Garni -temple hellénistique

CARNET ARMÉNIEN

 

le temples hellénistique de Garni

La maison d’Hasmik est à 1170m des quartiers s’étagent plus haut. La route serpente ensuite dans une campagne printanière verte, herbes rases des alpages – on parvient rapidement à 1400m – peupliers aux feuilles nouvelles bien épanouies, splendeur des vergers, pommiers et poiriers en pleine floraison.

Panorama sur le Mont Ararat et sur la ville de Yerevan. Un arc de triomphe a été justement érigé : arc de triomphe de Tcharentz – poète arménien, admirateur des futuristes, influencé par Maïakovski/il s’engagea d’abord dans la voie socialiste mais fut emprisonné et supprimé lors des grandes purges staliniennes de 1937. Deux lignes du poème Ma douce Arménie sont citées :

« Cours le monde tel Ararat tu ne verras plus blanche amie

J’aime toujours mon fier Massis, unique voie d’éternité »

Le GPS a parfois de fantaisies : il nous fait quitter la route principale pour une piste défoncée qui traverse un village de montagne, occasion de voir un berger poursuivre son troupeau à grand renfort de houlette. Où sont donc ses chiens ?

La rase campagne est très animée si on se donne le mal de regarder aux jumelles. Trois personnes, un grand sac à la main ramassent des herbes (pour les lapins ou comestibles ?). Les hirondelles sillonnent les airs, un petit rapace marron (faucon ?) chasse.

Garni est très bien indiqué. Devant le site, le gardien de parking (brassard rouge et badge épinglé) nous fait ranger. Le site est très bien entretenu, pelouses tondues, massifs de rosiers, même sonorisé mais tous les panneaux explicatifs ont été enlevés. Il vaut mieux prendre un guide.

le torrent a entaillé la coulée et fait un canyon

La citadelle est installée sur un éperon rocheux, site exceptionnel, forteresse imprenable. Les falaises sont entaillées à pic par un torrent qui fait une épingle à cheveu. En face les montagnes sauvages surmontent une coulée de prismes basaltiques.

Le petit temple gris périptère est très harmonieux avec ses 24 colonnes. Très décoré aussi. La feuille d’acanthe typique des constructions hellénistiques est accompagnée de grenades arméniennes mais aussi, selon le guide de feuilles de chênes et de lauriers (que je n’ai pas trouvées). On pense qu’il était dédié à Hêlios ou Mithra, divinités solaires. Il faut construit en 77 ap. JC par Tiridate dès son retour de Rome avec l’aide de Néron.

Du palais, il reste quelques fondations mais surtout un très joli établissement de bains – hypocaustes bien reconstitués -mais surtout une ravissante mosaïque colorée et de fines tesselles. (Malheureusement enfermée, j’ai eu la chance de suivre un groupe de touristes italiens).

acanthes, grenades feuilles de laurier et de chêne

L’église est circulaire de l’extérieur mais à plan cruciforme à l’intérieur. Ses fondations en tuf brun contrastant avec le gris du basalte  sont bien conservées.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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