Bilbao 2 : musée des Beaux Arts, Bermejo, Amable Arias

ESPAGNE ATLANTIQUE 2003

Bartolomé Bermejo :Retable de la Vierge de Montserrat

    Petit déj au café

     L’hôtel Ariaga qui occupe le premier étage d’un immeuble ne sert pas le petit déjeuner. La réceptionniste me conseille le Café Boulevard à quelques pas. Je commande un délicieux petit déjeuner jus d’orange frais, beignet à la crème anglaise, café au lait. Le cadre est fastueux : marbre, dorures, colonnes et miroirs. Des habitués lisent le journal, un jeune travaille sur un ordinateur portable. Cette formule me plaît bien.

Musée des Beaux Arts : Exposition Bermejo

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Tramway jusqu’au Musée Guggenheim, puis, nous traversons un chantier trouver le Musée des Beaux arts , construit au début du XXème siècle, rénové et précédé d’une façade de verre.

L’exposition, autour du peintre Bartholemeo Bermejo, fait le lien entre la peinture flamande et la peinture espagnole au début du XVIème siècle. Cela me rappelle que les Flandres étaient espagnoles au temps de Charles Quint. Bermejo vivait un peu avant cette époque, toutefois. La technique la peinture à l’huile vient donc de Flandres,  de Van Eyck. Les retables sont apparentés à ceux de Gand ou de Bruges. Mêmes trognes pittoresques à la limite de la caricature. Même souci du détail. Monstres qui pourraient être ceux de Bosch.

Cette peinture est bien gothique. La Renaissance italienne est toute proche : perspective qui use et abuse des sols carrelés et paysages en lointain.
Le plan de l’exposition épouse les étapes du périple de Bermejo qui a beaucoup voyagé : Valence, Aragon, Castille, Baléares, Catalogne … chaque fois, il est confronté aux œuvres des peintres locaux. Quelques fois le tableau est le fruit d’une collaboration. Des rencontres historiques sont peintes : celle avec saint Dominique et Ferdinand d’Aragon, seul vers 1470, puis avec Ferdinand et Isabelle de Castille réunis sur un seul tableau sous l’égide de la Vierge . Introduction idéale à l’histoire de l’Espagne !

Je compare ces tableaux avec les souvenirs récents de Chypre. Après tout, ces tableaux sont contemporains des fresques même si la technique est très différente et si l’inspiration byzantine est très éloignée.

Devant la peinture de Bermejo et de  ses contemporains, la pertinence des questions sur l’art qui m’ont interpellée hier, n’a pas de sens. Le sujet déborde du tableau. Il faut un regard multiple pour maîtriser le trop plein. Qu’est ce qui me fascine le plus ? L’Histoire Sainte, l’anecdote narrée par le peintre, la technique, le savoir faire de l’artiste ? Les influences picturales ? Ou les couleurs chatoyantes, les décors, les costumes ? Tellement de lectures sont possibles ! On ne se pose pas la question si c’est de l’art ou pas. Cette question n’était d’ailleurs pas d’actualité, on ne peignait pas alors pour faire de l’art ! Après la visite de cette exposition bien commentée, bien éclairée, didactique, nous avons moins de concentration pour admirer les collections permanentes.
Heureusement une prospective sur l’urbanisation de Bilbao fait diversion avec plans, maquettes, photos de chantier.

Collections permanentes

Les collections permanentes se vantent de posséder des Zurbaran, Goya, un Gauguin etc.…Goya me déçoit un peu : deux portraits et pas les meilleurs. Zurbaran m’avait frappée à Budapest. Les autres peintres sont moins connus, sûrement intéressants si je n’avais pas épuisé mes capacités de m’émerveiller plus tôt.

Exposition Amable Arias

Nous  passons, indifférentes, à l’étage des contemporains (encore !) et très critiques à l’exposition d’Amable Arias. : Dessins de l’invisible. La moitié de la salle est occupée par des « gribouillis-cra-cras » sur fond de café ou vagues lavis . Certains dessins retiennent mon regard pour leur humour : toute une série sur Sartre me fait sourire.

L’art donne de l’appétit !

Bilbao

Midi et demie : il est temps de s’aérer ! Nous aurions bien pique-niqué dans le parc du Musée mais nous n’avons rien emporté. Il faut explorer les ressources locales. Ce n’est pas évident dans ce quartier chic où les magasins de meubles, les agences de voyages et les restaurants hors de prix sont les seuls commerces.
Il me semble que vers la Gare nous pourrions trouver de la restauration rapide .En chemin, j’achète deux tomates et des bananes au cas où nous ne trouverions rien. Je survivrai toujours !
Nous arrivons sur la Gran Via Lopez de haro, belle artère piétonnière bordée d’immeubles cossus avec caryatides et atlantes, coupoles genre pâtisserie ressemblant à ceux de Vienne ou de Pecs. Encore des magasins de vêtements, le Corto Inglese, de belles librairies, une merveilleuse pâtisserie. Mais nous n’en sommes pas au dessert.
Près de la Gare, enfin ! Nous trouvons des sandwiches et même des  salades que nous mangeons  sur la promenade le long de la ria près du pont qui fait face au Théâtre  et à notre hôtel.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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