Vers, Dakar- embarquement pour Gorée

 

Dakar vue de Gorée

CARNET SÉNÉGALAIS

Il reste encore 80km pour Dakar sur la Route Nationale 1 . Un pèlerinage draîne les fidèles de tout le pays vers l’est du Sénégal où ils vont prier sur le tombeau d’une sainte mouride (Bouba ne nous dit rien de plus ). Il nous montre les cars bondés qui se succèdent et se doublent dangereusement. La RN est la plus fréquentée du pays. Des camions lourdement chargés de terre ou de matériaux de construction se traînent dans les côtes de la région de Thiès, un peu plus escarpée. Sur d’autres camions on a empilé des sacs de paille d’arachide bien au dessus de la hauteur de la benne défiant  les lois de la gravité, mais rien d’extraordinaire comme en Inde ou au Bénin. Après avoir traversé une zone broussailleuse et poussiéreuse, la route aborde les jardins des maraîchers verts et pimpants près de Rusfisque qu’on évite en s’engageant sur l’autoroute. Nous avons bouclé le circuit des vacances, je reconnais le carrefour de la première nuit avec les flèches indiquant le Lac Rose. Bouba nous montre la banque et le distributeur où nous avons tiré des CFA.

L’arrivée à Dakar est interminable, nous traversons des quartiers de maisons basses en parpaings qui attendent que leur propriétaire ait les moyen de les surélever d’un étage, donnant une impression de chantier,  alors que le rez-de-chaussée est habité. Rues sableuses. Plus loin des immeubles se dressent sans ordre apparent.

Le minaret carré vert et blanc, le monumental Théâtre National annoncent le Centre-Ville. L’Hôtel de Ville de style colonial est une construction élégante malheureusement écrasée par un très haut immeuble de ciment gris, édifié trop près. Je note le nom des rues. Place de l’Indépendance Bouba raconte l’histoire des tirailleurs sénégalais ayant combattu pendant la Seconde Guerre Mondiale, manifestant pour leur dû d’ancien combattants et se faisant mitrailler. Le Monde a publié récemment un article sur le camp de Thiaroye qui relate cet épisode. Nous empruntons l’avenue Léopold Sedar Seghor. Les immeubles sont clairs, crème. Des caïlcédrats bordent certaines artères. Après le Palais Présidentiel et la cathédrale nous passons devant des bâtiments officiels. On aurait pu deviner que la Rue Pasteur soit celle de l’hôpital. Des villas coloniales tapies dans leurs jardins  fleuris très prospère rappellent celles d’Indochine, en bien meilleur état. Le tour de Dakar se boucle sur la Corniche d’où on aperçoit l’île de Gorée, elle est bordée de restaurants chics. De petites plages sont nichées dans les rochers noirs. La végétation est luxuriante avec les bougainvillées colorées.

Le terminal maritime pour Gorée et la Casamance est moderne et propret. La chaloupe Coumba castel (350 places) se remplit vite avec quelques touristes de toutes couleurs qui filment et se photographient mais surtout avec des écoliers. Je suis fascinée par les gros cargos, le plus imposant est immatriculé à Palerme et porte des étages de containers empilés, un autre de Monrovia quitte le port, on en dépasse un autre de Hongkong. J’aime que les ports me rappellent que la terre est ronde et qu’il reste tant de destinations à découvrir.

arrivée à Gorée

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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