Pointe de Penharidy sous un crachin breton

 ROSCOFF,SENTIER CÔTIER, CHOU-FLEUR, ALGUES & THALASSO

Le changement d’heure  procure une grasse matinée supplémentaire pour lire au lit les Louves de Zoé Valdès. Une histoire de pirates caraïbes pour un port breton ? Ce n’est pas le livre le plus réussi de la romancière cubaine. Ses femmes pirates sont belles, forcément, les capitaines sont sexy, forcément. Histoire de travestissement dans un 18ème siècle convenu. Beaucoup de clichés.

Crachin breton : temps de Toussaint ? Voire, il fait doux. La télévision annonce des températures record dans le Midi. La maison est humide, rien ne sèche. On va acheter du linge de rechange.

Sous la pluie, je descends la petite route entre choux- fleurs et fermettes transformées en B&B croulant sous les hortensias. J’ai revêtu ma pèlerine de plastique vert par-dessus le coupe-vent. Je me promène sur la plage. Arrivée au village, je peux enlever tous mes équipements de pluie. Le temps s’est éclairci.

Déjeuner chaud au gîte : boudin et kouing aman.

marée basse et temps de Toussaint

Le circuit N°3  fait le tour de la Pointe de Penharidy limitant vers l’Ouest la baie de Laber. Un petit château de granite, genre manoir hanté, monte la garde devant la digue qui enjambe un ruisseau. A gauche, un  marais, joncs, roseaux et plantes d’eau. On s’attend à dénicher les oiseaux. Une aigrette plane.

A la base de la pointe, un lotissement et un grand camping. Le sentier se perd ensuite entre fougères et ajoncs. Des haies de tamaris et d’éléanus en fleurs embaument. Autant la fleur de l’éléanus est discrète autant son parfum est entêtant. Il me semblait que ce pistachier était une plante typiquement méditerranéenne. Ici elle se plait tellement qu’elle forme de hautes haies. Le circuit serpente entre la face est et la face ouest de la pointe. Face à Roscoff nous longeons le cordon dunaire. Les thuyas ont des proportions de cèdres. Nous contournons le centre héliomarin, grands bâtiments blancs, piscine sous une verrière moderne. Un gros rocher forme l’éperon du petit cap. Je m’installe pour dessiner. L’île de Batz est toute proche. La baie de Laber a été abandonnée par la mer. On pourrait presque la traverser à pied sec. Et toujours ces écueils qui affleurent autour de la côte.
De retour par la plage, nous  avions oublié l’existence du ruisseau. Je remonte sur la digue tandis que D préfère se mouiller et passer dans la vase.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

4 réflexions sur « Pointe de Penharidy sous un crachin breton »

  1. Le crachin breton mouille-t’il plus que le crachin normand ??? Je suis une fan des kouing aman. Dans ma rue, il y a une crêperie bretonne qui les fait venir directement de là-bas, c’est un régal.

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    1. @Aifelle : cela dépend si on est breton ou pas. Les Bretons se promènent en pull sans parapluie rien, et moi avec ma cape j’ai l’air d’une martienne. Quant aux Normands, je ne sais pas .A toi de me le dire!

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  2. une balade que je fais avec toi malgré le crachin
    question Kouing aman j’ai entendu la recette à la radio il y a peu !!! bigre du beurre, du sucre, du beurre, du sucre et ainsi de suite …….ouille ouille

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