Pyramides : Dachour

 

 

8h : un microbus jaune attend en bas du Cosmopolitan. Notre chauffeur s’appelle Nabil et s’exprime en assez bon anglais. Nous franchissons un pont après le Nilomètre. Au détour d’une avenue les Pyramide de Gizeh apparaissent. Mykérinos est cachée. Elles se fondent dans le voile de pollution et la brume de chaleur ; sans aucun contraste, je n’ai même pas le réflexe de les photographier. Nous traversons des banlieues bizarres aux immeubles de briques inachevés et déjà habités. Rares sont les immeubles crépis, les autres le seront-ils un jour ? La voirie est dans le même état d’inachèvement permanent.

Heureusement, nous atteignons la campagne. C’est l’heure où partent les animaux : vaches gamousses, ânes et moutons nous transportent de bonheur. Nous les photographierions tous. Nabil fait remarquer que nous en verrons d’autres !

8H32 : Pyramides d’Abu Sir,

8h40 :  Saqqarah.

.
Comme pour celles de Gizeh, ces pyramides manquent de netteté.
Nous suivons avec grand plaisir la route de Memphis le long d’un canal et dans la verdure.

Le site de Dachour est bien gardé. Passé les guérites des sentinelles,  le désert. Contrairement aux sites proches du Caire, il n’y a pas de parking ni de vendeurs pour enlaidir l’endroit. Nous contournons la Pyramide Rouge de Snefrou pour photographier la Pyramide Rhomboïdale reliée par une piste que Nabil refuse de prendre avec le minibus jaune :

–    « ce n’est pas un véhicule de safari ! »

C’est un peu frustrant la Pyramide Rhomboïdale est vraiment belle, brillant sous son revêtement lisse et sa forme étrange. La Pyramide rouge est plus classique. D’ailleurs, elle n’est pas rouge ! Un sentier et des marches mènent à une ouverture. La montée sous e soleil est rude et courte. La descente à l’intérieur de la Pyramide se fait sur des planches de bois sur lesquelles on a fixé des cornières métalliques. Deux rampes de bois permettent de se tenir l’éclairage st assez pauvre. Quand d’autres visiteurs éclipsent les ampoules je me retrouve dans le noir et je regrette de ne pas avoir pris la frontale achetée pour l’expédition nocturne  au mont Moïse. On arrive à une salle au plafond très haut mais à section triangulaire très pointu. Des échelles nous conduisent à une autre chambre au plafond pointu. L’air est irrespirable. La remontée est beaucoup plus facile que la descente : la lumière extérieure qui se rapproche sécurise alors que l’obscurité inquiétait. Je compte les marches : 131. Même si les chambres sont vides je suis très heureuse d’avoir visité une pyramide. Avant de quitter Dachour nous photographions une pyramide un peu écroulée : celle d’Amenhat ou de Haouara ? Avec un palmier au premier plan, du sable blond à l’avant, elle se détache bien. Cela fera une jolie photo !

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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