un manoir romantique

CARNET DES POUILLES

L'escalier monumental de la masseria

 

Notre séjour se termine en douceur. La masseria et ses châtelains me semblent très romanesques. Quand je les interroge sur l’histoire de leur demeure,  S me suggère d’aller voir la « colonne » –  une stèle placée à l’entrée de l’allée monumentale, encadrée par deux murettes, entre deux prés .

 

L’inscription relate l’histoire d’Alicia Higgins née en Irlande,  arrivée à Naples en 1802 à l’âge de 21ans pour épouser Vicento Minutolo San Valentino qui mourut à 35 ans la laissant veuve avec ses deux fils. Elle serait tombée dans l’indigence si la propriété n’ avait pas fourni ses fruits. Cette aïeule irlandaise confirme l’impression diffuse que j’ai depuis notre arrivée d’un « air anglais » au manoir XIXème avec ses gravures de chevaux, le club-house, les purs-sangs…

R énumère les générations des ancêtres de S comme il nous avait récité l’autre soir la succession des rois d’Italie. Je n’ai retenu que le nom de Fernando que j’ai lu sur la plaque appliquée sur la chapelle.

la chapelle

Le samedi de notre arrivée, la chapelle était ouverte, une nappe brodée sur l’autel, les bougies allumées. Aujourd’hui elle y a passé un  long moment. Mystérieuse chapelle : pour le décor, le souvenir ou la dévotion de S ?

R manifeste des opinions contestatrices envers le pape qui « marche à contresens de l’histoire », à ce propos S le coupe « il ne faut pas l’écouter, il fait de la provocation »

Le dernier matin, nous nous  visitons les autres gites – en nettoyage – luxueux très vastes – beaucoup trop grands pour nous. Nous étions très bien au Rosemarino. Les préparations des repas dans la grande cuisine du château ont été l’occasion de mieux connaître les maîtres de maison.

 

Dans une remise nous découvrons toutes sortes de chariots hippomobiles, charrettes, sulkies, calèches, celle en osier tressé et vernis est très belle.

façade

R arrive sur une antique moto rouge pleine de chromes. J’essaie de lui faire raconter encore une fois la maison. Notre bâtiment était le logement des fermiers. que nous connaissons:  vieux monsieur qui vient allumer la lumière et la dame qui fait le ménage le samedi. Les autres maisons sont de construction ancienne, sans autre précision.

club-house

Je l’interroge également sur la « fontaine » de pierre finement sculptée sur laquelle il a installé son bureau au fond du club-house. C’est le pressoir à vin. En dessous se trouve une cuve carrée entourée de marches de pierre où l’on foulait aux pieds le raisin, le jus s’écoulait par un trou qu’il me montre. Le « club-house » était le cellier rempli de tonneaux. Encore récemment, ils avaient des vignes et faisaient du vin. Les pièces de réception devaient se trouver à l’étage, là où mène l’escalier de pierre.

La maison garde encore beaucoup de mystères.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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