16. la mer, vers Rabat

2003 – De Fès à Rabat en passant par la vallée du Ziz et Meknès.

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 kenitra

8h30,  sous le soleil de Meknès à Rabat par le chemin des écoliers, un peu au Nord sur la route de Tanger, jusqu’à Sidi Kasssem : campagne très verte, vallonnée, champs d’oignons, de fève et de blé pas très typiques. Une route forestière, repérée sur la carte traverse la forêt de la Maamora. Nous obliquons dans à Sidi Slimane, bourgade toute boueuse pleine de nids de poules et très animée. A notre rencontre arrivent des calèches tirées par des chevaux, des mules ou des ânes, des chariots, des plates-formes, portant des hommes, des femmes, des enfants en route vers le marché. Il en vient tans cesse, innombrables, et pas une voiture, pas un taxi.

Après Dar Bel Amri, village assez rudimentaire, nous devons trouver la forêt et la piste. Le paysage devient plus vallonné. Un oued coule le long de la route charriant une eau boueuse après la pluie. La terre rouge est ravinée. Des petits villages aux maisons de terre basses se fondent dans le paysage. Point de forêt, après 19 km nous rebroussons chemin.

Nous retrouvons la boue à Sidi Slimane et la route principale qui traverse une forêt d’eucalyptus plantés serrés, un peu monotone. Dans les carrés des coupes de très jolies fleurettes font un tapis violine, mélange de petites fleurs roses et violette.

La mer

A Kenitra nous trouvons la mer. C’est une surprise totale. Jamais je n’avais pensé à l’océan. Dans l’estuaire du Sébou de nombreux bateaux de pêche attendent, gros bateaux verts et bleus, on se dirait en Bretagne, petites barques orange. L’estuaire est très vaseux. Medhya plage est une station balnéaire dans les dunes. Les vagues font de beaux rouleaux. Le soleil est revenu.

Ornithologie

Derrière le cordon de dunes, dans un creux, une longue lagune est une étape pour les oiseaux migrateurs. Nous nous installons pour pique-niquer près de l’eau en compagnie d’un petit foulque qui plonge et réapparaît plus loin. Sur la rive opposée des canards, peut être des sarcelles, puisque la sarcelle marbrée est le « bijou » de la réserve. Des goélands arrivent, des busards des rivières planent.

Botanique

Sur le sentier pédagogique, les végétaux sont étiquetés, j’apprends le nom français d’un arbuste que je ne savais nommer qu’en hébreu « eilat mastic », c’est le Lentisque ou Pistacia lentiscus. Un petit arbuste porte des fruits, sortes de tomates et des fleurs violettes ressemblant à celles de la pomme de terre : la morelle de Sodome (solanum sodomeum) . Les genets blancs sont étiquetés Rétame.

Rabat 

Retour sur la route principale.  Nous approchons de Rabat : pépinières, poteries de jardins, puis habitat plus dense,  à Salé. Dans Rabat nous nous orientons facilement grâce au fleuve et aux murailles.  Après la tour Hassane, nous longeons la muraille des Andalous et juste après le jardin de Triangle de Vue, la rue principale Mohamed V.

 Royal Hôtel

vue e notre chambre sur la Mosquée des Andalous et le jardin du triangle de vue
vue e notre chambre sur la Mosquée Mouline et le jardin du Triangle de Vue

 Le Royal Hôtel nous convient. Dans un immeuble  blanc, l’hôtel est vieillot mais très propre et très confortable. Meubles foncés et murs blancs.  L’ascenseur est en panne mais la salle de bain – rénovée – est très classe avec son lavabo monumental. Le personnel est aussi désuet que le bâtiment : des vieux messieurs très gentils. Notre chambre a une belle vue sur une placette plantée de très beaux arbres très fournis, des ficus. De l’autre côté de la place une mosquée avec ses toits verts et son minaret carré (la mosquée Mouline) un peu plus loin, le Parc Triangle de Vue/

Nous sommes en plein centre à deux pas de la rue Mohamed V bordée de bâtiments officiels, la Gare, la Poste, un véritable palais avec de la dentelle de pierre, l’Hôtel des Impôts et de grandes banques…Tout près de chez nous, une très bonne librairie où se trouvent les polars d’Ann Perry et moi tout un assortiments d’auteurs marocains ainsi que de tous petits volumes d’une collection du Petit Mercure que je néglige d’acheter, je le regretterai ensuite, ils sont introuvables à Créteil.

La mer

Après notre installation, nous profitons de la Toyota, qu’il faudra rendre demain, pour aller à la mer. Le temps est calme, ensoleillé, sans vent et pourtant, l’océan est déchaîné, pire qu’au Cap Vert. La route borde la mer en corniche. Malheureusement pas aménagée, un peu dépotoir. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville en direction de Casablanca.

l'Atlantique!
l’Atlantique!

La côte est découpée, rocheuse, les rouleaux se brisent avec une violence extrême. Les paquets d’eau fusent comme des gerbes d’étincelles. L’air est complètement saturé d’humidité, on se dirait dans le brouillard. Plusieurs rangées de rouleaux se succèdent, certains sont plus puissants et m’éclaboussent.

Le soleil baisse, l’eau se teinte d’or ; les nuages de l’horizon avalent la grosse boule jaune et nous privent de la fin du spectacle.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

4 réflexions sur « 16. la mer, vers Rabat »

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