Athènes Musées : Kanellopoulos et Nouveau Musée de l’Acropole

CYCLADES

En face du Musée, la jolie église Metgamorphosis
En face du Musée, la jolie église Metamorphosis

Le Musée Kanellopoulos à Anafiotika est ouvert et gratuit aujourd’hui. De nombeuses salles sont vides.  Restauration ou déménagement ? Je profite de l’aubaine pour  admirer de très belles icones à l’étage.

Je remarque une Nativité du 15ème siècle entourée d’une »mosaïque » de 4 rectangles représentant les 4 évangélistes et dans les coins de carrés figurant des scènes de la vie de la Vierge.  Une de mes préférées est une Dormition de la Vierge, une Dormition de Saint Ephraïm le syrien du 15ème ou 16ème siècle. Il y a également des portraits du Fayoum  ainsi que des tissus coptes de toute beauté.

Après avoir descendu les petites rues bien tagguées cette années (c’est selon, une fois sur deux on les voit repeintes, on revient les graffiteurs sont repassés), nous prenons l’apéro à la taverne qui a installé ses tables en angle contre la grille du forum romain, c’est un de mes cafés préférés ; je dessine. Déjeuner sur la terrasse de l’hôtel Economy, je suis descendue à l’Agora (moderne) et j’ai acheté des souvlakis au coin de la rue, en face du marché.

Nouveau Musée de l’Acropole

caryatides de l'Erechteion
caryatides de l’Erechteion

Nous l’avions raté pour cause de 1er mai et de grèves en 2010. J’attendais l’occasion de le visiter.

J’ai fait une belle promenade pour m’y rendre en passant par Monasteraki, le marché aux Puces, le long de la tranchée du métro l’Agora boisée ressemble à un parc. A Thissios, un pont enjambe le métro et une grande allée dallée occupée par les étals des peintres de chromos, les vendeurs de bracelets tressés et de tricots…Plus loin, une série de très beaux cafés ont installé de grandes terrasses et de beaux immeubles néoclassiques font face à l’Acropole.

Le Musée est installé derrière une esplanade de verre qui permet de découvrir les fondations des maisons et des bâtiments antiques. Les Musée est très vaste, sombre en rez de chaussée où l’on découvre dans de belles vitrines des objets: beaux vases, terracottas, objets usuels et stèles provenant de sanctuaires de divinités vénérés à proximité : Nymphes et Pan à la Pnyx au pied de l’Acropole :  Asclépios et Dionysos accompagné par des danseuses aux vêtements plissés. Des escaliers roulants conduisent à l’étage ou le fronton de l’ancien temple nous fait face : un taureau est dévoré par une lionne, un dragon à la queue enroulée.  A droite les statues archaïques,  à gauche les statues hellénistiques ou romaines.

J’ai aimé  la  série de Korés présentent leurs coiffures bouclées et leurs vêtements drapés. Certaines ont gardé des traces de pigments et les motifs de leurs vêtements. On a reconstitué les couleurs d’époque avec des bleus francs et des rouges vifs.

Au second étage, restaurant en terrasse face à l’Acropole

Troisième étage : un écrin  pour les frises du Parthénon. Beaucoup sont des reproductions en plâtre ou même absente remplacées par des dessins faits avant qu’Elgin ne les embarque au British Museum. Ce musée me paraît être un appel pour leur retour. On pourrait, certes, se contenter de ce qui est présenté. Lire toutes les explications, étudier un à un les personnages. Après avoir consacré beaucoup d’attention aux étages précédents je n’ai plus la patience nécessaire. Il me faudra revenir une autre fois et aller directement en haut !

Lire également sur un blog ami un article très détaillée : ICI

Je garde toutefois un souvenir ému de l’ancien musée de l’Acropole où l’on était beaucoup plus proche des œuvres qui se trouvaient à hauteur d’homme ;

Je rentre en complétant mon tour de l’Acropole par une flânerie à Plaka, ses restaurants et ses boutiques. Rue Byron, une pensée pour le poète. A mesure qu’on se rapproche de Monasteraki les magasins proposent des marchandises meilleur marché et de moindre qualité. Je trouve quand même le foulard en mousseline que je désirais rapporter. Malheureusement ceux de Santorin étaient beaucoup plus beaux. On ne devrait jamais différer ces achats.

Aux Aérides, je trouve la rue Eolou qui me ramène derrière l’Agora. Nous ne nous lassons pas de la terrasse sur le toit de l’Hôtel Economy. Vers 20h je vais à Omonia chercher le dîner. Everest a fermé, les kiosques sont démunis. Plus d’Albanais, plus de drogués et de marginaux comme autrefois. Omonia est déjà endormie.

Retour à Athènes sur le Prévelis

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la Prevelis quitte le port

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Le propriétaire de Rooms Mary on the beach nous conduit à 19h au port – vide- le Prevelis arrive de Crète, via RhodesKarpathosAnafi.

anekprevelis Nous l’attendons à l’abri dans la gare maritime. 9h55, le Prevelis est à quai sans qu’on ne l’entende. C’est un bateau blanc de la compagnie ANEK plus petit et moins luxueux que le Delos.

Pas de hamburgers Goody’s, nous dînons grec, de tyropita (2.2€) il y a aussi des gyros (chers) et une sorte de cantine avec un repas complet à 8€.

Un steward nous accompagne à la cabine, plus vaste que je ne l’imaginais avec une grande salle d’eau. Les couchettes sont prêtes. Nous montons sur le pont voir le bateau quitter le port. Il fait déjà nuit. Fira est illuminée. Un bateau de croisière étincelle. La nuit sera confortable. Je m’éveillerai au Pirée. Une dame vient frapper avec insistance pour s’assurer que nous sommes levées.

5ème jour – monastère de Dafni en route Corinthe et Argos

CARNET PÉLOPONNÈSE ET CRETE

Daphni

 

notre Fiat Panda!

 

9H28, le loueur de voiture  Reliable attend dans le hall de l’hôtel, cela nous paraît le fin du fin !
Notre voiture est garée sur le trottoir d’Omonia, pas vraiment le lieu pour un contrôle technique ! Nous attendons que l’employé ait disparu sur un scooter pour que D s’installe au volant. Notre Fiat Panda n’est pas vraiment un carrosse. Elle est bignée à l’aile. Son « toit ouvrant » est une capote entoilée comme celle des 2CV d’autrefois qui  tient par un élastique. Le moteur fait un bruit de mobylette. Le plafonnier est dévissé. Le cendrier bringuebale.

Nous quittons facilement Athènes car D a fléché le plan. Nous nous retrouvons sur une voie à chaussées séparées. Nous dépassons le monastère de Dafni. Il est impossible de tourner à gauche !

Pour revenir en arrière il nous faut dépasser Eleusis, ses raffineries, ses pétroliers. Nous traversons des zones industrielles enfumées et pestilentielles, reprenons la direction d’Athènes après un détour de plus de 10 km.

Le petit monastère de Dafni est caché dans les pins au flanc d’une colline. Au parking, nous constatons que la portière du passager ne ferme pas à clé : nos bagages sont donc à la merci de n’importe quel rôdeur. Le toit ouvrant ne se ferme pas, il ne s’ouvre d’ailleurs pas non plus. Les essais de freinage sont inquiétants. La Panda n’est vraiment pas une affaire !

Dafni

Daphni

Le petit porche du monastère s’ouvre sur une cour carrée bordée d’un côté par des arcades en ogives.Au centre: un cyprès magnifique. Face à la basilique, un mur avec un banc de pierre sous un abricotier. Le monastère a été occupé par les Francs et les Cisterciens. De l’abbaye cistercienne, il ne reste que quelques ruines qui laissent deviner un bâtiment à étage. La basilique a subi les effets des séismes, les murs sont intacts mais les mosaïques à l’intérieur ont souffert. Les fenêtres sont ornées de motifs géométriques très fins. Nous observons avec soin les mosaïques  Dans la coupole centrale règne le Christ Pancrator, autour de lui la  »ronde  des prophètes », dans les petites coupoles nous recherchons les scènes décrites dans nos guides : on reconnaît un très curieux baptême ou l’eau est figurée par des rayures bleues horizontales.

 

 

 

En route, Corinthe, Argos….

Argolide

L’autoroute enjambe le Canal de Corinthe, des voitures stationnent sur la bande d’arrêt d’urgence, nous les imitons et avons la chance de voir un gros bateau tiré par un petit remorqueur. Le gros bateau a tout juste la place de passer. C’est un curieux spectacle.

Après Corinthe le paysage est très riant, si les montagnes sont complètement pelées comme nous l’avions vu d’avion, la plaine est verdoyante. Elle est plantée de vignes (les raisins de Corinthe) d’orangeraies bordées de cyprès, ainsi que des champs de blé.

Dès la sortie de l’autoroute  nous achetons des croquettes de viande et du tsatsiki dans une cantine à la station-service.  Nous négligeons les tables à pique-nique et le regrettons ensuite. Trouver de l’ombre  est problématique. Nous sommes passées sans nous arrêter devant Némée, Mycènes Argos et Tirynthe. Que de noms évocateurs !

A la sortie d’Argos, le long d’une rivière à sec nous nous installons sous des orangers.

 

 

4ème jour à Athènes : Musée byzantin- musée cycladique – colline des Muses

CARNET PÉLOPONNÈSE CRETE 1999


Musée Byzantin
Omonia nous suivons Panépistémiou jusqu’à Syntagma puis la Rue Vassilis Sophias, bordée d’ambassades et de  bâtiments officiels dans des jardins derrière des grilles.

Le Musée Byzantin est de style florentin, avec une cour plantée d’orangers. Un banc fait le tour du tronc d’un platane. Encore une fois, nous sommes les premières visiteuses. Dans deux salles, des basiliques anciennes sont reconstituées. L’ensemble est très réussi. La taille exiguë des églises que nous avons visitées correspond à celle de la reconstitution qui ne semble donc pas artificielle.

Dans la plus ancienne, on voit des sculptures pas  d’icônes. Un très curieux Orphée avec sa lyre est très inattendu dans une église. Beaucoup de motifs sont géométriques. Des animaux naïfs maladroits sont aussi représentés. C’est étrange de penser que la technique parfaite de la sculpture classique s’est perdue.

Dans la basilique la plus récente (XIIème siècle) se trouvent des icônes.  Les personnages ont   le regard perdu, inexpressif, assez énigmatique. Autour des grandes figures on a souvent peint de petites scènes de l’Evangile ou de la Vie des Saints. Toute cette culture orthodoxe byzantine me paraît exotique, difficile à déchiffrer alors que l’Antiquité m’est familière.

Musée Cycladique

Idoles cycladique

Les idoles de marbre qui m’avaient fascinée au Musée National me plaisent toujours autant de par la pureté de leur ligne et la qualité de la pierre presque translucide. Certaines sculptures sont très petites. Une plus grande, de près d’un mètre, occupe une vitrine.

Les poteries sont également très bien présentées. Je m’amuse à reconnaître les personnages mythologiques sur les cratères et les vases : Hermès avec ses ailes aux talons, Hercule et son gourdin ? Athéna casquée ….

idole cycladique

Un étage est consacré aux reconstitutions de fresques crétoises par un archéologue anglais. Le résultat est surprenant, les peintures apparaissent comme neuves. Sur de nombreux panneaux il justifie ses audacieuses initiatives par ses études des pigments, de la flore, de la faune…..

Parc National
Nous traversons le Parc National par des allées ombragées. Le plan d’Athènes nous est plus familier, les distances paraissent plus courtes, nous évitons maintenant les parcours désagréables en plein soleil, la circulation trop dense en choisissant des voies étroites.

Nous avons également repéré les bonnes adresses pour nous restaurer, entre autres, une cafétéria végétarienne où nous trouvons du riz aux épinards, des brochettes de soja en éponge comme en Israël et un gratin de pommes de terre au fromage.
La sieste se fait tout naturellement après une si longue matinée (de 7heures à 15 heures)

Colline des Muses

colline des muses portant le monument Filoppapou

Le taxi pour la Colline des Muses et le monument Filopapou monte sous les pins et les oliviers pour parvenir au sommet d’où la vue sur l’Acropole est splendide .

monument Filopappou

Puis nous passons par l’Acropole, Plaka, Eolou, nous avons déjà nos habitudes après trois jours et demie. On nous avait effrayées en nous décrivant une chaleur accablante, une foule de touristes, la pollution …nous n’avons souffert d’aucun de ces maux. La climatisation et le double vitrage à l’hôtel et les horaires « grecs » avec déjeuner tardif et sieste ainsi que les heures de repos sur notre balcon nous ont assuré un séjour agréable

3ème jour à Athènes : apéro aux Aérides, Syntagma, coucher de soleil au Lycabette

CARNET PÉLOPONNÈSE ET CRÈTE

 

Apéro aux Aérides

Aérides : la Tour des vents

 

Apéro luxueux dans un café de la place des Aérides, face à la Tour des Vents et à la rue Eolou (Quelle logique dans la toponymie ! )L’ouzo  est servi avec des blinis recouverts d’un onctueux mélange de tarama, fromage blanc et herbes . l’addition est salée : 2000 drachmes.

 Plaka : les boutiques, parfois  de luxueuses bijouteries ou de beaux étalages de vannerie, mais trop souvent  des cochonneries pour touristes (Parthénon en plastique, paréos en batik, délavés T-shirts hideux).
la Cathédrale – ici la Métropole – sans grâce. A côté la Petite Métropole est charmante,basilique miniature mais fermée . Certaines pierres sculptées de motifs antiques ont sans doute été reprises de constructions anciennes.

 

La Petite Métropole

Athènes moderne, Syntagma, Kolonaki, Lycabette

 

Syntagma

 Pour acheter des billets des spectacles  du Festival d’Athènes , allons à  Syntagma. Omonia est ronde, Syntagme forme un quadrilatère . Il y a toujours une circulation infernale, mais ici les bâtiments sont propres prospères modernes et même luxueux, les hôtels dont chics et les banques nombreuses.

 Il n’y aura pas de spectacle Son et Lumières à la Pnyx pour cause de concert ! Nous sommes un peu déçues, et nous consolons en achetant nos billets pour l’Orestie à Epidaure.
L’Office de Tourisme se trouve rue Amerikis(comme dans ma leçon d’ Assimil !). Assimil n’est pas suffisant pour la conversation mais c’est un bon pilote pour les rues d’Athènes ! Nous y achetons  les cartes routières.
Remontant Stadiou jusqu’à Omonia,  nous achetons des pitas et des feuilletés à la viande. Déjeuner à 3 heures à l’hôtel, nous avons bien assimilé les horaires grecs, donc sieste !

Université

Université : une Antiquité très XIX ème siècle!

  Pour aller au Lycabette, nous empruntons Panepistémiou(voir Assimil !) et passons donc devant l’Université et la Bibliothèque, bâtiments monumentaux datant du règne du roi Othon . Les architectes allemands se sont inspirés des styles antiques : la bibliothèque est dorique. L’Université est ionnienne.

Comme le Musée, ces constructions ont le mérite de donner une idée des bâtiments antiques en fonction avant qu’ils ne tombent en ruine . Ils n’ont aucune authenticité, ne sont pas chargés d’histoire, mais ils frappent notre imagination mieux que des maquettes. Et cela constitue un cadre bien agréable pour les étudiants !

Lycabette

Kolonaki
Nous remontons les rues de Kolonaki, quartier chic évoqué par V. Alexis dans la Langue Maternelle. Les rues portent des noms illustres : Pindare, Démocrite, Hérodote, Héraclite … Elles sont en pente, bordées de petits arbres, orangers ou acacias. Les terrasses et balcons foisonnent de verdure, les plantations exubérantes dégoulinent des étages. Ici un bougainvillier fait une véritable arche fleurie, là un géranium(genre citronnelle) dégringole  au moins 3 étages. Les immeubles sont cossus, les boutiques de luxe sont à l’enseigne des grands couturiers français, italiens ou américains. Comme les rues sont étroites, nous marchons à l’ombre et au calme, il fait bon .

coucher de soleil sur le Lycabette

 

Le funiculaire nous conduit au sommet de Lycabette : on émerge du tunnel sur la terrasse d’un restaurant . Le sommet de la colline est coiffé d’une église à coupoles chaulées.

le soir tombe sur Athènes vue du Lycabette

Nous attendons le coucher du soleil. Vers l’Est, les avions décollent de l’Aéroport, à l’Ouest on devine les raffineries d’Eleusis ? Des dizaines de très gros bateaux croisent en mer . D’autres plus petits entrent et sortent du Pirée. Athènes, toute blanche occupe la cuvette, par delà, les collines sont arides . On étale la carte pour continuer nos repérages, les touristes se prennent en photo ou en vidéo. Le vent souffle, il fait très frais. Nous entamons la descente quand le disque rouge disparaît derrière la montagne

3ème jour à Athènes – Kerameikos- Agora

Kerameikos

les quatre amis et la barque de Charon

 7h30 : la rue Tsaldari qui nous conduit au Céramique est encore vide – il fait déjà chaud.

Le Kéramikos est le cimetière antique aux portes de la ville antique.. Le site est entouré de murs, dans une cuvette, heureusement qu’il est tôt ! Nous sommes les seules visiteuses.

Un jeu de piste

L’exploration ressemble à un jeu : tout d’abord s’orienter! Retrouver l’entrée, le Dipylon – terme que je trouve bizarre, n’ayant pas l’idée de le rapprocher de celui de Propylées  – ensuite les artères principales : la Voie Sacrée et le Dromos. Aucune indication . Un petit ruisseau bordé de cannas oranges nous sert de repère.

Stèles

Enclos funéraire de Dionysos Kollytos, taureau et chienne molosse

Quatre copains débonnaires font la conversation. Barque funéraire au pied de Charon : la scène change de registre. Un bœuf grandeur nature, domine une autre stèle. A ses pieds, la chienne molosse le contemple, surprenant spectacle dans un cimetière !
Le Kéramikos est très fleuri : lauriers roses, fleurs bleues non  identifiées, cannas, des figuiers donnent une ombre fournie et rafraichissante.

 

Athènes : Agora

Héphaisteion

L’Agora est à quelques minutes de marche du Kerameikos. Nous arrivons derrière l’Hephaïstéion et pénétrons par une porte dérobée.

Héphaïstéion
Le temple d’Héphaïstos est situé sur une sorte d’estrade naturelle dans la verdure. Il est très bien conservé : les frises des combats des Centaures et les Travaux d’Hercule sont encore bien reconnaissables.

En contrebas, s’étendent les ruines de l’Agora, nous continuons donc notre jeu d’orientation bien pilotées par le Guide Gallimard qui offre une belle reconstitution en couleur et en relief, sur le Guide Bleu il y a un  plan, des descriptions des notices. Nous sommes très bien installées pour consulter nos documents sur des bancs à l’ombre.

Agora

Tholos, Bouleuthérion

Nous trouvons d’abord la Tholos, ronde, et le Bouleuthérion : il nous faut comprendre la fonction de chacun de ces édifices et découvrons les mécanismes de la Démocratie athénienne. Nous effectuons des navettes entre plans, ruines  et explications. Peu à peu tout s’anime  : nous imaginons Socrate discourant sous la Stoa. Nous découvrons ensuite le tribunal où il fut jugé.

la Stoa : le Musée

Dans le musée, je verrai des petites fioles de poisons contenant peut être la ciguë. Il faudrait sans doute imaginer les victuailles du marché, les cris … Le site est bien ombragé, il souffle une brise agréable, la visite est passionnante.

On a reconstruit une Stoa, long bâtiment en marbre blanc, précédé d’une double colonnade sur deux niveaux pour abriter le musée. Cette construction neuve choque à  première vue sous ses tuiles rouges. Mais elle nous aide à mieux imaginer l’aspect réel de l’Agora. Ce n’était pas un parc orné de ruines romantiques, mais un espace urbain construit d’immeubles, de boutiques, de galeries, les arbres étaient peut être absents, les rues ressemblaient peut être à celles de la ville moderne, les automobiles en moins mais avec de la foule, des passants Comme nous n’avons pas de ticket, on nous refoule au musée. D renonce à la visite,  j’y vais donc seule et je découvre les objets retrouvés sur l’Agora. Certains sont prévisibles : vaisselle, outils, mais d’autres sont plus étonnants : un biberon, un pot de chambre. La vie politique et judiciaire a laissé une machine à désigner les jurés avec ses boules, les tessons d’ostracisme, les fioles de poison. Tous ces objets donnent à l’histoire une densité palpable.

Toutefois il convient d’être prudent : tous ne sont pas contemporains. Entre l’Odéon d’Agrippa et Socrate se sont écoulés six siècles. Comme si la Renaissance, Louis XIV, Napoléon et De Gaulle s’étaient rencontrés sur la place de Paris !

2ème jour à Athènes – Acropole – Musée National

CARNET PÉLOPONNÈSE ET CRÈTE 1999

 

Omonia est bruyante!       Les sirènes de la police tiennent lieu de réveil matin à 6h30.Nous avions prévu de nous rendre à l’Acropole en autobus, cafouillage, un jeune Athénien nous conseille plutôt le métro.

Plaka

Plaka est endormie.Au petit matin, il fait frais, la côte paraît moins raide. Nous avons le plaisir de découvrir les monuments pour nous seules et de prendre des photos dans la lumière du matin sans être dérangées.

Acropole
Je redécouvre l’Acropole comme si je n’étais jamais venue. Peut être à cause  de restaurations récentes ou tout simplement vingt ans ont estompé la mémoire des lieux tandis que des anecdotes précises concernant des personnes restent encore vives.
J’avais beaucoup aimé le petit temple d ‘Athéna Niké, nous passons sans le voir, il est masqué sous les échafaudages.

Erechtéion

 L’Erechtéion est une splendeur. Bien sûr, je me souvenais des caryatides.  J’avais oublié l’olivier d’Athéna – enfin – son remplaçant. Sur un banc, devant le portique Nord, nous lisons nos guides avec soin et méthode, révisons histoire et mythologie, cherchons les détails  et admirons la finesse des décorations et le plafond à caissons.

J’avais oublié la légende d’Egée, le père de Thésée qui s’élança et se fracassa sur les rochers en voyant les voiles noires du vaisseau de Thésée qui entrait de Crète au Pirée. Notre regard est attiré par la mer et ses bateaux.

Parthénon

Parthénon

Impossible de ne pas comparer le Parthénon aux temples d’Agrigente. Le Temple de la Concorde est beaucoup mieux conservé et mis en valeur par la végétation.

Aujourd’hui, le Parthénon est un vaste chantier avec une grue, des instruments de levage, des rails et des baraques de chantier pour les ouvriers. Le mur de la cella doit être reconstruit pour l’an 2000, il faut faire vite, il ne reste que six mois ! Marteaux et scie résonnent, une bruyante activité.

les conférenciers des groupes

Entre temps, les groupes de touristes sont arrivés et envahissent le site. Nous glanons quelques bribes des commentaires de leurs conférencières. L’une d’elle raconte les destructions finalement très récentes du Parthénon par Morosini, Doge de Venise qui l’a fait sauter en le bombardant en 1687 , les Turcs y ayant installé une poudrière. Les vols des archéologues britanniques du siècle dernier, et finalement les dégâts de la pollution atmosphérique. Étrange de penser qu’il avait tenu bon vingt siècles pour tomber en ruines en trois siècles seulement.

Nous attendons l’ouverture du Musée à l’ombre en compagnie d’une famille d’Atlanta Indo-Asiatique puis renonçons.

L’Agora

Un chemin parmi les arbres descend vers l’Agora.. Une rangée de grenadiers longe l’allée, je n’en avais pas vu depuis Israël. Comme de nombreux sites, l’Agora est fermée le lundi matin.

Anafiotika

Anafiotika est un quartier de maisons blanches en terrasses rappelant les villages des Cyclades d’où sont originaires les habitants. Dédale d’escaliers,  de courettes, de jardins fleuris avec de mignonnes églises blanches surmontées de coupoles.
Jasmin, bignonias, plumbagos bleus dépassent des murs. De grosses poteries contiennent des plantes vertes ou fleuries. Nous pique-niquons dans les stridulations des cigales

Plaka

Redescendant à travers Plaka, nous sommes hélées par les restaurateurs, les petites tables sont sorties dans la rue mais à 13 heures, elles sont encore vides. Plaka est colorée d’ocre, de jaune, volets verts chaises bleues.

Eolou

La rue Eolou nous ramène à notre hôtel. C’est une rue piétonnière spécialisée dans le commerce des vêtements.

Arrêt à une terrasse moderne dans un passage ombragé pour un café frappé mousseux qui me rappelle encore Israël.  Dominique prendra un Ouzo.Nous découvrons une petite église byzantine malheureusement fermée.
Agora moderne : les Halles

Au marché à la viande, il règne une forte odeur,des mouches et de la chaleur. Le marché au poisson est nettement plus appétissant. Il est éclairé de curieux lustres portant de petites ampoules. Le poisson posé sur de la glace paraît très frais:  sardines, rougets  daurades,calmars, poulpes, gambas…..Le marché aux légumes est à l’extérieur. Une boutique ne vend que des œufs. De malheureux animaux vivants sont exposés dans des cages en plein soleil.

Après la douche, sieste. Comme dans la méthode Assimil, je me « jette » sur mon lit. Mon imitation des mœurs grecques est de courte durée. Une heure plus tard je repars pour la visite du Musée national à dix minutes à pied d’Omonia.

 

Musée National

Premier émerveillement : le Trésor de Mycenes : les masques d’or sont plus petits que je l’imaginais,  plus variés, véritable débauche de plaques, de bijoux, de coupes d’or et des objets en ivoire d’une finesse inimaginable et des peintures colorées ressemblant aux fresques crétoises.


Éblouissement dans les salles d’art cycladique. J’ai le coup de foudre pour les formes, les matière.

Évolution de la statuaire monumentale, (par ordre chronologique) je retrouve les illustrations de mes livres d’histoire et de grec du lycée, figures connues que je salue avec plaisir.

Le plus amusant : les stèles funéraires. Elles montrent paradoxalement le mieux la vie quotidienne. Chaque stèle raconte une histoire individuelle, on connaît le nom du défunt, de ses proches et sont plus amusantes que les statues idéalisées des divinités.

Soirée tranquille sur notre balcon où il fait finalement moins chaud qu’à Créteil la semaine passée

Arrivée à Athènes – première promenade vers l’Acropole

CARNET PÉLOPONNÈSE CRÈTE 1999

 

Vol Olympic

Dans l’avion la nouveauté, l’exotisme, le détail qui nous dépaysera, est bien trivial  : l’arrière de l’avion est « fumeur ». Cette originalité me réjouit par opposition à la prohibition américaine qui nous envahit. Négligence déjà levantine des normes européennes ?

La clientèle des vols réguliers est moins vacancière que celle des charters. En majorité, les passagers sont grecs. Je prends la mesure de la difficulté de la langue : après deux mois d’Assimil, je ne capte rien.

Passée l’Adriatique, nous survolons des îles : Corfou, Ithaque ? La mer est parcourue par de nombreux bateaux. La vue aérienne, mieux qu’une carte, nous livre la géographie d’un pays très montagneux, très aride, de sommets pointus, déserts qu’on atteint par des pistes en lacets. Cette vision chassera les projets d’excursions dans l’intérieur du pays.
Hôtel La Mirage, Omonia

L’hôtel  La Mirage est une grande et haute bâtisse de verre et de béton sans originalité particulière, une dizaine d’étages. On nous propose une chambre donnant sur la place Omonia que nous refusons, puis une chambre sur cour: un mu face à la fenêtre. Finalement nous obtenons la chambre de nos rêves avec un petit balcon,  sur une petite rue tranquille en face d’un grand magasin. Le mobilier est standard, impersonnel mais propre, la chambre est vaste, surtout elle équipée d’un double vitrage et de la climatisation. Nous voici parées contre les deux plaies d’Athénes : le bruit et la chaleur.

Omonia

  Omonia est un carrefour-clé d’Athènes, centre déch, monstrueux chantier du métro, circulation démentielle et faune interlope. Elle est aussi pleine de ressources : toutes les variétés de fast food à la grecque s’offrent à notre choix : kiosques équipés de frigidaires, bouiboui à souvlaki, pâtisserie, sandwicheries moderne et même un supermarché…pour nos dinettes sur le balcon.

  La Rue Athinas

La rue Athinas nous conduit à Plaka : les boutiques sont fermées. Il y a un monde fou. Les hommes rassemblés sur les trottoir ne sont pas grecs, peut être slaves ou albanais. Nous passons sans nous arrêter.

PLAKA
Après avoir contourné le chantier du métro Monasteraki ,nous trouvons une sorte de village aux maisons peintes de jaune ou d’ocre au flanc de la colline de l’Acropole. La lumière du soir est belle, les couleurs sont chaudes. Derrière de hauts murs, des jardins débordent de végétation. Des tonnelles abritent cafés et tavernes. Les pavés des rues très en pentes sont polis et glissants. Plaka est beaucoup plus agréable que dans mes souvenirs, plus tranquille. La plupart des promeneurs sont des grecs endimanchés. Au terrasses on sert surtout des cafés frappés dans de grands verres. De nombreux chiens trainent, les chats faméliques paraissent plus vaillants ..Nous grimpons jusqu’à l’Acropole, j’explore seule le sentier qui longe le grillage tandis que Dominique sympathise avec une vendeuse de boissons fraîches et de cartes postales. Nous attendons la tombée de la nuit sur un banc.

L’Acropole, de nuit
Pour voir l’Acropole s’éclairer dans la nuit, nous escaladons un très gros rocher poli par les ans. Est- ce le marbre ou le passage au cours des siècles qui l’a rendu si glissant ?
Premier dîner de souvlaki-pita près de Monasteraki.

Athènes: Acropole promenades byzantine et ottomane

Pâques aux Météores et une semaine au Pélion

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Tôt le matin,  sous un soleil sans nuages, nous nous dirigeons vers l’Acropole dans les petites rues de Plaka. Les crépis colorés ont été refaits et retagués. Les dalles sont toujours aussi glissantes. Des coquelicots poussent entre les pierres de l’Agora romaine. Le parfum entêtant des orangers en fleurs me saoule. Les marchandes ouvrent leurs boutiques. Les tavernes ont laissé dehors les tables carrées et les chaises de bois. La vigne dégringole des tonnelles.

Au passage, je reconnais la Tour des Vents dans l’Agora romaine et la petite église de Métamorphis, le banc sur lequel nous avions pique-niqué …Cette promenade suffit à m’enthousiasmer ! A l’entrée de l’Acropole, il est déjà passé 9 heures, et tous les groupes sont arrivés. On nous intime l’ordre de déposer nos sacs au vestiaire. Pour 12€, nous obtenons un billet composé de 5 talons détachables.

Acropole

Avant de passer les Propylées, cela bouchonne déjà.

Le Théâtre d’Hérode Atticus paraît tout neuf, gradins  refaits, la scène s’élève sur trois niveaux. One pousse la promenade vers le Théâtre de Dionysos situé à la base de l’Acropole, passons devant une citerne byzantine et une fonderie antique sans nous arrêter. Nous réservons la visite au sanctuaire d’Asclépios pour le retour.

Le théâtre de Dionysos semble tout petit. Seule la partie la plus basse de la cavea a été dégagée. Dans son entier, il s’adossait à la falaise et pouvait contenir 17000 spectateurs.

Le monument de Trasyllos dominant le théâtre est actuellement en réfection est une découverte pour moi ! Je lis avec curiosité les panneaux racontant l’histoire de ce site creusé dans le roc, surplombé par deux colonnes corinthiennes. D’abord, annexe du théâtre consacrée au chorège vainqueur, riche citoyen finançant la tragédie. Il devint ensuite une église byzantine. On connaît le détail des portes, aujourd’hui disparues, détruites pendant la guerre d’Indépendance en 1827 .Que compte-t-on restaurer ?

Théâtre de Dyonisos

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Les restaurations se succèdent sur l’Acropole qui se « métamorphose » à chacun de mes passages. Le Théâtre de Dionysos a subi une campagne de fouilles en 2003. C’est peut être pour cela que nous l’avions ignoré précédemment.
D est tout à fait enthousiaste à l’idée de découvrir ce site: elle raconte à ses élèves la naissance de la tragédie,  le chœur, le coryphée… Juste avant notre départ, elle est revenue très fière que le professeur de lettres classiques se soit étonné de ce que ses élèves connaissent Sophocle, Euripide et Eschyle. Elle veut rapporter des documents personnalisés.  Nous photographions les soixante fauteuils des dignitaires et surtout le trône du Prêtre de Dionysos qui domine l’orchestre joliment dallé. De la scène, la Skena, il reste une très jolie frise datant de l’époque romaine racontant le mythe de Dionysos. Malheureusement, les personnages ont perdu leur tête à l’exception des silènes barbus dont la tête penchée semble supporter le poids de la corniche.
L’aire archéologique est boisée de pins, de cyprès et de chênes verts, nous y trouvons de l’ombre pour nous asseoir. Les oiseaux, nombreux, animent les lieux. Je remarque un magnifique geai. Le nombre de touristes, ici, est raisonnable. Un groupe germanophone est mené par un magnifique guide barbu à la longue chevelure grise nouée en chignon à la manière des popes. Il parle allemand lentement et très distinctement. Je glane l’anecdote des trépieds qui récompensent les concours dramatiques. En effet, un peu plus loin, nous découvrons la Rue des Trépieds. Un groupe d’écoliers grecs en uniforme passe. Quelques Français en voyage individuel.

Près du grand théâtre, de l’Odéon de Périclès, il ne reste plus grand chose. Nous passons le long des fondations des deux temples bien détruits et cherchons l’emplacement de la Stoa de Lycurgue.

Il ne reste plus qu’à remonter sur l’Acropole par le sentier, le Peripatos qui conduit au sanctuaire d’Asclépios. Nous avons visité à Epidaure et ailleurs, un de ces sanctuaires où les malades attendaient du dieu guérisseur une cure ou un miracle. J’ai le souvenir de bâtiments destinés à l’hébergement des patients qui attendaient la visite d’Asclépios dans un rêve. Le temple d’Hygéa, sa fille, la construction de la Tholos et la fosse aux serpents étaient associées au culte d’Asclépios. Il faudra que je consulte mes carnets de bord pour retrouver mes autres pèlerinages. D passe hardiment les cordes pour chercher la fosse aux serpents mais elle se fait siffler par la gardienne.

De retour sur l’Acropole, nous retrouvons la foule.

Il faut prendre son tour pour grimper à la file les marches de Propylées qui sont tellement encombrées qu’il faut bien de la persévérance pour trouver du charme à la visite. A moins d’habiller tous les touristes à l’antique, de mêler quelques chevaux et d’autres animaux pour les sacrifices. Peut-être se pressait-on ainsi aux Panathénées !

Le temple d’Athéna Niké a perdu les bâches qui le cachaient la dernière fois. Un grand panneau conte ses restaurations depuis la première anastylose en 1850.

Devant le Parthénon il ne nous reste plus qu’à parasiter un groupe pour profiter des discours instructifs des conférencières. De la première, j’apprends les utilisations du Nombre d’Or pour calculer les hauteurs, diamètre et écartement des colonnes. Les colonnes prolongées construiraient une pyramide solide dégageant de l’énergie. La guide suivante a une théorie plus « naturelle » : 4/9 : les membres du corps, 4/9 la ramure d’un arbre, 4/9 les proportions du Parthénon.  Une troisième tient pour la courbe, aucune droite dans le Parthénon, rien que des courbes : courbe le sol, courbes, les colonnes. Les légendes restent à peu près les mêmes mais les théories varient !

De même, la statue chryséléphantine d’Athéna pour l’une a disparu à Constantinople, pour l’autre n’y est jamais parvenue. Peu importe la vérité historique, pourvu que l’imagination soit sollicitée.

L’Erechtéion est toujours mon temple préféré avec son olivier sacré, ses frises et ses caryatides. Cette année, je remarque la finesse des frises, palmettes lotus et gouttes si délicates. Le site est si riche que je pourrais revenir à nombreuses reprises, je découvrirais toujours un détail nouveau qui me ravirait. Les restaurations font apparaître de nouveaux monuments.

Que dire du Parthénon ?
Le ciel s’est couvert, pas de photos.

Musée de l’Acropole

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Le Musée de l’Acropole est pour nous, une découverte, il était fermé lors de notre premier passage.  Nous y trouvons un Parthénon archaïque insoupçonné, détruit par les Perses, avec son fronton spectaculaire présentant un démon à trois corps, la lutte d’Héraclès contre Triton et contre l’Hydre de Lerne, peint de vives couleurs. Les sculptures d’animaux, un taureau à terre dévoré par un fauve, sont impressionnantes. La très jolie collection de Corés me plaît bien. On pourrait imaginer une « histoire de la mode » ou de la coiffure. Comment varier à l’infini les plis de la chemise gaufrée ou des drapés, les galons bordant le péplos, les broderies…Je les aurais volontiers toutes photographiées. Mais c’est la fin de la pellicule.

Chef d’œuvre du Musée : la frise du Parthénon (tout au moins la partie que Lord Elgin a bien voulu laisser à Athènes). La finesse des détails anatomiques, les veines gonflées des chevaux ou des hommes est impressionnante. On voit la procession avancer, les porteurs d’eau, le bétail du sacrifice, les chevaux, d’abord au pas puis au galop, enfin l’un d’eux se cabre…

A la sortie du Musée, il fait presque froid. J’ai hâte de prendre mon sac, d’enfiler un sweat shirt et mon K-way. Nous redescendons à Monasteraki en traversant l’Agora. Je dépose les films chez le photographe, à 15H30, les photos seront prêtes. Je retourne à Omonia acheter  notre menu favori : feuilleté aux épinards pour moi et salade César pour Dominique.

Notre nouvelle chambre donne sur la grande place de l’hôtel de Ville ornée d’une belle fontaine moderne. L’Hôtel de ville est de style néo-classique.

Promenade Byzantine et ottomane

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L’Office de Tourisme Grec de Paris sous a offert un guide de promenades à thèmes. Nous décidons de suivre le circuit byzantin en prenant Eolou, rue piétonnière parallèle à Athinas, bordée de boutiques de vêtements de toutes sortes, chics ou ordinaires. Vers 16H, le samedi, c’est la fermeture : les rideaux de fer descendent sous nos yeux. Du circuit, nous ne visitons que deux églises : Kapnikarea du XIème siècle est fermée, la Petite Métropole XIIème aussi. Je m’y attarde pour examiner les décorations originales et éclectiques des murs extérieurs, remploi d’édifices antiques. Une fresque de procession païenne court sur le fronton de l’église. Pour lui donner un air chrétien on  a gravé des croix au hasard. Nous ne trouvons pas l’église suivante du circuit, tournons autour de l’agora romaine, passons entre les tables des tavernes. Il nous vient l’idée de planter ici les byzantins et de nous installer en terrasse. Par hasard nous avons glissé dans le « circuit ottoman », découvrons la porte de la medersa cachée dans la verdure. Nous prenons place dans un café devant la mosquée Fetihié avec vue sur la Tour des Vents. Café frappé et, ouzo  . L’endroit est calme, les serveurs de bonne humeur hèlent les passants en essayant de deviner le pays d’origine des touristes. Je m’installe pour dessiner. D va acheter des cartes postales et revient avec deux bracelets en argent à motifs de « grecques ». Le soir tombe. La lumière rasante avive les couleurs des maisons de Plaka.  Photos dans  une ruelle pittoresque qui n’a pas été rénovée. Un panneau prévient « attention au chien ». ce dernier sautera de son mur et attrapera mon pantalon. J’espère que la photo sera réussie avec le crépi jaune, les bancs traversant la rue, les balustres ruinés.  Retour le long de l’Agora jusqu’au métro ancien qui circule dans une tranchée.

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Athènes Keiramikos, Agora, Lycabette

Pâques aux Météores et une semaine au Pélion

 

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J’avais conservé un excellent souvenir du Keramikos, cimetière  situé hors des murs de la ville antique, sur la route de]Panathénées ; calme et fraîcheur du petit ruisseau d’Eridanos, dans la chaleur de juillet. Nous suivons le même chemin, touché par les modernisations des Jeux olympiques. Un grand drapeau de l’Europe flotte sur Gazi. L’ancienne usine à gaz aménagée en espace  culturel avec des halls d’expositions, des salles de spectacle est maintenant un lieu branché. J’aurais bien aimé y faire une visite.

La rue Ermou le long du métro aérien, a été transformée en promenade piétonnière moderne avec pelouses et massifs, neuve proprette. Le marché aux puces est presque incongru. On dirait que mobylettes, tricycles, triporteurs et autres engins grecs salissent la rue. L’entrée du Keramikos a été rénovée ainsi que le petit musée vieillot. Un groupe de scolaires rassemblé autour de leurs professeurs ne nous dérange pas trop.

Kéramikos

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Nous retrouvons l’allée des tombeaux : le taureau énorme dressé sur sa stèle haute domine les édifices. A ses pieds, la chienne Molosse. Nous ne résistons pas à la tentation de photographier à nouveau Charon dans sa barque sur la stèle de Lysimachides, regardant les quatre compères banqueter. La jeune Hégeso, fille de Proxenos, assise choisit un bijou dans un coffret que lui tend sa servante. Après la visite aux stèles les plus luxueuses, nous jouons à notre traditionnel jeu de piste : « chercher les monuments disparus d’après les plans de nos guides et les indices… reconstitution mentale de la ville. » Trois axes permettent de s’orienter : la Via sacrée, le Dromos et le petit canal de l’Eridanos. Dans l’herbe, de très grosses tortues craintives fuient avec une célérité surprenante. A l’entrée de la ville, le Dromos, la route principale passe par un poste de garde fortifié : le Dipylon. Nous avions longuement cherché ce monument quasi disparu, j’étais perplexe, n’ayant pas fait le rapprochement avec les Propylées. Le Pompéïon, ne nous avait laissé aucun souvenir, c’est un grand édifice bâti autour d’une cour à péristyle destiné à la préparation des processions. Nous découvrons à proximité une vaste fontaine de marbre. Enfin, les murailles de Thémistocles passent à travers le site.

Musée du Keramikos

La visite du musée est un enchantement. Les vieilles vitrines poussiéreuses ont été remplacées par une exposition moderne. Un pavillon au plafond vitré et au sol dallé de marbre abrite l’original du grand taureau de Dionysos Kolitos. Le marbre blanc a un grain  fin, brillant, presque translucide conférant un charme étonnant à l’animal massif. Dans un coin, des oliviers dans des jarres et des lécythes complètent la décoration soignée. Les statues sont à leur avantage. Le pentathlète barbu a un profil oriental. Lions et sphinx gardent le domaine des morts.
Les plus beaux objets antiques, bijoux, céramiques, proviennent des tombes. Dominique utilise une expression méprisante qualifiant les « musées des pots cassés » qui ne correspond en rien à ce qui nous est offert à la vue : finesse des décors géométriques tout d’abord, figuratifs plus tard. Variété des formes. Je découvre un objet qui m’avait échappé : le pixis, sorte de boîte cylindrique très plate possédant un couvercle orné, ici des chevaux de céramique. Les vases classiques m’enchantent avec tous leurs détails minutieux où l’on reconnaît Dieux et Héros de la Mythologie. Je fais une visite de révisions en m’attachant à lire les panneaux explicatifs. Toute l’histoire politique vue par la lorgnette des techniques funéraires. Prospérité de la ville, ostentation des nouveaux riches. Des lois ont dû être instituées pour protéger la démocratie et remettre un peu d’égalité au cimetière. Les guerres athéniennes ont aussi marqué : les héros tombés au combat se retrouvent dans une tombe commune, le Demosion Sema. Les pestes, enfin, dictèrent leur tribu…

Agora

Comme il y a six ans, nous poursuivons notre promenade dans l’Agora. Alors, le grillage près du Keramikos était en piteux état et nous étions entrées sans billet derrière le temple d’Héphaïstos. Nous empruntons aujourd’hui sagement la promenade aménagée le long du métro, très animée ce dimanche matin avec le Marché aux Puces. Les terrasses des cafés sont bondées avec surtout des Grecs et quelques touristes. Nous entrons donc par la voie des Panathénées qui fait face à l’Acropole, puis nous bifurquons devant les statues géantes romaines du Gymnase. Nous nous reposons sur un banc au pied de l’Héphaïstéion qui a belle allure au sommet de son éminence encadré de verdure.  Il rayonne, tout blond sous le soleil. Il faut se retenir pour ne pas faire trop de photos.

    Devant la Tholos et le Bouleutérion, nous révisons les coutumes et les lois de la démocratie athénienne, les magistrats tirés au sort, le déroulement des élections, les représentants des dèmes, les assemblées…le Monument des Héros éponymes servait de panneau d’affichage- ou de B.O. – je l’avais oublié – . Nous ne négligeons aucun temple, des débuts de l’Agora jusqu’à la période romaine tardive. Les édifices les plus récents datent du Vème siècle après JC – dix siècles après la période classique !

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En dehors de l’aspect archéologique, l’Agora offre une promenade bien agréable, verte et ombragée avec des échappées étonnantes sur l’Acropole. Il serait agréable de s’y installer tout simplement pour dessiner, écrire lire ou regarder les oiseaux et les tortues…
Je retourne visiter le musée installé dans la Stoa d’Attale. Attale, roi de Pergame offrit aux Athéniens une longue galerie clôturant l’Agora à l’Ouest. Le bâtiment a été reconstruit en marbre blanc couvert de tuiles à l’antique. Les architectes ont mêlé tous les ordres : dorique, ionique, corinthien et même égyptien dans les colonnades. Le seul défaut, c’est cet air « tout neuf ».

Nous avons déjà visité un beau musée, je parcours celui-ci avec moins d’attention,  focalisant mon intérêt sur les tessons d’ostracisme (avec le nom de Thémistocle) « la machine à tirer au sort » : une plaque de marbre avec des encoches pour de petites plaques et un  conduit pour les boules noires ou blanches, la clepsydre de six minutes (sorte de pot de terre avec un trou que l’on peut boucher) limitant le temps de parole des orateurs.

Une surprise à l’hôtel : la terrasse

Nous rentrons à l’hôtel en traversant Monasteraki où je mange mon premier giropita des vacances. Quand je rentre très fière de mon « plat de la mer, calamars, frites », Une surprise pour moi : « prends ton dessert ». je suis un peu déçue de l’accueil réservé aux calamars. Dans l’ascenseur de service, je devine : la terrasse. Sur le toit, au 9ème étage, la terrasse a été aménagée avec un bar, de petites tables rondes, des fauteuils confortables avec vue sur l’Acropole d’un côté, de l’autre le Lycabette, derrière, le Pirée et  les îles. La vue est superbe. Cela donne du lustre à l’hôtel Economy. En plus, la terrasse est pour nous toutes seules. La réceptionniste a déverrouillé en secret l’ascenseur et personne ne viendra nous déranger.

Lycabette en taxi

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Nous hélons  un taxi. Celui qui s’arrête est muni de revues de luxe. Le chauffeur fait mine de mettre le compteur, il sort une revue et commence un baratin en appuyant sur un bouton secret. Il résulte de son  explication que le funiculaire coûte 36€, avec une course à 30€ nous ferions même des économies. J’ouvre la porte au feu rouge à Omonia et déguerpis,  Il nous rappelle : « Combien pouvez-vous payer ? »Je ne réponds même pas. .   Justement un taxi jaune passe et s’arrête à notre hauteur. Au compteur 1.95€ + 0.90 centimes de supplément pascal affiché au tableau de bord.
La route est en travaux, le taxi nous laisse dans les pins puis le chemin s’élève entre les agaves et les buissons. Nous nous arrêtons à chaque tournant pour admirer le panorama. Puisque le Lycabette est visible de la terrasse de l’hôtel, nous devons voir celui-ci. En dessinant, j’ai repéré une coupole argentée toute proche que nous trouvons au-dessus du toit de la Banque de Grèce, bâtiment néo-classique imposant que j’avais d’abord confondu avec l’Hôtel de Ville.