Tenerife J9 – Rambla de Castro

CANARIES 2005

Rambla de Castro : végétation tropicale
Rambla de Castro : végétation tropicale

Temps magnifique, plus chaud que les autres jours. Pour la première fois, nous prenons notre petit déjeuner dehors sur le patio. Un canard nous rend visite. Il a une curieuse façon de réclamer : il se tortille du croupion en étendant le cou. Il est très drôle et apprécie le pain.

Petit dej dans le patio de la Finca Saroga
Petit dej dans le patio de la Finca Saroga

Une très belle hacienda en contrebas

Nous avions repéré une belle promenade à partir du Mirador de San Pedro à Los Realejos dans une réserve naturelle. A Tenerife, tout ce qui n’est pas protégé par une réserve est menacé du béton, des grues et des excavatrices. Les réserves que nous avons visitées sont très bien tenues, les panneaux explicatifs, toujours intéressants.

Palmiers et ambiance tropicale
Palmiers et ambiance tropicale

Au fond du ravin, se trouve une hacienda du 17ème siècle. L’abondance des sources a favorisé l’agriculture. Depuis la colonisation, se succédèrent les cultures de la canne à sucre, le vignoble de malvoisie et tardivement les bananeraies. On acclimatait également là des arbres exotiques avant de les importer en Espagne.
Descendant une belle allée pavée, nous remarquons d’abord un énorme ficus abritant de nombreux oiseaux. L’écriteau nous invite à nous asseoir sur le banc de pierre pour écouter les canaris . Nous traversons une très jolie palmeraie. Comme dans les palmeraies marocaines, il règne ici une atmosphère spéciale de paix et de fraîcheur. L’eau coule dans de petites rigoles. De magnifiques grappes violettes ressortent sur toute la verdure. Un chemin nous conduit à la source principale, maintenant capté, un mince filet d’eau goutte sur les fougères.

Cason de castro
Cason de castro

La Casona jaune se visite. Le gardien bedonnant et rigolard rassemble les touristes. Il aurait préféré un groupe constitué. La courette est précédée d’un portail original. Il ouvre la porte et nous nous trouvons dans un charmant patio entouré de galeries couvertes en pin et planté en son centre d’un grand magnolia. Il ouvre toutes les portes et les fenêtres, essaie de plaisanter pour gagner sa propina.

le portail de bois
le portail de bois

Le chemin côtier passe entre des murs des bananeraies. On pousse une porte et découvre le Teide enneigé dominant une jungle de bananes Le sentier en corniche nous conduit à une urbanizacion très chic et très fleurie. Fin du sentier. Tout en dessous, une minuscule plage de galets. Un escalier mène aux rochers . La mer s’y fracasse avec une profusion d’écume blanche. De dizaines de crabes s’accrochent aux rochers ? L’un d’eux accolé à une protubérance rocheuse nous fait penser à une tortue. Des pêcheurs arrivent avec leurs lignes et leurs cannes télescopiques et se plantent en vigie. La mer monte. Les embruns atteignent notre perchoir. .Nous déjeunerons ailleurs.

Encore les lézards

Sur le sentier côtier
Sur le sentier côtier

Retour à la palmeraie de la Rambla de Castro où de nombreux recoins ont été aménagés avec des bancs. Nous trouvons sans mal une terrasse. Les lézards accourent dès que nous entamons la salade de pommes de terre. Ont-ils un bon odorat ou savent-ils par habitude que les touristes leur laissent des miettes ? Les plus gros revêtant une livrée rayée sur le dos et leur rangée de points bleus semblent plus circonspects et ne s’approchent qu’avec prudence tandis que les jeunes moins colorés sont moins farouches. Nous avions déjà fait cette observation à notre première rencontre.  Ils surgissent des buissons d’euphorbes emportant les fragments de pomme de terre pour les manger à l’abri. Les croûtes de fromage ont encore plus de succès.

Dragonniers

Dragonnier
Dragonnier

Comme les CapVerdiens, les Canariens vénèrent leurs dragonniers. L’écorce du dragonnier est grise, très pâle et assez lisse. Par endroits, elle est griffée ayant un peu l’aspect d’un nid de guêpes. Autour des blessures, les cicatrices sont pourpres ? On dit que le sang du dragon, rouge serait paré de nombreuses vertus médicinales. La couleur rouge sang de cette sève est plutôt suggestive . Quatre ou cinq mètres au dessus de nous, les épines forment un épais parasol . Mais les dragonniers sont fragiles. Souvent, ils sont étayés avec des planches tout à fait inélégantes. En tout cas, chaque dragonnier est répertorié sur les cartes comme curiosités touristiques.

tunnels

Je laisse Dominique adossée au plus beau dragonnier pour descendre jusqu’à la plage de galets au creux du barranco par un sentier très raide. La mer fait un bruit effrayant en roulant des galets de plusieurs décimètres de longueur. Je ne sais pas si la granulométrie utiliserait le terme galet ou bloc. Impossible d’approcher de l’eau.

Les ouvertures de la taille d’une porte pratiquées dans la falaise sont les sorties des galeries creusées dans la roche tendre et poreuse à la recherche de l’eau. Les ponces et les scories sont des roches réservoir exploitées en puits et en tunnels. Si on les mettait bout à bout leur longueur dépasserait la distance Tenerife Madrid affirme le panneau.

merci les faucons!

rambla de cazstro0002

Un dernier cartel  informe que, dans les années 70, on avait commencé à bâtir un hôtel de neuf étages. Les défenseurs des faucons  ont obtenu le classement en réserve naturelle. Je regarde avec une reconnaissance redoublée le petit faucon crécerelle qui niche dans la falaise de l’autre côté du ravin et qui plane à la recherche de quelque lézard.

surfeurs à Socorro

La plage de Socorro est très fréquentée par le beau temps. Le thermomètre de la voiture marque 26° mais il est toujours pessimiste. Il fait sûrement plus chaud : le goudron fond et me brûle les pieds quand je vais faire ma marche rituelle au bord de l’eau. Les surfeurs sont nombreux mais la baignade est toujours interdite pour cause de courant violent.

lechuga de mar Astydamia latifolia
lechuga de mar Astydamia latifolia

A la Finca, le parking est bondé.  Une foule silencieuse est en méditation ou en prière dans la salle commune. De temps en temps, ils sortent pour une récréation et se promènent dans la cour. Curieusement personne ne téléphone. Je ne sais à quelle secte ils sont affiliés. Dans la chapelle, le Bouddha en carton a laissé la place à la Sainte Vierge habillée de velours à l’Espagnole. Au dessus du bureau de Tomas qui participe aux prières il y a des images pieuses bien catholiques.

 

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Tenerife J9 – Rambla de Castro »

  1. Quel arbre extraordinaire ce dragonnier. Je n’en ai jamais vu! Je suppose que cela ne pousse que dans cette île?
    C’est tout de même un curieux pays très contrasté avec cette aridité et au contraire cette végétation de forêt humide.. Et ces lézards extraordinaires..

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