La Donana

ANDALOUSIE Pâques 2009

les chevaux de la lagune de Donana

andalousie olympus 222 - Copie

Dans les marais humides, paissent en liberté des chevaux . Quand ils courent  ils soulèvent des gerbes d’eau. Beaucoup trop loin pour les photos.

 

Matalascanas, la plage du Parc de Donana

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15 km séparent El Roció de Matalascanas. De chaque côté de la route, de hautes grilles enferment le Parc naturel. Est-ce pour protéger les daims les cerfs ou les lynx de la circulation automobile ou pour empêcher que les hommes ne répandent dans le Parc sacs en plastique, tentes ou pire ? C’est la première fois que e vois un parc naturel grillagé comme une base militaire.

Je m’attendais à traverser des canaux, des roseaux, des étendues d’eau dans cette vaste zone humide du delta du Guadalquivir. Nous sommes dans une pinède de pins pignons au port particulier avec la cime en boule serrée. Aux abords de la plage on propose un parcours de découverte du milieu dunaire mais nous préférons filer à la plage.
Un restaurant de plage Las Tres Carabelas, blanc et bleu loue des lits de plage et des parasols. Impossible de rester des heurs au grand soleil, même fin avril nous craignons l’insolation. Nous profitons également du restaurant. Accompagnant un verre de vin blanc on sert une assiette d’olives à l’ail, roses, vertes ou violettes pâle entaillées, moelleuses en guise d’apéritif. Vers 14h j’irai commander une racion de sardinas a la plancha- excellentes, elles aussi.

cherchez les bateaux!
cherchez les bateaux!

Toute une flottille de bateaux de pêche croise devant la plage. J’en compte 16. Ils trainent un grand filet attaché à un cadre métallique penché à l’arrière du bateau.
Comme à mon habitude, je relève les jambes du pantacourt et marche au bord de l’eau là où la vague finit de se briser et lèche le sable,  toute mousseuse d’écume. Le sable est très blanc, très fin. Coquilles et coquillages sont nombreux : cardiums, huitres, palourdes, praires. Les coquillages sont comestibles. L’eau est fraîche mais agréable. Je marche une demi-heure vers l’Ouest. La dune forme une falaise qui s’érode. Les maisons construites sur le bord de la falaise s’écroulent, sapées par les grandes marées. En haut, je devine des installations provisoires pour l’été : parkings, aires de pique-nique…En cette saison c’est discret.

Une foule bon enfant a envahi la plage. Une glacière, un parasol, un ballon. Quelques familles françaises sont en vacances. Les Espagnols sont surtout des jeunes gens d’une vingtaine d’années, groupes de filles et groupes de garçons séparés qui s’observent mais ne se mêlent pas. Quelques personnes âgées. Ici, c’est cool : bronzage des seins. En Avril, est ce moins dangereux qu’en Juillet?

 

parc de la Donana

les affûts pour observer les oiseaux
les affûts pour observer les oiseaux

Nous passons la fin de l’après midi au centre des visiteurs du parc de la Donana à Acebuche (ce drôle de nom désigne l’olivier sauvage). Une très belle promenade sur des planches mène à des affûts dans des cabanes de chaume qui étaient les habitations traditionnelles du marais. Ce chaume bizarre ressemble plutôt à des branchages de genêt ou de bruyère. Les affûts sont alignés le long d’une lagune étroite. Des petites îles, des massifs de roseaux offrent des abris aux oiseaux d’eau.

Sans jumelles l’observation est frustrante, les canards sembles être tous les mêmes. J’arrive quand même à distinguer la tête rousse de la  nette. Cette dernière est une nouvelle venue dans mon univers personnel. Au mois de Février j’ai étudié un document avec les 6ème . Puis en mars j’ai vu trois nettes rousses au Lac de Créteil. On  ne remarque que ce qu’on a appris à connaître ! Un deuxième parcours serpente dans un milieu moins humide. Je pars vers le premier poste d’observation. Une cigogne blanche plane. De retour au centre des visiteurs, le nid sur le toit du Centre des Visiteurs est occupé. Une autre cigogne est perchée sur un arbre qui a été taillé curieusement en forme de nid.

95km de voie rapide depuis la mer jusqu’à Séville. Nous contournons la ville historique par la Ronda qui longe les remparts après la porte Macarena. Le parking est complet puis une place étroite se libère entre deux 4X4 larges comme des camions.

Nous dînons sur la petite table du balcon : espadon épinards fais. L’espadon est à un prix tout à fait raisonnable : 2.2€ pour une tranche de 170g.
Il fait doux, une vraie soirée d’été.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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