petit déjeuner à Nati, conférence sur les Tatas somba

JUMELAGE CRÉTEIL/POBE

tata somba

Journée de route, pas de tourisme.

Lever à 8 heures, cela fait bien longtemps que nous n’avons pas fait la « grasse matinée » si bien que je m’éveille à 6h 30 après avoir dormi d’un sommeil si lourd que je n’ai entendu ni l’orage violent qui a refroidi l’atmosphère, ni le muezzin à 5heures.

Le Cours de Tata de Marcelline

Petit déjeuner à l’auberge Taneka : viennoiseries et les mangues de Pobé. La dame qui nous sert porte une étrange coiffure en tulle orange, mi-turban à volants mi-charlotte. Son opulente poitrine est moulée dans un T-shirt noir court. Ne pas se fier aux apparences, ce n’est pas la serveuse. C’est la dame qui devait nous monter le repas à Koussou hier soir. Elle y est d’ailleurs montée « avec un très bon repas et de la moutarde de Dijon ». Dès qu’elle a vu la fête et l’état d’imprégnation alcoolique de Momo et de tous, elle a compris. Même le jeune homme qui nous avait fait visiter la tata a été incapable d’expliquer notre défection.
–    «  J’ai tout arrangé ! » lâche Michel avec un petit sourire,
–    «  Comment ?
–    «  J’ai payé ! »

Marcelline nous fait un cours sur les tatas. Tous les tatas ne sont pas des tatas d’habitation. Il existe aussi des tatas rituels. Selon elle, le bœuf a été égorgé dans un tata rituel. Avec le sang du sacrifice on a arrosé tous les points consacrés à l’âme des défunts que la fête honorait.

Le  but de cette fête est, pour nous, très flou. Tout d’abord, on nous a dit qu’il s’agissait d’un enterrement. Comme nous voulions savoir qui était mort (seul le décès d’une très vieille personne donne lieu à une fête joyeuse), il nous a été répondu que la personne était décédée il y a 35 ans. Marcelline nous livre une nouvelle version : il s’agit d’une commémoration de tous les morts d’une classe d’âge décédés il y a 35 ans. Marcelline s’occupe d’une agence pour la promotion du tourisme dans les Tatas Somba. Elle déplore la mauvaise tenue de l’auberge de Koussou. Maurice devrait aérer les matelas et les retourner tous les jours.
–    « Il ne le fait jamais ! » soupire t elle

Elle est également professeur d’anglais. Demain c’est la reprise des cours. Je lui laisse mon adresse électronique. Elle écrira peut être. Nous verrons bien.

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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