En Espagne le long du Mino/ au Portugal le long du Minho

ESPAGNE ATLANTIQUE DU PAYS BASQUE JUSQU’AU PORTUGAL 2003

 

9h30, la cafétéria est fermée. J’imagine un petit déjeuner sur le port chocolate con churros à La Guardia. Déconvenue : tout est fermé, je me contente de café et madeleine dans un coin sombre d’un bar désert.
Mte Tecla
Nous nous faisons une fête d’aller voir les oiseaux des marais. Du haut de Mte Tecla, nous avion repéré les cabanes d’affût. Seuls quelques corbeaux et goélands sont au rendez vous, cet endroit doit être une halte pour les migrateurs et ce n’est pas la saison. En été, le marais est déserté. Néanmoins, nous faisons une courte promenade tranquille.
En Espagne, le long du Mino

Le Mino à La Guardia

Nous suivons la route Espagnole le long du Mino. Malheureusement le fleuve est loin. Nous prenons une déviation « route du vin » qui chemine dans les vignes plantées en hauteur en formant des tonnelles. C’est vert tendre, riant.

Tuy

Tuy sur le Minho

A l’entrée de la ville, la cathédrale coiffant la colline a fière allure. Nous nous promenons sur un paseo bordé de belles maisons bourgeoises du début du XXème, granite, vérandas, vérandas blanches, balcons, belle pâtisserie, sortie de messe de toute la bourgeoisie locale.
Tuy a l’air bien cléricale : deux statues d’évêques nous accueillent, l’un d’eaux est assis dans les bégonias. Un séminaire fait face à la Guardia Civile. La vieille ville est construite de belles maisons de granite un peu austères .L’impression d’austérité est renforcée par le fait qu’aujourd’hui dimanche tout est fermé. Courte visite à la cathédrale, la messe va commencer, l’église est pleine. On admire l’orgue baroque peint et doré et on s’éclipse. Pour cause de messe, encore, le musée est fermé ainsi que le chemin de ronde. On se contentera de regarder le porche curieusement carré. On dirait une église fortifiée : tour carrée, façade plate et nue, créneaux, qui hésite entre roman et gothique, le portail est roman mais les ogives de la nef annoncent le gothique.

Pique-nique dans un joli jardin public à l’arrière d’un ancien couvent. Le cloître est envahi d’une jungle d’herbes folles mais le parc est très bien tenu. Tulipiers énormes, châtaigniers, une pièce d’eau rectangulaire avec des nymphéas, une pergola sur la terrasse dominant le fleuve avec vue sur la cathédrale et le fameux pont Eiffel.
Nous passons le pont pour arriver au Portugal. Le temps s’est gâté, il tombe quelques gouttes.

Au Portugal, le long du Minho


Au Portugal, la route est pavée comme il se doit. La ville frontière est fortifiée avec des bastions dignes de Vauban. Nous sommes contentes de retrouver le Portugal, ses pavés, ses poulets aplatis, les églises peintes en blanc et les azulejos blancs et bleus.  Comme à chaque frontière, des magasins de spécialités locales bordent la route : textiles, vanneries et meubles de bois blanc. La route portugaise longe le fleuve de plus près, nous avons de belles échappées. Nous voulons nous arrêter dans un soi-disant parc naturel : coin pique-nique avec les barbecues dominicaux des portugais bien typiques attablés en famille.

A la plage, beaux rouleaux pour les surfeurs

Nous cherchons la plage que nous avions repérée du haut du Mte Tecla et nous y passons une agréable après midi. Avec notre parasol et nos coussins gonflables nous sommes confortablement installées. Le beau temps est revenu mais l’océan est bien agité. Beaux rouleaux pour les surfeurs ! On assiste à un cours de surf pour les enfants, un peu plus loin, les surfeurs expérimentés font de belles démonstrations. Je commence mon exploration à pied, dépasse la flèche de sable qui borde l’estuaire. la limite entre estuaire et océan est bien marquée : on voit des trains de vagues s’affronter de biais, puis l’eau se calme, la plage se creuse le long du fleuve, tout près du bord l’eau est profonde. Je préfère me baigner dans l’océan et jouer avec les vagues. Pour me sentir sécurisée, je choisis des compagnons de baignades raisonnables : une petite fille d’environ sept ans(pas d’incisives) et un couple d’âge certain . je fais face aux rouleaux sans les quitter des yeux pour élaborer une stratégie : me camper fermement quand l’écume blanche se déverse, présenter mon dos à la gifle de la vague qui explose ou sauter dans l’ondulation de celle qui n’a’ pas encore craqué. A la fin, je plonge sous la crête?  Toute cette variété de vagues m’amuse. Elles sont plus puissantes qu’hier.
Nous rentrons par le ferry  dix minutes de traversée.

Magnifique coucher de soleil qui traverse des barres nuageuses, ourle les nuages d’or et réapparaît juste avant de plonger sous l’horizon.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « En Espagne le long du Mino/ au Portugal le long du Minho »

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