Château de Rueil Malmaison

Château de Rueil Malmaison

En 1799, Joséphine de Beauharnais fit l’acquisition du château que Napoléon fit décorer à son goût. Après son divorce en 1809, elle s’y retira. Napoléon III, petit-fils de Joséphine souhaita en faire un musée.

Si l’extérieur est plutôt austère je découvre le faste de l’ameublement Consulat très homogène et conservé intelligemment, rénové avec soin grâce aux tissages de Lyon. Je découvre donc une demeure dans un état parfait de conservation qui sent bon l’encaustique.

Salle du jeu de billard

Après avoir traversé l’entrée en colonnes de stuc, on arrive dans al salle de billard aux murs verts « terre d’Egypte » relevé de filets amarante. Un flambeau-lustre de billard ressemblant à une balance éclaire avec deux abats jours.

antichambre du salon doré

L’antichambre où se tenait l’huissier, est orné de six portraits des Cheikhs du diwan du Caire

salon doré

Le plafond du salon doré est peint à l’antique.

Salon de musique

Le décor fut exécuté en dix jours par les ébénistes Jacob, canapé et fauteuils sont tendus de rouge avec une bordure noire. On peut admirer de nombreux tableaux aux sujets variés mais surtout les instruments de musiques, la harpe de l’Impératrice, le pianoforte de la Reine Hortense et un pianoforte vertical « en forme d’orgue ».

salle à manger

La salle à manger est de goût pompéien ocre clair avec huit danseuses peintes à fresque par Lafitte.

salle du Conseil

L’histoire raconte que la Salle du conseil fut aménagé en dix jours, une tenture à rrayure avec des drapés évoque une tente

bibliothèque

Toute l’extrémité de l’aile est aménagée en une somptueuse bibliothèque dont le plafond peint à fresque est Apollon et Minerve sont entourés de médaillons de Socrates, Dante, Ossian, Ovide… tandis qu’autour de la fenêtre une tonnelle égaie la pièce.

JL David Le 1er consul franchissant les Alpes

A l’étage se trouvent les chambres, d’un côté celle de l’empereur avec la sa;le marengo rappelant les fait d’arme de Bonaparte. je me suis plutôt attachée à une ravissante pendule et à la table octogonale sur un tapis d’Aubusson.

pendule « le char de Télémaque »

la grande salle Joséphine contient une collection de vaisselle de porcelaine d’une extrême finesse. chez l’Impératrice on mangeait dans « de l’or » tous les bords des assiettes ou des tasses et plats sont dorés tandis qu’au milieu les motifs sont variés : fleurs délicates, paysages d’Italie…Joséphine collectionnait aussi les antiques.

la chambre à couché de Joséphine est ovale tendue de rouge, la draperie fait de grands plis, le lit doré porte un cygne tandis que l’aigle surmonte le baldaquin

Chambre de Joséphine

A l’étage il y a une exposition « Dans les armoires de Joséphine » qui ravirait toutes les passionnées de mode. Bas fins, manteaux à traîne, robes rebrodées de plumetis, toques et charlottes et même un bandeau portant les petites mèches en accroche-cœur sur le front.

Si nous n’étions pas en février, la promenade dans le parc aurait été plus agréable. Joséphine (qui avait aussi pour prénom Rose) collectionnait les roses et la roseraie a été récemment restaurée. Il faudra revenir fin ami ou en Juin!

De Versailles à Marly avec le Voyage Métropolitain

GRAND PARIS

Versailles- rive droite, on se dirige vers le parc du château dans des rues cossues, deux maisons d’architecte retiennent le regard des spécialistes : La villa Cassandre de Gustave et Auguste Perret (1924) et la Villa Bomsel d‘André Lurçat. Simplicité et élégance parmi les maisons bourgeoises. Versailles plutôt provinciale que banlieusarde. 

Incursion dans le parc du côté du Hameau  pour une présentation. Le  parc du château de Louis XIV est double, un petit parc à la française avec bassins, bosquets et motifs et un très grand parc qui était le domaine de chasse du roi, enclos alors, il avait été installé sur des villages et des hameaux déplacés pour le confort du gibier. Le soleil a fini par disperser les brumes du matin et c’est bien agréable de cheminer dans les grandes allées mais nous le quittons pour nous retrouver en face de Parly2.

Entre le parc et la copropriété de Parly2, sous une avenue court, en souterrain, l’aqueduc  de l’Avre, fournissant Paris en eau potable et collectant les sources à l’Oust de Paris. L’Avre est un affluent de l’Eure dont la source est proche de Mortagne-au-Perche. 

La copropriété de Parly2 comprenant 278 bâtiments et plus de 5000 logements, 8 piscines et 7 courts de tennis est la plus vaste copropriété d’Europe. Le promoteur , Robert de Balkany acheta le terrain aux 2 soeurs Poupinet, les persuadant en promettant d’adjoindre une église (cela me rappelle le projet immobilier d’Ostie dans le roman Suburra que je viens de terminer). Avec l’architecte Claude Balik qui conçut aussi le centre commercial Parly2, c’était la « promesse d’un nouvel art de vivre ».  Les premiers bâtiments sortirent de terre en 1968. Nous traversons donc un quartier verdoyant avec des assez petits immeubles disposés de quinconce, chaque appartement s’ouvre sur un balcon qui court sur toute la façade. Ajout postérieur? les vérandas qui font les coins de presque tous les étage. Règne de la verdure, des massifs fleuris, de l’ordre et de la prospérité. Ces immeubles qui ont maintenant 40 ans paraissent presque neufs : quelle différence avec le Palais  d’Abraxas de Noisy-le-Grand que nous avons découvert lors d’un autre voyage métropolitain, pourtant beaucoup de 15 ans plus récent mal entretenu!! Le centre commercial Parly2 a été rénové récemment. Décoration classieuse, marbre brillant, canapés design. Tout respire la prospérité et le luxe!Ambiance à l’opposé du Centre des Flanades à Sarcelles que nous avons traversé lors du précédent voyage métropolitain!

Roquencourt est un village sectionné par la N186 et l’autoroute A13, avant de parvenir à la forêt de Marly nous traversons un nouveau quartier très récent : construction « économique en  énergie » avec des fenêtres verticales, plutôt des meurtrières, des façades grises foncé, des parallélépipèdes posés comme dans un jeu de cubes.  les meurtrières éclairent-elle des salles de bains ou des escaliers ou des pièces à vivre?

Dans la foret se trouvent quelques beaux arbres et des taillis. Des pancartes interdisent de pénétrer en sous-bois. C’est un endroit stratégique : l’ancienne base de l’OTAN et les quartiers généraux d’IBM et de Bull. Un gars plus renseigné fait un topo fumeux sur les hackers, nous serions en plein centre informatique? Je ne comprends pas trop.

Nous nous engageons dans les ronces, version Indiana Jones de la randonnée. Se suivant à la queue-leu-leu dans les buissons nous atteignons une arche de meulière et un escalier de ciment qui monte au Triangle de Rocquencourt. Nous allons pique-niquer au centre de l’échangeur célèbre qui a été la vedette des speakerines de FIP « vous êtes nombreux au triangle de Rocquencourt » combien de fois ai-je entendu ce refrain? Célèbre par ses bouchons, mais aussi le premier échangeur construit en France. On parle même de le classer au Patrimoine (cliquer ICI). Le groupe s’installe donc sur une plateforme de graminées sèches : un magnifique thuya ou cyprès se dresse vers le ciel. Initialement, un monument , une sorte de colonne était prévu. L’arbre a plus belle allure. Lieu de pique-nique original, certes un peu bruyant, mais on ne peut pas tout avoir!

La suite de la promenade a un thème hydraulique : avant de découvrir la Machine de Marly, nous passons à proximité de deux réservoirs en forêt de Marly. Je suis un peu déçue, je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire, j’ai à peine remarqué les éminences protégeant les réservoirs.

La réplique du Palais de Versailles, en forêt de Louveciennes la propriété privée la plus chère de France, est bien protégée derrière ses grillages. On ne devinera qu’une statue de marbre de Louis XIV visible à travers les frondaisons dénudées de l’hiver.

acqueduc de Louveciennes

Une sorte de tour carrée termine l’aqueduc de Marly qui transporte l’eau nécessaire aux bassins et jeux d’eaux du Château de Versailles. La machine de Marly a permis de monter l’eau de la Seine. nous sommes tous impatient de découvrir ce dispositif . Il faut d’abord traverser le hameau de Voisins passer devant le château de la Du Barry qui était aussi  le Pavillon des Eaux. Dommage que nous n’ayons pas le temps de regarder les reproductions des tableaux de Sisley et de Pissaro qui jalonnent le chemin.

la machine de Marly

La machine de Marly était construite à flanc d’une pente très raide que nous descendons sur une chaussée très glissante. Il ne reste plus rien des tuyaux et des pompes qui élevaient l’eau. 14 roues à aubes (14 pour Louis 14) installées dans le courant de la Seine actionnaient des pistons reliés par des chaînes. Trois réservoirs étaient nécessaires pour monter l’eau par étape. Au niveau de la Seine on voit les tuyaux. La machine devait faire un bruit infernal!

la

Nous longeons la Seine à Port Marly . La promenade est loin d’être terminée, il faut remonter sur le plateau. Par une route moins pentue que le sentier mais quand même bien pénible en fin de journée. Malheureusement nous arriverons trop tard pour entrer dans le Parc de Marly. La silhouette des célèbres Chevaux de Marly se détache sur le coucher du soleil que  le bassin -l’abreuvoir des chevaux – reflète dans son miroir.