Créteil/ Belz

Vendredi 22 Octobre 2010 : Voyage Créteil/Belz

Ria d'Etel : Pont Lorois

Les grévistes de la raffinerie de Grandpuits ont été réquisitionnés. Les images de l’affrontement des forces de l’ordre et des syndicalistes dans la nuit, ont une dimension théâtrale. L’un d’eux provoque les policiers

–           «vous êtes des hommes, vous faites votre travail, mais au moins  baissez les yeux ! »

C’est impressionnant.

Nous voulons partir en Bretagne, j’ai fait le plein dimanche et depuis nous n’avons pas pris la voiture. Nous avons fait le pari que nous trouverions du carburant sur la route. Un peu d’inquiétude et un zest de mauvaise conscience.  Au Mans, on complète le réservoir, 1€45/L cher ! Mais nous arriverons !

Sous un soleil voilé, nous contournons Vannes et Auray sur des rocades et ne quittons les routes à quatre voies qu’à Belz, notre village. Aux abords du Pont Lorois qui franchit la ria d’Etel, nous trouvons la route de Larmor, notre hameau de Kericune.

Notre gîte de Kericune - Belz

Quelle bonne surprise ! Le gite est ravissant ! Une petite maison de granite aux portes et fenêtre bleues, aux rideaux de dentelle  blanche aux pointes  qui habillent les ouvertures plutôt qu’elles ne cachent l’intérieur.  Dans la grande salle, une longue table avec des bancs, fait face à la grande cheminée de granite, installée en hauteur sur une marche en avancée, de beaux chenets, à la hotte de belles dalles de granite, elle a beaucoup d’allure. Un canapé rouge aux épais coussins et un fauteuil assorti. Des poutres apparentes, notre gite a du cachet !

La cuisine est vaste et fonctionnelle. Les chambres, modernes, pratiques sans chichis.

Ria d'Etel - prunelles

A peine installées, nous partons découvrir les environs. Au bout de notre route de Larmor, la ria ! Un vendeur de coquillages vend des huitres, des moules, des tourteaux. Nous achetons des moules tout juste sorties de l’eau.

Le sentier côtier longe la ria se faufile entre des buissons bien taillés, des maisons  au bord de l’eau. Des barques se balancent, une bizarre barge plate blanche  au nom de Michigan. Sur la rive d’en face les maisons bretonnes au toit d’ardoise, crépies de blanc ou aux façades de granite sont tapies dans une anse. Les rives sont échancrées, simple creux ou ruisseau qui se jette dans la ria ? Les bruyères roses sont encore fraîches. Les prunelles bleues sont grosses comme des prunes. Les épines,  couvertes de petites baies rouges.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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