Florence : Bargello

CARNET TOSCAN

Bargello - cortile

Le Palais du Bargello a très belle allure, surtout le Cortile : arcades hautes et cintrées peintes, murs décorés par les écussons des armes des Podestats. Autour de la cour, de nombreuses statues. Un groupe de musiciens nous plaît.
Bacchus ivre
Les chefs d’œuvre sont réunis dans la salle de Michel-Ange. Dès l’entrée,  le Bacchus ivre attire le regard. Je pense au Satire dansant ou à l’Ephèbe de Motzia. Seuls, ils meublaient un musée. Le Bacchus pourrait avoir cet honneur. On pourrait prendre son temps pour l’admirer. C’est une statue étrange. Peu de sculpteurs ont représenté l’ivresse. On peint plutôt un personnage dans une attitude honorable et digne.

Un beau médaillon Tondo Pitti, représente une Madone, Jésus et Jean Baptiste. Encore un témoignage de l’originalité de Michel-Ange, cette madone ne ressemble à aucune Madone.

Nous examinons de nombreuses statues de cette salle. Retrouvons Ammanati avec un curieux Leda et le Cygne.
Je découvre un sculpteur que je ne connaissais pas : Giambologna, Jean de Bologne. Nous retrouvons Persée de Cellini.

J’ai du mal à analyser mes sentiments devant tous ces chefs d’œuvre. La première impression est la curiosité. Dans toutes mes lectures, j’avais entendu parler de tous ces sculpteurs fameux sans pouvoir fixer une image. Mon premier élan est de classer : un artiste, une époque, une œuvre. Après seulement, je peux me demander ce qui me plaît vraiment. Est ce que c’est beau ? Sauf dans les cas exceptionnels de quelques chefs d’œuvre où la réponse saute aux yeux. La question ne se pose pas.

Je retrouve Donatello avec qui j’avais fait connaissance hier au musée de l’Opera del Duomo. Tout le bestiaire de Giambologna me ravit. Plus vrais que nature, le dindon, le hibou  ou l’aiglon. Les représentations d’animaux me font toujours craquer.

della Robia

 

Nous retrouvons aussi les médaillons émaillés et les compositions de terre cuite vitrifiée des Della Robbia. L’atelier comprenait toute une famille : Luca, Andréa. Cela me rappelle les Gagini en Sicile. Je n’ai pas repéré lequel était le plus doué. Tous ont la même facture : tête des madones blanches, vêtements bleus et pourtour décoratif. C’est extrêmement reconnaissable. La dame d’hier pouvait bien frimer !

Nous passons devant des objets de prix : ivoires, horloges, art islamique. Impression de bric à brac.
Après un dernier regard à Bacchus, nous nous séparons.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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