Athènes : Kerameikos

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coquelicot au Kérameikos
coquelicot au Kérameikos

Kerameikos

De l’Hôtel Economy, la rue Sophokleous arrive directement dans la grande avenue qui vient du Pirée et qui passe devant l’usine à Gaz transformée en zone culturelle que je ne visiterai pas encore cette fois-ci, malgré mon envie.

Feu d’artifice de coquelicots. Leurs pétales sont rouge intense ; A l’intérieur de la corolle une croix noire brillante est dessinée. Un énorme bourdon les survole vrombissant comme un hélicoptère, soulevant les pétales ; lorsqu’il se pose sur le stigmate toute la fleur bascule sous son poids.

J’avais un souvenir émerveillé de ce cimetière antique verdoyant de part et d’autre de l’Eridanos, nous avions rencontré une tortue ; nous avons photographié à plusieurs reprises Charon ans sa barque et les vieillards, le chien Molosse, le taureau qui  surplombe la voie des tombes. Je me souviens bien des stèles que nous visitons comme de très vieilles amies.

la barque de Charon
la barque de Charon

Le site est beaucoup plus organisé qu’à notre dernier passage. Des cordelettes définissent des parcours et interdisent l’approche des vieilles pierres. Une escouade de surveillantes, armées de sifflets, font lever les imprudentes qui auraient pris pour siège les fondations d’un monument. Le guide vert est resté à l’hôtel ; je me fie uniquement aux panneaux émaillés qui comportent invariablement un plan du Kerameikos et de ses environs procurant ainsi une représentation globale du site. Ce que je prenais pour un cimetière est plutôt un carrefour routier. Ceci n’est pas incompatible : on a souvent enterré les gens sur les bords des routes et à l’entrée des villes ; je l’avais remarqué à Rome ou en Corse.

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Il faut alors imaginer le Dipylon comme la porte monumentale d’Athènes et les routes y arrivant. La route d’Eleusis, Voie sacrée, était  parcourue par les processions allant aux mystères. Sur le bord de la Voie sacrée se trouve un vieil autel et à la fourchette de la voie sacrée et de la voie des tombeaux  le Triptopatrion où les Athéniens invoquaient des divinités familiaires.  La Route du Pirée courait  le long des Longs Murs de Thémistocle (478) construits à la hâte : il en subsiste un petit tronçon en bon état, bâti en appareil polygonal avec de très gros blocs parfois des tombes (selon le panneau). Une autre voie conduisait à l’Académie de Platon (1600m). Sur une place, Périclès aurait fait l(oraison funèbre des morts dans la guerre du Péloponnèse. On y voit aussi le monument des Lacédémoniens.

Dexilos tué à corinthe en 394
Dexilos tué à Corinthe en 394

A l’entrée de la ville, une fontaine  accueillait les visiteurs assoiffés. A côté, les Romains avaient érigé une statue sur un piédestal de marbre. Proche du Dipylon, le Pompeion où se préparaient les processions funéraires sur le Dimosion Sema (cimetière public) et la procession Panathénienne vers l’Agora et l’Acropole. Le long du Demosion Sema se trouvent les tombes de Périclès, Clisthènes, Thucydide et Lycurgue.

Au lieu d’imaginer les tombes séparément, je vois maintenant les processions s’organiser, les soldats de Thémistocle se préparer à la bataille de Salamine, les philosophes se promener, les voyageurs se rafraîchir. L’endroit perd un peu de son mystère funéraire pour gagner en animation !

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Un très joli musée abrite les statues originales, sur place on a mis des copies. Le chien Molosse qui gardait la tombe des Lysimachides  Dexilos tué à Corinthe en 394, le taureau de Dionysos de Kollytos, le lion gardien de la Voie sacrée ainsi qu’un sphinx.  Ce musée présente aussi de nombreuses céramiques: urnes, pyxides, aussi des pleureuses en terre cuite et des vases classiques de toute beauté.

pyxide
pyxide

Quittant le Kerameikos on rejoint la promenade et le métro Thyssio avec son marché aux puces

Un coin calme, triangle de pelouse, porte une stèle. C’est un poème d’Elie Wiesel :

« Passant arrête-toi, ferme les yeux, souviens-toi qu’en ce temps, en ce lieu… »

Partout, en Grèce, ce passé me rattrape, au hasard d’une promenade.

pleureuses
pleureuses

Athènes Musées : Kanellopoulos et Nouveau Musée de l’Acropole

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En face du Musée, la jolie église Metgamorphosis
En face du Musée, la jolie église Metamorphosis

Le Musée Kanellopoulos à Anafiotika est ouvert et gratuit aujourd’hui. De nombeuses salles sont vides.  Restauration ou déménagement ? Je profite de l’aubaine pour  admirer de très belles icones à l’étage.

Je remarque une Nativité du 15ème siècle entourée d’une »mosaïque » de 4 rectangles représentant les 4 évangélistes et dans les coins de carrés figurant des scènes de la vie de la Vierge.  Une de mes préférées est une Dormition de la Vierge, une Dormition de Saint Ephraïm le syrien du 15ème ou 16ème siècle. Il y a également des portraits du Fayoum  ainsi que des tissus coptes de toute beauté.

Après avoir descendu les petites rues bien tagguées cette années (c’est selon, une fois sur deux on les voit repeintes, on revient les graffiteurs sont repassés), nous prenons l’apéro à la taverne qui a installé ses tables en angle contre la grille du forum romain, c’est un de mes cafés préférés ; je dessine. Déjeuner sur la terrasse de l’hôtel Economy, je suis descendue à l’Agora (moderne) et j’ai acheté des souvlakis au coin de la rue, en face du marché.

Nouveau Musée de l’Acropole

caryatides de l'Erechteion
caryatides de l’Erechteion

Nous l’avions raté pour cause de 1er mai et de grèves en 2010. J’attendais l’occasion de le visiter.

J’ai fait une belle promenade pour m’y rendre en passant par Monasteraki, le marché aux Puces, le long de la tranchée du métro l’Agora boisée ressemble à un parc. A Thissios, un pont enjambe le métro et une grande allée dallée occupée par les étals des peintres de chromos, les vendeurs de bracelets tressés et de tricots…Plus loin, une série de très beaux cafés ont installé de grandes terrasses et de beaux immeubles néoclassiques font face à l’Acropole.

Le Musée est installé derrière une esplanade de verre qui permet de découvrir les fondations des maisons et des bâtiments antiques. Les Musée est très vaste, sombre en rez de chaussée où l’on découvre dans de belles vitrines des objets: beaux vases, terracottas, objets usuels et stèles provenant de sanctuaires de divinités vénérés à proximité : Nymphes et Pan à la Pnyx au pied de l’Acropole :  Asclépios et Dionysos accompagné par des danseuses aux vêtements plissés. Des escaliers roulants conduisent à l’étage ou le fronton de l’ancien temple nous fait face : un taureau est dévoré par une lionne, un dragon à la queue enroulée.  A droite les statues archaïques,  à gauche les statues hellénistiques ou romaines.

J’ai aimé  la  série de Korés présentent leurs coiffures bouclées et leurs vêtements drapés. Certaines ont gardé des traces de pigments et les motifs de leurs vêtements. On a reconstitué les couleurs d’époque avec des bleus francs et des rouges vifs.

Au second étage, restaurant en terrasse face à l’Acropole

Troisième étage : un écrin  pour les frises du Parthénon. Beaucoup sont des reproductions en plâtre ou même absente remplacées par des dessins faits avant qu’Elgin ne les embarque au British Museum. Ce musée me paraît être un appel pour leur retour. On pourrait, certes, se contenter de ce qui est présenté. Lire toutes les explications, étudier un à un les personnages. Après avoir consacré beaucoup d’attention aux étages précédents je n’ai plus la patience nécessaire. Il me faudra revenir une autre fois et aller directement en haut !

Lire également sur un blog ami un article très détaillée : ICI

Je garde toutefois un souvenir ému de l’ancien musée de l’Acropole où l’on était beaucoup plus proche des œuvres qui se trouvaient à hauteur d’homme ;

Je rentre en complétant mon tour de l’Acropole par une flânerie à Plaka, ses restaurants et ses boutiques. Rue Byron, une pensée pour le poète. A mesure qu’on se rapproche de Monasteraki les magasins proposent des marchandises meilleur marché et de moindre qualité. Je trouve quand même le foulard en mousseline que je désirais rapporter. Malheureusement ceux de Santorin étaient beaucoup plus beaux. On ne devrait jamais différer ces achats.

Aux Aérides, je trouve la rue Eolou qui me ramène derrière l’Agora. Nous ne nous lassons pas de la terrasse sur le toit de l’Hôtel Economy. Vers 20h je vais à Omonia chercher le dîner. Everest a fermé, les kiosques sont démunis. Plus d’Albanais, plus de drogués et de marginaux comme autrefois. Omonia est déjà endormie.

Athènes – Arrivée et Acropole

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Athènes vue de l'Acropole
Athènes vue de l’Acropole

Le Prevelis accoste à la Porte 4. Où est le métro ? Cédons à la facilité : les taxis attendent juste en face. Le chauffeur ne connait pas un mot d’anglais mais connait l’hôtel Economy.  Je fixe ostensiblement le compteur. La prise en charge n’est que d’1.20€ ,  il n’y a personne dans les rues. 11€ à peine plus que ce que nous aurions dû payer en métro avec la promenade de Monasteraki en traînant les valises en moins.

6h45 : le réceptionniste de l’Hôtel Economy est très aimable mais  n’a pas de chambre disponible. La première qui se libérera sera pour nous. Je fais remplacer le petit déjeuner que nous ne prendrons pas dimanche par celui d’aujourd’hui.

Acropole

Temple archaïque d'Athéna et Erechteion
Temple archaïque d’Athéna et Erechteion

Luxe : le taxi  pour l’Acropole monte jusqu’à  la billetterie grâce la carte Handicapé, laquelle donnera également droit à une montée par l’ascenseur secret grimpant la falaise.

Sans Guide Bleu ni Guide vert, je prête  une attention particulière aux panneaux explicatifs et les recopie studieusement.

Le Pandroseion – ancien temple d’Athéna – nommé d’après Pandroso (fille gentille et obéissante de Cecrops, d’après le panneau) est l’endroit le plus ancien, le lieu du concours entre Poséidon et Athéna. L’olivier sacré (mais quand même moderne) rappelle cette légende avec la source salée offerte par Poséidon. Le Temple Archaïque d’Athéna  construit de 525 à 500,  fut détruit par les Perses en 480 et modifié au moment de l’érection de l’Erechtéion.

L’Erechtéion – nommé d’après Erechtée – roi mythique d’Athènes, construit de 431 à 406.  Sa construction fut interrompue pendant les Guerres du Péloponnèse. Les caryatides sont en marbre de Paros. Elgin a emporté la 3ème caryatide à Londres. L’Erechtéion fut restauré de 1979 à 1987.

Parthénon

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L’Acropole est un chantier permanent. Chaque fois que nous y venons, nous constatons du changement.  Cette année, la restauration du Parthénon accuse des progrès notables. La grue qui était au milieu dans la cella à notre dernière visite en 2010, s’est avancée au coin de la façade Ouest qui se trouve encombrée avec des sacs de ciment.  Juste derrière la colonnade, 3 étages d’Algécos sont empilés.

De nombreux panneaux expliquent cette restauration et listent les interventions précédentes :

1841/1844, 1913, 1927/1928

La restauration actuelle a pour but de retrouver l’aspect des ruines au 19ème siècle.  On a démoli le mur latéral de la cella pour identifier les blocs et la reconstruire. Les colonnes sont aussi remontées. Le principe moderne de l’anastylose est de ne pas cacher les lacunes en utilisant du  marbre pentélique plus blanc identifiable. On remplace les chevilles de ferrailles qui ont endommagé la pierre par des chevilles de titane. J’aime regarder les ouvriers qui travaillent les jointures et les cannelures à la scie électrique.

Parthénon : façade est
Parthénon : façade est

Je n’avais jamais pris la peine de bien observer la façade Est : je découvre les têtes de cheval débordant du fronton et les trous  aux emplacements où étaient accrochés les boucliers votifs offert par Alexandre le Grand après sa victoire sur le Granique en 334 av. JC.

Temple de Rome et d’Auguste

Situé derrière la façade Est du Parthénon. Je n’avais jamais prêté attention à ce petit temple romain à colonnade circulaire de 9 colonnes (pteron), le seul dédié au culte de l’empereur. Les Athéniens avaient soutenu Marc-Antoine. Le temple fut construit en 27 av. JC quand Octave fut proclamé Auguste.

Nous redescendons par les Propylées bien restaurée . Je n’avais jamais remarqué devant les Propylées le Monument d’Agrippa pourtant il me semble qu’on ne voit que lui avec son socle monumental.

 

Qiu Xiaolong : Les courants fourbes du lac Tai

 

POLAR CHINOIS – POLAR ECOLO 

qiu xiaolong

Contient tant d’illusions,

De courants fourbes qu’elle trompe

Par des ambitions et des vanités chuchotantes.

Si tu es perdue dans les rêveries

D’un récif vert solitaire dans le vent,

L’eau s’éloigne et l’abandonne….

 L’inspecteur Chen profite d’une aubaine : on lui a offert des vacances dans un Centre pour dirigeants sur le bord du lac Tai dans la charmante station touristique ce Wuxi. Une semaine de rêve et de luxe…. L’inspecteur rencontre la charmante Shanshan, ingénieur environnementaliste, passionnée de son travail, qui lui montre la pollution qui asphyxie le  lac. Une romance se noue, mais discrète.

M. Liu, le patron de Shanshan, est assassiné. L’inspecteur Chen, pour aider la jeune femme, et parce que c’est la seconde nature, se lance dans l’enquête.

L’inspecteur Chen, est aussi un poète. Quand on lui demande de rédiger un rapport, c’est un poème qui s’inscrit sur l’écran de son ordinateur. Les citations de poèmes chinois anciens comme modernes émaillent le roman. Roman original.

On apprend aussi beaucoup de choses. Dans cette période de croissance économique forcenée, on voit comment l’introduction en bourse d’une société d’Etat se déroule. Comment la croissance du PIB prime sur tout, y compris sur le respect des normes de sécurité.

Bien tourné, poétique, intéressant.. je vais suivre M. Chen !

 

Comme il vous plaira – Shakespeare

CHALLENGE SHAKESPEARE

Lecture commune avec Claudialucia et Maggie

CHALLENGE SHAKESPEARE

Le grand Shakespeare maîtrise tous les registres, de la tragédie historique, à la comédie en passant par la farce comme dans les Joyeuses commères de Windsor, la féerie du Songe d’une Nuit d’été. Comme il vous plaira est un joli divertissement, une pastorale qui se déroule dans une forêt des Ardennes accueillante.

« Notre vie actuelle, séparée de tout commerce avec le monde, trouve des voix dans les arbres, des livres dans les ruisseaux qui coulent, des sermons dans les pierres et du bien en toute chose »

comme-il-vous-plaira

Badinages sur le thème de l’amour et du mariage, travestissements,

Rosalinde,  chassée par le duc, va rejoindre son père dans la forêt des Ardennes en compagnie son amie Célie. Elle a pris un habit de jeune garçon pour cette équipée mais dès les premières fatigues soupire :

« j’aurais envie de déshonorer l’habit d’homme que je porte et de pleurer comme une femme ;mais il faut que je soutienne le vaisseau le plus faible : c’est au pourpoint et au haut-de-chausse de montrer m’exemple du courage à la jupe »

Le  travestissement causera des quiproquos savoureux : la naïve Phébé s’amourache de Rosalinde sous son costume masculin, tandis qu’Orlando soupire pour Rosalinde sans la reconnaître.

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Quiproquos et calembours (mais la traduction française en  perd la saveur). Le ton est léger même quand on philosophe sur le temps qui passe ou le bonheur.

« Revêtissez-moi de mon habit bigarré, donnez moi la liberté de dire ce que je pense, et je vous jure que, si l’on veut prendre médecine patiemment, je purgerai à fond le corps impur de ce monde infecté »

dit Jacques qui aspire à porter l’habit bigarré du fou.

Tout se termine bien, non pas par un mariage mais par quatre unions!

L’HYMEN

Silence. oh! je défends le désordre

C’est moi qui dois conclure

Ces étranges événements qui doivent se prendre la main

pour s’unir par les liens de l’hymen

Si la vérité est la vérité

Charmant désordre en vérité!

Bird People – Pascale Ferran

LIBRE COMME L’OISEAU…..

bird people moinean

 Roissy-Charles-de-Gaulle, foule dans le RER B, voyageurs pressés et employés harassés par les allers-et-retours, 10 heures par semaine, 40 h par mois, compte Audrey, femme de chambre au Hilton. La caméra s’attarde sur ceux qui téléphonent, écoutent de la musique, elle prend son temps.

bird-people-poster

Hilton-Roissy, entre deux vols, entre deux voyages d’affaires. Le temps d’un vol intercontinental, entre San Francisco et Dubaï…On imagine que le temps va filer à la vitesse supersonique.

Brusquement tout s’arrête. Gary, volontairement, regarde s’envoler son avion pour Dubaï. Burn-out ou choix de la liberté? Il décide de tout quitter, les affaires, sa maison, son foyer. Sans projet, sans horaires, il glande dans la chambre 817, dort le jour, sort la nuit….

bird people audrey

Audrey, est aussi à la limite de ses forces, entre ses trajets, et la liste des chambres à faire qui s’allonge. Travail répétitif, épuisant. Panne ou malaise, elle se sauve sur la terrasse et se métamorphose en moineau. Moineau tout jeune qui apprend à voler.

Là le film prend une autre tournure, Roissy vu par les yeux de l’oiseau. Vol rapide quand il prend son essor. Planant. Le temps est aboli. Vision contemplative de l’aéroport. Toute l’agitation des voyageurs perd son sens. Points de vues vertigineux sur les pistes. L’oiseau parle avec la voix d’Audrey. la métamorphose est-elle réversible?

Rencontre avec un peintre japonais…

Simon, le réceptionniste zélé, très classe dans son uniforme, polyglotte charmant n’est pas le personnage qu’on croit…il entraîne à sa suite l’oiseau dans la forêt..

On n’est pas au bout des surprises, après 2h08 qu’on ne voit pas passer, d’un  film contemplatif qui nous envoûte.

Liberté dans le vol des oiseaux!

 

Evliya Celebi :An Ottoman Traveller – Selections from the Book of Travels of Evliya Celebi

VOYAGE EN ORIENT

 

evleyia celebi couverture_De 1640 à 1682, Evliya Celebi a parcouru l’immense Empire Ottoman et les contrées voisines, de la Perse au Soudan, du Caucase, de Vienne à Erevan. Il a raconté ses pérégrinations avec minutie et beaucoup d’humour dans les dix volumes de son Livre de Voyages.
Regard oriental pour un voyage à travers Orient et parfois d’Occident.Livre à ranger sur l’étagère à côté de celui de Tavernier, son contemporain, qui a fait le parcours inverse de la France jusqu’en Malaisie et au Tonkin!

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 Edward Said dans l’Orientalisme  m’a fait connaître Evleya Celebi, dans sa critique des relations de voyages occidentales de Chateaubriand, Lamartine ou Nerval.
Dix volumes, écrits en Ottoman, pas facile à trouver en librairie. La compilation d’extraits, traduits en anglais, et annotés par Robert Dankoff, a satisfait ma curiosité .
J’ai lu avec beaucoup de plaisir ces relations de voyage, de celui qui se nomme lui-même derviche-voyageur. Érudit religieux : sa fonction était  la récitation du Coran à la cour du Sultan Mourad IV, il fait preuve d’une immense curiosité et une grande ouverture d’esprit quand il visite Vienne, en 1665,  il se renseigne sur la fonction des tableaux religieux dans la Cathédrale et leur attribue une vocation pédagogique, à Safed il rend compte de l’implantation des juifs. Le volume intitulé Pèlerinages rend compte, bien sûr, de son pèlerinage à Médine et à la Mecque mais aussi des lieux saints chrétiens à Jérusalem et au Monastère Sainte Catherine.

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Suivant l’armée ottomane, il se bat comme un soldat (et même comme un cosaque tatar).  Il fait office de diplomate et il est invité dans les cours .
Tout l’intéresse, les corporations d’artisans, les magiciens et leurs tours, les animaux en Egypte ou dans le Caucase. Si les descriptions des processions, des itinéraires

Evleya marché d'Athènes
J’ai surtout apprécié sa visite à Athènes du Parthénon quelques années avant que Morosini ne le bombarde et que Lord Elgin n’emporte les bas-reliefs! Sa connaissance de l’Antiquité est très grande, il révère le Divin Platon comme Aristote.

Son témoignage n’est pas toujours fiable, très impressionné par la magie et les magiciens, il relate des tours   invraisemblables. Il véhicule aussi des légendes étranges. Quand il ne s’invente pas une expédition lointaine jusqu’à Amsterdam (où poussent orangers et oliviers) ou dans un Royaume de Dunquerke tout à fait étonnant. Ce mélange d’observation minutieuse et de fantaisie se mêle aussi de penchants scatologiques et érotiques surprenants. S’il visite très sérieusement une pyramide en Egypte, il relate la fabrication d’un thériaque à base de serpents, et bizarrement des accouplements zoophiles avec des crocodiles…

Train des Impressionnistes : Gare du Nord – Auvers/Oise

PARIS/BANLIEUE

van gogh église d'Auvers

Quelle excellente surprise ce train direct pour Auvers-sur-Oise

Départ: Gare du Nord 9h38 arrivée une demi-heure plus tard

Retour: 18h25

(les week ends seulement)

Ave le Pass Navigo dé-zoné  c’est gratuit! Une aubaine pour les week ends ensoleillés!

Au choix:

vangogh

une journée chez Van Gogh, Pissaro…. avec un copieux musée de l’Impressionnisme dans le château d’Auvers entouré d’un très beau parc.

( 14€ :  des écrans seulement, très instructif mais quand même cher! Pour voir de vrais tableaux, il faut aller au Musée d’Orsay)

Il y a aussi une expo contemporaine à l’Orangerie d’un peintre qui imite Van Gogh à la sauce Street Art (4€)

une ballade dans les lieux des peintres, église célébrissime, maison du Docteur Gachet, Musée de l’Absinthe, cimetière où les tombes de Vincent et Théo sont unies par un épais tapis de lierre  ….

autre option:

vexin

Randonnée dans les bois du Parc du Vexin avec de nombreux PR très bien balisés. Des frais ruisseaux, des moulins à eau, les bords de l’Oise.

C’est ce que nous avons choisi, par un chaud dimanche. Nous avons marché 17km pratiquement tout le temps à l’ombre.

A la pause, j’ai relu une lettre de Vincent à Théo qui est téléchargé dans ma liseuse.

J’y retournerai une journée entière pour la visite des musées.

 

 

Retour à Athènes sur le Prévelis

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la Prevelis quitte le port
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Le propriétaire de Rooms Mary on the beach nous conduit à 19h au port – vide- le Prevelis arrive de Crète, via RhodesKarpathosAnafi.

anekprevelis Nous l’attendons à l’abri dans la gare maritime. 9h55, le Prevelis est à quai sans qu’on ne l’entende. C’est un bateau blanc de la compagnie ANEK plus petit et moins luxueux que le Delos.

Pas de hamburgers Goody’s, nous dînons grec, de tyropita (2.2€) il y a aussi des gyros (chers) et une sorte de cantine avec un repas complet à 8€.

Un steward nous accompagne à la cabine, plus vaste que je ne l’imaginais avec une grande salle d’eau. Les couchettes sont prêtes. Nous montons sur le pont voir le bateau quitter le port. Il fait déjà nuit. Fira est illuminée. Un bateau de croisière étincelle. La nuit sera confortable. Je m’éveillerai au Pirée. Une dame vient frapper avec insistance pour s’assurer que nous sommes levées.

Santorin – bourgs de l’intérieur Pyrogos et Megalochori – Red Beach

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le kastro de Pyrgos
le kastro de Pyrgos

 

Pyrgos

Ancienne capitale de l’île avant Fira, bourg adossé à une colline tout en marches et escaliers. Le parcours vers le kastro est fléché. Les magasins de souvenir ont accroché leur marchandise sur les murs ou placé par terre les poteries aux motifs de tulipes et d’œillets comme les céramiques turques. Le château est très en ruines, ses murs sont de grosses pierres noires et parfois rouges. Des maisons sont venues s’entasser contre la muraille et se fondent dans la forteresse. Des chiens nous font l’honneur de la visite, un âne surveille la vallée. Suivant l’ écriteau « Café Franco », je passe sous des porches blancs-bleus et arrive sur une petite place dallée de petits galets qui a une très belle vue. A la base du clocher triangulaire plat se trouvent deux églises du 17ème siècle Sainte Marie et Saint Georges (toutes les deux fermées) Dans l’exonarthex on a représenté une rose des vents avec les galets et deux rosaces de chaque côté. Le parvis est aussi dallé à la mode de Chios.

Pyrgos : Saint Nicolas
Pyrgos : Saint Nicolas

Plus bas il y a une autre place, rectangulaires, un monument aux morts et plus loin l’église Saint Nicolas avec sa coupole bleue précédée d’un clocheton plats bordé de belle pierre. Les linteaux et les arches de la grande maison sont aussi soulignés de belle pierre rouge. Dans un renfoncement se trouve un banc de marbre. De l’autre côté de la place de très belles maisons sont crépies de jaune. L’une d’elles est occupée par un hôtel Relais-Châteaux, sa grille est richement forgée et des chapiteaux ioniens ornent la façade. Je passe aussi devant une belle maison précédé par un jardin de cactus avec les tours de porte en lave, des frontons triangulaires et 6 colonnes plates plaquées sur la façade. Dans la descente je vois une grande église blanche soulignée de pierre rouge avec de belles arcades.

Megalochori

les escaliers blancs de Megalochori
les escaliers blancs de Megalochori

Il faudra toujours laisser la voiture au premier parking venu ! Nous traversons donc la rue « principale » en repliant les rétroviseurs sous les regards narquois des habitants tout en espérant que personne n’arrivera en face. Nous passons sous l’arche d’un campanile blanc éblouissant. Le village est tranquille. Certaines maisons, comme à Pyrgos ont les portes et fenêtre soulignées de beaux parements de pierre rouge foncé. Sur la  platéia est dallée de galets, deux églises se font face, l’une très grande, l’autre avec une petite coupole bleue. Nous nous serions volontiers attablée à la belle taverne mais personne n’est venu nous servir.

Megalochori campanile
Megalochori campanile

Plus bas dans la rue qui descend, un petit café moderne sert des pâtisseries. Le patron est jeune. Bien sûr, il y a la Wifi, j’en profite pour télécharger Le Monde sur ma liseuse pour le lire sur le bateau.

Megalochori est une bourgade viticole. Nous admirons les vignes très soignées où pas une mauvaise herbe ne pousse. Les ceps sont enroulés sur eux même parfois faisant deux tours. Dans les vignes il y a des caves troglodytes et même des églises à moitié enterrées où la façade dépasse de la ponce gris clair.

Nous retournons aux moulins d’Emborio. Il vente autant que la dernière fois. Pas étonnant qu’on ait regroupé les moulins sur cette arête exposée.

Paralia Kokini (Red beach)

Kokkini akti et son sentier acrobatique
paralia Kokkini et son sentier acrobatique

Non loin du site d’Akrotiri, on accède à cette plage fameuse par un vaste parking sous la falaise de scories rouges. Il faut ensuite continuer à pied sur un mauvais sentier escarpé bordé d’avertissements terribles concernant les chutes de pierre et des éventuels écroulements. Comme la foule s’y presse, je n’en fais pas cas mais regarde mes pieds plutôt que le paysage. On découvre la plage au détour du chemin, abritée par sa montagne rouge qui passe au noir à son extrémité. Le sable est brillant, mélange de grains noirs étincelants et d’autres bruns ou grenat qui donnent une couleur étrange quand la vague se retire. Des Russes se baignent, ils n’ont pas l’air de craindre l’eau froide.

la petite mariée chinoise
la petite mariée chinoise

Du côté parking, c’est séance-photo pour une jeune mariée chinoise qu’on éclaire en pro avec un disque en alu. Elle fait des effets de traîne. Où est donc le marié ? Peut être est-ce le vidéaste, ou l’éclairagiste. Elle est affublée d’une mousseline champagne qui traine dans les scories rouges mais les deux jeunes hommes sont en survêt.