La mine de Montevecchio et les plages environnantes

CARNET SARDE

 

Les crêtes volcaniques du mont Arcuente
Les crêtes volcaniques du mont Arcuente

 

Le temps est très gris. La route vers le sud tortille dans les collines de schiste recouvertes de buissons touffus où prédominent les lentisques et les cistes roussis. Au loin, une ligne de crête très biscornue, ruiniforme avec des pics comme des tours de châteaux effondrés. Nous roulons des kilomètres sans voir une habitation ni une voiture. Après un pont, on trouve le granite. Des lauriers-roses suivent un ruisseau, abondante floraison rose qui serpente. Sur la SP65, quelques maisons et de nombreux écriteaux signalent des B&B et des Agriturismi . Tourisme respectueux de la nature et de la ruralité, invisible. Les oliviers  sont cultivés ou mélangés à des arbres touffus et plus hauts qu’en bord de mer : chênes-verts, lentisques, avec des lianes, plus forêt que maquis. On s’approche des sommets, la falaise est creusée de cavités. Sous les nuages gris ces reliefs tourmentés du Monte Arcuente ont une allure vraiment fantastique.

sardaigne 113 - Copie

Nous arrivons sous la pluie au village de Montevecchio. C’est un village fantôme avec le  grand palazzo rose et jaune aux grands volets de bois vert fermant des fenêtres très hautes et symétriques.

Nous avons pris rendez vous pour 11h par téléphone et attendons une heure sous la pluie tandis que les autres visiteurs arrivent progressivement sous des parapluies.

5€, le premier parcours, 9€ pour 2, 12€ les 3

Dans le patio, Sérapis et deux ancres romaines en plomb
Dans le patio, Sérapis et deux ancres romaines en plomb

Le Palazzo fut construit par Giovanni A. Sanna de 1870 à 1877 pour y habiter et abriter les bureaux de la compagnie minière. Jusqu’en 1933 où elle fut vendue à la Montecatini. Le sous-sol fut exploité depuis l’Antiquité. La tête du dieu Serapis dans le patio rappelle ces mines romaines avec deux ancres de plomb retrouves à Piscinas. On exploitait principalement le zinc et le plomb. Jusqu’à 5000 personnes travaillaient sur le site.

Au premier étage du Palazzo se trouvaient les bureaux, au deuxième étage les appartements des patrons, au troisième, sous les combles, ceux des domestiques qui avaient froid l’hiver et chaud l’été. La Montecatini a converti tout le bâtiment en bureaux modernes recouvrant les fresques originales. La restauration de 1977 a tenté de présenter les fastes d’autrefois.

Fumoir Art Déco
Fumoir Art Déco

La visite commence dans la salle à manger dressée avec de la vaisselle de porcelaine fine et des verres en cristal. De là, les hommes se réunissaient au fumoir peint avec des bleus soutenus et des rouges intenses en motifs géométriques Art Déco sobres et originaux.

La salle à manger des domestiques au 3ème étage est plus simple. Les domestiques y accédaient par un escalier séparé de celui des patrons qu’ils ne croisaient jamais.

cuisine
cuisine

La cuisine du Palazzo était très vaste avec l’eau courante, une glacière pour conserver les aliments, un passe-plat. Une magnifique cuisinière à charbon occupe un mur entier. Une pièce était dédiée aux travaux d’aiguille et à l’entretien du linge qui séchait sur des balcons invisibles de l’extérieur.

La guide insiste sur la hiérarchie très marquée dans la société de la fin du 19ème siècle. Les mineurs ne pénétraient pas dans le château. Ils venaient au village en trois occasions : pour la paie qui était distribuée par une fenêtre, le mineur restant à l’extérieur, pour se faire soigner à l’hôpital, et pour la Messe. Séparation des classes sociales, séparation des sexes : salle de billard et fumoir pour les hommes. Salon pour les femmes. Couleurs soutenues pour les hommes, rose pour les femmes.

salle de réception
salle d’apparat

Le clou de la visite est la magnifique salle bleue, la salle de réception au plafond en trompe-l’œil et aux fresques variées.

puits sartori
puits sartori

La seconde visite : San Antonio sur le carreau de la mine. Le puits le plus ancien (1875) est profond de 300m et coiffé d’une tour carré imitant un donjon avec les ouvertures en ogive. Plus loin, le puits Sartori(1940) exploité sur 19 niveaux. Les bâtiments industriels de la fin du 19ème étaient construits en pierre, les ouvertures bordées de briques, constructions élégantes témoignaient de la richesse de la Compagnie. En contre-point : la condition ouvrière.

Les roches concassées passaient sur un tapis roulant. Les femmes triaient le minerai de plomb, de zinc ou le stérile ; Si une femme était enceinte elle continuait à travailler et après son accouchement elle apportait le bébé à côté d’elle. Ces minerais étaient réduits en poudre puis traités dans différents bains et triés à nouveau par flottation. Une monnaie était battue à Montevecchio pour la paie des ouvriers.

logement des mineurs
logement des mineurs

Les célibataires dormaient en dortoir. Les familles les plus chanceuses étaient logées dans de petits appartements de deux pièces pour une famille : une chambre et une cuisine.  Une seule toilette par couloir pour trois familles.  Pas d’eau : il fallait descendre à la rivière. Les ouvriers rentraient tard, épuisés ils négligeaient d’aller chercher de l’eau pour se laver et dormaient dans leurs habits de travail pleins de poussières dangereuses : le plomb provoquait le saturnisme. Pas d’électricité non plus Les ouvriers payaient pour tout, le loyer mais aussi l’huile pour la lampe L’usine ne s’’arrêtait jamais. Le bruit était infernal.

3ème visite Picalinna

Piccalina
Piccalina

On peut voir l’ascenseur descendant au puits Giovanni à 400m de profondeur. La cage de bois avait deux étages mais elle était ouverte sans porte de fermeture et la descente s’effectuait sans aucune sécurité. Le petit bâtiment de la lampisterie et de la réparation des outils est de jolie facture.

Les ouvriers travaillaient la semaine comme le dimanche. En 1904 éclatèrent  des grèves dans d’autres mines de la région pour obtenir le repos hebdomadaire.

Le puits fut fermé en 1980 et l’entreprise en 1991. Actuellement il ne reste plus qu’une seule mine de charbon en activité et elle est menacée.

La visite a duré 2h30.

Plages

Nous pique-niquons dans la forêt non loin. Sur la route du retour, nous explorons les plages. La première s’appelle Marina Arbus quelques maisons bordent une corniche au dessus d’une belle plage de sables avec quelques parasols individuels. L’eau est très calme. La plage suivante vers le sud, plus petite,  est accessible par une rampe. Encore plus loin on peut s’approcher de l’eau mais ce sont des rochers .

porto palmas
porto palmas

Plus au nord près de Torre dei Corsari : la petite plage de Porto Palmas est dans une anse bien protégée. L’eau est très calme et transparente. La plage est bordée de graviers et petits cailloux, dans l’eau il y a parfois du sable mais aussi des rochers. Des posidonies poussent près du bord. Je regrette d’avoir oublié mon masque. J’ai adopté cette plage plutôt que la grande avec ses vagues.

Tolo – Nauplie 6ème jour

CARNET PÉLOPONNÈSE ET CRETE 1999

Hôtel Solon Tolo, les pieds dans l’eau!

 


L’hôtel Solon a les pieds dans l’eau. D négocie une chambre avec vue sur la mer,qui n’était pas vraiment prévue et qu’ il  faudra  quitter pendant le week end.

Elle  a un tout petit balcon mais une très belle salle de bain : la mer se reflète dans la glace. Le luxe sera de descendre pieds nus en maillot de bain sur la terrasse où sont installées des tables carrées bleues. L’eau est très claire, le masque de plongée va  servir !
En fin d’après midi nous explorons Tolo – station balnéaire. Notre hôtel est un des plus anciens et le plus beau.Dîner dans la chambre de tomates farcies.  Promenade sur la plage de nuit, nous  remontons aux premières piqûres de moustiques

Nauplie, le matin

Nauplie îlot Bourzi

Le soleil se lève à 6heures et demie : l’eau de la baie est lisse, pas une ride ne l’agite, elle est transparente. Des pêcheurs s’interpellent d’une barque à l’autre. Les collines et les îles sont violettes.

J’ai commencé à lire Choéphore d’Eschyle  que nous verrons ce soir à Epidaure.

A huit heures, premier bain, le soleil est déjà chaud, l’eau est fraîche.

On sert le petit déjeuner sur la terrasse avec des œufs à la coque, du jambon et du fromage.


NAUPLIE :

Rue de Nauplie

Nous  garons la Fiat sur le port.  Deux ou trois cargos sont à quai. On débarque des tuiles,des parpaings, des planches, d’un bateau turc. Un alignement de chaises, les tables des terrasse de café occupent complètement le bord de mer. Plus loin une belle promenade dallée, à l’ombre de la colline borde l’eau.. Curieux spectacle : on a jeté des tranches de pain que de minuscules poissons argentés font tournoyer.

Les maisons de Nauplie sont peintes en jaune. Dans les ruelles étroites, des bougainvilliers et des jasmins ornent les murs. De grosses potées de plantes vertes sont posées le long des façades. Pas de voiture, peu de monde, les magasins touristiques sont de bon goût, antiquaires, bijouteries, un fabriquant de kolomboloï …

le Lion de Venise

La place Syntagma est carrée. Au fond, le musée occupe un palais vénitien, on voit sous un arbre le lion de Saint Marc. Mais des civils, mitraillettes au poing, gardent la place, sans doute des transferts de fonds à la banque, ce n’est pas très engageant ! Il fait déjà très chaud dans les ruelles. Nous remontons en voiture pour voir la citadelle. Ne trouvant pas le Fort Palamède nous visitons un autre fort.

De retour à Tolo, nous décidons de faire une réclamation auprès du loueur de voiture RELIABLE –  le bien nommé ! Maria, la réceptionniste de l’hôtel prend les affaires en main et promet d’appeler Athènes.

café grec!

Après la baignade, Maria nous porte la bonne nouvelle : pendant le week end quelqu’un viendra changer la voiture.

Pour fêter cette aubaine, nous nous offrons un bon repas sur la terrasse :  une salade grecque, et un magnifique poisson frit, délicieux mais hors de prix (6000 drachmes). Avant la sieste, nouvelle baignade, il faut dormir maintenant pour être éveillée au théâtre !

Vers l’ouest – plages et arrivée au gîte d’Aghia Triada

CARNET CRETOIS

la côte entre Heraklion et Rethymnon vue de la route

Retour sur la New Road, creusée dans la montagne, qui longe la mer sans qu’on ne la voie. On la retrouve juste avant Bali. Des parkings surplombent de petites criques. A Bali, il y a une jolie plage de sable  bordée de tavernes, vides en avril. En revanche, les lits de plage sont déjà sortis avec les parasols, canoë et planches à voile. Les touristes parlent tous français. Des enfants se baignent. Je marche pieds nus au bord de l’eau dans l’écume de la vague qui se brise. Il fait un temps splendide et 21°.

La Nouvelle route passe devant des constructions balnéaires géantes aux noms espagnols, italiens ou nordiques, bien peu crétoises. Ce tourisme standardisé  de grosses unité bétonne le front de mer.

plage de Bali

A partir de Stavromenos nous cherchons à quitter la route (double ligne continue) impossible on ne trouve de sortie qu’aux abords de Rethymnon traversant des quartiers à l’urbanisme navrant. Les caractères cyrilliques font leur apparition. Tiens des Russes ! (il s’agit principalement de boutiques de fourrures). Ici aussi, la côte est gâchée.

Les Crétois sont avares en panneau de signalisation routière. Ou ils sont situés au dernier moment, cachés. On roule au jugé, à la boussole. Nous cherchons Adelé, rien ne l’indique ; En revanche le monastère d’Agios Démétrios, lui, est fléché. Tant mieux, c’est la bonne direction ! Notre location se trouve entre Aghia Triada et Mesi. En plus du plan, le propriétaire nous a fourni une photographie aérienne de Google Earth. Sur place on ne reconnait rien. Après 3 allers et retour entre Aghia Triada et Mesi, on s’arrête pour demander ; les gens sont  français et c’est là !

Notre gîte est situé dans un petit lotissement en pleine campagne, face à la mer. C’est une barre grise de 4 appartements avec une terrasse grise de graviers et une piscine minuscule. A l’intérieur c’est tout neuf : murs blancs, canapé rouge et noir, éléments de cuisine rouges, une table imitation bois clair et 4 chaises au dossier noir et coussin blanc. Ensemble blanc, rouge et noir, contemporain. Rien ne rappelle qu’on est en Crète (Rouge et noir pour Cnossos ?)Sur la terrasse meubles de jardin parfaits : table avec le plateau en vert serti de métal noir, chaises anthracite légères et confortables. On a échappé au plastique ! Sortant du village crétois d’Arolithos, nous ne pouvons qu’être déçues !

glaieul rose sauvage et muscari

Une petite route de ciment descend au ruisseau où poussent des roseaux très hauts ? Sauge et fleurs odorantes égaient la promenade. Le ciment s’arrête à une petite maison entourée de murs bas. C’est une église au toit en demi-cylindre(genre voûte nubienne). Le muret délimite une courette.  Porte-cierges formant une sorte de cône sont sortis. La porte est ouverte ; il suffit de tourner la clé. Église récente mais consacrée. En dessous le sentier est moins bon et envahi par les herbes. Un autre ruisseau se jette dans celui que je suis. On a fait un barrage. La retenue d’eau i onde le chemin. J’hésite un peu, ôte mes sandales et passe à gué. Le chemin continue en balcon avec vue sur la mer, toujours des fleurs et des vergers d’orangers. Je croise une dame aux cheveux rouges à l’air un peu égaré qui cueille avec des ciseaux je ne sais quoi. Une sorcière ? Au dessus du chemin, autour d’une grande maison moderne sont parquées des brebis.

Sur le GR 34 : de l’Anse du Guesclin au havre de Lupin

CARNET DU MONT SAINT MICHEL A SAINT MALO

sur le sentier côtier

Quelques gouttes, un bel arc-en-ciel sur la mer. Sous ma cape verte? je trouve le sentier côtier à l’extrémité de l’anse Du Guesclin. Il s’élève sur la falaise, protégé par une haie de pruneliers dans lesquels on a pratiqué une entaille. Les prunelles  à terre, sont ridées. Peut être sont elles comestibles ? J’en goûte une puis deux, une gelée leur aurait fait perdre l’âpreté. On pourrait les cueillir et faire de la compote.

Les nuages se dispersent, la mer est bleue.  Après la pluie, la terre est glissante dans les descentes, aujourd’hui je préfère le côtes. D’ailleurs, je ne fais que cela monter et descendre. Les prunelliers sont remplacés par des ajoncs fleuris. Trois quarts d’heure plus tard, sur une belle plage, une famille construit un château de sable. Un escalier de bois permet de remonter sur la colline et immédiatement  je trouve une deuxième anse de sable d’or. La pointe de Meinga s’avance dans la mer,couverte de fougères brunies et d’ajoncs. A la pointe je découvre de nombreux rochers, îlots, îlets et une très belle plage de plus d’un kilomètre et demi  qui forme un tombolo jusqu’à l’Ile Besnard. Je retire mes grosses chaussures et marche pieds nus dans le sable mouillé.

A l’abri des rochers de l’Ile Besnard,  nous trouvons un coin ensoleillé à l’abri du vent pour un pique-nique de luxe : les meilleures langoustines des vacances, achetées à la plage de la Houle à Cancale,  et des crevettes sous l’œil d’un goéland pas du tout farouche qui préfère les têtes de langoustines à celles des crevettes qu’il dédaigne. Pour dessert des palmiers à la framboise.

marée basse

Après déjeuner je fais le tour de l’île.  La baie, le Havre de Lupin, est découvert à marée basse, de nombreux pêcheurs à pieds fouillent le sable, le ratissent, ou pêchent les crevettes.

GR 34 : de Cancale à la pointe du Grouin puis plage du Verger

CARNET DU MONT SAINT MICHEL A SAINT MALO

La télévision ayant annoncé un temps maussade,  maillots et serviettes sont dans le sac pour la Thalasso de Saint Malo, certes chère (26€).

Dimanche du changement d’heure,par un  soleil radieux, nous sortons le plan B : randonnée de  Cancale et la pointe du Grouin vers saint Malo.

Cancale

La promenade commence à la plage de la Houle. La mer est haute et verte, la bisquine,  au port, les quais ruissellent. On a interdit le stationnement jusqu’à 10h pour cause de grandes marées. Les restaurants et les maisons brillent au soleil. Les tentes bleues et blanches à rayure du petit marché aux huitres occupent le bout du quai.

Le chemin de ronde est très bien entretenu ( bancs à chaque échappée)   souvent caché entre les murs des belles maisons et sous les châtaigniers. Des polypodes poussent dans les interstices entre les pierres. Le sentier fait des montagnes russes. Il n’y a pas de tronçon plat. On redescend au niveau de la mer : dans les petits ports de nombreux bateaux sont accrochés à des bouées blanches, régulièrement. Les bateaux, même en plastique blanc, sont plus sympathiques que les voitures ! (on dirait un parking !)

Cancale vu du chemin de ronde

Rendez vous à Port- Picain : une auberge de Jeunesse, une plage,  et des tables de pique-nique. Un bateau blanc arrive, la voiture qui doit le tracter recule pour l’amarrer, la voiture repart, patine sur des graviers, et …le bateau se détache il faut aller à pied à l’eau pour le rattraper. Vont –ils être capables de le remonter ?

Des marches   conduisent au le sentier en balcon sous de beaux pins odorants.  Des mimosas fleuriront  peut être bientôt ?  Des solanacées jasminoïdes font des bouquets blancs contre le ciel bleu. Quand on s’éloigne de Cancale le paysage devient plus sauvage, pruneliers et épineux remplacent les jardins puis la lande avec ses fougères sèches.

Pointe du Grouin

A la Pointe du Grouin,  un sémaphore se dresse au bout d’un parking bondé aujourd’hui, dimanche. Nous piqueniquons sur un rocher face à une  ile allongée. C’est de la Pointe du Grouin que s’élancent, tous les quatre ans, les voiliers de la Route du Rhum. On imagine le spectacle. Nous avons vu partir la course de Québec à Saint Malo autrefois.

Au sémaphore: exposition d’’Art Brut : l’œuvre de l’Abbé Fouré qui a sculpté les rochers à Rotheneuf. Ce qui reste de son œuvre ne m’avait pas impressionnée mais les cartes postales anciennes présentées ici montrent qu’elle était plus importante que sous le restaurant et qu’il y avait une foule de personnages que je n’ai pas vus, effacés ou inaccessibles.

Le sentier traverse la lande, toujours en montagnes russes. Dominant la mer verte et les rochers . j’arrive à la plage  du Verger. Très belle plage et je ne résiste pas au plaisir de me déchausser et et faire ma promenade dans la mousse blanche de l’écume.