TOILES NOMADES
Blancanieves, c’est Blanche-Neige.
Heureusement que les distributeurs n’ont pas traduit le titre en français, la snob que je suis n’aurait sans doute pas choisi ce film! Adaptation très libre dans l’Espagne des années 1920, celle du cinéma muet.
Nous voici transportés à Séville pour du grand spectacle! Pas de roi ni de reine ni de princesse. Le roi est un torero célèbre, la reine une danseuse la marâtre est infirmière. Les images splendides semblent avoir été filmée du temps du cinéma muet. Séville est magnifique ainsi que la campagne espagnole. Pas de dialogue donc, de rares cartons fond noir, typographie d’époque. La bande-son est parfaite : on danse beaucoup dans le film, la mère de Carmencita-Blancanieves est une artiste célèbre, la grand mère mourra en dansant, et la petite Carmencita danse quand elle ne torée pas avec la lessive qui sèche.
Je n’aime pas la corrida (qui occupe un moment privilégié dans le film) mais je pardonne au cinéaste parce qu’ on ne voit pas de mise à mort. Deux fois le taureau est épargné, . En revanche, le coq subira un sort tragique, ce n’est pas un film à l’eau de rose!
Ce n’est qu’au mitant du film que je retrouve le conte de Grimm : quand les nains qui l’ont recueillie l’appelle Blancheneige. Ces nains sont très espagnols, plutôt ceux de Goya ou de Velázquez que de Walt Disney. Leur roulotte est pittoresque. on devine qu’on verra bientôt la pomme. Mais quand? Berger a déjà pris beaucoup de distance avec la trame initiale et nous fera partager d’autres aventures espagnoles.
Un spectacle parfait: images, son, acteurs et même suspens, même si le conte est archi-connu.
ce film devait être projeté lundi prochain sur l’écran de mon blog (du moins sa bande annonce et quelques échos dans la presse française puisque du côté belge des Ardennes, aucun cinéma ne semble l’annoncer… donc une page bancale faute d’avoir regardé ce film les yeux dans les yeux))
avant de vous lire, j’avais écouté les can-can d’un Canard enchaîné qui ne refrénait pas son enthousiasme
mais après votre billet, se confirme qu’un vrai film étoile fragile vient de s’allumer au firmament du 7e art, du cinéma renouant avec ces silences parlants qui nous laissent muets d’admiration
encore merci à vous
(lundi prochain ce ne sera donc pas cinéma mais poésie chez moi)
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@JEA : merci de faire confiance à mon jugement tout à fait amateur! mais la presse est unanime. C’est un très joli film. J’irai bien sûr lire la poésie lundi!
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Bonjour Miriam, je suis contente que le film t’aie plu autant qu’à moi. Je suis sortie enthousiaste de cette projection. C’est une merveille qu’il ne faut pas louper. Je vais mettre ton billet en lien. Bonne après-midi.
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Que tu me donnes envie de voir ce film! C’est fou! Mais je ne crois pas qu’il le donne à Utopia! Du moins pas encore! Espérons!
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@claudialucia : occasion de monter à Paris, ou d’aller voir la nouvelle capitale Marseille, ou Aix…. ou Arles. Ce n’est pas possible que le sud se prive de cette merveille!
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