Seville – Université et Plaza de España

 

L'Université : ce magnifique bâtiment fut une manufacture de tabac
L’Université : ce magnifique bâtiment fut une manufacture de tabac

ANDALOUSIE Pâques 2009

en souvenir de Carmen –

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L’université de Séville est logée dans la fabrique royale  des tabacs, magnifique bâtiment de  pierre de taille surmontée de statue, un véritable palais. Difficile d’imaginer une usine de cigare et de cigarettes comme nous en avons visité à Cuba. En souvenir de Carmen, nous incluons la traversée de l’Université dans notre parcours. Des étudiants, des ordinateurs partout ! Envolée Carmen !

 

Plaza de España

Plaza de Espana
Plaza de Espana

 

De larges artères à circulation rapide cernent en une « ronda » la vieille ville. Nous traversons sans un regard pour la statue équestre du Cid. Les pavillons ou gloriettes de l’Exposition Ibéro-Américaine de 1929 ne sont pas toujours faciles à trouver.

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A l’entrée du Pavillon d’Espagne, déception : un chantier a placé des palissades qui masquent la place en demi-lune.

la grande place ronde

Une vasque blanche avec des jets d’eau se trouve au milieu d’une place pavée de galets blancs et noirs dessinant des spirales,vagues  damier. Le pavillon central est précédé d’une loggia à colonnades, soulignée d’azulejos. Des clochetons terminent 2 bâtiments symétriques. Deux ponts à balustres vernissés enjambent un canal. C’est le royaume de la symétrie.

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Les deux ailes en demi-cercle bordées d’arcades sont interrompues en leur milieu par un autre pavillon puis terminées par des tours compliquées. Briques et azulejos, balustres et clochetons, colonnes de terre cuite,  tuiles vernissées, pignons brillent au soleil. Les céramiques multicolores se détachent sur la brique rose.

les villes d’Espagne

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la longue galerie à arcades soutenues par de fines colonnes blanches est précédée par une collection de plaques d’azulejos représentant chacune une ville d’Espagne. Elles sont classées par ordre alphabétique. Les plaques sont séparées par des bancs recouverts de majolique avec de petites consoles du meilleur effet.

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La symétrie et le gigantisme rebutent le visiteur au premier abord. La promenade le long des « villes » d’Espagne distrait et charme. Sous le tableau représentant  une scène historique on a fait une carte carrelée pour situer la ville. Pédagogie de l’Exposition Universelle !

Mais ces azulejos sont en mauvais état. Comment se fait il que certains ont 900 ans et sont encore frais tandis que ceux là en ont à peine 80 et tombent en ruine ?

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Parc Maria Luisa – Gloriettes de l’Expo 1929

 

Nous sommes des fanatiques des jardins botaniques. A Vienne, Hanoï ou Athènes nous avons passé d’agréables moments entre deux visites aux musées ou aux sites.

Le jardin Maria Luisa est un parc très varié avec des gloriettes exotiques, des pergolas, des bassins, des jets d’eau comme au Généralife, des grenouilles émaillées et des lions qui crachent de l’eau. Il y a également une île aux oiseaux. Les arbres étiquetés comme dans un arboretum viennent du monde entier.

A l’extérieur le Pavillon du Guatemala est recouvert de céramique blanche et bleue est modeste tandis que celui de Buenos Aires est spectaculaire.

 

Seville : Cathédrale et Giralda

ANDALOUSIE Pâques 2009

 

les calèches aux abords de la cathédrale
les calèches aux abords de la cathédrale

Nous partons très tôt pour profiter de la belle lumière du matin. La  Cathédrale n’ouvrira  ses portes aux touristes qu’à 11 heures.

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Nous tournons autour de la cathédrale dans  ce curieux espace délimité par des chaînes suspendues entre des colonnes de pierres. A côté de la Giralda, un porche gothique porte un tympan Renaissance. Nous entrons par une porte latérale. C’est la Messe. L’assistance est rare. Les prêtres sont vêtus de rose, ils chantent en latin dans le chœur.

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Seul le chœur et la Capilla Mayor sont allumés. C’est la partie a plus brillante de la cathédrale avec les grilles plateresques et le retable de bois sculpté doré. Les  stalles du chœur sont en bois travaillé. Evidemment nous devons rester discrètes. Le reste de la cathédrale est dans la pénombre.

Nous reviendrons munies de billets à 11 heures avec la foule suivant les guides munis d’un éventail, d’un parapluie ou même d’un lapin en peluche.

la Giralda
la Giralda


Giralda

Je file à la Giralda qui ressemble comme une sœur à la Koutoubia de Marrakech que je ne connais que de l’extérieur. Je monte allègrement les 35 paliers d’une rampe peu inclinée que le muezzin autrefois gravissait à dos de mulet. L’ascension est coupée de pause devant des vitrines contenant divers objets. Du haut des 95 m la vue sur Séville est saisissante. Je m’amuse à situer le pont  bizarre de l’Exposition de 92, à regarder dans les patios, les jardins de l’Alcazar ….

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vue du haut de la Giralda

Les jardins de Los Naranjos:
Un verger fut planté dans la cour des ablutions de l’ancienne mosquée. Pavé de brique avec des rigoles pour l’irrigation ou le drainage, c’est un endroit paisible après la cohue touristique de la Cathédrale.

La Cathédrale, se visite comme un musée. Nous suivons le mouvement général dans les sacristies et les chapelles baroques, admirant le décor ou les tableaux de Murillo.

Seville vieux quartiers

ANDALOUSIE Pâques 2009

 

 

notre maison place de l’Alfalfa et son patio

Place de l'Alfafa
Place de l’Alfafa

Pique-nique sur le balcon

Nous déjeunons sur le balcon dans notre patio planté d’orangers. Deux galeries modernes et simples font les ¾ du tour du patio, le garde-corps est peint en vert et le carrelage est beige rosé. Certains occupants ont accroché des pots de géraniums du jasmin ou du bougainvillier. Notre balcon a une petite table en teck et des chaises pliantes assorties. . A notre arrivée, il y a dix jours l’odeur entêtante de fleur d’oranger nous avait saisies, malheureusement la floraison est terminée. Au menu saumon et asperge pour un pique-nique

 

piquenique sur le balcon
piquenique sur le balcon

Séville Barrio de Santa Cruz

Barrio de Santa Cruz
Barrio de Santa Cruz

Nous ressortons à 15H45 pour une promenade dans le Barrio de Santa Cruz. Nous contournons San Isodoro et découvrons son porche gothique en pierre grise orné simplement d’une étoile à 6 branches. Nous passons ensuite devant le Musée du Flamenco, tout neuf pour rejoindre le circuit proposé par le guide Gallimard qui commence calle Abades, très ancienne rue de Séville : le cardo maximum de la ville antique d’Hispalis. Au coin de la calle Abades et de la calle Guzman el Bueno se trouve la Casa Pinelo fermée le dimanche. En suivant Guzman el Bueno nous entrons dans la Juderia. Les synagogues ont été transformées en églises. De la présence juive, il ne reste que quelques noms de rues et une légende : celle de Sosanna qui, en 1480 a dénoncé son père et les siens comme conspirateurs

vieux quartiers
vieux quartiers

Hospital de los Venerables .

Avant de trouver la rue de la Juderia, nous entrons dans l’Hospital [/b[b]]de los Venerables : très grand bâtiment baroque rose et blanc. Son nom ne nous inspire guère. Aujourd’hui, dimanche l’entrée est gratuite et l’exposition Séville et Velázquez me tente. L’audio -guide est bien fait : il situe la construction de l’Hospital dans son contexte historique  au milieu du 17ème siècle. Une épidémie de peste décime la ville. Après la prospérité apportée par l’or des Amériques voici le déclin qui s’amorce. Il s’agissait de recueillir les Vénérables, de vieux prêtres indigents, certains réduits à la mendicité. L’hospice réalisé en style baroque est construit autour d’un cloître bordé d’arcades d’une grande simplicité. En revanche l’église est peinte à fresques de Juan de Valdès Leal et de son fils Lucas. Des statues de bois peint complètent le décor.

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Le clou de l’exposition est une très belle vue de Séville au 16ème par Juan Miguel Serrera : les galions apportent les trésors des Amériques, on voit le pont  à ponton de Triana , la tour de l’Or, la Cathédrale et bien sur la Giralda. Je suis toujours très sensible à ces représentations historiques que je contemple toujours avec autant de plaisir aussi bien à Carnavalet à Paris qu’à Naples ou à Budapest. Les autres tableaux sont d’inspiration religieuse. La Sainte Rufina de Velazquez mais aussi les Immaculées Conceptions en équilibre sur une bulle transparente de Velazquez et Cano oou mieux avec des angelots diaphanes dans la bulle. Deux tableaux de Pacheco, le maître de Velazquez et de Cano et un Murillo sont exposés.

Nous reprenons nos déambulations dans les ruelles de la Juderia, découvrons des placettes occupées souvent  par des restaurants, façades blanches soulignées de jaune d’or ou de rouge. Ferronneries, grilles aux fenêtres ; Par moment, on voit les coupoles vernissées d’une église, la haute silhouette de la Giralda, les murs de l’Alcazar. La ruelle de la Juderia tortille, s’enfonce par un passage couvert. On se croirait dans une médina, à la différence près qu’au Maroc les maisons arabes sont aveugles. Ce sont les maisons juives du Mellah qui ont des fenêtres comme ici.

 

La petite place de Santa Cruz est ravissante avec cette croix des serruriers en fer forgé que j’ai cru contemporaine. La place de dona Elvira est tranquille avec ses orangers et ses bancs d’azulejos. On s’y arrête. Le patio des Banderas, ancienne place d’Armes est beaucoup plus vaste, dominée par la Giralda. La calle Aguas longe les murs de l’Alcazar, un canal en hauteur conduit l’eau destinée aux jardins. Nous trouvons une pizzeria installée dans un ancien hammam maure, dans la Meson del Moro ; Non loin de là, la Casa de Murillo est fermée pour restauration.

Nous terminons la promenade dans les Jardins Murillo qui s’étendent entre les murs de l’Alcazar et le Barrio de Santa Cruz. Une large artère moderne ouverte à la circulation les borde de l’autre côté. Nous restons assises juste en dessous du monument à Colon : un bateau traversé par deux colonnes.

 

Seville – Casa de Pilatos

ANDALOUSIE Pâques 2009

 

 

Place de l'Alfafa
Place de l’Alfafa

De la place Alfalfa il suffit d’emprunter la rue Aguilas San Estéban.

9H30, le dimanche, la ville dort encore.

Nous nous attachons à photographier les façades   intéressantes: l’une d’elle est décorée d’un azulejo original,sur une autre un balcon avec sa natte de paille roulée, ou ce bar sombre recelant des  jambons suspendus, des bouteilles dans des casiers, les azulejos vantant le manzanilla…

La Casa de Pilatos est la riche demeure des Enriquez et Ribera, grands gouverneurs d’Andalousie à partir de 1481. Un véritable arc de triomphe avec une porte aux clous énormes d’au moins 10 cm de diamètre fait office de portail.

style mudejar
style mudejar

Le patio

Nous entrons dans un grand patio dallé de marbre orné d’une fontaine de marbre italienne en son centre et de sculptures antiques romaines.

le jardin magique de la casa de pilatos
le jardin magique de la casa de pilatos

Zelliges mauresques ou azulejos espagnols?  Les céramiques aux murs sont d’une grande richesse et d’une grande variété.

Stucs arabes ou mudéjares mêlant motifs arabes et gothiques se marient : au dessus de la chapelle des entrelacs dignes des palais maures ont adopté la coquille Saint Jacques.

Dans des niches les bustes des empereurs romains en compagnie d’Annibal, de Scipion l’Africain ou de Cicéron et de Charles Quint sont alignés tout autour du patio au dessus des azulejos. De riches pièces d’apparat sont décorées d’une magnifique collection de céramiques.

les jardins

Bacchus enfant
Bacchus enfant

Les jardins nous ont séduites: le « petit » jardin possède un bassin rectangulaire est bordé de deux rangées de pots de fleurs tandis qu’un petit Bacchus enfant joue avec la fontaine. Cette sculpture est vraiment drôle : le gamin farceur brise le jet sortant d’un masque de tragédie antique. Deux antiques figuiers se font face à face. Je n’en ai jamais vus de pareils, leur tronc est incisé de fentes horizontales rappelant le fût d’un palmier. Leur ramure s’élève  haut et les fruits sont déjà formés. Sur une estrade carrelée des poteries vernissées jaunes avec des guirlandes vertes sont remplies de rosiers en pleine floraison. Des buissons de roses roses en pompons montent à l’assaut des troncs des palmiers. En contrebas, sous des orangers en fleurs, un parterre plus classique bordé de buis taillés est fleuri d’arums blancs.

Le grand jardin décline orangers et palmiers. Il est encadré de belles loggias de style renaissance italienne. Créé pour accompagner une collection de sculptures antique rapportée par le duc d’Alcala, alors vice-roi de Naples.

visite guidée du premier étage.

Copie Renaissance? ou véritable antiquité?
Copie Renaissance? ou véritable antiquité?

Visite  bilingue en Espagnol et en Anglais (par la même guide).
Les fresques de la pièce de réception commandées par Fadrique Enriquez (1539) sont très abimées. Nous traversons ensuite une série de pièces meublées. L’une d’elles, dans le style du 16ème siècle, est revêtue de tapisseries. Partout on remarque des braseros de cuivre. Je comprends maintenant la logique du Palais : l’étage est la résidence d’hiver, fermée, chauffée,  isolée avec les tapisseries tandis que le rez de chaussée est le palais d’été. Les azulejos du bas imitent les tapis, les fontaines répondent aux braseros de l’étage et aux cheminées. Nous admirons les peintures espagnoles mais aussi italiennes. La maîtres de maison furent à cinq reprises vice-rois de Naples ce qui leur permit de rapporter des antiquités mais aussi les modes italiennes e matière d’architecture, de sculpture ou de tableaux.

Jardin et grandes loggias
Jardin et grandes loggias

le nom

Le nom étrange de Pilatos – maison de Ponce Pilate – a été transmis par la tradition populaire : Fadrique Enriquez de Ribera, de retour de Jérusalem organisa un chemin de croix qui partait de son palais. Comme tout Chemin de Croix part de la maison de Pilate le nom est resté. Les pièces du rez de chaussée font allusion au Chemin de Croix : Chapelle de la Flagellation, Salon du Prétoire,

Nous passons une matinée entière à faire des photos, à lire nos guides à dessiner et même téléphoner dans les jardins fleuris qui embaument.

Osuna

ANDALOUSIE Pâques 2009

 

Université d'Osuna
Université d’Osuna

 

La colline d’Osuna, visible de l’autoroute de Grenade à Séville, est coiffée d’une forteresse jaune  dominant la ville blanche.
Des panneaux « zone monumentale »nous guident facilement (pour une fois).
Ce que j’avais pris pour un château avec des poivrières pointues aux toits bleus et blancs en damier c’est l’Université. Une université dans un bourg de campagne de 17 000 habitants ? Fondée en 1548, ses salles se distribuent autour d’un patio agréable. Je devine des peintures murales – on ne visite pas.

En face, la collégiale Renaissance est un magnifique bâtiment de pierres jaunes avec des toits aux volumes compliqués. Son clocher est carré comme un donjon.

J’entre discrètement dans la Collégiale, un mariage s’y déroule. Des hommes en costume sombre arpentent le parvis. Des femmes en retard se pressent sur des talons presque aussi hauts et fins que les pattes des échasses. Débauche de gaze et d’organdi. Robes transparentes.

Je n’ose pas entrerplus avant et rate les tableaux de Ribera et le retable vantés dans le Guide Bleu. Je rate aussi le Panthéon des Ducs d’Osuna (2 étoiles au guide Bleu).

 

Retable du couvent de l'Encarnacion
Retable du couvent de l’Encarnacion

Je sonne à la porte du Couvent de l’Incarnacion. Une petite bonne sœur fait visiter l’église ,nous montre  un retable baroque et les statues de bois peint habillées à la mode espagnole. Puis elle nous fait asseoir pour attendre un groupe qui vient de s’annoncer. : une cinquantaine d’Espagnols du 3ème âge. Devant cet auditoire important la petite sœur recommence son discours en remerciant la Providence que nous nous trouvions tous ensemble. Photos interdites ! nous traversons en troupeau le cloître et passons sans un regard pour les magnifiques azulejos, peut être trop profanes pour la sœur inspirée qui préfère nous faire entrer dans une salle entourée de belles stalles de bois.

Je reste debout, étant la plus jeune . Notre guide raconte la vie monacale. Son ordre lutte contre l’Esclavage – c’est très bien. Mais l’esclavage revêt différentes formes inattendues : la consommation (j’opine du chef) la maladie ( ??) la bonne sœur prêche. Je me sens prise au piège. La visite risque d’être fort longue et fort ennuyeuse. Déjà j’ai raté les azulejos ! Je ne veux pas rester coincée ici à entendre ses discours interminables alors qu’il est déjà 13H15 et que tout ce qui se visite à Osuna va fermer. Je n’aurai rien vu de ses merveilles ! Je tente une sortie. La sœur tourière est scandalisée :
–    « Vous sortez déjà ? »
Elle brandit des boites de petits gâteaux ronds
–    « vous allez acheter des gâteaux ? »
J’ai l’impression qu’elle ne me laissera pas sortir si je n’achète rien.

Je dégringole une rue très en pente qui me mène à la Plaza Mayor  animée et bordée de très agréables bâtiments. Je cherche toujours le sépulcre des ducs d’Osuna (vice-rois de Naples, quand même !) ne sachant pas qu’il se trouve à la Collégiale occupée par le mariage. Je remonte en quatrième vitesse.

La visite d’Osuna fut donc un peu ratée.

Nous pique-niquons devant une nécropole romaine, d’importance mais fermée.

A vélo dans la Lagune de Padul – lagune Fuente de Pedra

ANDALOUSIE Pâques 2009

 

flamands roses sur la lagune de Fuente de la Pedra
flamands roses sur la lagune de Fuente de la Pedra

C’est le dernier jour pour emprunter le vélo jaune qui est à ma taille.

Je pars à l’aventure sur notre petite route et trouve par hasard l’inscription Parque Natural avec des balises de promenade. Je m’engage dans un beau circuit dans la lagune, franchis de petits ponts qui enjambent ruisseaux et canaux d’irrigation. Par chance, le circuit aboutit tout près de chez nous aux Molinos de Padul.

 

lagune de fuente de la Pedra
lagune de fuente de la Pedra

Lagune de Fuente de Pedra

 

Sortie de l’autoroute de Grenade à Séville au km132. Après avoir traversé le village de  Fuente de Pedra, on trouve  la Lagune, le lieu de nidification des flamands roses et de nombreux anatidés. Nous observons aussi des limicoles.

L’eau de la lagune est lisse comme un miroir, piquetée de tous les flamands roses qui s’y reflètent. Quand l’un d’eux déploie ses ailes, le dessous est pourpre. C’est très frustrant d’être assise dans un affût sans jumelles.

Les limicoles se promènent  plus près du rivage. Sur leurs hautes pattes rouges, les échasses noires et blanches se déplacent dans quelques centimètres d’eau. Je reconnais aussi des vanneaux.

Cette halte est très reposante dans un paysage magnifique : étendue d’eau bleue pâle entre les montagnes violettes.

 

Grenade (4) Sacromonte

ANDALOUSIE Pâques 2009

 

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Nous avons pris nos habitudes à Grenade. Du parking de la Plaza Real, nous rejoignons par la rue des rois Catholiques (hideuse statue des-dits rois sur un grand piédestal), après avoir traversé la Gran Via nous trouvons rapidement la Plaza Nueva et les autobus : le 21 pour l’Albaicin, le 32 l’Alhambra, le 34 Sacromonte. Si le 31 et le 32 sont assez fréquents, le 34 ne passe qu’une fois l’heure à la demie.

Le 34 longe le Rio Darro prend la Cuesta del  Chapiz et tourne brusquement devant une statue d’un homme chapeauté.

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Très rapidement, le tissu urbain s’effiloche, on se retrouve en pleine campagne. Les carmenes avec leurs beaux porches, leurs cyprès et leurs fleurs s’espacent. Des friches couvertes d’agaves et de figuiers de barbarie aèrent le faubourg. La rue serpente. L’autobus arrive à l’abbaye de Sacromonte, dont nous n’avons pas prévu la visite : Grottes saintes et reliques ne nous disent rien qui vaille.
Nous redescendons à pied vers les Grottes des Gitans sur la petite route tranquille. Je suis fascinée par les agaves : leurs inflorescences commencent à noircir et on voit sortir l’énorme bourgeon, asperge géante de plus d’un mètre. Les figuiers de barbarie sont aussi nombreux. Sur leurs raquettes  poussent de petits bourgeons épineux.  Il y a aussi tout un fouillis de ronces. Ces épineux en face des jardins du Généralife, et la jolie forêt de feuillus au vert tendre contraste avec cette végétation quasi désertique.

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Un peu plus bas, après les carmenes  les maisons blanches se resserrent autour d’une placette où sont installés les restaurants où l’on peut entendre du flamenco le soir.

 

maisons troglodytes
maisons troglodytes
  

Musée des Grottes du Sacromonte

Le Musée des grottes du Sacromonte (Museo Cuevas del Sacromonte) est perché à mi-hauteur de la colline ; Il faut faire une jolie grimpette sur une rampe pavée de petits galets. Pour rendre la montée plus agréable on a planté du romarin et toutes sortes de variétés de sauges et autres plantes aromatiques.

La jeune fille de l’accueil parle bien le français :
–    «  quelle sorte de fête avez-vous en France en ce moment ? On ne voit que des Français ! »

Elle nous confie une sorte de cahier aux pages dactylographiées et plastifiées où se trouvent toutes les traductions des panneaux bilingues Espagnol/anglais. ON peut donc visiter à sa guise les grottes aménagées avec diverses expositions.

la grotte un habitat idéal
la grotte un habitat idéal

Un groupe se dirige vers la première grotte, ce sont des Espagnols de 25-30 ans. Leur guide est passionnant ; c’est un gitan, né dans ces grottes qui parle avec beaucoup de chaleur.

la grotte, un habitat idéal

Selon lui, la grotte, à Grenade est l’habitat idéal. La température est de 16°-18° toute l’année. Dans une ville où l’amplitude thermique peut être énorme. De plus, le conglomérat dans lequel sont creuses les grottes serait antisismique à cause de l’hétérogénéité  du matériau qui la compose. Les tremblements de terre, ici cause beaucoup plusde dégâts aux habitations construites tandis que les grottes fournissent des refuges. Une orientation convenable de l’ouverture  permettrait aussi une ventilation naturelle par convexion d’air, les différences de température causant la circulation de l’air dans la grotte. Même la chaux qui recouvre les parois est un élément positif contribuant à la santé des habitants. La chaux vive est un désinfectant puissant.
Il compare la grotte à une matrice accueillant les humains. Il joint le geste à la parole mimant la mère berçant son enfant.
La grotte que nous visitons est une sorte de couloir. La chambre occupe le fond. La grotte voisine est l’étable ou l’écurie. La chaleur des animaux pouvant réchauffer les humains viant à proximité. Dans la cuisine on nous cite une chanson gitane et on donne une idée du menu : des pois chiches et des choux.

 

Musée des Grottes du Sacromonte :artisanat

céramique
céramique

D’autres grottes présentent l’artisanat : la forge où l’on fabriquait les divers outils  pour le jardinage, le métier à tisser, la céramique avec toute une collection de vaisselle émaillée bleu et turquoise sur fond blanc. Les motifs déclinent la grenade, mais aussi les oiseaux, les fleurs… Cette céramique est visible partout dans la ville. Au gite nous en avons tout un  service

Musée des Grottes du Sacromonte – Vannerie

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La vannerie est une activité traditionnelle des Gitans.
Une jeune fille remplace le guide et montre de très beaux échantillons.  Elle propose des travaux pratiques.

-« N’importe quoi qui peut s’enrouler autour de deux doigts peut servir en vannerie. » déclare-t-elle

Cette jeune gitane brune me fait clairement comprendre que je ne participerai pas à l’atelier de vannerie. je la regarde tresser ses nattes de chaume à regret.

Un peu plus loin, un panneau consacré au flamenco raconte les soirées pendant lesquelles les Gitans occupés à la vannerie ou à la forge, chantaient. C’est notre seule déception dans ce musée : pas de musique. .J‘avais espéré au moins des enregistrements.

 

les gitans de Sacromonte (photo ancienne)
les gitans de Sacromonte (photo ancienne)

Musée des Grottes du Sacromonte (Géologie-Botanique)

le musée n’oublie ni la botanique ni la géologie.

Tectonique des plaque oblige, microplaque Alboran est  venue se souder à  la plaque Ibérique il y a environ 12 millions d’années pour former la Sierra Nevada.

La »formation de l’Alhambra »formantla colline de Sacromonte est un énorme conglomérat résultant de la fonte des glaciers ayant recouvert la Sierra Nevada. Ce poudingue comporte de nombreux galets (ou même des blocs) de quartzite, dolomie, serpentine, micaschiste. Les échantillons de ces roches sont présentés très pédagogiquement. L’âge de la Formation de l’Alhambra est assez flou, entre 2 MA et 5MA. Je ne sais pas si les grès épais que nous avons vus hier en allant dans l’Alpujarra ont la même origine.

 

 

Grenade – retour de Sacromonte

Retour à pied

Une rampe en galets mène à une promenade en balcon à flanc de colline très agréable. D’un côté l’Alhambra nous accompagne, de l’autre les habitations troglodytiques ou les maisonnettes.

une bonne adresse?

Des appartements pour touristes sont aménagés non loin du Musée. Pas très pratiques parce que excentrés, ils doivent être très agréables en été. Ceux qui les louent ont intérêt à voyager léger !(on peut trouver les références dans le Guide du Routard dont ils se recommandent)

Plus loin des maisonnettes modestes ont été construites. Enfin, on retrouve les carmenes et ls jardins. J’arrive tout près de la muraille arabe, puis à l’Albayzin et finalement je descends la Cuesta de Chapiz

 

Grenade – Paseo de los Tristes

Nous n’avions pas encore sacrifié au rite des tapas.

Mortes de faim nous nous installons à la terrasse du premier bar sur le paseo de los Tristes. Avec le verre du vin blanc on apporte une petite tranche de pain, une tranche de chorizo, une autre noire comme du boudin et une dizaine d’olives entaillées fondantes et parfumées. Nous avons aussi commandé des croquettes (béchamel avec du jambon panée ).

Ainsi ragaillardies nous pouvons continuer la promenade le long du Darro. Je remarque de belles façades Renaissance un peu comme en Italie.

Musée Archéologique

Un bâtiment très orné de sculpture est occupé par le musée archéologique. Dans la cour démonstration d’épigraphie. Deux petites idoles en albâtre ressemblant aux idoles cycladiques m’ont bien plu ainsi que le crâne d’un éléphant.Pour le reste, c’est toujours poterie cassée, pointes de flèches…

Grenade (3) la Cathédrale et les vieux quartiers sous la pluie

ANDALOUSIE Pâques 2009

cathédrale
cathédrale

 

Il a plu abondamment toute la nuit et neigé sur la Sierra. L’autoroute prévient que les chaînes sont nécessaires à partir du km 32.

Nous avons tiré les leçons  de la visite précédente et garons la voiture au premier parking venu.

nef de la cathédrale très haute et trè claire
nef de la cathédrale très haute et très claire

Par les petites rues mouillées nous rejoignons la Cathédrale en faisant du lèche-vitrines. Les collections d’été sont déjà sorties et il y a de bien jolies robes et même des robes longues. Certaines boutiques sont spécialisées dans les costumes traditionnels :robes à volants et à pois rouge et blanches (quelques bleues) costumes de cérémonies pour les petits garçons. D’autres magasins proposent des mantilles fait main noires à la broderie aérienne .

La Cathédrale est un monument énorme sur l’emplacement de la Grande Mosquée. Du style gothique et du plan initial(1505) il ne reste rien. Diego de Siloé (1493-1563) a conçu une basilique Renaissance qui ne fut achevée que vers le début du 18ème siècle. Nous sommes surtout impressionnées par la hauteur et la clarté de la nef. De très hautes colonnes soutiennent un plafond blanc très sobre. Les dorures de la Capilla Mayor sont encadrées par deux buffets d’orgue qui se font face.

Armée du Guide Bleu et d‘un  audio-guide, je me prépare à une visite exhaustive de toutes les curiosités du monument.  Hélas, je reste sur ma faim. Doré à souhait, le retable de Santiago referme la statue équestre de Saint Jacques Matamore qui piétine un infidèle. Je me sens solidaire du malheureux piétiné et sans grande sympathie pour le Saint Patron de l’Espagne. De l‘autre côté un retable baroque en marbre rouge referme une Piéta noire et blanche assez originale mais trop tout ce qu’on veut. Toute cette mode ostentatoire m’ennuie. J’ai pourtant du goût pour le baroque quand il est exubérant et joyeux comme à Palerme. Ici, point de putti farceurs, des évêques prêcheurs !

 


Grenade : Capilla Real – l’Alcaiceria

Heureusement la Capilla real compense la frustration de la visite à la Cathédrale.

on entre dans la Capilla réal par la Lonja
on entre dans la Capilla réal par la Lonja

L’entrée de la Capilla Réal se fait par la Lonja (la bourse) (1518-1522) de style plateresque. Sa façade est aérée, de cordons entrelacés de colonnes torses d’ars à anse de paniers ; la grille en fer forgé plateresque qui enferme les monuments funéraires vaut à elle seule la visite. Les éléments décoratifs sont nombreux. Des têtes étranges rappellent les grotesques florentins, en haut, des scènes de l’Histoire Sainte sont forgées en relief sur une fine tôle. Les personnages sont à la limite de la caricature, silhouettes aplaties à peine bosselées de Bartholomé Ordenez, ressemblant aux portrait découpés de Montmartre.

style plateresque
style plateresque

Cette grille franchie, on s’approche des gisants de marbre blanc : Isabelle et Ferdinand, les rois Catholiques, Jeanne la Folle et Philippe le Beau entourés d’une foule de personnages secondaires, anges et même animaux domestiques. Les gisants sont placés trop haut pour que l’on puisse se faire une idée de leur figure (le sculpteur n‘avait pas pensé aux touristes !). en face, un retable polychrome présente des scènes d’un réalisme saisissant. Les sculptures de bois peint sont remplis de vie. L’ancienne sacristie est transformée en musée où l’on peut voir l‘épée de Ferdinand et la couronne d’Isabelle mais surtout une collection de merveilleux tableaux ayant appartenu à la Reine Isabelle : des Flamands plusieurs Memling mais aussi un Bermejo et surtout un Botticelli.

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Le Palacio de la Madraza est fermé pour restauration.

Nous traversons les anciens souks remplis de boutiques à touristes bondées de jeunes français. L’Alcaiceria (kaisaria, arabe) est un joli bazar aux petites boutiques décorées comme dans un souk oriental en plus propre et plus soigné. Un incendie au 19èpe siècle a donné lieu à une restauration récente. Encore une fois, je constate que nous devenons blasées. Après la visite de l’Alhambra, il devient bien difficile de se laisser surprendre !

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Grenade ancien caravansérail corral del Carbon

La promenade sous la pluie s’achève au Corral del Carbon – ancien caravansérail : autour d’une cour carrée, trois niveaux de galeries couvertes en brique, avec des arcades sommaires. Simplicité.

Des bureaux ont remplacé les boutiques et les logements des marchands arabes. La cour est plantée de quelques touffes d’acanthe, d’un néflier dans un coin. Au centre, un vieux puits.

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Padul sous la pluie, on fait du feu

Pour se réchauffer nous déjeunons de saucisse purée.

La climatisation inversée chauffe bien la maison. Nous n’allons pas rester enfermées toute l’après midi. D’ailleurs, la voiture a aussi un chauffage !

Nous suivons le chemin des Molinos jusqu’à une colline pierreuse plantée d’amandiers bien taillés aux fruits déjà gros dans leur étui de velours vert. Arrivées à une croix, nous suivons une petite route de campagne jusqu’à Durcal. La route passe sur un vieux pont de pierre qui enjambe une rivière très profonde. Un grand moulin a été transformé en gites ruraux.

Le village de Durcal est avenant, avec une jolie placette, des chantiers… toute l’Espagne est un vaste chantier !

Après avoir encore bien tourné nous garons la voiture devant une boutique de « congelados ». dans des congélateur on vend au détail où un assortiment de poissons, légumes ou plats préparés. Mais ce n’est pas comme chez nous, chez Picard où tout est emballé et su remballé et luxueux. Ici, on choisit sa tranche. La vendeuse me pèse le mérou 1.29€ la tranche. On peut aussi acheter une poignée de poivrons ou de la paella toute épluchée avec moules et calmars à des prix défiant toue concurrence (en France).

les villages de l’Alpujarra

ANDALOUSIE Pâques 2009

Alpujarra
Alpujarra

 

Alpujarra – de Padul à Lanjaron

 

Pour trouver la route touristique de l’Alpujarra il faut prendre à Padul la route  de Motril puis la direction de Lanjaron. Dès que l’on quitte l’autoroute, un  panneau touristique signale un paysage pittoresque : un vieux pont de pierre à très haute arche sur une gorge profonde. Le ruisseau qui a creusé le canyon très profond dans des grès grossier et des brèches  aussi efficacement est un  mince filet d’eau. Soit le grès est vraiment tendre, soit le cours d’eau atteint une puissance considérable. Je m’amuse à découvrir dans la paroi dégagée récemment par les cantonniers un cours d’eau fossile ayant laissé des lentilles de matériau très grossier avec des blocs et des sédiments entrecroisés.

village de montagne
village de montagne

 

Lanjaron est une petite station thermale avec une usine d’embouteillage d’eau minérale, un établissement de cure « balnéario », des hôtels 1900  avec stucs plus ou moins conservés, magasins de souvenirs, jambons typiques…
La route s’élève ensuite dans des collines plantées d’oliviers et d’amandiers. Parfois des terrasses soigneusement entretenues soulignent le relief, parfois les amandiers sont plantés sans les terrasses, enfin on a mélangé oliviers et amandiers. Des huileries artisanales sont implantées sur le bord de la route.
Après Orgiva, petite ville dans la vallée que nous évitons, la végétation change : genêts en fleurs, camomille et raquettes de figuiers de barbarie apparaissent. Le paysage est grandiose, à chaque tournant la neige

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Alpujarra – Carataunas-Pampaneira – Soportujar

 

Carataunas 700m – 191 ha

Carataunas fut un village musulman. L’église actuelle fut autrefois la mosquée. Sous la chaux de la façade, on devine des entrelacs peu chrétiens. Albéniz y résida. Nous nous promenons dans le village tranquille croisant une ou deux vieilles dames bien aimables. Les ruelles pentues sont la rigole au milieu, sans doute pour l’écoulement de la pluie. Parfois le chemin emprunte un passage couvert. Parfois nous débouchons dans un jardin ou dans u  cul de sac. Un chemin bordé de jardins à l’abandon fait le tour du village et nous mène à l’église. En quittant le village, nous découvrons un panneau : la folie immobilière est arrivée jusqu’ici.

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Soportujar 940m – 286ha

Soportujar possède aussi une longue histoire et une ancienne population musulmane qui a perduré après la Reconquête et la chute de Grenade. Un panneau explicatif nous fait remarquer que nous sommes à la limite d’un étage de végétation méditerranéenne (oliviers, cyprès…) et de la végétation de montagne (feuillus, châtaigniers, noyers). Les noyers commencent tout juste à débourrer . Leur jeune feuillage prend des teintes orange rose très délicates. Les châtaigniers sont encore en hiver. Les gens sont très accueillants. Nous saluons un couple de vieux, la dame brandit un bouquet de fleurs pour nous rendre la politesse. Ici aussi le chemin principal s’appelle le Camino Real qui s’élève dans la montagne. Les panneaux d’azulejos indiquent le nom des rues mais aussi le nom des maisons. Et si le propriétaire change, la maison prendra-t-elle un nouveau nom ?


Pampaneira (1058m)

Nous passons Pampaneira sans nous arrêter malgré le beau panneau en céramique qui propose au voyageur de rester au village.

Bubion
Bubion

 

Alpujarra – Bubion

 

Bubion(1300m-376ha)

En revanche je pars explorer à pied Bubion, plus touristique.

Les maisons blanches portent toutes d’énormes cheminées sur des terrasses plates et grises. Des artisans, céramistes, tisserands ouvrent leurs ateliers aux touristes ; Je dérange par mégarde la lissière. La place de la Mairie et de l’église est toute blanche avec ses arbres taillés courts encore hivernaux. L’eau coule dans plusieurs fontaines. En remontant, je remarque que les cerisiers sont en fleur, magnifiques.

Après Bubion, la végétation est beaucoup plus austère. Les ajoncs ne sont pas encore fleuris la garrigue est encore sèche et grise ;

 

Alpujarra – Capileira et retour

Capileira (1436m – 560ha)

Capileira est le départ des randonnées de haute montagne. Elle parait bien équipée en appartements à louer, maisons de vacances, restaurants et magasins de souvenirs vendant des tapis multicolores, des ponchos de laine et des paniers qui semble être les spécialités locales.

Comme toujours, les parkings sont complets et nous nous aventurons à la recherche d’une place de stationnement dans le village. Nous en sommes quittes pour une bonne frayeur. La voiture passe à peine dans les ruelles. Il faut faire une épingle à cheveu pour remonter une pente incroyable. Comme nous prenons trop d’élan, nous ratons le fameux parking que nous cherchions. (il existe vraiment, nous en avions douté)

Pique-nique dans les hauteurs quand la route se transforme en piste et s’approche de la neige. La vue est fantastique. Nous aurions pu nous asseoir sur de beaux rochers de micaschiste brillants au soleil si un nuage n’était pas monté intempestivement nous confinant dan s la voiture avec un froid glacial, humide et pénétrant.(salade de thon, pommes de terre, olives). L’altitude est de 1800m. on se croirait encore en hiver .

fontaine de Pitres associée au souvenir de LLorca
fontaine de Pitres associée au souvenir de LLorca

Avant de rentre à Padul  nous poussons jusqu’à Pitres, encore un village blanc tranquille avec des toits en terrasse, mais, originalité, des arcades et un souvenir de Lorca qui s’est fait photographier et a envoyé une carte à un ami. Petit détour par Canar.

 

 

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Grenade Albaicin

ANDALOUSIE Pâques 2009

 

Façades fleuries, céramiques mauresques et azulejos
Façades fleuries, céramiques mauresques et azulejos

Dès que nous quittons la Ronda Sur (périphérique sud de Grenade) et que pénétrons dans la ville, c’est la galère.

Autant l’écrire une fois pour toutes, la circulation automobile est impossible dans Grenade ! La seule décision raisonnable est de rejoindre le premier parking où il reste de la place, et utiliser les autobus et marcher. Le Centre-ville est réservé aux taxis et autobus quand il n’est pas complètement piétonnier. Dans les quartiers périphériques, le plan de circulation est parfaitement illogique. La ville historique n’est pas vraiment étendue. Je passe donc nos errances automobilistiques…

.A 11H nous avons déposé la SEAT dans le parking Triunfo sur la magnifique avenue de la Constitucion plantée en son mitan de parterres modernes, face à une place reconnaissable à une sorte d’aiguille en ciment face au parc de la Fuente del Triunfo près de la Gran Via de Colon qui mène à la Cathédrale et à la zone Monumentale

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vue sur l’Alhambra

Le microbus 31 nous conduit directement à l’Albayzin moyennant 1.20€ (somme forfaitaire pour n’importe quel autobus de Grenade).Nous descendons comme les autres touristes non loin du Mirador de Saint Nicolas où le panorama sur l’Alhambra et la sierra Nevada est le plus beau de la ville. On contemple, éblouies. Puis on essaie de se repérer dans les tours et les balcons. Cela me plait bien de revoir les sites visités hier encore fraîchement imprimés dans la mémoire.

vue du mirador San Nicolaos
vue du mirador San Nicolaos

L’église est très simple, blanche. Un peu plus loin se trouve la  mosquée moderne (ouverte en 2003). Nous pouvons nous promener dan ses jardins installés sur la terrasse face à l’Alhambra. Jolis bassins en céramique bleue en forme d’étoile, sûrement rafraîchissants en été. La salle de prières est sobre, une épaisse moquette rouge mais peu de décor. Le minaret est coiffé d’un toit en pyramide. Rien ne le distingue du clocher de l’église toute proche si ce n’est que la girouette est remplacée par trois grosses boules de cuivre.
Nous déambulons par les ruelles aux murs chaulés qui serpentent entre les carmenes, joli prénom pour des villas avec jardins bien encloses dans des murs blancs qui débordent de jasmin ou de lilas, piqués des flèches noires des cyprès. Les entrées sont souvent décorées de céramique mauresques ou d’azulejos. Aux façades on a pendu des assiettes peintes ou des pots de fleurs en céramique. Même coca-cola a fait des concessions à l’environnement : la célèbre marque a abandonné ses couleurs emblématiques rouge et blanc pour une assiette de faïence bleue et blanche plus en harmonie avec les plaques des rues.

promenade le long de la rivière
promenade le long du Rio Darro

D’après le guide du routard, proposer un itinéraire relève de la plaisanterie. Ils n’ont pas vraiment tort. Nous tournons dans les ruelles, découvrons des jardins secrets, certains bien cachés,  d’autres livrés aux regards des passants, des citernes blanches ou en brique roses les aljibes.

..Nous descendons vers la petite rivière : le Rio Darro qu’enjambent des ponts anciens. C’est une promenade touristique mais sans excès. Il n’y a pas de commerce tapageur, surtout des cafés et des restaurants qui proposent bocadillos et tapas en plus de plats chauds.
El Banuelo est un hammam ancien bien conservé avec son sol en marbre et ses ouvertures en étoile. Le lendemain de la visite de l’Alhambra, je suis un peu blasée. Les jolis chapiteaux wisigothiques changent des motifs arabes.

Nous remarquons au passage le pont du Cadi, reste d’une arche outrepassée (en fer à cheval), j’étale mon savoir récent !la promenade a pour nom Paseo de los Tristes, nom bien romantique, qui sont les Tristes ?

Nous arrivons bien affamée Plaza nueva ; belle place dallée de marbre devant un bâtiment officiel et bordée de nombreux cafés. Je m’engouffre dans le premier venu et commande un bocadillo queso manchigo (3.5€).
Il nous reste une bonne après midi pour jouir du soleil sur les chaises longues et faire une courte promenade dans les environs des Molinos.