la découverte.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig »

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