les Plages du Débarquement : Juno de Courseulles à Luc-sur-mer

CARNET DE NORMANDIE 2023

Luc sur mer : la jetée

J’ai gardé un excellent souvenir de cette promenade le long des Plages du Débarquement que nous avons refaite avec grand plaisir. Variante : la mer est haute, l’eau arrive au ras de la digue. Je n’aurai pas le plaisir de descendre sur la plage avant Saint Aubin.

Le GPS nous a promenées dans la campagne normande par Douvres-la-Délivrande et de petits villages fleuris entre des murs de pierre avant de déboucher sur les immeubles de front de mer de Courseulles, barre de béton et de verre face à Juno Beach, grisâtre sous la petite pluie qui tombe. Guère engageant de prime abord. J’arpente la digue à grands pas tandis que Dominique m’attend à Bernières, plus petite station, plus tranquille séparée de Courseulles par un peu d’espace naturel. Bernières-sur-Mer  est pavoisée comme sa voisine Saint Aubin-sur-Mer. Monuments commémoratifs aux Canadiens mais aussi drapeaux de toutes provenances, pas seulement des alliés. J’ai la surprise de voir le drapeau portugais, celui de Chypre, de Hongrie et de Roumanie, pas vraiment des alliés à l’époque. En revanche pas de drapeau ukrainien, on aurait pu le rajouter. Entre Bernières et Saint Aubin je descends en rebord du Cap Romain avec son affleurement jurassique fossilifère (spongiaires). Je n’ai pas le loisir de chercher des fossiles (c’est d’ailleurs interdit d’en emporter) la mer est au ras de la falaise. Un homme m’avait assuré que cela passait à pied, c’est limite à cette heure-ci.

langrune la plage et un kite vert

Dominique a trouvé un banc tranquille à Langrune-sur-mer pour déjeuner. Cette station est moins animée que les précédentes, moins de terrasses de restaurants et de bars qu’à Saint Aubin, sa voisine. La plage est barrée d’épis, souvent en bois un peu délabrés. Je reste donc sur la corniche. Luc-sur-Mer avec son Casino, ses Thermes chauffés marins, ses cabines de bois est plus animée. Des affiches signalent que la baignade est interdite (elles vont disparaître deux jours plus tard avec l’arrivée des estivants).

Antre Luc-sur-Mer et Lion-sur-Mer, une falaise interdit de continuer près de l’eau. Le GR rentre dans les terres, commun avec la piste cyclable, elle longe la route bien roulante. Au rondpoint à l’entrée de Lion-sur-mer : un blindé de la Seconde Guerre Mondiale nous servira de point de repère pour se retrouver.

Fin de la promenade pour aujourd’hui !

Mercredi 5 juillet : Restaurant La Fabrique à Lion-sur-mer

Cerise !

Dominique a donné rendez-vous à ses cousins à Ouistreham pour déjeuner. Nous cherchons une terrasse sur la mer et trouvons l’établissement idéal à Lion-sur-mer : La Fabrique ; moules au camembert ou au chorizo avec des frites, fish and chips et de très jolis desserts originaux. Une grosse cerise faite de pâte de cerise accompagnée de cerises fraîches. (environ 30€/px avec vin et café). Une bonne adresse à recommander.

Arrivée à Ouistreham – Installation, plage et promenade à la Pointe du Siège

CARNET NORMAND (2023)

la plage de Ouistreham à marée basse

Parties à 6 heures, nous sommes arrivées tôt à Ouistreham.

Arrêt 9h30 à l’Office de Tourisme près du Casino, la dame me donne un plan de la ville, une carte touristique du Calvados, et me propose de la documentation sur les musées de la ville. « Vous ne vous intéressez pas à l’histoire ? » se désole-t-elle. Ici, le tourisme est exclusivement dédié  Débarquement (Musée n°4 Commando, Grand Bunker).

Grâce au plan, nous nous orientons facilement selon deux axes : la grande avenue de la Liberté qui se prolonge en prenons le nom de Winston Churchill, par laquelle nous sommes arrivées bordée d’une double rangée de tilleuls et perpendiculairement, la Rue de Lion qui devient Avenue du Général Leclerc  qui a le phare dans l’axe.

Le Studio Calme se trouve rue Auber, parallèle à la côte.  A 10 heures, les anciens locataires déménageaient. Nous avons rangé les valises dans la véranda et sommes allées aux courses. Grosses courses au Carrefour à l’entrée de la ville où nous ne reviendrons pas : au centre, le Carrefour-Contact est tout à fait suffisant. Au Marché aux poissons nous achetons 4 petites soles, des céteaux, à un prix modique. Sole et moules seront notre menu du soir !pour la semaine!

Tout près du studio : notre emplacement favori à la plage : un banc confortable à côté d’un petit restaurant de plage logé dans trois cabines de bois de type cabines de plage. Un petit parking, vide en ce début de saison. Un écriteau prévient que la baignade est interdite : l’épis de ciment serait dangereux.

Ouistreham dominique sur son banc

A marée basse, la promenade au bord de l’eau, de l’avant-port où accoste le Ferry pour Portsmouth jusqu’à Lion-sur-mer est d’un peu plus de 5 km : aller/retour une belle marche, pieds dans l’eau, ! Il faut être vigilante pour le retour car la marée monte et les épis ne seront pas franchissables, prendre les sandales pour passer par la corniche ! A marée basse on installe des plots pour les chars-à-voile.

Installation au studio : blanc et bleu, parfait, tout confort, un lave-linge, la Wifi, des rangements, une corde à linge à l‘extérieur, fauteuil relax, table et chaises de jardin sur une estrade de bois. Volets roulants et rue tranquille, il mérite son appellation de Studio Calme.

l’estuaire de l’Orne vu du mirador sur la Pointe du Siège

Derrière le  Phare de Ouistreham, la Pointe du Siège est un espace dunaire protégé compris entre l’avant-port et l’estuaire de l’Orne. Le Chemin de la Pointe du Siège est d’abord construit de petites maisons, presque des baraques autrefois habitat populaire, quartier sympathique. On arrive à un parking proche de l’estuaire. Animation des pêcheurs à pied, grosses bottes, seaux, râteaux, pelles et d’un groupe de dames retraitées aquarellistes qui rangent pliants et chevalets dans le coffre des voitures. Sans compter ceux qui promènent leurs chiens. Une carte et des explications : un circuit d’1.7 km conduit à un belvédère, puis dans la dune. Différents milieux peuvent être observés sur une petite surface : petit bois, dune, marais, slikke et schorre pour les spécialistes. Du belvédère on voit les bateaux de Franceville-Méréville. L’Orne décrit un méandre paresseux. Les bateaux, cargos ne s’y aventurent pas. Ils empruntent le Canal de Caen à la mer(14 km) qui est bordé par la Vélo Francette, (itinéraire cyclable de Caen à la Rochelle 650 km) très fréquentée. Sur l’avant-port, la digue Paul Emile Victor est aménagée pour la promenade à pied et à vélo. Je remarque le Centre Eolien du Calvados tout neuf qui gère le futur Parc éolien en mer du Calvados.  J’aurais bien aimé en savoir plus, il faudra me contenter d’Internet.

 

 

 

Figurations -Un autre art d’aujourd’hui – à la Maison Caillebotte, Yerres

Exposition temporaire jusqu’au 22 octobre 2023

Leonardo Cremonini : les écrans de soleil

Pour cette présentation de l’art figuratif, entre 1950 et 2000, pas moins de 47 artistes sont mis en lumière. Artistes reconnus, ayant participé à de nombreuses expositions. Si j’ai parfois entendu ou lu, certains noms, je découvre la plupart d’entre eux en dehors de Szafran dont j’ai vu récemment la rétrospective. 

Szafran

C’est une exposition très éclectique qui montre tout d’abord chronologiquement une figuration aux accents expressionnistes avec des plasticiens venus d’horizons différents mais beaucoup d’Europe de l’Est comme Dado (1939-2010) originaire du Monténégro. A l’occasion, je remercie George de Bucarest qui, dans les commentaires,  a eu la gentillesse de m’envoyer le lien vers le site de ce plasticien : Dado (diminutif de: Miodrag ) = Miodrag Djuric
Pour voir plus: http://www.dado.virtual.museum

Dado  (1964): la lapine. pourquoi la lapine? je ne vois aucun lapin plutôt des humains grotesques, grimaçants et des chimères.

Tibor Czernus, de Hongrie, Avigdor Arikho natif de Raudati, Bucovine, ayant étudié à Bezalel (Jérusalem) 

Autportrait Avigdor Alekha

J’ai bien aimé le chien de Pierre Lesieur

Pierre Lesieur : Le chien

Une salle est dédiée à un binôme Jürg Kreienbühl et Gilles Aillaud . le premier a représenté la banlieue et particulièrement les tours nuages de Nanterre dont le père du second a été l’architecte. 

Jürg Kreienbühl : le cimetière de Neuilly et les Tours de Nanterre

Aillaud a représenté des animaux exotiques prisonniers dans des cages de ciment: rhinocéros, sanglier et serpents sont prisonniers dans des loges de béton. Fragilité de l’existence humaine et remise en cause de la modernité dans la prétention des hommes.

le bonheur menacé

Leonardo Cremonini: au dos du désir

Plus coloré, l’univers de Leonardo Cremonini qui a inspiré Susanne Hay . Autant j’ai été impressionnée par la rigueur de la construction de Cremonini autant les œuvres de Susanne Hay m’ont semblé sombres et morbides. 

Desmazières : l’atelier Taizé; gravure

Plusieurs graveurs  sont accrochés dans la salle suivante : Desmazières avec ses dessins de précision (qui me font penser à certains de Szafran vus à l’Orangerie. Les gravures sur bois de Siemen Dijkstra sont d’une dextérité impressionnantes il faut s’approcher et les regarder de très près pour ne pas les confondre avec des photographies. 

Siemen Dijkstra

Tout à fait différentes les gravures sur bois d’Astrid de la Forest

Astrid de la Forest : arbres

les années 1990-2000 sont carctérisées par de grands tableaux presque hyperréalistes colorés, presque photographiques, souvent provocateurs. Un homme vêtu d’une combinaison de travail est sans tête, sur le tableau écrit « Qui suis-je », le bas du corps du d’une femme qui se touche le sexe de la main, sans le haut…je n’ai pas trop aimé non plus cette casquette jaune qui fait penser à une publicité.

jérôme Borel : la confusion de Narcisse
la casquette jaune.

Enfin, étrange tableau de Dominique Renson 

Dominique Renson
Quand on posez un portrait sur un chevalet c’est déjà une décapitation. Le cadre d’une boîte trop petite qui encage les personnages Un chevalet qui devient guillotine ou croix d’une crucifixion.

 

Dans l’Orangerie, des peintres contemporains plus jeunes sont exposés.

 

Beaumont du Gâtinais,

VILLAGE PITTORESQUE A LA LIMITE DE L’ÎLE DE FRANCE

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Nous avons traversé la Forêt de Fontainebleau en passant par la Route Ronde puis Nemours avant de trouver les grands champs de la Beauce pays de Pithiviers (dont je en connais que le gâteau feuilleté). Fin juillet, la moisson est déjà finie, grandes étendues de chaumes sur de légères ondulation et si peu d’accroche pour l’œil. Peu d’arbres, châteaux d’eau ou clochers. Les tournesols donnent un peu de couleur

Sous le ciel menaçant, ils penchent la tête. J’aimerais tant en cueillir un, mais c’est voler et je n’ose pas.

Au détour de la route, un village pittoresque : une halle de bois très bien conservée. Il y a même un escalier pour accéder au grenier.

le château et ses douves

Sur la place du village : un portail monumental d’un château ancien entouré de douves. Passé l’arche, je passe devant un Gite rural  – un gite dans un château c’est chic! puis j’arrive dans la cour d’une grande ferme.

la pluie s’est invitée : une goutte sur l’objectif!

A proximité se trouve la petite ville de Beaune-la- Rolande dont je connais le nom d’après le camp d’internement pendant la guerre. Souvenirs douloureux mais petite ville fleurie. 

Il nous reste à découvrir Pithiviers nous reviendrons!

 

la Guérinière : Le Musée des arts et des traditions de l’île invite Agnès Varda

NOIRMOUTIER

La Guérinière : Musée des Traditions

Situé sur la place de l’église, en face de la Mairie, la maison traditionnelle à un étage ne paie pas de mine de l’extérieur. Pourtant la visite sera longue. Les 9 salles contiennent une foule d’objets et des panneaux intéressants. Du 22 avril au 15 novembre 2023 se tient une exposition Agnès Varda à La Guérinière que j’ai beaucoup appréciée.

La première salle raconte l’Histoire de Noirmoutier illustrée avec des cartes anciennes et des photographies d’époque. La deuxième salle Marines et Exposition Agnès Varda

Marines : maquettes, bateaux en bouteilles, coffres de marins…

Un coin présente la pêche et ses instruments traditionnels : une barque bleue centenaire et tout le matériel pour la pêche à pied. A propos, savez-vous ce qu’est une Gorbille : c’est le seau en bois qui se porte en bandoulière pour la pêche à la crevette.

Pêche à la sardine à l’Herbaudière et conserverie rachetée par Cassegrain en 1900

Agnès Varda (1928 – 2019)

photographie jean Vilar au Festival d’Avignon 1948 puis crée Tamaris-film en 1954 et réalise 36 films. Elle préfère se définir comme « « artiste visuelle ». Jacques Demy venait à Noirmoutier à vélo de Nantes dans les années 50 et a voulu lui faire connaître l’île. Ils font l’acquisition d’un moulin à La Guérinière en 1962. Elle y tourne en 1965 Les Créatures avec Catherine Deneuve et Michel Piccoli au Bois de la Chaize et en 2000 les Glaneurs et la Glaneuse.

Les œuvres exposées au Musée sont :

Les Cabanes de Noirmoutier (2005-2006)

 Cinq photographies de Veuves (2005) ,

 Quelques veuves de Noirmoutier long métrage 70 minutes (2004)

Une installation :le Tombeau de Zgougou vidéo en boucle 3mn40 tumulus de terre végétal couvert de sable sur une musique de Steve Reich. Rendant hommage à sa chatte

les Cabanes m’ont beaucoup plu, j’ai recopié des citations de Varda

« Cabane, le mot-même, renvoie à des désirs d’enfance, à des désirs de toujours[…]faire cabane est une façon de se mettre à l’abri, et quand je fais cabane, je raconte quelque chose, je fais des cabanes dans des matières qui ont du sens comme la pellicule de film »

J’associe ces cabanes à celles, plus virtuelles et plus politiques, de Marielle Macé une de mes lectures coup de cœur de l’année. Marielle Macé est comme Demy originaire de la région. Quand je me promène dans le marais je pense à ces images.

Le musée des Arts et traditions est riche en outils et installations traditionnelles comme ces moulins à sassor petite éolienne à pales pour assécher les marais. Les planchettes de bois ont des dénominations précises selon leur utilisation pour réguler l’eau des marais. Tous ces noms ont pour moi une poésie inédite.  

Bien sûr les habits traditionnels, les coiffe et leur évolution ont aussi du charme. Sans parler des meubles, de l’atelier du sabotier, de celui de l’ébéniste…

Je n’aurais jamais imaginé toute la richesse de ces collections !

Le passage du Gois et le pays de Bouin

NOIRMOUTIER

le passage du Gois

Pour tenter l’aventure du passage du Gois, il nous a fallu attendre la fin de la semaine. Le jour de notre arrivée, une course Les foulées du Gois bloquait le passage, ensuite les horaires étaient malcommodes. Aujourd’hui : basse mer à 10h 08  la route est dégagée de 9h10 à midi. Dominique a réservé une table au restaurant panoramique et chic Le Relais du Gois.

Les voitures sont très nombreuses sur la route, peu atteindront le continent. La plupart sont celle des pêcheurs à pied qui profitent de l’aubaine. Les huitres ont colonisé les pierres sur le bord de la chaussée, il suffit de se baisser pour les détroquer. D’autres vont plus loin munis de bêches et de paniers. Certains remplissent des bouteilles d’eau de mer. Tous ces personnages se détachent à contre-jour sur la surface lisse et brillante de ka vase. Des silhouettes, des reflets, des flaques argentées.

Le Gois : Pêcheurs à pied

L’Equipement envoie des balayeurs pour enlever la boue. J’ai un peu peur des éclaboussures des véhicules qui me frôlent. Régulièrement des refuges sont prévus pour les étourdis qui se seraient laissé prendre par le flux. Certains ont des plateformes confortables. D’autres sont simplement des poteaux avec des barreaux métalliques. Peu pratique pour attendre des heures le reflux !

A pied il faut un peu moins d’une heure pour parcourir les 4.3 km de chaussée submersible.

Le gois – pêcheur à la ligne

Un pêcheur a son téléphone greffé à l’oreille. Autrefois, la pêche à la ligne était une activité silencieuse et méditative, silence relatif troublé par les chants des oiseaux, le clapotis de l’eau, le saut des grenouilles. Il y avait aussi un aspect convivial : pique-nique et bouteille de vin. Nostalgie….

Le Gois n’a pas toujours existé. L’accumulation des sédiments du fait de deux courants dans la Baie de Bourgneuf a construit un cordon surélevé. Ce n’est qu’en 1701 que ce passage a été documenté. Le pavage en dalles de ciment date de 1930, il a été recouvert ultérieurement de macadam.

Port de Bec – pontons chinois

A 11h nous sommes sur le continent, en face du restaurant Le Relais du Gois. Beaucoup trop tôt pour déjeuner. Nous partons explorer Beauvoir-sur-mer et Fromentine. Une petite route nous conduit à Port de Bec un port ostréicole important sur le Dain qualifié parfois de « port chinois » en raison de la centaine de pontons de bois sur pilotis.

Un restaurant sympathique Le Mordeau attire notre attention : deux terrasses extérieures dont une couverte ; par un auvent de bois, et à l’avant, la proue d’un navire avec la cabine de pilotage. Carte très variée : le menu du jour 13€90 comprenant entrée, plat, dessert et café mais aussi des moules sous toutes les variantes, des plats de fruits de mer ou des assiettes d’huitres ainsi que des plats plus sophistiqués comme « blanquette d’encornets aux crevettes » ou « marmite de lotte ». Nous réservons une table en terrasse (et annulons par téléphone le Relais du Gois)

Bouin – éoliennes

En attendant nous suivons la route le long du littoral : installations ostréicoles de l’autre côté de passerelles, et un peu plus loin le parc éolien de Bouin :

Occasion d’en apprendre un peu plus sur ce Pays de Bouin que nous découvrons :

D’après un panneau sur site : Histoire du pays de Bouin

567 : un raz de marée fait périr toute la population de Bouin qui était une île

577 : retour de la population et construction de levées de terre

1715 à 1720 : une digue est construite pour enfermer le Polder du Dain

1940 : brèche dans la digue :  300 ha de polder se trouvent sous les eaux pendant 18 ans

1958 -1965 : reconstruction d’une nouvelle digue et nouveau polder.

Aujourd’hui Bouin se trouve sous le niveau de la mer à l’abri d’une digue de 14 km.

A propos des éoliennes : Utiliser la force du Vent

Autrefois le pays de Bouin comptait 14 moulins à vent. Pour les éoliennes mises en service en 2003 on note :

Rotor : 11 à 19 tours/minute

Vent de démarrage 4 m/s (14 km/h)

Vent d’arrêt : 90 km/h

Longueur d’une pale : 38,8m, longueur de la nacelle 10.3 m

En bas des éoliennes le GR (et la piste cyclable) rejoint Port de Bec (3.1 km) et se poursuis jusqu’au Gois (8 km) passant entre les blés déjà mûrs et les champs de tournesols encore petits. De temps en temps les grosses masses arrondies des figuiers rythment la promenade. Mauves vipérines, coquelicots fleurissent les abords des champs avec les ombelles des carottes sauvages. La taille des champs change avec celles de petits champs étroits de Noirmoutier.

Le temps se gâte, au restaurant les premières gouttes tombent. Nous avons choisi le menu du jour : salade composée maïs tomate, pommes de terre, moules et crabes, merlu à la sauce crémeuse et îles flottantes comme dessert. Roboratif, délicieux et vraiment pas cher ! heureusement que nous avions réservé, le restaurant refuse des clients.

Puisqu’il pleut nous rentrons à Noirmoutier par le pont. Il reste des fraises au stand du rondpoint . La dame n’en récolte qu’une cagette chaque matin.

 

 

L’Epine/La Guérinière

NOIRMOUTIER

A travers les Marais salants

Circuit « en passant par les moulins » 15.1 km 3h30 sur le Guide Nature balisage jaune

Avant de rejoindre le départ au port du Bonhomme nous faisons le détour par le stand de fraises. A 9h30, elles viennent d’être cueillies. Du rondpoint suivant au Port du Bonhomme 600m sur une route goudronnée tranquille. Je passe devant les boutiques-restaurants, dégustation d’huitre et arrive aux maisonnettes cimentées collées les unes aux autres. Au bout de la route : l’estran complètement dégagé. La mer est si loin qu’on ne la devine même pas. Dans Les installations ostréicoles, tables, j’observe le ballet des tracteurs qui tirent des plateformes et des bateaux métalliques à fond plat.

Le chemin qui mène à la Nouvelle Brille (1.3 km) est commun avec la piste cyclable au bas de la digue. J’aurais préféré marcher sur la digue mais le sentier n’existe pas et les chardons sont vraiment très touffus et piquants. A la Nouvelle Brille on peut aussi déguster des huitres ou en acheter. Le marais n’est pas joli-joli,, l’eau est verdâtre avec des algues vertes formant une mousse peu appétissante. La végétation est déjà desséchée, les chardons secs et jaunis, la vipérine et la moutarde des champs donnent un peu de couleur mais rien de passionnant.

Un sentier dans les chardons en haut de la digue permet de prendre de la hauteur et d’avoir plus de vue. A marée basse la vase est grise, il n’y a même pas de ruissellement, à peine une vieille épave. La digue en ciment plus basse porte une route. De loin on voit bien l’église de Noirmoutier ainsi que le château et ses poivrières. Après la Pointe de l’îlot, , le circuit coupe la route.

L’Epine : Marais salants Grande Mauve

Changement de paysage : on entre dans les marais salants. L’étier des Coëfs coule le long de la piste. La végétation est moins sèche ; des grandes mauves apportent leur touche de couleur.
Je retrouve le parcours balisé en bleu des « chemins de la mer et des marais » en suivant bien le jaune à l’entrée de l’Epine, je suis la Rue de la Forêt qui a de belles propriétés à l’ombre de grands arbres. La promenade continue dans le Bois des Eloux et traverse une belle pinède non loin du rivage. Les pins ont été plantés sur une dune, le sentier monte et descend, malheureusement je perds le balisage, arrive sur le sentier côtier, sablonneux et malaisé et préfère marcher sur la plage. Après plusieurs tentatives je retrouve le sentier de randonnée et le parking des Eloux où Dominique m’attend.

L’Epine : Bois des Eloux

J’ai refait la promenade quelques jours plus tard en veillant bien suivre les marques jaunes qui me mènent au bois des Eloux dans la dune et non pas sur la plage. Montées et descentes, je suis sur le « sommet » de cette île plate. Les arbres embaument, pins mais aussi arbousiers (pas d’arbouses) . Le sentier contourne par les bois un domaine fermé (Hôtel-club, peut-être?) et j’arrive à la mer sur une petite plage (parking) la Plage de la Coquette à La Guérinière. Dominique m’attendait au parking des Eloux. Récalcitrant, son GPS ne reconnait ni la Plage ni la rue de la Coquette. Comme ce n’est vraiment pas loin, je tente de la retrouver par la plage. Marée haute, pas de sentier côtier et la propriété que j’avais contournée par le bois interdit le passage. Je retourne dans le bois.

La Guérinière : Roses Trémières

Après la Plage de la Coquette le sentier côtier est bien tracé au dessus de l’eau. Il y a même un cheminement cimenté au ras des maisons fleuries qui rejoint les petite plages.

La Guérinière, promenade le long de la côte en corniche, le moulin de Both

Un joli moulin domine la côte. Les roses trémières sont fleuries. Je passe sous les batteries allemandes du Mur de l’Atlantique, bunker original parce que rond. Me voici arrivée à la Cale des Perles sur la Plage de la Cantine, je marche sur le sable puis rejoins la Plage de la Cour au niveau

 

 

Noirmoutier-en-l’île : Hôtel Jacobsen et Château

NOIRMOUTIER

Noirmoutier-en-l’île Château et remparts

L’Hôtel Jacobsen

C’est un Hôtel XVIIIème élégant construit sur la Place d’Armes.

Le Musée très contemporain ouvert en 2019 présente des collections de meubles et objets anciens, des écrans et beaucoup à lire sur l’histoire de Noirmoutier.

Salle 1 : La Mer : Les Echanges Exportations/Importations de Noirmoutier

Des vitrines présentent différents produits et font le bilan.

Exportations : Sel – sardines – Goémon (engrais de Noirmoutier) les cendres de goémon sont utilisées pour faire de la soude. Céréales et pommes de terre dès la fin du XVIII ème s.

Importations : Ardoises, Pierre (lest des bateaux) . Tuiles, Bois, Café, Thé, tissus

De jolies photographies anciennes,

Objets de marine : très bel encrier de voyage règle de marine en ivoire.

maison Jacobsen : pendule en bronze matelot noir

Un historien raconte sur une vidéo l’arrivée de Jacobsen en 1740.  Ce commerçant est très bien organisé, il tient avec soin ses livres de compte et y consignes bonnes comme les mauvaises affaires. Cet armateur possédait 5 ou 6 bateaux. Il ne néglige pas le commerce local : il tient une boutique et vend au détail. Il veut aussi faire des dessèchements comme aux Pays Bas.

Salle N°2 : Les Arts Décoratifs

Les thèmes maritimes et les références à l’Orient

Pendules en bronze :  Au Naufragé, Au matelot (1820) un homme noir porte une balle de coton sont une référence au commerce maritime, aux produits des colonies et aussi à l’esclavage

Porcelaines de Chine

Mobilier de bateau : secrétaire en acajou. La simplicité du mobilier est inspiré des Pays Bas.

Exposition : L’Egypte d’un Noimoutrin

A l’étage : on peut admirer les papiers peints veloutés (fin XVIIIème) imitant le damas des tentures, fabriqués par Jean Baptiste Réveillon.

La Chambre verte entièrement meublée est maintenue dans la pénombre : à travers une vitre, comme par effraction, et voir une malle de voyage recouverte de peau de phoque et un très élégant pot à toilette en faïence de Rouen.

Naissance du Phénomène balnéaire : illustré par des chroniques de presse, un film et des photographies de l’architecture balnéaire au Bois de la Chaize.

La forme d’une île témoigne de l’évolution du paysage. Le Gois : n’apparaît qu’au XVIIIème siècle , au XVII la baie de Bourgneuf s’est envasée et le passage est devenu praticable. Avec son relief très plat et ses polders, 60% de la surface de Noirmoutier se trouvent au-dessous-du niveau de la mer. Des mesures de protection doivent être entreprises pour éviter les catastrophes comme en 1978 la rupture de la digue Sébastopol ou en 2015 la brèche à La Guérinière. La solidarité et la culture du risque sont indispensables. Les plages doivent également être préservées par la construction d’épis et le clayonnage. Les dunes font aussi l’objet de mesures de protection.

 

Le Château :

Il se voit de loin avec ses deux tourelles pointues couvertes d’ardoise, il y a deux tours rondes en diagonales sans couverture. Il est d’ailleurs recouvert d’un enduit blanc pour se voir de loin et servir d’amer aux marins. Il m’a accompagné dans mes randonnées.

En 677 un monastère fut fondé et fortifié en 830 contre les Vikings. En 847, les Vikings incendient le monastère

Le château fut bâti par Pierre IV de Ganache en 1187. Il fut agrandi par Pierre V de Ganache et enfermé dans son enceinte.

1347, Noirmoutier passe aux Anglais, 1351 repris par les Français, 1458, invasion anglaise.

Le logis du gouverneur construit en 1690 servit de logis au gouverneur jusqu’à la Révolution puis de prison.

Dans la basse-cour un magnifique arbre , Cyprès de Lambert, a une taille impressionnante, il n’est pourtant pas si vieux il a été planté en 1939.

L’art contemporain est représenté par une baleine en tôle bleu Klein œuvre de Julien Vrignaud.

Au rez de chaussée le collectif de plasticiens Ayekan a installé une installation sonore Eidôlon : évocation du temps passé à Noirmoutier depuis les Dolmens de l’Herbaudière qui ont 6000 ans, le moyen âge et la Crypte de Saint Philibert. L’installation immersive consiste en une projection vidéo sur le mur et invite le spectateur à participer, toucher, faire vibrer. Je ne suis pas très sensible à ce genre de manifestation que les créateurs qualifient de Sieste immersive avec incantation et rythme lent. Je dispose de peu de temps pour la visite.

Dans les étages, peu de mobilier original. Que faire d’un château presque vide ? un lieu d’expositions didactiques avec nombreux panneaux à lire.

L’un des thèmes des l’Archéologie avec des possibilités de manipulations, de nombreuses explications. Passionnant pour les enfants un jour de pluie quand on ne peut pas aller à la plage….

Une salle est consacrée à la Révolution et aux guerres vendéennes. Un grand tableau montre la Mort du Général Elbée  général de l’armée vendéenne et le fauteuil sur lequel il a été fusillé en janvier 1794.

 

 

 

 

 

Noirmoutier-en-l’île – promenade patrimoniale jusqu’au Bois de la Chaize – Le Vieil et l’Herbaudière

NOIRMOUTIER

l’Estaque du bois de la Chaise

Circuit jaune Sur les traces des Jacobsen – un parcours patrimonial 7.2 km 2h

Les Jacobsen

Cornil-Guislain Jacobsen originaire de Dunkerque, a fait fortune dans le commerce maritime. Le prince de Condé, seigneur de l’île voulait construire une Place d’Armes, Jacobsen y bâtit son hôtel particulier. Son fils Jean-Corneille fit exécuter en 1810 la jetée Jacobsen enfermant une vaste zone de dessèchement : le Petit et le Grand Müllembourg. La jetée Jacobsen relie le Fort Larron, un îlot à l’avant-port portant un ouvrage du XIVème siècle.

C’est aussi Jacobsen qui a reconstitué la Bois de la Chaize endommagé pendant la Révolution et les Guerres Vendéennes.(deuxième bataille de Noirmoutier, victoire de Charrette massacres 1794, les Républicains reviennent à Noirmoutier et se déchaînent)  12 octobre 1793.

Les chênes verts étaient là depuis 8000 ans, on a planté des pins.

C’est encore à la famille Jacobsen qu’on doit l’essor de la station balnéaire en vendant une partie du Bois de la Chaize dont ils étaient propriétaires. Augustin Jacobsen fit tracer des allées et réglementer le lotissement. On édifia de grosses villas presque des manoirs. La Société des Bains de Mer fut créée en 1859. Les estivants venaient en bateau de Pornic. L’estacade construite en 1885 pour développer les liaisons en bateau avec Pornic.

La promenade :

Noirmoutier en l’île : l’étier du Moulin et la jetée Jacobsen

Départ sur le Port. Marée basse, les voiliers reposent sur la vase de l’étier bordé par  de grosses bâtisses : les Salorges, en pierre et en bois, destinées à stocker le sel et les chantiers navals bien actifs. Passant sur l’autre rive, j’arrive au marché. Les commerçants de bouche sont à l’abri d’une belle halle, sur la place on vend surtout des vêtements. Attention, à Noirmoutier pas de friperie, du chic ! Bijoux et minéraux, de la belle fantaisie. Les prix sont plus abordables que dans les jolies boutiques de la Grande Rue. La robe de plage est autour de 25€ au marché, 39€ l’équivalent en magasin.

Le château est fermé le mardi, l’église Saint Philibert est cachée sous un échafaudage. La Maison Jacobsen est ouverte (fermeture le vendredi) sur la Place d’Armes.

La jetée Jacobsen est très fréquentée, cyclistes et piéton s’y pressent. Du côté Mollembourg, les oiseaux sont nombreux, je reconnais les avocettes, les mouettes et un couple de canards. Après la Pointe de Fort Larron, l’itinéraire balisé jaune suit la piste cyclables le long des campings assez loin de la plage. Je préfère descendre sur le sable mouillé de la très belle Plage des Sableaux. Les campings sont très discrets : en front de mer on a planté de grande tentes canadiennes, couleur sable, sur des parquets elles se fondent dans le paysage. Pas de caravanes et de voitures brillantes, elles sont sans doute parquées à l’arrière, encore moins de camping-cars gros comme des camions. Même les bornes électriques sont invisibles.

les cabines de la plage des Dames et le Bois de la Chaize

A proximité de la Pointe Saint Pierre, les cabines de bain blanches en bois se blottissent en formant un arc de cercle qui épouse la Plage des Dames. J’escalade (à grand mal) les rochers qui terminent la Pointe Saint Pierre et découvre l’estacade.

Un sentier tapissé d’écorce entre dans le Bois de la Chaize où sont cachées d’immenses villas, briques et pignons pointus dans de véritables parcs arborés. Je retrouve Dominique Place Clémenceau à proximité de l’hôtel qui fait face à l’estacade.

Trop tôt et beaucoup trop de monde pour un pique-nique d’autant plus que Dominique a trouvé des pinces de crabe.

Le Vieil et la plage de la Madeleine

le Vieil

Nous tentons notre chance au Vieil. Pour y arriver, nous traversons une étendue cultivée principalement de pommes de terre notée « plaine agricole » sur notre carte. Tranquillité dans cette zone où la densité de construction est moindre. Nous suivons les indications : Plage de la Madeleine.

Des impasses entre de très jolies maisons fleuries mènent à la plage ou plutôt à de petites plages séparées par des rochers. Je tente une baignade et sors assez vite chassée par les méduses. Un thuya énorme, sculptural pousse au sommet d’un rocher qui domine la plage. Nous dégustons avec une lenteur étudiée les crevettes grises et les pinces de tourteaux. Dans l’eau, deux femmes et un homme rejoignent à la nage les bateaux amarrés près du rivage. Cela m’encourage à retourner à l’eau.

L’Herbaudière

l’Herbaudière, port de pêche

L’Herbaudière est le port de pêche et la marina de Noirmoutier. On y pêchait la sardine et quatre conserveries étaient actives au XXème siècle ; la dernière a fermé en 1965. L’activité de pêche s’est maintenue avec le crabe et l’araignée. Belle promenade dans le port.

C’est aussi un petit village sans prétention qu’on atteint après avoir traversé la zone agricole où tracteurs et engins sont au travail dans les champs de pommes de terre.

La Pointe de l’Herbaudière  est occupée par un camping , plutôt caravaning, sans aucun charme. En revanche le sentier côtier dominant la côte rocheuse est pittoresque. Cela change des longues plages de sable.

15 h, retour au gîte et de là je vais à pied à la Cale des Perles. Je retrouve ma bouée jaune qui donne « un sens » à mes exploits nautiques.

 

Promenade à l’Epine dans les marais salants

NOIRMOUTIER

Maris salants

Chemin de Mer et Marais (11.2 km – 3 h) balisage bleu du guide Nature édité par l’Office de tourisme

Départ au Port de Morin, port de plaisance de l’Epine. La capitainerie se trouve dans un groupe de bâtiments anciens qui a du charme.

Pour arriver à la Pointe de Devin on suit une route goudronnée et les parkings du bord de mer. Tôt, le matin c’est très tranquille. Les hautes graminées, déjà sèches se balancent.

cabane dans le marais

La suite de la promenade se déroule dans les marais salants sur des chemins de terre – les charrauds – bien entretenus et assez larges pour que les sauniers puissent accéder en voiture à leurs exploitations. Les Marais salants sont soignés, les tas de sel se reflètent sur le miroir des bassins. On ne voit pas de cristaux de sel. Les paludiers raclent la surface de l’eau avec leur raclette à long manche. Ils regroupent les petites pyramides en un gros tas sur une bâche plastique. La brouette est un accessoire très utilisé. Alors que je marche tranquillement, un couple d’oiseaux me survole avec des cris très fort. J’ai l’impression qu’ils veulent me chasser. Ce manège dure un moment. Je remarque le bec fin incurvé de l’avocette (Recurvirostra Avosetta). A l’approche d’une grande pièce d’eau un autre couple recommence à me survoler bruyamment, les poussins gris sont à proximité. J’imagine que ce comportement est destiné à protéger la couvée, mais ce n’est qu’une hypothèse personnelle.

Le sentier passe un petit pont de pierres.

ânes dans les marais salants

Certaines parties du marais sont en friche mais peu. Il y a des animaux, un petit troupeau de bovins et des chevaux et des ânes.

Après un long parcours dans le marais, je traverse la route et arrive à la limite entre La Guérinière et l’Epine . Le topoguide promettait une promenade entre murets blancs et jardins fleuris. Je trouve long le parcours entre les maisons désertes sans doute plus animées en saison, le 12 juin c’est encore vide.

Je rejoins Dominique à la Plage Saint Jean pour une salade champignons saumon à l’aneth face à l’océan confortablement installées sur un banc. Il fait bien chaud au soleil et le sable blanc brûle.

La mer est haute, très calme. Je nage parallèlement à la côte jusqu’à l’épi suivant. Il y a quand même un courant qui me pousse vers la plage. Quand mes genoux touchent le sable je dois retourner vers le large.

Au Port du Bonhomme , j’achète un kilo de moules de bouchot. La boulangerie de La Guérinière n’ouvre qu’à 16 h. nouvelle baignade à la Cale des Perles. L’eau est lisse. Je fais des longueurs comme à la piscine. Il y a même des bouées jaunes pour donner un but à mes allers retours.