Merci au libraire de La Librairie Claire Afrique de MBour, qui m’a recommandé ce livre.
C’est exactement le roman qu’il fallait pour un circuit en Casamance! Nous sommes passées à Kolda où se déroule une partie du livre, à Ziguinchor et nous avons pris le ferry pour rentrer à Dakar. Heureusement le nouveau ferry Aline Sitoé Diatta.
C’est l’histoire du naufrage du Joola (2002) qui a fait près de 2000 victimes. C’est aussi l’histoire tragique des jumelles peulh Awa et Adama. Elle commence comme un roman d’amour. Un jeune vétérinaire de la ville débarque pour soigner le bétail du village, inexpérimenté, les vaches le ridiculisent, Adama lui explique comment s’y prendre, pour la remercier, il lui offre l’écharpe qui donnera le titre du roman.
Mais l’amour ne fait pas partie du quotidien des adolescentes du village. Elles sont promise au mariage très jeunes. Mariages précoces et forcés, polygamie, les jeunes filles n’ont pas leur mot à dire. Leur seule richesse, leur virginité. Et si elles la perdent c’est toute la famille qui est couverte de honte, la mère en mourrait…On fait moins cas de l’avis de la jeune fille que des génisses que le promis apportera. L’histoire est un réquisitoire contre ces traditions misogynes.
C’est aussi un document racontant les fêtes de circoncision, de mariage, la vie au village… et cela m’a beaucoup intéressé.
En revanche, l’analyse psychologique est trop manichéiste, les bons, les jeunes filles, les personnages éduqués, médecins, vétérinaire, sage-femme, les mauvais (très mauvais) les hommes qui profitent des jeunes filles, la tante qui poursuit Awa pendant des décennies..
Pour la Journée Internationale des Femmes, je voudrais vous faire partager la découverte de cette photographe camerounaise basée à Amsterdam, qui expose actuellement à Dakar.
Cette exposition condense 30 ans de création engagée, composée de 200 photographies articulée en trois ensembles : (je recopie le document de présentation):
« Noir et Blanc retrace l’engagement d’Angèle Etoundi Essambaa dans la représentation de la femme africaine au delà des stéréotypes. Femmes fortes, fières et conscientes de leur existence […]
« Couleur illustre le passage de l’artiste à la couleur. Fidèle à la représentation de la femme noire d’Afrique et de la diaspora, Couleur inclut également quatre séries inédites dévoilant un travail photographique surprenant autour de la couleur et de la matière.
Invisible est le récit photographique de la vie des femmes africaines qui travaillent dans les secteurs des mines, de l’énergie et de la construction mais aussi du textile du commerce, de l’agriculture et de l’eau. Cette’ série rend hommage à ces invisibles dont le travail est souvent sous-estimé alors même qu’elles contribuent activement à la construction et au développement de l’Afrique. »
La photographe renommée partage son exposition avec un collectif dakarois Sunu Nataal .
Je suis sortie éblouie de ces images et je n’ai même pas voulu attendre d’avoir rédigé mes carnets de voyage pour partager mon enthousiasme!
Tout le mois demars est dédié aux Femmes au Sénégal où j’ai vu une autre exposition intéressante au musée Henriette Bathily, consacrée aux portraits de Femmes Combattantes de la Liberté exposition venant de Nantes intitulée Dix Femmes Puissantes (clin d’oeil à Marie N’Diaye?). Lire ici le Pdf de l’exposition de Nantes : http://memorial.nantes.fr/pdf/Catalogue-expo-web.pdf
Mlomp éloigné une dizaine de km d’Oussouye – traversons la campagne par plusieurs villages cachés dans la forêt. On croise des écoliers, dépasse une école, un poste de santé.
Mlomp est un village diffus. Nous avons à peine dépassé le panneau de signalisation routière que nous retournons dans la campagne. Mor s’arrête au pied de fromagers géants, où Gilbert, le guide local, tout de vert vêtu, nous attendait. Il présente la grande place royale. Un triangle n’a pas été ni balayé ni défriché: l’emplacement royal, intouché, donc plein de mauvaises herbes entoure le fétiche royal. Les trois fromagers sont considérés comme sacrés.
Leurs racines sont d’une taille considérable, pan vertical de plus de deux mètres, pour la plus haute. On coupe les racines des fromagers pour faire des portes, des volets ou des cercueils sans porter préjudice à l’arbre qui cicatrise, et se régénère. Mais on ne touche pas aux trois fromagers sacrés. Du tronc, on peut faire des pirogues. Les fromagers qui dépassent les autres arbres de la forêt, sont des repères pour les voyageurs qui seraient perdus. Les fromagers sont des arbres plantés par les villageois. Un fromager signale un village. Le nom de fromager ne fait nullement référence à un fromage quelconque. Le fromager est un kapokier, son fruit fournit le kapok qui garnit les oreillers. Son nom dérive de l’expression « l’arbre à la forme âgée ». Les arbres séculaires ont 4 ou 5 siècles. Jeune, le tronc est recouvert d’épines qui protègent le jeune plant. Ces dernières disparaissent à la maturité de l’arbre et reviennent sur les racines des vieux arbres (la forme âgée).
naissances au pied du fromager
Une truie a mis bas dans le labyrinthe des racines, les porcelets roses ou tachetés ne tiennent pas sur leurs pattes. Je m’approche avec précaution pour la photo, parce que j’ai peur des réactions de la mère « elle va te gronder ». La place sert de lieu d’assemblée pour les hommes et d’arène pour les lutteurs.
La case à étage de maman Martine
la case à étage de Martine
Martine a près de 100 ans, elle a perdu la vue mais continue à monter son escalier pour rejoindre sa chambre à l’étage. Comme elle ne veut pas rester les bras croisés, il lui arrive de balayer sa cour plantée de beaux manguiers. Son mari, Etienne, a combattu pour la France pendant la seconde Guerre mondiale. C’est de cette guerre que datent les escaliers de la case à étage. Avant les Diolas ne connaissaient pas les escaliers. Leurs échelles étaient des perches à encoches (les mêmes que celles que nous avions vues chez les Tatas Sombas au Bénin). S’il y avait une guerre entre les villages, les femmes et enfants se réfugiaient à l’étage et n retirait les échelles. La case est construite en banco, la charpente en rônier. Les piquets de palétuviers soutiennent la dalle de l’étage. Toute les maisons sont bâties sans fondations ni coffrage, elles ont un ennemi implacable : les termites qui magnet le bois et creusent la terre. On cimente les endroits fragilisés, on remplace les traverses mais il n’y a rien à faire.
le grenier à riz
Ici aussi le riz est stocké en gerbes qui se conservent des années mais les diolas achètent aussi du riz importé. Dans les héritages, le riz est la part de la femme, les hommes, la terre.
Une case à impluvium est aménagée en petit musée de la culture diola. On y expose des armes anciennes, lances, vieux tromblons, arcs et flèches, boucliers en écaille de tortues, en ventre de rhinocéros, utilisées dans les guerres entre les villages. Plusieurs fétiches sont conservés. Intéressant, le fétiche-confesseur : celui qui a commis une faute apporte du riz et se confesse, il y a aussi des crânes de porc et un curieux instrument pour entraver les prisonniers qui étaient parfois sacrifiés. Il y a aussi un fétiche contre les voleurs. Si on trouvait un objet dont on ne connaissait pas le propriétaire on pouvait l’y déposer. En revanche, s’il se l’appropriait le voleur subirait des catastrophes en punition. Il y a également un fétiche contre la stérilité. Comme Conakry, Gilbert nus parle de la tradition du Cagnalen, il montre une calebasse ornée de perles multicolores, rouge, jaunes vertes que les femmes prises en charge dans le rituel devaient porter sur la tête et s’en servir de bol pour la nourriture, forcée d’ingérer même les saletés qui pouvaient tomber dedans.
Selon Gilbert, la case à impluvium n’est pas un moyen pour recueillir l’eau de pluie mais plutôt une forteresse imprenable en cas de guerre entre les villages. Femmes et enfants pouvaient s’y retrancher pendant que les hommes guerroyaient. On pouvait y cuisiner sans sortir, recueillir l’eau de pluie, s’y regrouper. J’ai demandé à Gilbert les causes de ces guerres cruelles où l’on prenait des otages. Sa réponse :
« les Diolas sont généreux, ils donnent tout ce qu’ils ont mais il ne faut pas toucher 1cm de leurs terres ».
Gilbert nous promène dans le village pour admirer des fromagers curieux : les deux qui ont mêlés lerus racines, les trois qui proviennent d’un même tronc formant un mur vertical d’où s’échappent les trois fûts.
Les femmes préparent une fête afin de lever des fonds pour la coopérative agricole. La fête n’a pas encore commencer mais de la musique sort de baffles XXL. On a abattu des animaux et les vautours planent.
Rumiz s’attache aux pas d’Hannibal pour un voyage qui commence aux cols des Alpes, au passage des fameux éléphants, en introduction. De Sardaigne à Sant’Antioco, cité punique, à Carthage, bien sûr, à Carthagène, logiquement, il traverse l’Espagne, les Pyrénées, le Rhône, il hésite (Durance ou Savoie?), Piémont (où il hésite encore devant la Trébie). Il trouve à Bologne « l’homme qui se prenait pour Hannibal » avec qui il cheminera jusqu’aux champs de bataille célèbres du Lac Trasimène, à Cannes, goûtera au délices de Capoue….Campanie, Sicile, et retour en Tunisie, pour suivre Hannibal en exil jusqu’en Arménie et en Turquie.
Voyage dans l’espace et aussi dans le temps. Hannibal n’a laissé que peu de traces tangibles, et pourtant la toponymie garde son souvenir, Rumiz cherche donc les « ponts d’Hannibal« , les « fontaines d’Hannibal », ou les noms « barca » dérivés du nom du conquérant.
« tu crois qu’on est fou? [….]Si l’on poursuit un mythe, c’est normal de s’égarer » [….] »mais aujourd’hui, le mythe n’existe plus. Personne ne le cherche.Et, lui La mort du mythe est le phénomène le plus obscène des temps modernes. C’est la fin de l’enchantement de l’imagination, du désir »
Ils partent à l’aventure avec Polybe et Tite-Live en guise de guides touristiques – heureux érudits qui peuvent les lire dans le texte – et que la lecture des anciens transporte en l’absence de toute évidence du passage d’Hannibal.
Confrontation entre le monde moderne où ils circulent (en voiture, pas d’éléphant) et le monde antique. Voyage à la limite des souvenirs des anciens qui s’estompent dans la modernité du 21ème siècle, plutôt qu’une carte ou un GPS, il interroge les paysans.
« vingt deux siècle, ce n’est qu’un souffle dans l’histoire humaine. Je repense à ce que me racontaient mes grands-parents et je m’aperçois qu’il existe encore un fil rouge qui me relie à l’Antiquité. Je ne sais pas si mes fils pourront en dire autant, dans cette société qui tue le temps avec l’hypervélocité télématique ».
Interrogation sur le temps qui passe, interrogation aussi sur l’irrésistible conquête du monde méditerranéen par Rome, qu’il compare aux Américains. Comment Rome, battue par le grand chef de guerre, non seulement n’a pas reconnu sa défaite et s’est retrouvée vainqueur?
Rumiz, L’écrivain voyageur que j’avais découvert dans son voyage Aux frontières de l’Europe nous offre encore un voyage passionnant.
Elle a la pêche Farah, 18ans, tout juste son bac en poche!
Elle veut chanter avec son groupe malgré l’opposition de sa maman qui préférerait qu’elle s’inscrive en faculté de médecine!
Elle ne s’interdit rien, ni la bière dans un café louche, ni de danser, ni de sorti court vêtue…
Ses chansons provoquent le pouvoir, quand le concert est interdit elle chante dans la rue devant les grilles fermées sous les yeux attendris, et inquiets de sa mère.
Farah
Dans la Tunisie de Ben Ali, la musique est subversive. Tous le savent. Farah n’écoute pas les avertissements. Une boule d’énergie.
Un bon film avec deux actrice formidables et de la bonne musique.
J’avais vu en salle ce film à sa sortie en 1994 et j’avis gardé un souvenir très vif.
Cherchant un CD de Anouar Brahem à la médiathèque, j’ai emprunté le DVD et l’ai visionné avec autant de plaisir .
Le Palais se trouve aux environ de Tunis, l’histoire se déroule à la fin du Protectorat, dans les années 50.
Les Silences concernent les secrets des femmes enfermées dans le palais des princes. Cuisinières ou servantes, amantes ou esclaves, ces femmes ne quittent jamais la maison ou les maîtres. Qui est le père de la jeune Allia? Sarah la petite princesse est elle son amie, sa cousine ou sa sœur. Khedija, la mère d’Allia ne trahira pas son secret et mourra d’un énième avortement sans rien expliquer à sa fille.
Allia a cru trouver la liberté en suivant Lotfi, le jeune instituteur, agitateur politique qui se cache dans le Palais et qui croit dans le talent de la jeune musicienne. Hélas, des années plus tard, et des avortements passés, Allia est amère. Elle aimerait garder l’enfant qu’elle porte. Lotfi ne l’épousera pas. Son talent de chanteuse ne lui apporte pas la gloire mais plutôt l’humiliation des riches qui la draguent.
A la mort du prince Sid Ali, Allia revisite le Palais et ses souvenirs….
Le personnage de la Kahina s’est imposée à Tamrezetau musée berbère où le Monji Bouras a montré les arches du Capitole d’El Jemsur des voiles et parures de mariée berbères. Reine berbère, princesse juive ou devineresse?
Guerrière en tout cas qui a unifié les tribus berbères contre l’envahisseur Hassan venu apporter l’Islam dans le Maghreb. Guerrière et stratège, elle n’hésite pas à pratiquer la politique de la terre brûlée pour limiter l’avance arabe, au risque de s’aliéner les tribus qui refusent de détruire leurs récoltes.
On raconte aussi qu’enfermée dans le Colisée de Thysdrus (El Jem), elle creusa un souterrain qui lui permit de soutenir le siège et de s’échapper.
Qui mieux que l’avocate féministe Gisèle Halimi aurait pu faire revivre cette flamboyante figure de reine guerrière?
L’abondante bibliographie témoigne du sérieux de l’étude.
Le handicap, pour moi, dans cette lecture, c’est que je viens tout juste de refermer Salambô. Aucun roman historique ne peut lui être comparé. j’ai donc regretté l’absence de descriptions précises, la flamboyance du style. Mais encore un fois, on ne peut demander d’égaler Flaubert!
les arches du Colisée
Dans la grande Histoire des relations entre juifs et musulmans d’Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora, un article montre la Kahina comme symbole partagé entre Berbères et Juifs jusque dans la Diaspora .
Pendant l’épreuve de l’agrégation de philosophie, Alexandre Mordekhai Benillouche, au lieu de disserter sur « les éléments condillaciens dans la philosophie de Stuart Mill », écrit l’enfant qu’il fut, dans l’Impasse entre sa mère analphabète qui s’exprime en patois, et son père bourrelier, dans l’innocence, puis l’écolier de l’Alliance israélite, remarqué et choisi pour être boursier au lycée…
Roman d’apprentissage. Quête d’identité pour le lycéen qui choisit la culture française et se détourne aussi bien de la religion – il n’est pas croyant – que de toutes les superstitions des juifs du ghetto. Lycéen solitaire, fils d’artisan parmi des camarades de milieux aisés et même bourgeois, il peine à trouver sa place.
Les lois de Vichy lui rappellent brutalement sa judéité. Il démissionne fièrement de son poste au lycée avant qu’on ne le renvoie. L’invasion allemande lui ôtera toute illusion sur ses relations françaises. Même le professeur de philosophie, dont il était le disciple préféré ne fera rien pour l’aider ou pour le cacher. Juif indigène, il rejoindra les siens au camp de travail, par solidarité. Il n’a plus rien de commun avec les pauvres du ghetto, ne sait plus prier, ne sait pas leur parler d’idées en patois tunisien, il se sentira étranger parmi eux.
Libéré du camp, il songe à s’engager mais on lui suggère de modifier son nom, mettre peut être Mohamed,« pour les Arabes il n’y a pas de limites« .
J’ai beaucoup aimé les récits de la vie quotidienne de son enfance, sa famille, au début du roman. Les années d’apprentissage au lycée, avant la guerre montrent la société coloniale, raciste mais aussi les espoirs mis dans l’éducation, la culture et la philosophie, dans la France. La dernière partie – le Monde – est tragique. La quête de l’identité du héros se terminera ainsi :
« Je suis étonné de ne pas avoir peur ; mais l’habitude dispense du courage et, en vérité, j’ai longtemps épié ma découverte. je meurs pour m’être retourné sur moi-même. Il est interdit de se voir et j’ai fini de me connaître. Comme la femme de Loth, que Dieu changea en statue, puis-je encore vivre au-delà de mon regard? »
Lu juste à la suite du Lait de l’Oranger de Gisèle Halimi , je pensais trouver plus d’analogie entre ces deux Juifs tunisiens nés dans les années 1920, ayant étudié au lycée français. La sensibilité est différente. Etre fille ou garçon est aussi une belle différence!
3Je suivrais Jules Verne même au Centre de la Terre….
En Tunisie et Algérie, de Gabès à Tozeur et Nefta, un projet de canal qui apporterait les eaux de la Méditerranée vers les chotts du sud Tunisien et Algériens, est le sujet de son dernier roman.
Projet fantastique? Pas vraiment. Le roman est paru en 1904, juste après l’Exposition Universelle, dans la lignée du creusement du Canal de Suez et de celui du Panama. Aussi dans la grande entreprise coloniale que poursuit la France .
La France va installer une Mer Saharienne qui envahira le Chott el Jerid. Ses ingénieurs, topographes et ses militaires y travaillent! Le climat sera modifié, les pluies arroseront le désert qui fleurira. Le commerce se fera par bateaux à vapeur, rapides modernes et efficaces à la place des caravanes de dromadaires! Les ports ainsi créés permettrait l’accès des troupes et « assureraient la tranquillité en accroissant l’influence française en cette partie de l’Afrique »
Justement, les nomades ne voient pas d’un œil favorable la fin de leur commerce et de leur indépendance. Les palmeraient ne garderaient pas la sécheresse nécessaire aux dattes exceptionnelles des oasis, les palmeraies seraient inondées, la salinité gagnerait les terres arables… « l’eau salée de la mer saharienne s’infiltrerait à travers le sol et, remontant à la surface par capillarité, détruirait les vastes plantations de dattiers »
Autre inconvénient :
« les bords des chotts étant très plats, ils ne tarderaient pas à se transformer en marécages, autant de foyers pestilentiels qui infecteraient encore la région »
Science fiction géologique, écologique sur fond de colonialisme….
« c’est ainsi que cent ans après que le drapeau français fut panté sur la kasbah d’Alger, nous verrons la flottille française évoluer sur la mer Saharienne et ravitailler nos postes du désert »
Intéressant.
J’ai suivi avec grand plaisir ce roman qui débute dans l’oasis de Gabès que nous avons visitée, puis au Chott el Jérid
« Nous ne voyons rien de la nappe liquide, par cette raison qu’une croûte saline la recouvre. mais elle n’est séparée de la surface que par cette croûte, véritable curiosité géologique… »
L’équipe chargée de surveiller le creusement du canal risquera-t-elle de disparaître enlisée? Sera-t-elle victime des tribus touaregs?