De Créteil à Paros en passant par le Pirée: avion, bus, bateau

CYCLADES

Arrivée au Pirée
Arrivée au Pirée

 

Taxi : Créteil 5h – Roissy CDG 5h20 (66€)

Enregistrement

Mauvaise surprise à la dépose-bagage, la valise enregistrée sur Internet ne s’est pas débitée sur ma carte bleue: il en coûte 30€ à la place de 15€ pour une seule valise. Air France s’est mis au diapason des compagnies Low Cost « pour le prix de votre billet » a soupiré le monsieur du guichet. Il propose qu’on ouvre la valise et qu’on rajoute du poids. Moralité : si on paie un bagage en soute, autant qu’il soit bien lourd ! Ce qui ne ferait pas du tout notre affaire  à Athènes où nous devons prendre l’autobus, ni dans le ferry.

En vol

Par le hublot, la visibilité est mauvaise, le paysage embrumé. Je lis le Monde . Les Alpes italiennes sont encore bien enneigées. Je reconnais le delta du Pô avant que les nuages ne cachent l’Adriatique. Dommage! les îles croates et la côte des Pouilles sont un spectacle dont je ne me lasse pas. Enfin la Grèce! l’Isthme de Corinthe, l’avion longe la côte Attique pour atterrir en douceur sous une belle journée. 15°, vent léger.

Le Pirée

Quincaillerie grecque
Quincaillerie grecque

A l’aéroport, j’achète le billet du ferry Blue Star Paros pour 1€ de plus qu’au port mais ce sera bien utile de le montrer au conducteur de l’autobus au Pirée. Le bus 96X est direct, il passe des zones commerciales, longe la grande carrière de Koropi puis la côte vers Glyfada. On voit les installations des jeux Olympiques de 2004,  des immeubles cossus dont les balcons débordent de verdure, des marinas avant d’arriver au Pirée qui beaucoup moins chic avec de vieux immeubles gris de ciment au crépis lépreux. L’avenue qui borde le port est très animée . Au bas des immeubles, agences de voyages,  boutiques et des restaurants(fast-food grec, Everest, Gyros, et sandwiches variés). A l’arrière, les petites rues m’amusent avec les magasins vieillots, les inévitables chaises en plastique blanc, les devantures des boutiques de marine, bouées et balises, manomètres et les cuivres et les quincailleries à l’ancienne avec la ferblanterie, les burettes à huiles, les entonnoirs, les bidons en métal brillant. Dans dix jours ce sera Pâques. A Athènes, la rue Athinas regorgeait de barbecues et rôtissoires pour l’agneau pascal à la broche. Pas trace ici, peut être est-ce trop tôt. Ou est-ce l’effet de la Crise ?

Pour les Cyclades, embarquement porte E7. Un bureau de Blue Star Ferries se trouve dans un container peint en jaune et bleu, mais la salle d’attente est vide, cadenassée. Dans un coin, une petite cantine a installé des tables sous des parasols rouges Coca-Cola juste en face du débarcadère. J’achète un  feuilleté aux épinards chez Everest. C’est toujours ce que je choisis à l’arrivée en Grèce.

Blue Star Paros, notre navire
Blue Star Paros, notre navire

Quand je rentre de ma promenade, le Blue Star Paros est à quai, vraiment très imposant. Les marins nous délestent de nos valises. Nous nous installons sur le pont supérieur l’arrière. Rapidement le froid nous chasse derrière le bar.

17h30 – le Paros quitte le Pirée en lâchant un gros nuage de fumée noire. Le ciel est couvert. La mer grise. Dès la sortie du port des crêtes blanches hérissent la surface de l’eau. Ce ferry est énorme. L’eau brisée par le passage de son étrave est bien plus abondante que les vagues.

Le Blue Star quitte le Pirée
Le Blue Star quitte le Pirée

Difficile de se repérer dans le Golfe Saronique. En face d’Eleusis de nombreux pétroliers attendent. Quelques voiliers croisent. Le spectacle est merveilleux l’été. Le vent est très frais, rapidement nous sommes congelées et nous prenons place dans des sièges-avion (on apprendra le lendemain qu’il aurait fallu payer un supplément à la Réception). Nous somnolons éveillées de temps en temps par des annonces au micro. Le restaurant Goody’s sert des hamburgers très corrects pour moins de 3€ et des salades pour le double.

Le bateau a pris du retard et n’arrive qu’à 10h à Parikia. Impatientes nous piétinons dans la cale étouffante avec nos valises dès 9h30 quand la musique de la  « chicorée Leroux » se fait entendre accompagnant la descente du hayon avant même d’arriver à quai.

L’hôtelier brandit une pancarte Stratos. Nous le suivons jusqu’à un vieux minibus. Conversation en Grec. Je n’ai pas tout oublié !

La chambre est très simple, presque monacale mais les serviettes sont présentées avec un pliage « papillon » le lit est pris dans un cadre de ciment bleu. Une plaque de marbre fait office de coiffeuse sous un miroir encadré de blanc. Le mur en face est bleu. Rideaux blancs, persiennes bleues. Seul le couvre-lit mauve jure un peu. Le balcon donne sur la mer toute proche. Une petite chapelle est construite sur une avancée dans l’eau. De l’autre côté de la baie des maisons sont dispersées dans la colline. Au loin, une île, laquelle ?

Avatar de Inconnu

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « De Créteil à Paros en passant par le Pirée: avion, bus, bateau »

Répondre à miriampanigel Annuler la réponse.