Mille mercis aux éditions Faton et à Babélio pour ce joli cadeau à l’occasion de la Masse Critique Graphique. Cette collection des Carnets de Chantilly est vraiment délicieuse, à ranger en bonne place à côté du Miroir des Dames de Clouet. Tous les deux sont les catalogues d’expositions au Château de Chantilly et mon grand regret est de les avoir loupées. Jolis carnets, format carré, cartonné, beau papier, présentation très soignée.
C’est d’abord une rencontre avec Carmontelle (1717 -1806)que je ne connaissais pas. Aquarelliste, portraitiste, mais aussi auteur de pièces : les Proverbes, organisateur de fêtes, paysagiste créateur du Parc Monceau. Honnête homme, convive aimable, roturier apprécié des salons et des grandes familles du temps de Louis XV et Louis XVI qui a traversé sans trop d’encombres la Révolution et l’Empire.
La société du Palais Royal, le Duc et la Duchesse d’Orléans
Au service des Orleans – « Des portraits mauvais mais ressemblants » Grimm
C’est aussi la présentation de la bonne société du XVIIIème siècle. Lecteur (précepteur) du jeune Duc de Chartres, futur Philippe Egalité, fils du Gros Duc d’Orléans, Carmontelle est donc au service de la Maison d’Orléans qu’il portraiture abondamment. Ces portraits sont donc tout à fait à leur place à Chantilly ou le Duc d’Aumale les a réunis en 1886.
Bathilde la soeur du Duc de Chartres
Carmontelle peint la douceur de vivre dans les salons, musique et comédie, jeu, chasse aussi. La famille de Mozart faisant de la musique est le plus célèbre. Il fréquente aussi les Encyclopédistes grâce à son ami le baron Grimm : portrait de Rameau, Madame d’Epinay, et de Buffon. Astronomie, expériences scientifique, cabinets scientifiques….La famille Calas fait penser à Voltaire.
A côté des portraits à l’aquarelle Carmontelle a aussi fabriqué des transparentsrouleaux de papiers peints de paysages (jusqu’à 42 m) qui se déroulaient dans une sorte de lanterne magique, cinéma avant l’heure.
Nous remontons la vallée de la Nive sur la D 918 jusqu’à Osses.
D 948 en direction de Saint Etienne-de Baïgorry sous le soleil dans un paysage très gai avec les pêchers en fleurs, petites feuilles vert tendre.
Erreur! nous nous retrouvons sur la D15 dans le village viticole de Irouléguy, maisons blanches où le grès rose aux encoignures et autour des portes en forme de bouteille sont très harmonieux. Les vignes sont perchées au flanc de la colline en gradins le long des courbes de niveau ou selon la ligne de pente. Sauf que nous ne sommes pas sur la bonne route !
Retour à Saint Etienne-de-Baïgorry où nous trouvons un panneau Pampelune-Banca. (D.948).
Banca : Haut Fourneaux
A l’entrée de Banca contre la falaise noirâtre, un canal, et les ruines d’un établissement industriel. Le Centre d’Interprétation du Patrimoine minier se trouve au milieu de village 300 m plus haut, fermé. Dommage, je me passionne pour ces sites industriels et ces musées racontant ces techniques anciennes et les conditions de vie des ouvriers. Un circuit libre dans le village avec des panneaux explicatif me permet de découvrir le site. Les mines de cuivres furent exploitées depuis le temps des Romains. Les filons affleurent sur le versant en face. Les pierriers sont les déblais des stériles évacués par les mineurs de l’Antiquité. Une fonderie de cuivre fut créée en 1746 par un Suisse exploitant les filons cuprifères. Cette exploitation avait une renommée nationale en France qui manquait de cuivre. Cette fonderie fut anéantie en 1793. De 1825 à 1860 un haut fourneau était alimenté par du minerai venant du nord de la vallée, le combustible était le bois des forêts. Les marteaux étaient actionnés par l’eau du canal. La bâtisse était longue de 80 m de haut. On peut encore observer le haut-fourneau.
Le village fut construit au 18ème siècle autour des mines de cuivre et de la fonderie.
Banca : pisciculture
Au 17ème siècle un moulin à grain fut installé sur le ruisseau, la Nive des Aldudes. A sa place, en 1960, une pisciculture fut implantée. Elle est alimentée par l’eau de la source Arpa à 3 km de débit et de température constants toute l’année très oxygénée de qualité. La pisciculture se visite, une vidéo présente l’élevage des truites et la transformation en produits vendus dans la boutique. Un parcours extérieur équipé de panneaux explicatifs détaille cette exploitation. La reproduction, les alevins sont transférés en amont là où l’eau est la plus pure où ils restent 5 à 6 mois. Les truitelles de 70 à 90 g et 15/18 cm, restent jusqu’au 18 mois sont extrêmement méfiantes et remontent le courant en tentant d’échapper aux plus grosses. Les plus grosses font jusqu’à 5 kg et ont 5 ans. Elles sont saumonées grâce à la présence de gammares et musclées parce qu’elles remontent le courant.
caviar de truite (pique-nique du lendemain à Hendaye)
Nous avons acheté des tranches de grosse truite fumée, des œufs de truites (à conserver au frigo et consommer rapidement), des rillettes de truite et un bocal de truite à la basquaise avec tomates et poivron à déguster avec des pâtes fraîches. Des bocaux variés sont proposés à la vente. On peut préférer des poissons frais : truites-portions, darnes ou filets…
Continuant la route vers le village d’Aldudes nous dépassons une grosse fromagerie avec de grosses cuves brillantes. Les fromageries sont nombreuses, le passant est invité dans les fermes sur le bord de la route à déguster et acheter du fromage.
cochons basques
Oteiza – boucher et éleveur de porc basque – a une grosse boutique rouge sur le bord de la route. En face un panneau détaille le circuit du porc basque. Si nous avions pris le temps de le lire nous aurions su qu’à un certains point nous avions un point de vue sur Ronceveaux mais nous nous sommes contentées de suivre les flèches portant un petit cochon, d’abord en voiture (le circuit est presque entièrement goudronné) puis à pied pour observer les animaux. Les cochons sont installés sur tout le versant boisé de la montagne dans des enclos très vastes. Ils sont en semi-liberté. La plupart sont roses avec des taches noires, têtes et culs noirs. Mais plus loin dans la montagne nous en avons rencontré des tout noirs. Comme ils sont à l’extérieur ils sont très propres et ne sentent pas mauvais.
Château d’Etchauz6
C’est l’heure du pique-nique. Chercher un coin est un des plaisirs de la journée. Il faut un emplacement pour la voiture et de préférence une belle vue.
Nous dépassons Urepel et arrivons vers le Pays Quint territoire reconnu à l’Espagne mais donné en bail aux habitants des Aldudes qui ont le statut de ressortissants français à l’étranger. Attention à ne pas entrer en Espagne, nous n’avons pas de test PCR ! A un panneau Sorogain une petite route s‘élève dans la montagne. Des fils barbelés sont retenus par des piquets de bois. Là aussi il y a des porcs sous les arbres ! La route conduit à une ferme et on peut faire demi-tour et trouver l’endroit rêvé avec le plus beau des panoramas. Après le déjeuner, je descends la petite route sans rencontrer personne. Agréable balade.
A Urepel nous avions prévu d’acheter du fromage, mais le fermier est au téléphone me fait signe d’attendre et continue sans se presser. Tant pis !
Dernière étape à Saint Etienne de Baïgorry, visite de l’église Saint Etienne, on entre en passant sous un arc de triomphe accolé au porche, trois étages de galeries de bois, un grand retable et le chœur peint avec des décoration florales, un retable baroque(pour changer) et un orgue tout récemment installé.
Le château d’Etchauz est perché sur une éminence un peu à l’écart du village. Nous faisons le détour pour nous en approcher (privé il ne se visite pas). Mais la route est un cul de sac, elle mène à la cour d’une ferme gardée par des chiens très remontés. On s’éloigne en marche arrière.
L’Islam entre Croisés et Mongols XIème – XIIIème siècle
Attention! Livre d’Histoire savante destiné à des initiés qui maîtrisent histoire et géographie sur le monde d’Islam, de l’Atlantique (Maroc et Espagne) jusqu’à la Chine d’où viennent les Mongols, en passant par les steppes d’Asie Centrale, Afghanistan et Transoxiane, Perse et Mésopotamie. J’ai interrompu ma lecture à nombreuses reprises pour saisir mon ami smartphone et GoogleMaps pour situer les villes Merv, Tus, Nichapour… Coquetteries de l’auteur qui utilise les vocables d’Ifrikiya (Tunisie) ou Jéziré (Mésopotamie) que je connaissais déjà. De même quand il assimile les envahisseurs nomades aux Bédouins. Bédouins lesAlmoravides ou Almohades qui conquièrent l’Andalousie, cela me paraît naturel, comme les Berbères au Maghreb… Bédouins, les hordes des Turcs et Mongols, c’est déjà plus étonnant, encore plus quand les Chevaliers Francs entrent dans cette catégorie.
L’auteur nous rend accessible les textes de trois historiens arabes médiévaux : Ibn Khaldoun (1332 -1406), Ibn Al-Athir(1160 – 1233) et Maqrizi (1364- 1442) qu’il fait dialoguer avec Machiavel (1469 -1527). Chacun de ces chroniqueurs va raconter à sa manière l’histoire de la région.
shawbak
Même si ma lecture fut laborieuse et lente ce fut un réel plaisir d’entrer dans ces chroniques pratiquement sans filtre ni anachronisme. L’universitaire contemporain s’efface pour nous présenter les textes, intervenant fort peu pour nous laisser la saveur orientale et l’authenticité médiévale. Il cite les textes racontant les massacres mongols, les dialogues entre les différents chefs de guerre hésitant entre telle ou telle alliance (Ibn Al-Athir) .
Comme les historiens médiévaux, il enregistre toutes les dynasties, les changements d’alliances, de capitales. Là, je me perds un peu. Un ouvrage de vulgarisation aurait simplifié, mis l’accent sur tel ou tel chef de guerre en laissant de côté les intrigues secondaires. Mais De l’autre Côté des croisades n’est pas une vulgarisation, c’est un ouvrage universitaire suivi d’un corpus de notes (70 pages) avec index, bibliographie, repères chronologiques etc… Rien que pour cette somme de notes, il est à ranger à côté des encyclopédies et des dictionnaires. Pour qui voudrait une histoire plus accessibleLes Croisades vues par les Arabesd’Amin Maaloufdonnent un récit vivant que j’avais beaucoup apprécié . Le récit de la conquête du pouvoir par Baybars (1277 -1223) dans Hakawati de Alameddine sur le mode d’un conte oriental m’a aussi beaucoup appris.
le Caire Bab zoueila (1090)
Chronique de la succession des dynasties, des migrations des capitales, c’est aussi une réflexion plus générale sur la conquête du pouvoir, de la succession dynastique, et du renversement par un conquérant plus agressif. Ibn Khaldoun oppose le centre sédentaire qui perçoit l’impôt, s’enrichit, s’amollit tandis que les bédouins en périphérie, guerriers, s’enrichissant de razzias et prédations vont à la conquête du centre, s’associant à un chef charismatique ‘asabiya, puis se sédentarisant, s’amollissent. D’après Ibn Khaldoun, la durée moyenne d’une dynastie serait d’une « vie »(120 ans). J’ai eu du mal à cerner cette notion d‘asabiya. Un autre concept est resté flou malgré mes efforts : le « dépotoir d’empire »situé en marge des capitales Bagdad, Mossoul, Damas ou Le Caire.
p.73 : « L’ironie de l’histoire a voulu que l’Anatolie soit aujourd’hui devenu la « Turquie », expression politique majeure du monde turc et surtout que Constantinople ait remplacé Bagdad et Le Caire… »
Ibn Al-Athir va moins généraliser et montre les choix et les stratégies individuelles : alliances ou appel au Jihad
p157 : « s’éloigner de plus puissant que soi et ne céder aux instances et aux raisons de la religion sont de véritables structures de l’Histoire selon Ibn Al-Athir. Il en existe d’autre comme le balancement d’Orient en Occident »
Une autre stratégie serait le maintient d’un glacisfavorisant un voisin peu dangereux pour se protéger des incursions bédouines.
Ajloun : château de Saladin pont levis et barbacane
Et les Croisades? Evènements majeurs de la géopolitique de l’époque et de la région, mais moins redoutées que l’intervention des Mongols. L’auteur les présente comme la reconquête de l’empire romain, les resituant dans le cadre plus vaste des expéditions des Normands en Sicile et Afrikiya, et la Reconquista en Espagne et de la maîtrise des mers par les républiques Italiennes dans le Bassin Méditerranéen.
Maqrizi a un point de vue égyptien. L’Egypte occupe une position privilégiée. Le rôle des mamelouks est bien mis en évidence.
Quant à Machiavel,théoricien de la prise du pouvoir, il introduit une nouvelle notion : le peuple dont le prince doit tenir compte s’il veut se maintenir au pouvoir.
Malgré mes difficultés, malgré certaines longueurs, j’ai été contente d’aborder de si près les auteurs de l’époque.
Beau temps, malgré des prévisions météo détestables.
Allons à la mer !
Délaissons le GPS pour la carte! Dominique découvre la Côte des Basques, une route en corniche de Ciboure à Hendaye, et une petite route d’Ascain à Ciboure. Une petite route va d’Ustaritz à Saint Pée-sur-Nivelle en traversant la très belle forêt d’Ustaritz plantée d’ arbres magnifiques : hêtres géants, chênes séculaires sur une colline d’où les vues sont très étendues.
Forêt d’Ustaritz
Mauvaise surprise : la route Ascain-Ciboure est barrée. Il faut faire un crochet plus au sud par Olhette.
La route en corniche de Socoa à Hendaye est proche de la côte. Il n’y a ni parkings ni miradors, on passe sans s’arrêter et les échappées sont brèves. Nous retrouvons avec grand plaisir Hendaye et sa plage immense. La marée est basse, la plage très dégagée. Il y a beaucoup moins de monde que samedi dernier. Je me déchausse et marche pieds nus dans la frange d’écume. 14° dans l’air, ciel sans nuage, l’eau n’est pas froide. J’atteins la falaise vers le nord, et la digue qui sépare la plage de la marina. 4 km de long, 7 km de marche !
Le pique-nique est luxueux, caviar de truite acheté hier à la pisciculture de Banka. Vrai caviar, gros grains oranges, fondants, délicieux sur de la baguette fraîche et croustade feuilletés aux pommes.
Retour à Socoa par le sentier littoral sur la corniche (8.5 km). Malheureusement le sentier a presque disparu pour cause de risque d’éboulement de la falaise. Une déviation est organisée sur le bord de la chaussée, une barrière de bois sécurise le cheminement piéton et cycliste. Sécurisé, mais avec la circulation intense et le bruit, la promenade n’est pas franchement agréable. De petits tronçons subsistent encore derrière une haie d’épineux. J’emprunte aussi un petit parcours interdit par une barrière qui me rapproche pendant quelques centaines de mètres du bord de l’eau.
Retour par le même chemin, à la limite du couvre-feu. Nous au gîte à 17h55.
…. « Autrement dit, le « Je pense donc je suis » du Discours de la Méthode de Descartes est obsolète. C’est plutôt : « Je pense donc je suis presque sûrement un programme. » Descartes 2.0 pour reprendre une formule d’une topologiste du groupe. Vous me suivez, Président? »…p.167
Que peut-on ajouter aux critiques suite au Prix Goncourt, au 688 avis sur Babélio?
Forcément tout a été écrit. Je ne l’aurais peut-être pas acheté ni emprunté à la médiathèque, on me l’a prêté. Je l’ai laissé traîner un bon mois et, quand je suis entrée dedans, je ne l’ai pas lâché. Parfois agacée, parfois hilare, curieuse de savoir comment l’auteur allait s’en sortir de ce scénario improbable.
La citation ci-dessus, Descartes2.0, est pour moi, le paroxysme de l’humour. Il faut dire que le mathématicien s’adresse au Président Trump. J’en pisse de rire!
La première moitié du roman est une galerie de personnages dont le seul point commun est d’être les passagers du Vol Air France pris dans des turbulences extraordinaires. Personnages ordinaires, encore que… Un tueur à gages sous le couvert d’un tranquille père de famille, un architecte vieillissant qui part en week-end d’amoureux avec une jeune femme qui le quittera, une avocate américaine survoltée, une famille d’Américains s’offrant un petit voyage en Europe, un musicien nigérian, un écrivain raté qui est peut-être l’auteur (puisqu’il écrit un roman au titre de L’Anomalie)… J’ai bien aimé ces courts chapitres, presque des nouvelles qui racontent des vies disparates. Le Tellier écrit bien, il sait soulever l’incongru dans le quotidien et faire sourire le lecteur.
L’incident, l’orage, les turbulences semblent tous vraisemblables. On craint de vivre une pareille expérience. Et on n’a encore rien vu.
Quatre mois plus tard, un avion en tout point identique, contenant les mêmes passagers, demande en urgence l’atterrissage à New York. Urgence puisqu’un orage l’a endommagé. Escorté par des chasseurs de l’Us Air Force, il est conduit sur une base militaire et ses passagers y seront retenus. Là, on bascule dans « l’Anomalie » dans l’invraisemblable, la dystopie si on veut, la plaisanterie oulipienne.
Si on cherche la vraisemblance, la logique, le pourquoi du comment, on est perdu dans un salmigondis mathématique et philosophique qui risque de lasser le lecteur rationnel.
Une autre lecture est possible, ligne par ligne, on peut débusquer l’ironie, la caricature, la référence philosophique pertinente ou incongrue. Tel lecteur calé en mathématique relèvera (ou pas) telle théorie, tel lecteur cultivé en philosophie reconnaîtra tel mythe, le béotien se régalera de la satire de Trump, des piques à Macron ou aux dirigeants chinois.
Troisième partie : farce du dédoublement! Les mêmes personnages ont vécu pendant l’intervalle de temps séparant les deux atterrissage. Il y en a un qui est mort, un autre à l’agonie. Comment se regarde-t-on dans le miroir quand on est confronté à son double? On peut prendre cela au sérieux. J’ai choisi le parti d’ne rire. Tour n’est pas aussi drôle, parfois je me suis même un peu ennuyée. Mais j’ai continué par curiosité. Et je n’ai pas été déçue.
Le chef d’œuvre de l’année?
Probablement pas.
Un bon moment de lecture en attendant la réouverture des musées, théâtres et cinémas.
Prévisions météo : pluie toute la journée. La pluie est moins gênante au bord de mer.
Biarritz est une station mondaine depuis le XIXème siècle, promue par l’Impératrice Eugénie fréquentée par les têtes couronnées, Victoria et Sissi…avec des établissements dessinés par des architectes de renom et des villas grosses comme des manoirs.
les belles villas avenue de l’impératrice
Nous commençons la visite par l’Avenue de l’Impératrice qui débute par l’Hôtel du Palais, palace énorme. L’ église russe grise et terne est fermée pour cause de Covid, sur la porte un papier est placardé indiquant que seulement 29 fidèles peuvent assister aux liturgie, masquées et qu’ils ne doivent pas embrasser les icones ni les mains du pope. Elle fut construite en 1892 pour répondre à la demande des russes venant en villégiature. La villa de la Roche Ronde (1884) est spectaculaire avec sa tourelle, le profil aigu vers la mer.
En haut de l’avenue, le Phare est posé à 73 m sur la falaise. Construit en 1834, 44 m de haut, posé sur une pelouse verte dans un jardin planté de tamaris très vieux aux troncs noueux. Halte spectaculaire l’Atlantique déchaîné est blanc d’écume. Les vagues se fracassent sur les rochers. Posé sur une très haute falaise grise. Je suis surprise, je ne m’attendais pas à une telle vue. En tournant autour du jardin, je découvre la grande plage qui s’étend d’Anglet à Bayonne, battue par les déferlantes.
La circulation automobile est compliquée par de nombreux sens uniques et des travaux. Nous faisons confiance au GPS pour arriver aux Halles, métal et briques, classiques. La Halle à poissons est fermée, la plus grande est bien achalandée de produits de luxe : fromages et charcuterie, bien entendu !
Biarritz : Rocher de la Vierge
Non loin, la plage du Port-Vieux est nichée entre le Rocher de la Vierge et une pointe d’où se détache la Villa Belza. Dans le creux un établissement de bain bien caché héberge un club nautique. Des arcades de ciment peint en beige permettent aux baigneurs de s’abriter et de pique-niquer au sec ; trois fresques donnent un peu de couleur. Il pleut, la température de l’air est de 12° mais des dames en maillot et bonnet de bain nagent tranquillement et discutent comme en plein été. Art Déco
Une promenade bordée de rambardes de ciment, végétalisée, équipée de bancs, de petits recoins suit la ligne de rivage, conduit au rocher de la Vierge, rocher creux relié à la côte par une estacade. Malheureusement on y conduit des travaux de consolidation et la passerelle est actuellement fermée. Le sentier côtier arrive devant l’Aquarium dans un beau bâtiment Art déco.
Aquarium Art Déco
Malheureusement fermé. J’arrive sur une petite plateforme : Le Plateau de l’Ataya et découvre le Port vieux, port miniature avec des maisons minuscules blanches aux toits de tuile, aux murs décorés d’azulejos. Deux restaurants ont installé leurs terrasses au bord de l’eau (fermés). Nous y pique-niquons (hamburger et salade César). Des passerelles et des digues forment un labyrinthe dans l’eau cassant la vague et procurant un abri aux bateaux.
z : Port Vieux
Je longe sur la digue la Plage des Basques où seuls les surfeurs s’aventurent. Après les Thermes marins, sous des barnums sont installées les écoles de surf. La promenade s’interrompt par un chantier pharaonique. Une grue, des pelleteuses travaillent à conforter la falaise attaquée par l’érosion. Pour prolonger le parcours je grimpe sur la Perspective et l’avenue Bellevue par des marches et des plans inclinés.
Le soleil est sorti, nous terminons la journée sur la Grande Plage d’Anglet.
Nous aurions pu prendre l’autoroute à Bayonne et filer directement à Hendaye, nous avons préféré passer par les villages d’Espelette, Saint Pée-sur-Nivelle, Ascain, Urrugne et arriver par la montagne. Sous un soleil radieux, les prés sont vert vif, les moutons font des taches blanches. Le printemps explose un peu avant l’heure : épines en fleur, pêchers et ce matin, les poiriers commencent leur floraison. Juste avant de descendre sur Hendaye, je remarque les asphodèles. Les glycines explosent sur les façades de certaines maisons. Nous traversons les villages sans nous arrêter sur la D. 918 qui nous avait conduites à Saint-Jean-Pied-de-Port. Puis on passe vers Urrugne sur la Nationale 10 – amusant de penser qu’avant les autoroutes la RN10 était l’un des routes les plus importantes et que maintenant c’est une route secondaire comme les autres, bordée de beaux platanes quand même !
L’arrivée sur Hendaye selon les conseils de notre GPS est étrange, nous descendons par une toute petite rue à travers des HLM ; le GPS annonce « vous êtes arrivés ! » au milieu de nulle part, dans des rues en pente. Sens interdits, on arrive à la Gare (importante) mais dans un chantier. Non loin, l’Espagne, nous avons un peu peur de nous y retrouver, la frontière n’existe pas trop sur les routes secondaires et en ce moment de Covid, nous n’avons pas de test PCR. Sur la RN10, les gendarmes veillent.
Enfin, nous trouvons le port de pêche et une poissonnerie ! C’est une merveille cette poissonnerie : GO EL MAREE 4 rue des orangers. Le banc de poisson est impressionnant surtout les grondins dont les nageoires étalées en éventail sont de taille, on aurait dit des ailes. Les plats cuisinés sont très appétissants : calmars apprêtés de façons variées, en anneaux frits, à la basquaise rouge, dans l’encre noirs, farcis, les poissons aussi présentés de façon originale. On aurait envie de tout acheter. Je me laisse tenter par la paella au poisson (on est à deux pas de l’Espagne) et pour le pique-nique je me tourne vers la table des tapas : croquettes, brochette de crevettes dans une sauce au safran et au piment d’Espelette, minuscule poivron rouge farci au thon, et crevettes roses.
L’Espagne vue de Hendaye
Le port de pêche se trouve sur l’estuaire de la Bidassoa, en face l’église très espagnole de Fuenterrabia et une forteresse médiévale sont inaccessibles. Sur le plan d’eau, la baie de Chingoudy des rameurs et des rameuses font la course dans d’étroites embarcations avec une quinzaine de personnes, le barreur ou la barreuse crient pour marquer le rythme, en quelle langue ? Ce sont plutôt des onomatopées que je ne distingue pas. Une promenade conduit à une vaste esplanade ou des jeunes font du skate ou de la trottinette, certains parlent Espagnol – les frontaliers sont autorisés à passer. Un peu plus loin, le port de plaisance et le yacht-club.
Aviron sur le port de Hendaye
Nous trouvons la plage après avoir traversé des quartiers de très belles maisons de style basque, presque toutes fermées, ce sont sans doute des maisons de vacances. La plage est immense, large et longue de plusieurs kilomètres. Ce matin samedi il y a un peu de monde, surtout des surfeurs qui traversent la plage, la planche sous le bras. Il y a aussi des familles. On parle Espagnol. Chance, la marée est basse, mais la mer remonte. J’ai le temps d’aller jusqu’aux rochers du côté de Saint Jean-de-Luz sur le sable mouillé. Je passe devant les villas puis le grand hôtel de style basque transformé en appartements. Protégé par un enrochement important, l’ancien casino de style mauresque, lui aussi transformé en appartements. Plus loin, quelques immeubles modernes et des villas plus traditionnelles.
Les falaises et les deux rochers, les deux Jumeaux, sont impressionnants, ils sont colorés, feuilletés. Les petits bancs de roche rose ou orange. Au niveau de la falaise d’autres couleurs : bleu, mauve et même blanc ou jaune. Au-dessus l’herbe est bien verte et on voit le château d’Abbadia. La pointe appartient maintenant au Conservatoire du Littoral, c’est une réserve pour la flore et la faune mais pour trouver le sentier il faut monter au-dessus du camping des deux Jumeaux et de l’Hôpital de Hendaye et aller un peu plus loin (c’est fléché).
La mer monte et bientôt on ne peut plus passer à pied sec surtout au niveau du Casino.
Le casino mauresque de Hendaye
Dernière avanie du Covid : les toilettes publiques sont fermées ! La plage est pourtant bien équipée. Je parcours toute la corniche sans en trouver d’ouverte, une seule, dégoûtante ! Il ne me reste plus qu’à me cacher dans un buisson.
Sans cet inconvénient (mineur mais bien désagréable) la promenade est vraiment très agréable. Des massifs fleuris ornent toute la digue. Des vipérines bleues hautes d’un bon mètre cinquante me rappellent Madère ou les Canaries, déjà en fleurs aussi quelques agapanthe. Le climat est vraiment doux à Hendaye.
Après déjeuner, quelques nuages sont apparus et surtout le vent s’est levé projetant le sable dans les yeux. Nous prenons la route du retour par le chemin des écoliers, nous arrêtant à chaque village.
Urrugne, un peu à l’écart de la RN 10, tranquille, blanche avec les colombages bruns rouge mais sans les afféteries pour touristes, pas de cordes de piments ni de grosses potiches, un village tout simple. L’église est un peu différente de celles de la région, le clocher-porche n’est pas pointu mais tronqué, c’est une église de la Renaissance. Son plafond est vert parsemé de fleurette alors que les autres ont un ciel étoilé. Le plafond du chœur a des poutres formant des ogives gothiques. Bien sûr il y a un retable baroque monumental quelque peu dédoré. Le 21ème siècle a posé sa marque avec un orgue tout neuf.
Le centre d’Ascain est également décalé de la circulation. Petite place charmante. Quatre pelotaris jouent. Des randonneurs qui passaient par là apprécient la justesse des coups. J’entre dans l’église (en temps de Covid ce sont les seuls sites visitables) rien d’original si ce n’est la présence de commères qui parlent à haute voix et médisent sur les absentes.
Arrêt à Saint Pée-sur-Nivelle, visite rapide de l’église. A l’arrière le parc des berges contient des statues modernes massives. Il est très animé cette après-midi. Les vieux jouent aux boules, des familles ont organisé des goûters sur les tables de bois et les adolescents se promènent en groupe. Il y a un moulin sur la Nivelle. C’est une maison qui n’a rien d’extraordinaire si ce n’est une arche où coule l’eau qui actionne les meules invisibles aujourd’hui.
En 1739 Louis XV acheta le château de Choisy qui prit le nom de Choisy-le-Roi! Il l’offrit à sa favorite : Madame de Pompadour.
Cette anecdote explique donc la toponymie : la route qui va de Créteil à Choisy (RN186) passe donc au Carrefour Pompadour. Sous cet aimable patronage on pourrait imaginer un endroit charmant. C’est tout le contraire : trois niveaux de circulation intense : la RN 6 passe dans un tunnel (mais pas les camions hors-gabarit), les autobus 393 et TVM montent sur l’autopont qui leur est dédié et qui enjambe le giratoire où aboutissent différentes passerelles de voies rapides et de l’autoroute A86 proche. Seul giratoire protégeant les cyclistes par des éléments de plastique rouge et blanc, la circulation des automobiles, camions et camionnettes est ralentie dans un étroit passage. Pour enjoliver le tout des magasins qui ressemblent plus à des hangars bordent le carrefour, Decathlon, Saint Maclou, et autres magasins de meubles, Fly….Une horreur!
Impossible d’éviter cet enfer si je veux rejoindre en voiture Le Parc Interdépartemental des Sportsoù démarre la promenade. On peut aussi venir en RER C à la Gare Créteil-Pompadour, ou prendre le 393 Métro ligne 8 Pointe du Lac, ou Le TVM de Saint Maur Créteil RER A. Autour d’un bassin en forme de canal évasé à ses extrémités avec des petits lacs annexes, un vaste espace vert comporte des terrains de sport (23 terrains de foot, une piste d’athlétisme, 20 courts de tennis, une base nautique, rugby, et même accrobranche). Des buttes isolent le parc des voies de chemin de fer et donnent du relief. De nombreux arbres variés agrémentent les promenades. Le tour du lac fait environ 4.5 km , fréquenté par les promeneurs, joggers et cyclistes qui se partagent la piste goudronnée tandis que des pêcheurs s’installent sur le bord de l’eau. On pratique l’aviron, le kayak et la voile, il y a même un curieux bateau-dragon certains samedis matin. Du temps où nous jouions au tennis, nous venions régulièrement nous entraîner. Maintenant je fais le tour plusieurs fois par semaine.
La règle des 10 km m’incite à varier les promenades, sous la contrainte, l’imagination est stimulée et j’ai décidé d’expérimenter de nouveaux itinéraires.
A l’extrémité du canal, avant de passer le petit pont, une discrète allée bordée de cerisiers roses en fleur, conduit au Centre d’animation écologique pour les enfants (fermé pour cause de covid) et longe le grillage dominant un bassin qui a l’air sauvage. Sortant du parc par une petite porte (attention aux horaires de fermeture) un souterrain passe sous la route et on arrive en bord de Seine. Si au contraire on tourne à droite et si on monte un sentier en zigzag bordé de massifs fleuris on parvient par une rue très tranquille au Parc des Gondoles (jeux pour les enfants et animaux) et on rejoint le tour du parc interdépartemental en suivant le balisage jaune qui passe par une rue dans les pavillons.
Sur les Bords de Seine, je commence mon exploration en me dirigeant vers l’aval et le Pont de Choisy . La promenade est balisée en rouge et blanc (GR). Elle est très bienn aménagée : chemin de planches près de l’eau et quai cimenté. A la fin des planches on remonte sur le quai, plus loin de l’eau mais très agréable parce que les maisons sont jolie, fleuries et que la circulation des voitures se fait à l’arrière des pavillons. Après le pont j’ai fait demi-tour et suis revenue sur mes pas. Le podomètre avait mesuré 13000 pas et environ 8 km, 2 heures d’une balade très agréable.
les crues
Le lendemain j’ai décidé de remonter vers l’amont en direction de Villeneuve-Saint-Georges, sur la promenade agrémentée de bancs, de grands portiques en ciment – sites parfaits pour une halte ou un pique-nique au bord de l’eau. Un quartier tout neuf a été construit de petits immeubles de briques rose. Comme toutes les constructions actuelles, il est « sécurisé » par des grillages et digicodes qui rassurent peut-être les résidents mais que je trouve détestables. Si on reste au bord de l’eau on peut négliger ce détail. De grandes plaques de tôles perforées, évoquant des toises, rouillées montrent les niveaux de la crue centenale de 1910 et de celle de 1955 (crue cinquantennale. En face sur la rive opposée je découvre des usines modernes. Le retour par le parc départemental est possible en prenant la Rue Danville qui longe le parking d’un grand Liddl et arrive presque en face du petit portail du Parc.
le passeur de rives
Le chemin devient assez rapidement un sentier de terre sous d’agréables frondaisons déjà vertes, la pente est douce vers l’eau, il y a des sortes de petites plages. Un portique attire mon attention : c’est un bac Le Passeur de Rives qui fait traverser gratuitement les piétons les mercredi samedi et dimanche de mai à septembre . A essayer quand les restrictions covid seront terminées
la guinguette auvergnate
Sous le pont de chemin de fer on a installé tout un coin piquenique (privé, genre Sdf mais rangé). le sentier arrive dans un quartier de pavillons de Villeneuve-triage qui fait penser à un village avec son école de ciment, son terrain de sport, un peu plus loin l’église. Petits immeubles de meulière. Glycines. Un quai avec une petite marina, genre modeste, les yachts ne sont pas immatriculés
Jersey ni dans aucun paradis fiscal. Au bout, une école de surf Barefoot Style . Le chemin du contre-halage s’arrête là, il me faut marcher sur le trottoir de la Rue de Choisy qui longe la voie ferrée. Je passe devant la très belle Guinguette Auvergnate – une idée originale que de déguster un aligot devant la rivière à la place de la petite friture. De temps en temps des escaliers de ciment raides permettent de rejoindre un ruban de ciment le long de l’eau mais il faut remonter quelques centaines de mètres plus loin. Pour rentrer on peut prendre le train à la gare de Villeneuve-triage (RER D)
Une promenade que je me promets de refaire et de pousser jusqu’à la Gare de Villeneuve-Saint-Georges traverser la Seine et revenir par Villeneuve-le-Roi. A expérimenter!
Les prévisions météo sont détestables, nous allons en ville.
Visiter Bayonne avec le Covid est frustrant : deux beaux musées sont fermés, pas de visites guidées, impossible d’aller au restaurant alors que le temps n’invite pas au pique-nique. Ce serait le jour pour un restaurant !
Bayonne : Château Vieux
Le Château-Vieux a de belles tours rondes. Terrain militaire, il ne se visite pas. Une plaque nous informe que Le Prince Noir, du Guesclin, Pedro le Cruel roi de Castille, Louis XI, François 1e, Louis XIV furent les hôtes de ce château
Cathédrale de Bayonne
Il ne reste que la Cathédrale Notre Dame à visiter sous la pluie ! Grande Cathédrale gothique édifiée au 13ème siècle sur les ruines de la cathédrale romane ravagée par un incendie en 1258. Très haute nef achevée en 1404. Très haute, avec deux flèches élancées et un porche très orné. Ces tours élégantes sont dues à une restauration néo-gothique du 19ème siècle par un disciple de Viollet-le-Duc, Boeswillwald. Les chapelles du déambulatoire s’ornent de peintures du Steinheil (1814_1885) dans le style du 14ème, elles ont été restaurées et les couleurs sont magnifiques. D’ordinaire je n’aime pas trop les décors 19ème mais celles-là sont très belles.
Autres œuvres colorées : les vitraux. Le plus fameux est le vitrail de la guérison de la Cananéenne Renaissance, les vitraux du chœur sont très colorés, il y a également des vitraux 19ème avec de grands personnages sur le thème du rosaire.
Peintures de Steinheil dans le déambulatoire
La cathédrale possède aussi de nombreux tableaux mais ils ne sont pas toujours bien éclairés.
Le cloitre gothique est très grand, complet mais il est fermé (Covid)
Il ne reste plus qu’à me promener dans les petites rues, regarder les façades des étroits immeubles tous de même hauteur. Certains sont de style basque à pans de bois peints en rouge mais pas toujours, vert et bleu. D’autres sont en pierre de taille claire, de style classique avec moulures et balcons en ferronnerie. Les noms des rues rappellent les corporations : Rue des Faures (forgerons). La rue de la Boucherie arrive à la Tour-vieille-Boucherie dans le système défensif romain, le mur est constitué de petits moellons cubiques utilisés par les Romains. Nombreuses boutiques sont attrayantes, surtout de très belles librairies (mais avec le Covid on n’ose pas manipuler les livres pour le plaisir).
Porte de la boucherie remparts romains
Je retrouve facilement la voiture garée au parking Charles de Gaulle tout près du Théâtre au bord de l’Adour.
Dernière promenade : les berges de l’Adour et de la Nive, le confluent est tout proche, je choisis de longer la Nive bordée d’immeubles tous de même taille alignés se reflétant dans la Nive. J’arrive aux halles quand une belle ondée me repousse sous les arcades pour m’abriter où je marche pour rentrer au parking.
Tempête sur la Barre
Où pique-niquer puisque les restaurants sont fermés et qu’il pleut ? Nous suivons l’Adour jusqu’au port, la rive droite est vraiment peu accueillante, sur la rive gauche nous passons devant les poissonniers qui ont des étals le long de la rivière. Puis devant le port de plaisance avant de suivre une route entre des pavillons et des hauts pins. On arrive à la mer à Anglet. Enorme parking devant une patinoire.
Plage d’Anglet et retour du soleil30
La mer est déchaînée, de grosses vagues se brisent avec des gerbes d’écume sur les digues et les brise-lames. Le long de la grande plage une promenade piétonne et cycliste est aménagée sur 4.5 km. Les vagues sont tellement puissantes que je n’ose pas descendre sur le sable. La promenade est très agréable : d’un côté les vagues déferlent blanches d’écume, de l’autre un beau golf très calme. Contraste ! Je fais demi-tour après 3 km sur la Plage des Corsaires. La grande plage me tente, je descends pour rentrer par le sable. Marcher sur le sable sec en chaussures s’avère pénible, je remonte sur la promenade cimentée pour rentrer.
TOURISTE DANS LA LIMITE PERMISE DES 10 KM DE CRETEIL
Moins chics et moins fréquentées que les promenades en Bord de Marne, les quais de Seine sont aménagés àVitry-sur-Seine pour les piétons et les cyclistes. Une bande de ciment, quelques bancs, des tags colorés – moins élaborés qu’en centre-ville. La Seine, majestueuse, donne une grande respiration à la balade sous un soleil vif mais un vent frais.
Port à l’Anglais
Je passe sous la Centrale Thermique et l’usine de l »Air Liquide une guinguette (le Gossip) est fermée (covid) dommage! avant d’arriver au Port-à-l’Anglais, une sorte de plage est aménagée avec des bancs, des tables et des chaises-longues de bois, aménagement artisanal sympathique avec des pancartes de bois peint multicolores. Le pont du Port-à-l’Anglais me fait penser au Pont des Chaînes de Budapest. Un peu plus loin, il y a une écluse. Entre le pont et l’écluse des panneaux décrivent la faune et la flore ainsi que la navigation fluviale.
Une plaque commémorative rappelle que des Algériens ont trouvé la mort, noyés après une manifestation pacifique dans la Seine le 17 octobre 1961.
usine élévatoire des eaux d’Ivry
Je remonte sur le quai Jules Guesde le tissu du bâti industriel est lâche, terrains vagues, constructions derrière des palissades, immeubles modernes (siège social Casino/Franprix), d’un hangar taggué s’échappe très fort de la musique de rap. J’avise le sentier plus bas au bord de l’eau où courent les joggers. La Seine est plus sauvage, il y a des véritables plages. Le sentier s’interrompt au niveau des usines en brique de l’Usine élévatoire d’Ivry – Service des Eaux. Je marche sur le quai (trottoir à partager avec les cyclistes) jusqu’au pont d’Ivry sur lequel passe la N19 et qui relie Ivry à Alfortville sur la pointe, au Confluent de la Seine et de la Marne s’élève Chinagora : un ensemble de style chinois composé d’un hôtel et d’un restaurant. La galerie commerciale a fermé il y a quelques années.
Sous le pont d’Ivry : le confluent et Chinagora
Je rentre par le même chemin. Le podomètre marque 13000pas et 8km (A/R)