Naoussa

CARNET MACEDONIEN

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Naoussa est une petite ville de 25.000 habitants perchée sur un rocher accroché à la pente au dessus des vignobles et des vergers. Construite au dessus de l’antique Mieza, le village de Naoussa ne fut occupé que tardivement pendant l’empire Ottoman par des communautés d’artisans grecs. En 1822, dans les guerres de Libération grecque, la population fut massacrée et des femmes et des enfants préférèrent le suicide. Une statue commémore le Sacrifice « Aire du Sacrifice »sur le bord de la rivière.

Vers la fin du 19ème siècle, des industries textiles s’installèrent profitant de l’énergie hydraulique des ruisseaux descendant de la montagne. Il reste encore quelques souvenirs  de cette industrie prospère. Les couvertures sont encore en vente sur le bord de la route. Elles sont horribles, criardes aux motifs enfantins de Spiderman ou de BD ou même pire. Les vergers et la vigne ont également attiré des industries agroalimentaires. Un moulin à eau au centre de la ville témoigne de l’importance de la force de l’eau. Aujourd’hui, toutes ces activités paraissent en sommeil.  Naoussa s’est convertie au tourisme. le Mont Vermio culmine au dessus de 2000m. Les pistes de ski vont de 1500m à 2000m. L’enneigement est garanti par des canons à neige. L’été, les Grecs viennent chercher la fraîcheur dans les hôtels situés dans les hauteurs.

L’hôtel Dryades a été conçu avec un réel effort de décoration ; L’extérieur est d’aspect agréable, les murs bruns sont agréablement entrecoupés de balcons en ferronnerie aux motifs originaux. Les  piliers de roche poreuse rythment les balcons.  Des châtaigniers, chênes, platanes font une muraille impénétrable. On se croirait en pleine forêt. La réalité est autre, il y a des constructions cachées.

La décoration intérieure est originale. Les murs gris rose sont interrompus par de larges bandes de papier peint orange et gris dans notre chambre, jaune acide et violet dans les couloirs. La marque de fabrique, l’originalité des Dryades est le mariage des tissus à fleur et des rayures. Le rideau gauche porte des rayures jaune brun orange horizontales tandis que le droit est à fleur. Dans le salon, les fauteuils sont tapissés selon le même principe. Un peintre a fait une série de tableaux originaux sur le thème des Dryades ; dryades modernes en jeans collants, serrés ventre à l’air sur un fond forestier. Ils ne sont pas inintéressants mais pas tellement à mon goût.

L’orage a repris vers 3heures du matin. Au réveil, le ciel est gris et la température a baissé de 10°. Nous faisons un détour par le centre de Naoussa que nous avons négligé. Un moulin à aube décore le rondpoint symbolisant la force de l’eau qui a donné sa richesse à Naoussa.

Nous nous arrêtons sur le pont qui enjambe l’Arapitsa pour visiter le site du Sacrifice. Une sculpture représente une femme debout, serrée contre ses jupes une petite fille. Le 22 avril 1822, les femmes ont préféré se jeter dans le précipice plutôt que de se rendre aux Turcs. De la place de la Statue, je découvre un canyon où jaillissent trois cascades bondissantes. Un sentier se glisse sous le pont routier, une nouvelle cascade dévale la pente dans une jungle touffue. Comme je filme, une dame m’adresse un chaleureux kalimera.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Naoussa »

  1. Chez nous (pendant la domination turque), les paysans ont cree un sorte de systeme rudimentaire de garde et aussi d’avertissement pour evacuer tous les femmes, filles et enfants, (pour les cacher dans la foret ou dans certain lieux qu’ils avait prepare d’avance). Le systeme n’etait pas toujours parfait et plusieurs femmes et filles ont fini leur vie dans le harem, a Istambul et les garcons dans l’armee turque. Mais l’anee 1821 me fait penser a « Eteria » et sa action dans ma pays.

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